Abdallah Ier

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Abdallah Ier
عبد الله الأول بن الحسين
Illustration.
Abdallah Ier de Jordanie
Titre
Roi de Jordanie[Note 1]

(30 ans, 3 mois et 19 jours)
Premier ministre Samir Rifai
Ibrahim Hashim
Ibrahim Hashim
Samir Rifai
Tawfik Abu al-Huda
Said Mufti
Samir Rifai
Prédécesseur Création
Successeur Talal
Biographie
Dynastie Al-Hashem (Hachémites)
Nom de naissance Abdallah bin al-Hussein al-Hashem
Date de naissance
Lieu de naissance La Mecque (Empire ottoman)
Date de décès (à 69 ans)
Lieu de décès Jérusalem (Palestine)
Père Hussein ben Ali
Fratrie Fayçal Ier
Ali ben Hussein
Conjoint 1) Musbah bint Nasser
2) Suzdil Khanum
3) Nahda bint Uman
Enfants Premier lit :
Princesse Haya bint Abdallah
Prince Talal bin Abdallah
Princesse Munira bint Abdallah
Deuxième lit :
Prince Nayef bin Abdallah
Princesse Makbula bint Abdallah

Troisième lit :
Princesse Naifeh bint Abdallah


Abdallah Ier
Monarques de Jordanie

Abdallah bin al-Hussein (en arabe : عبد الله بن الحسين), né en février 1882 à La Mecque et mort assassiné le à Jérusalem, fut émir de Transjordanie de 1921 à 1946, puis roi de Transjordanie de 1946 à 1949 sous le nom d'Abdallah Ier (en arabe : عبد الله الأول), et enfin roi de Jordanie de 1949 jusqu'à sa mort.

Il était fils de Hussein ben Ali, chérif de La Mecque et roi du Hedjaz, qui fut l'un des promoteurs de la révolte arabe de 1916 contre l'Empire ottoman. Son fils Talal lui succède.

BiographieModifier

Abdallah bin al-Hussein est né en 1882[1].

En 1922, les Britanniques ont reçu par la SDN (Société Des Nations, ancêtre de l'ONU) le mandat sur la Palestine pour aider les Juifs à y bâtir leur État. Dès que les Britanniques arrivèrent dans la Palestine alors mandataire, ils ont offert 77% du territoire de la Palestine mandataire aux Arabes hachémite d'Arabie Saoudite pour les remercier de leur aide lors de la 1ère guerre mondiale. Ces 77% devinrent d'abord le Royaume Hachémite de Transjordanie, puis le Royaume de Transjordanie, et s'appela plus tard "Jordanie". La raison de ce nom est lié au fleuve le Jourdain qui longe ce territoire.

En 1922, le Royaume-Uni fait d'Abdallah Ier l'émir du Royaume hachémite de Transjordanie, alors sous mandat britannique[2]. « Un jeune écervelé qui ne sait que dépenser de l’argent en futilités », dit alors de lui un haut fonctionnaire anglais de Jérusalem à un collègue français[3].

En 1946, il est proclamé roi lors de l'accession de ce territoire à l'indépendance. Sa politique a pour but la formation d'un grand État arabe englobant la Jordanie, la Syrie, l'Irak et une partie de la Palestine[4],[5].

En 1948, il participe à la guerre lancée par 4 armées arabes (l'Égypte, la Syrie, le Liban, l'Irak et, donc, du coup, la Jordanie est le 5è) contre le tout jeune État d'Israël. L'Égypte, l'Irak et la Jordanie ont conquis des territoires israéliens (la Bande de Gaza, la Judée-Samarie et Jérusalem). Un accord d'armistice a été signé sur une carte avec un tracé au crayon vert pour définir l'emplacement des parties lors de la signature de l'accord. Cet accord stipulait noir sur blanc que ce tracé ne représentait en aucune façon des frontières. La Jordanie a occupé la Jérusalem historique (aujourd'hui appelée "la Vieille Ville") et les Juifs ont construit la nouvelle Jérusalem (la ville qui est en dehors des remparts qui entourent la Vieille Ville. Ces territoires conquis le sont restés jusqu'en 1967 où éclata une nouvelle guerre (la Guerre des Six Jours) impliquant les mêmes armées qu'en 1948. A l'issue de cette guerre, Israël a repris ces territoires conquis par ces trois pays en 1948[6].

Le , il se fait proclamer « roi de Jordanie» lors d'une cérémonie organisée à Jéricho, dans la vallée du Jourdain[7].

Le à Jérusalem, il est assassiné par Mustapĥa Ashu, âgé de 21 ans, de deux balles dans la poitrine et une dans la tête, et ce, sur ordre probable de Hadj Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem via le colonel Abdulah El Tell[8],[9].

Il a été initié à Amman en Jordanie par le Grand Maître de la Grande Loge du Liban et des Pays Arabes et Grand Maître Honoraire du Grand Orient d'Italie, le très illustre Homein Kattini (33e du Rite Ecossais Ancien et Accepté)[10].

DécorationsModifier

Décorations jordaniennes

Grand maître des ordres nationaux de Jordanie entre 1921 et 1951.

Décorations étrangères

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Précédemment émir (du 1er avril 1921 au 25 mai 1946) puis roi de Transjordanie (du 25 mai 1946 au 1er avril 1949).

RéférencesModifier

  1. (en) Frank R. Abate, The Oxford Desk Dictionary of People and Places, New York, Oxford University Press, , 879 p. (ISBN 9780195138726, lire en ligne), p. 3.
  2. « Gardes du corps d'Amir Abdullah sur des chameaux avec un étendard rouge, vert et blanc à l'extrême gauche », sur World Digital Library, (consulté le 14 juillet 2013).
  3. Henry Laurens, Le Retour des exilés. La lutte pour la Palestine de 1869 à 1997, Paris, Robert Laffont, 1998
  4. (en) « Transjordan, King of, Since 1946; Hh Abdullah Ibn Hussein, (died 20 July 1951), Air Commodore, RAF; Member of the Hashemite family. During European War, 1914–18, he led the Arab Revolt against Turkey. Emir of Transjordan, 1921–46, when became King of Jordan (formerly Transjordan) », dans Who Was Who (pdf), Oxford University Press, (lire en ligne), p. 149-153
  5. Fond des archives du Ministère des affaires étrangères, Transjordanie – Jordanie Hachémite (1944-1952) » (côte 369QONT) carton 439, dossier « Annexion » : « Rattachement de la Palestine arabe à la Transjordanie », lettre n°542/AL, (lire en ligne), p. 164-168
  6. (en) Graham Jevon, « The 1948 War and Glubb's Management of the Greater Transjordan Scheme », dans Glubb Pasha and the Arab Legion, Cambridge University Press (ISBN 978-1-316-82312-5, lire en ligne [PDF]), p. 154
  7. Vincent Lemire, « L'impossible capitale », sur www.lhistoire.fr, L'Histoire n° 436 (consulté le 31 août 2019), p. 34-45
  8. (en) « Murder ok King Abdullah » (page 174), The Time,‎ (lire en ligne [PDF])
  9. Diane Coussa, « Les velléités du Roi Abdallah Ier de Jordanie sur la Palestine autour de la guerre israélo-arabe de 1948. Ambitions et concrétisations, réception dans le monde arabe en général et dans la presse libanaise francophone en particulier », Mémoire de Master 2,‎ , p. 189 (lire en ligne, consulté le 31 mai 2020)
  10. Jean Marc Aractingi, Dictionnaire des Francs maçons arabes et musulmans, Amazon editions, (ISBN 9781985235090), p. 14

Liens externesModifier