Abbaye Sainte-Marie du Rivet

abbaye située en Gironde, en France

Abbaye Sainte-Marie du Rivet
image de l'abbaye
Façade ouest et chapelle en septembre 2011

Diocèse Archidiocèse de Bordeaux
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCXCI (491)[1]
Fondation IXe siècle
Origine religieuse Bénédictins
Cistercien depuis 1189
Dissolution 1791-1939
Abbaye-mère Pontaut
Lignée de Pontigny
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Bénédictins (IXe siècle-1189)
Cisterciens (1189-1791)
Trappistines (depuis 1939)
Période ou style
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1926)[2]

Coordonnées 44° 31′ 06″ nord, 0° 09′ 54″ ouest[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Duché d'Aquitaine
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Commune Auros
Site http://abbayesaintemariedurivet.com/
Géolocalisation sur la carte : Gironde
(Voir situation sur carte : Gironde)
Abbaye Sainte-Marie du Rivet
Géolocalisation sur la carte : Aquitaine
(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Abbaye Sainte-Marie du Rivet
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Sainte-Marie du Rivet


L'abbaye Sainte-Marie du Rivet ou abbaye Notre-Dame du Rivet est une abbaye cistercienne située sur la commune d'Auros, dans le département de la Gironde, en France.

LocalisationModifier

L'abbaye se trouve à environ trois km au nord-ouest du village d'Auros, accessible par la route départementale D10 (en direction de Langon) puis une petite route vicinale vers le nord depuis le lieu-dit Saint-Germain. Le nom de l'abbaye vient du ruisseau qui traverse le domaine, le Rivet, affluent du Beuve.

HistoriqueModifier

La construction date probablement de l'époque carolingienne, comme en témoigne une architecture de piles et de murs insérés dans des constructions postérieures. Il doit alors s'agir d'un monastère bénédictin. Le monastère est affilié à l'ordre cistercien en 1189. Une bulle du pape Urbain IV la détache de l'évêché de Bazas et la prend sous sa protection.

En 1593, l'abbaye subit les attaques de Protestants et est en partie brûlée.

En 1779, l’abbé est Don Charles Benjamin Leclerc de Buffon, frère cadet du naturaliste Buffon.

À la Révolution française, les moines sont chassés, le monastère, bien national, est vendu le .

En 1885, les bâtiments sont rachetés par la famille Tamize qui commence la restauration. La gouvernante de cette famille, Louise Ripas, guérie à Lourdes, est à l'origine de la création au Rivet d’une grotte semblable à celle de Lourdes. Lors du creusement de cette grotte, une source jaillit sur l'emplacement. Un certain nombre de transformations des bâtiments lui est dû visant à leur donner un cachet médiéval, dont une tour donjonnée, une échauguette, des encorbellements et des meurtrières.

Un monastère fémininModifier

En 1938-1939, les moniales cisterciennes de Blagnac (Haute-Garonne) s'installent au Rivet, cherchant depuis 1936 un autre lieu pour leur monastère depuis la construction de l’aéroport de Toulouse. La présence de la grotte décide l'abbesse de Blagnac car une ancienne religieuse de son abbaye est la cousine de Bernadette Soubirous.

Architecture et descriptionModifier

L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [2].

Filiation et dépendancesModifier

Sainte-Marie du Rivet est fille de Notre-Dame de Jouy.

Liste des abbésModifier

Notes et référencesModifier

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 284.
  2. a et b « Église du Rivet », notice no PA00083117, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 19 septembre 2011.
  3. (it) « Rivet, le », sur http://www.cistercensi.info, Cistercensi (consulté le ).

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier