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Abou Muslim al-Turkmeni
Abou Muslim al-Turkmeni
Abou Muslim al-Turkmeni lors de sa détention à camp Bucca.

Surnom Abou Moutaz al-Qorachi
Haji Motazz
Nom de naissance Fadel Ahmed Abdoullah al-Hiyali
Naissance 1959
Tall Afar
Décès
Près de Mossoul
Mort au combat
Origine Irakien
Allégeance Flag of Iraq (1991–2004).svg République d'Irak
(jusqu'en 2003)
Flag of al-Qaeda in Iraq.svg Al-Qaïda en Irak
(2004-2006)
Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
(2006-2015)
Grade Lieutenant-colonel (armée irakienne)
Émir (État islamique)
Conflits Guerre Iran-Irak
Guerre du Golfe
Guerre d'Irak
Faits d'armes Bataille de Mossoul (2014)

Fadel Ahmed Abdoullah al-Hiyali, dit Abou Muslim al-Turkmeni, Abou Moutaz al-Qorachi ou Haji Motazz, né en 1959 à Tall Afar et mort le près de Mossoul, est un militaire irakien, officier de l'armée irakienne, puis chef djihadiste de l'État islamique.

BiographieModifier

Fadel Ahmed Abdoullah al-Hiyali naît en 1959 à Tall Afar. Bien qu'Arabe, il prendra le surnom d'« al-Turkmeni » pour avoir vécu dans une zone majoritairement peuplée de Turkmènes[1].

Il intègre l'armée irakienne sous le régime de Saddam Hussein et prend part à la guerre Iran-Irak au sein de la 3e division[1] et à la guerre du Golfe[2]. Il est un temps officier dans le renseignement militaire. Lorsque la guerre d'Irak débute en 2003, il est lieutenant-colonel dans les forces spéciales de la Garde républicaine irakienne[3],[4].

Comme beaucoup d'autres militaires, il se retrouve sans emploi après le démantèlement de l'armée irakienne ordonné par Paul Bremer au début de l'occupation américaine. Il prend alors part à la guérilla irakienne, d'abord au sein d'un groupe d'insurgés sunnites, puis d'Al-Qaïda en Irak et enfin de l'État islamique[3].

Il est un temps emprisonné par les Américains à camp Bucca où il rencontre Abou Bakr al-Baghdadi en 2004, ainsi qu'Haji Bakr[3],[1],[2].

En 2014, il prend part à la préparation de l'offensive contre Mossoul[5]. Il prend ensuite le commandement après la mort d'Abou Abdel Rahman al-Bilaoui, tué au début de la bataille[6],[2].

En 2015, les États-Unis présentent Abou Muslim al-Turkmeni comme le numéro 2 de l'État islamique[5] — bien que cette classification ne correspond pas à la réalité du système hiérarchique de l'EI[2],[7] — et un « coordinateur de premier plan » pour le transport des armes, des explosifs et le transfert de véhicules et de personnes entre les zones tenues par l'EI en Irak et en Syrie. Il est aussi le chef des opérations en Irak[5].

Abou Muslim al-Turkmeni est tué par un bombardement américain le , près de Mossoul[8]. Le gouvernement américain annonce sa mort le 21 août, des suites du tir d'un drone[5]. Elle est également confirmée le par un message audio d'Abou Mohamed al-Adnani, porte-parole de l'État islamique[8].

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Michael Weiss et Hassan Hassan (trad. Anne Giudicelli), EI ; au cœur de l'armée de la terreur : État islamique, Hugo Doc, .