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Abbaye Sainte-Catherine d'Avignon

abbaye située en Vaucluse, en France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Catherine.

Abbaye Sainte-Catherine d'Avignon
image de l'abbaye
Façade de l'ancienne église transformée en théâtre

Nom local aujourd'hui Théâtre du Chêne Noir
Diocèse Archidiocèse d'Avignon
Patronage Sainte Catherine
Fondation 1060
Début construction 1251
Fin construction 1402
Cistercien depuis 1150
Dissolution 1790
Abbaye-mère Sénanque
Lignée de Cîteaux
Abbayes-filles Manosque (1634-1791)
Congrégation Bénédictines (1060-1150)
cisterciennes (1150-1790)
Période ou style
Protection  Inscrit MH (1974)[1]

Coordonnées 43° 57′ 02″ nord, 4° 48′ 36″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Province Comtat Venaissin
Département Vaucluse
Commune Avignon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Sainte-Catherine d'Avignon

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Abbaye Sainte-Catherine d'Avignon

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(Voir situation sur carte : Avignon)
Abbaye Sainte-Catherine d'Avignon

L’abbaye Sainte-Catherine d'Avignon est une ancienne abbaye de cisterciennes située dans la rue du même nom, dans la vieille ville d'Avignon. L'abbaye a été fermée à la Révolution. Restaurée, c'est aujourd'hui un théâtre, le Théâtre du Chêne noir.

Sommaire

HistoriqueModifier

Site et règle originelsModifier

Le site originel de l'abbaye n'était pas en ville, mais sur une colline un peu à l'écart, au lieu-dit actuel Montdevergues (de mons virginum), à l'emplacement de l'actuel centre hospitalier de Montfavet. En 1060, une abbaye bénédictine y est fondée, avec l'appui financier de la comtesse Oda et le soutien de l'évêque Rostaing[3].

Changement de règle puis de siteModifier

Lors d'une visite de Saint Bernard, les moniales décident de passer à la règle cistercienne, vers 1150. L'abbaye devient alors une fille de l'abbaye Notre-Dame de Sénanque[2].

Entre 1251 et 1253, la région étant peu sûre, l'évêque Zoen Tencarari propose aux religieuses de trouver refuge en ville, dans le site actuel, sur la paroisse Saint-Symphorien[4]. Il dote richement l'abbaye, largesse imitée par ses successeurs (notamment André de Languissel, évêque jusqu'en 1300[5]) et par les papes d'Avignon. Zoen Tencarari est inhumé dans l'église des cisterciennes[6].

L'abbaye ainsi protégée se consacre pleinement à la prière et aux aumônes, fonde plusieurs prieurés. Il semble qu'une fondation ait notamment vu le jour à Gigognan à la fin du XIIIe siècle[6].

En 1634 ou 1636 est fondée une abbaye fille à Manosque[3],[7]. Cette dernière abbaye, dont la première abbesse est Anne de Valavoire, se voue en particulier à l'éducation des jeunes filles désargentées[8].

La chapelle est construite sur une propriété attentant au monastère par le cardinal Hugues de Saint-Martial, et terminée en 1402[3]. Elle est constituée d'une nef unique avec abside octogonale. Sa façade est percée d'une rosace et flanquée d'une tour octogonale d'escalier[4].

La fin à la RévolutionModifier

Comme toutes les autres abbayes françaises, l'abbaye Sainte-Catherine est fermée à la Révolution.

Deux des trente-deux martyres d'Orange[9] sont des religieuses cisterciennes de Sainte-Catherine (et par ailleurs nées sœurs de la même famille) : Sœur Marie de Saint-Henri et Sœur du Cœur-de-Marie (respectivement Marguerite et Madeleine de Justamond, nées à Bollène en 1746 et 1754). Avec 27 autres religieuses, elles trouvent refuge dans une maison de Bollène et recréent une communauté de prière. En avril 1794, elles sont arrêtées pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité ; un jugement les condamne à mort. Trente-deux sont exécutées : seize ursulines, treize sacramentines, une bénédictine, et les deux sœurs cisterciennes. Marguerite est guillotinée le 12 juillet 1794 (24 messidor an II) et Madeleine le 16 juillet (28 messidor)[10].

L'abbaye après les sœursModifier

L'église est utilisée après la révolution comme garage[4]. Puis elle est inscrite à l'inventaire complémentaire des Monuments historiques le 25 avril 1974[1] (toutefois cette protection ne concerne que l'église conventuelle et non le reste du bâtiment[11]); enfin l'église est transformée en théâtre, le Théâtre du Chêne noir.

Article détaillé : Théâtre du Chêne noir.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Notice no PA00081819, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b « Catherine, Sainte (Avignon) », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 22 octobre 2013).
  3. a b et c Jules Méritan, Les Trente-deux martyres d'Orange, édition de la Société de la bonne presse du Midi, , 266 p. (ASIN B001BWCKXQ, lire en ligne), « Chapitre 3 : les foyers religieux des martyrs ».
  4. a b et c Joseph Girard 1958, « Troisième partie : Musées. Églises et chapelles, etc. », p. 283.
  5. Léon Ménard, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville de Nismes : avec les preuves, t. I, Hugues-Daniel Chaubert & Claude Hérissant, 1744-1758, 889 p. (notice BnF no bpt6k58468064, lire en ligne), p. 420.
  6. a et b Raymond Chabert, « Gigognan, une communauté disparue », sur Les études sorguaises (consulté le 6 septembre 2017).
  7. « Manosque, cité médiévale », sur http://dignois.fr/, Dignois, (consulté le 22 octobre 2013).
  8. Raymond Ruffin, La vie des français au jour le jour : de la Libération à la victoire, 1944-1945, Éditions Cheminements, , 331 p. (ISBN 9782844782885, lire en ligne), p. 128.
  9. « Marie-Madeleine de Justamont et ses compagnes, martyres à Orange († 1794) », sur http://nominis.cef.fr, Nominis (consulté le 13 février 2014).
  10. « Les 32 bienheureuses religieuses d’Orange », sur http://diocese-avignon.fr, Archidiocèse d'Avignon, (consulté le 22 octobre 2013).
  11. B. Wagon, Secteur sauvegardé d'Avignon - Plan de sauvegarde et de mise en valeur : Rapport de présentation, Ministère de la Culture et de la Communication, , 170 p. (lire en ligne), p. 115.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier