Abbaye royale des Clairets

Abbaye royale des Clairets
Début construction 1202
Dissolution 1790
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style vestiges

Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Commune Mâle

L’abbaye royale des Clairets est une abbaye de nonniales cisterciennes fondée en 1202 près de Nogent-Le-Rotrou.

Localisation,Modifier

L'abbaye royale des Clairets se situait à 5 kilomètres sud-ouest de Nogent-le-Rotrou, sur le territoire de Mâle, aux limites de Souancé.

HistoireModifier

L'abbaye est fondée en 1202 par Geoffroy comte du Perche et son épouse, Mathilde, fille d'Henri le Lion et de Mathilde d'Angleterre. Elle fait alors partie du diocèse de Chartres et son influence s'exerce sur toutes les paroisses environnantes. Elle est la première abbaye de cisterciennes à adopter en 1692 la réforme de la Stricte Observance. Ses vestiges sont transformés en ferme après la Révolution[1].

Architecture et descriptionModifier

  • L’actuel château est l’ancienne maison des chapelaines.
  • La grange est devenue une chapelle privée qui renferme l’ancien reliquaire contenant dans les montants de la croix les reliques de 17 saints et saintes. Son maître autel ainsi que le mobilier et la statuaire ont été déplacés dans l’église paroissiale Saint-Martin.
  • Le portail d’entrée a été restauré au XXe siècle[2].

Filiation et dépendancesModifier

Les Clairets est fille de l'abbaye de Savigny. Parmi ses nombreux biens :

  • les dîmes sur des récoltes dans toute la région,
  • plusieurs moulins, dont celui des Ruisseaux à Nogent,
  • l'étang qui s'étendait à Nogent de la rue Giroust au Ruet,
  • la maison Saint-Quentin rue Saint-Hilaire également à Nogent,
  • sur le point culminant du coteau, l'Hospitalité où étaient hébergés les parents des élèves et les visiteurs de marque. Cette petite maison de campagne est toujours connue sous le nom de "Bellevue"[3]

La babillerieModifier

Quand Saint Vincent de Paul organise l'oeuvre des enfants trouvés l'abbaye des Clairets a déjà sa babillerie qui recueille, éleve et instruit les orphelins et les enfants abandonnés dans une ferme située à Souancé puis dans la seconde moitié du XVIIe siècle dans l'enceinte même de l'abbaye[4].

Le pensionnatModifier

Le pensionnat des Clairets est fondé à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle par la 27e abbesse, Marie de Thin, pour l'éducation des jeunes filles de la région. Fermé en 1768 par Hélène de Portebise, abbesse de 1764 à 1780, alors que l'abbaye est en proie une mutinerie interne menée par deux ou trois moniales il reprend son activité avant de fermer définitivement en 1790. Le pensionnat était dans l'enceinte du monastère[4].

Liste des abbessesModifier

De 1221 à 1790, une quarantaine d'abbesses, dont certaines enterrées dans le sol de la chapelle, dirigent l'abbaye. En 1790, Madame de Villeneuve est la dernière abbesse.

Notes et référencesModifier

  1. « L’abbaye Notre-Dame des Clairets », sur idref.fr (consulté le 13 mai 2020)
  2. « Mâle : Notre-Dame des Clairets », sur perche-gouet.net (consulté le 13 mai 2020)
  3. « Abbaye royale de Notre-Dame des Clairets », sur patrimoine.regioncentre.fr (consulté le 13 mai 2020)
  4. a et b « Si les ruines des clairets pouvaient parler », sur actu.fr/normandie.fr (consulté le 13 mai 2020)

Voir aussiModifier