Abdellah ben Yassin

théologien marocain du XIe siècle, fondateur du mouvement religieux et politique Almoravide

Abdellah ben Yassin (en amazighe : ⵄⴱⴷⵍⵍⴰⵀ ⵓ ⵢⴰⵙⵉⵏ) est un théologien malikite marocain[1] du XIe siècle, natif de Tamanart[2] dans le Souss (Maroc) dans la tribu berbère des Guezoula, fondateur du mouvement religieux et politique Almoravide[3], qui mènera à la création de l'Empire almoravide[4] (10401147), un émirat musulman qui occupera une grande partie de la péninsule ibérique.

Abdellah ben Yassin
ⵄⴱⴷⵍⵍⴰⵀ ⵓ ⵢⴰⵙⵉⵏ
عبد الله بن ياسين
Fonction
Imam
-
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès

Krifla près de Rommani, Maroc
Époque
Activité
Autres informations
Religion
Disciple de
Waggag ibn Zallu al-Lamti
Almoravides.JPG
Blason

BiographieModifier

Abdallah ben Yassin est né à Tamanart dans le Souss d'une mere nommée Tin Izamarren appartenant à une famille guezoulienne (Guezoula).

Vers le milieu du XIe siècle, au retour de Yahya ben Ibrahim el-Godali (chef des Goudala) et des notables de sa tribu du pèlerinage de la Mecque, il rencontre à Kairouan un professeur de droit malékite, originaire du Maroc, Abou Imran al-Fasi. Se rendant compte de son ignorance, il lui demande un de ses disciples pour enseigner le Coran aux tribus sanhadjiennes du désert. Mais aucun citadin qui entourait le maître ne voulut prêcher de si rudes compagnons. Abou-imran indiqua alors Yahya, un savant de l'extrême Souss susceptible de trouver un prédicateur parmi ses étudiants. L'un d'entre eux, Abdullah Ibn Yassin, accepta de suivre le chef des Lemtouna. À travers les textes d'Al-Bakri

Il s'attacha, par la persuasion, plusieurs tribus berbères, fonda un ribat (sorte de couvent militaire) dans les îles de Tidra (actuelle Mauritanie), et étendit sa domination par le jihad. Les Almoravides étendirent leur domination sur une immense partie du grand Sahara (Mauritanie, Sénégal, centre et sud du Maroc, ouest de l'Algérie). Il mourut en 1059 en combattant contre les Barghwata. Il fut remplacé par Sulaiman ibn Haddu qui, tué à son tour, ne sera pas remplacé[5]. Il fut enterré à Oued Krifla (commune de l'actuelle province marocaine de Khemisset)[4].

Notes et référencesModifier

  1. Encyclopædia Universalis, « MOUVEMENT ALMORAVIDE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  2. Institut des hautes études marocaines (Rabat) Auteur du texte, « Hespéris : Archives berbères et Bulletin de l'Institut des hautes études marocaines », sur Gallica, (consulté le )
  3. [1] Les Almoravides (1056-1147), Quantara
  4. a et b Le mouvement almoravide.
  5. Abdallah Laroui, L'histoire du Maghreb, 1982, (ISBN 2-7071-1359-X).

Voir aussiModifier

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