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Abdelfattah Amor

juriste et universitaire tunisien
Abdelfattah Amor
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Biographie
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TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Abdelfattah Amor (arabe : عبد الفتاح عمر), né le à Ksar Hellal[1] et mort le à Tunis[2], est un juriste et universitaire tunisien, spécialiste de droit public.

BiographieModifier

Professeur émérite et doyen (1987-1993) de la faculté des sciences juridiques politiques et sociales de Tunis (université de Carthage), puis doyen honoraire de la même faculté à partir de 1994, il préside aussi l'Académie internationale de droit constitutionnel.

Il assume de 1993 à 2004 le poste de rapporteur spécial des droits de l'homme des Nations unies pour les libertés religieuses et de conviction[1]. Il préside ensuite le jury de l'Unesco pour le prix de l'éducation aux droits de l'homme de 2000 à 2008[3]. Abdelfattah Amor est également directeur de l'unité d'études et de recherches en droit et sciences politiques à la faculté de droit et des sciences politiques et économiques de Tunis (1978-1979), président de l'Association internationale de droit constitutionnel (1993-1995) et membre du Comité des droits de l'homme des Nations unies, après avoir été son vice-président (1999-2003) puis son président (2003-2005)[1].

Membre du Conseil constitutionnel de 1987 à sa démission en 1992, il est membre du bureau de la Conférence internationale des doyens francophones (1987-1999), membre suppléant de la sous-commission de la protection et de la promotion des droits de l'homme des Nations unies (1992-1995), membre du comité du réseau « Droits fondamentaux » de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (1993-2003), président de l'Association tunisienne de droit constitutionnel (1981-2005), fondateur et secrétaire général de l'Association tunisienne des sciences politiques et sociales (1990-1995). Il est par ailleurs membre fondateur de l'Union des juristes arabes (1975), membre du Conseil national des libertés publiques en Tunisie (1977), membre du jury algérien d'agrégation en droit public et en sciences politiques (1984) et président de la Conférence internationale consultative sur la liberté de religion ou de conviction, la tolérance et la non-discrimination (Madrid, 2001). Il exerce également les fonctions d'expert auprès de la Ligue arabe chargé de l'élaboration d'un projet de réforme du pacte de la Ligue (1979-1982)[4].

Durant les événements qui suivent la révolution tunisienne de 2011, il est nommé président de la Commission nationale d'investigation sur les faits de corruption et de malversation[5].

Mort le 2 janvier 2012, à la suite d'un infarctus alors qu'il faisait du sport[6], il est enterré le 4 janvier dans sa ville natale en présence de plusieurs personnalités dont Yadh Ben Achour, Abdelkrim Zbidi, Rachid Ammar et Kamel Morjane[2].

DistinctionsModifier

PublicationsModifier

  • Manuel de droit administratif (collectif), éd. École nationale d'administration, Tunis, 1975
  • (ar) Manuel de droit constitutionnel (Al-Wajiz), éd. Centre d'études et de recherches politiques, Tunis, 1987
  • (ar) Recueil de constitutions et documents politiques tunisiens (avec Kaïs Saïed), éd. Centre d'études et de recherches politiques, Tunis, 1987
  • Le Suffrage universel (avec Philippe Ardant et Henri Roussillon), éd. Presses de l'Université des sciences sociales de Toulouse, Toulouse, 1994
  • Islam et droits de l'homme (avec Gérard Conac), éd. Économica, Paris, 1994
  • Études sur la tolérance (avec Mohamed Talbi et Néji Baccouche), éd. Beït El Hikma, Carthage, 1995

RéférencesModifier

  1. a b et c Zohra Abid, « Tunisie. Abdelfattah Amor décède d'une crise cardiaque », sur kapitalis.com, (consulté le 12 août 2017)
  2. a et b Zohra Abid, « Tunisie. Les obsèques d'Abdelfattah Amor à Ksar Hellal », sur kapitalis.com, (consulté le 12 août 2017)
  3. « Il y a un an, Abdelfattah Amor nous quittait », sur leaders.com.tn, (consulté le 21 octobre 2015)
  4. « Curriculum vitæ des candidats présentés par les groupes nationaux » [PDF], sur dag.un.org, (consulté le 10 août 2017), p. 3-4
  5. Julien Clémençot, « « Carte blanche » pour Abdelfattah Amor, le Monsieur anticorruption tunisien », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 août 2014)
  6. Zohra Abid, « Tunisie. La mort d'Abdelfattah Amor est bien naturelle », sur kapitalis.com, (consulté le 12 août 2017)