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Abraham Hirsch (architecte)

architecte français
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Abraham Hirsch
Image illustrative de l’article Abraham Hirsch (architecte)
Abraham Hirsch en 1899.
Présentation
Naissance
Décès (à 85 ans)
Nationalité Drapeau de la France France

Abraham Hirsch (19 octobre 1828 - 11 décembre 1913)[1] est l’architecte de la ville de Lyon à la fin du XIXe siècle.

Sommaire

BiographieModifier

Il naît dans une modeste famille juive de brodeurs sur tulle. Après avoir fréquenté l'École de La Martinière de Lyon, il entame un apprentissage théorique et pratique dans une maison de soierie. À la faillite de cette entreprise, il se refuse à poursuivre cette voie commerciale, en se sentant porté vers l'étude des Sciences et des Arts.

Il devient donc élève à l’École des Beaux-Arts de Lyon, où il étudie l'architecture avec Antoine-Marie Chenavard (1787-1883). Il commence sa carrière d’architecte en 1847 au cabinet de Tony Desjardins (1814-1882), architecte en chef de la ville depuis 1854. La longue collaboration avec Tony Desjardins contribue à le façonner et à le lancer : resté vingt-trois ans auprès de son maître, il collabore à tous ses travaux jusqu'en 1871, quand il est nommé à son tour architecte en chef et ceci jusqu’en 1901.

Il est décoré de la Légion d’honneur.

TravailModifier

En tant qu'architecte en chef de la ville il entame une riche période de réalisations, avec le ferme soutien d'Antoine Gailleton, maire de Lyon. Il est à l'origine des bâtiments, achevés en 1894, de l’École du service de santé des armées de Lyon[2], des facultés de Médecine, de l’école d’infirmières[3], du bâtiment accueillant les Facultés de Droit, et des Lettres au 15, quai Claude-Bernard (1888-1890, abritant un temps le Musée des Moulages)[4], et enfin du palais de l'Université (cour d'honneur, atrium, salle de réception et grand amphithéâtre), érigé au 16, quai Claude-Bernard sur les terrains de la Vitriolerie et inauguré par le Président de la République, Félix Faure, le 1er mai 1896[5].

Il est aussi l'architecte de l’observatoire astronomique et météorologique de Lyon (1879-1887)[6].

C’est sous sa supervision que sont construits les plus importantes groupes scolaires de Lyon (environ une douzaine) : boulevard Croix-Rousse, avenue Berthelot, rue Jarente, rue Bossuet, cours Charlemagne, rue Pierre-Corneille, rue Chavant[7].

Il participe à la restauration du Musée des beaux-arts de Lyon.

Il réalise aussi la synagogue de Lyon en 1864 (néoclassique) et un projet non réalisé pour la synagogue de Besançon[8] en 1869 inspiré par l'architecture romane (dessins conservés aux Archives départementales du Doubs).

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Patrimoine immobilier de l’Université Jean Moulin Lyon 3, Service Edition, Septembre 2005
  2. Louis Meynard, Dictionnaire des lyonnaiseries — Les hommes. Le sol. Les rues. Histoires et légendes, vol. 1, Lyon, Jean Honoré, (1re éd. 1932), p. 227.
  3. http://www.pss-archi.eu/architecte/729/
  4. http://doc.ocim.fr/LO/LO044/LO.44%283%29-pp.10-13.pdf
  5. http://www.rhonetourisme.com/Culture-histoire/Architecture/Sites-et-monuments/Liste-complete/Le-Palais-Universitaire-69387-Lyon-Tourisme-et-Congres
  6. http://www-obs.univ-lyon1.fr/spip.php?article221
  7. http://www.archives-lyon.fr/static/archives/contenu/Offre_culturelle/3_Fiches%20vertes.pdf
  8. Une histoire des synagogues françaises: entre Occident et Orient : essai.