Abbaye de Champagne

édifice religieux français du département de la Sarthe

Abbaye de Champagne
image de l'abbaye
Abbaye de Champagne

Diocèse Diocèse du Mans
Patronage Notre-Dame
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLXXXIV (484)[1]
Fondation 28 novembre 1188
Dissolution 1791
Abbaye-mère Savigny
Lignée de Clairvaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1932)[2]

Coordonnées 48° 08′ 19″ nord, 0° 05′ 07″ ouest[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Perche
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Commune Rouez
Site http://www.abbayedechampagne.com/
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Champagne
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Abbaye de Champagne
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
(Voir situation sur carte : Sarthe)
Abbaye de Champagne

L’abbaye de Champagne est une ancienne abbaye cistercienne, située sur la commune de Rouez, dans la Sarthe

HistoriqueModifier

FondationModifier

L'abbaye est fondée en 1188 à l'initiative de Foulques Riboul, seigneur d'Assé. Celui-ci fait venir des moines de l'abbaye de Savigny, ralliée depuis 1147 à l'ordre cistercien. Le site convient bien à un établissement bernardin, arrosée par deux ruisseaux qui permettent l'établissement d'étangs et la création d'un moulin, ainsi que par une source que captent les moines pour l'alimentation en eau potable. La future abbaye est isolée, loin des quatre villages les plus proches (Rouez, Crissé, Conlie et Tennie)[4]. L'abbaye conserve d'ailleurs les armoiries du fondateur[5].

Période prospèreModifier

L'abbaye, protégée par la famille du fondateur, ainsi que par d'autres seigneurs, s'enrichit rapidement, et possède à la fin du XIIIe siècle des biens sur une cinquantaine de paroisses du Maine[4]. Les troupes de Philippe Auguste ayant ravagé la région et endommagé l'église abbatiale, celle-ci est reconstruite au XIIIe siècle et consacrée le par l'évêque du Mans Geoffroy Freslon[5].

La nécropoleModifier

   
Jeanne d'Estouteville
Guy de Beaumanoir

Comme de nombreuses autres abbayes, celle de Champagne accueille les sépultures de plusieurs membres des familles bienfaitrices qui cherchent ainsi à s'assurer la prière des cisterciens pour leur âme. C'est notamment le cas de la famille de Beaumanoir, dont un membre, Guy de Lavardin-Beaumanoir, est enterré là avec son épouse Jeanne d'Estouteville[6].

La crise et la commendeModifier

À partir du XIVe siècle, cette prospérité diminue et les moines voient leur domaine se rétrécir durant au moins un siècle. Au XVIe siècle, l'abbaye tombe sous le régime de la commende ; à partir de ce moment, l'abbé n'est plus un religieux mais un noble nommé par le roi de France. Elle compte parmi ses abbés commendataires le cardinal de Retz et plus généralement de nombreux membres de la famille de Gondi[5].

Au XVIIe siècle, l'abbaye choisit de rejoindre la réforme dite « de l'étroite observance » lancé par Rancé, abbé de La Trappe (réforme qui donnera naissance à la branche dite des « trappistes »), mais cette réforme n'empêche pas le déclin de l'abbaye[7]. À partir du XVIIe siècle, l'abbaye ne compte en outre plus de convers[8].

La fin à la RévolutionModifier

En 1768, l'abbaye ne compte que sept moines[9]. Alors qu'arrive la Révolution, l'abbaye ne compte plus que huit moines en plus de l'abbé. En 1791, l'abbaye est vendue comme bien national ; tous les bâtiments en sont détruits, à l'exception des bâtiments ouest et sud qui sont transformés en exploitation agricole ; ceux-ci comportent notamment le cellier, les cuisines et la salle à manger des convers[5].

L'abbaye après les moinesModifier

En 1899, les bâtiments restants sont achetés par la famille Luzu, qui la conserve encore aujourd'hui. En 1932, l'aile occidentale (incluant les boiseries de l'étage), la porte d'entrée et les deux pavillons datant du XVIIIe siècle sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[2]. À partir de 1981, la restauration commence et une activité de ferme-auberge permet de la financer[10].

Architecture et descriptionModifier

Filiation et dépendancesModifier

Champagne est fille de l'abbaye de Savigny

Liste des abbésModifier

Notes et référencesModifier

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 281.
  2. a et b Notice no PA00109922, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. (it) « Champagne », sur http://www.cistercensi.info/, Ordre cistercien (consulté le ).
  4. a et b « Les origines et la prospérité », sur http://www.abbayedechampagne.com/, Abbaye de Champagne (consulté le ).
  5. a b c et d René Despert, « L’abbaye de Champagne », sur http://despert.unblog.fr, Les archives de l'archiviste (consulté le ).
  6. « Jeanne d'Estouteville », sur https://gallica.bnf.fr/, Gallica (consulté le ).
  7. « Le déclin et la Révolution », sur http://www.abbayedechampagne.com/, Abbaye de Champagne (consulté le ).
  8. « Plan historique des bâtiments », sur http://www.abbayedechampagne.com/, Abbaye de Champagne (consulté le ).
  9. « Abbaye Notre-Dame de Champagne. Rouez-en-Champagne, Sarthe », sur http://data.bnf.fr/, BNF (consulté le ).
  10. « La famille Luzu et l'Abbaye », sur http://www.abbayedechampagne.com/, Abbaye de Champagne (consulté le ).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier