Ouvrir le menu principal

Abbaye Saint-Denis de Reims

abbaye située dans la Marne, en France

Abbaye Saint-Denis de Reims
Abbaye St. Denis Reims, don E. Mignot telle qu'elle était au XVIIIe siècle
Abbaye St. Denis Reims, don E. Mignot
telle qu'elle était au XVIIIe siècle

Ordre Règle de saint Augustin
Congrégation de Sainte-Geneviève (1633)
Fermeture 1790
Diocèse Reims
Protection Logo monument historique Classé MH (1921, entrée sur rue)
 Inscrit MH (1971, façade sur cour et escalier d'honneur)
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Grand-Est
Département Marne
Commune Reims
Coordonnées 49° 15′ 12″ nord, 4° 01′ 51″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Saint-Denis de Reims

Géolocalisation sur la carte : Reims

(Voir situation sur carte : Reims)
Abbaye Saint-Denis de Reims

L'abbaye Saint-Denis de Reims est une ancienne abbaye augustinienne située rue Chanzy à Reims, fondée à une date inconnue, rétablie en 1067 par Gervais, archevêque de Reims. Elle adhère aux Chanoines réguliers de Saint-Augustin de la Congrégation de France (Génovéfains) en 1633. Elle est fermée en 1790 et en partie démolie. Elle abrite aujourd'hui le musée des Beaux-Arts de Reims.

HistoireModifier

Selon certaines sources, elle aurait été fondée par Hincmar en 860[1]. Flodoard cite déjà l'abbaye au Xe siècle, fondée, selon Jadart, ou rétablie en 1067 par Gervais, archevêque de Reims[2].

En 1106, Manassès II résigne son archiépiscopat et se retire comme chanoine régulier de Saint-Denis de Reims.

En 1633 ou en 1636, selon Marlot, elle est réformée et le monastères s’agrège à la nouvelle congrégation de Sainte-Geneviève.

Le , l'Assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. L'abbaye est fermée et devient bien national.

Le bâtiment d'entrée donnant sur la rue fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par décret du . L'escalier d'honneur, et la façade au fond de la cour, incluant sa galerie et la toiture correspondante fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [3].

ArchitectureModifier

En 1895, on retrouve une inscription relatant la pose de la première pierre le d'un bâtiment élevé par l'abbé Jacques Joffrin[4]

La date des constructions du XVIIIe siècle, qui remplacent celles du XVe siècle, a pu être fixée grâce au chiffre M P J, du prieur Pierre-Joseph Marvye, inscrit sur la clef de l'arcade centrale de la galerie du fond de la cour. Ce prieur dirigea, de 1743 à 1751, les travaux commencés sur les plans d'un architecte rémois Nicolas Bonhomme. « Le 9 mai 1743, on a mis la première pierre au bâtiment », est-il écrit aux actes de l'abbaye[5].

Son église et les cloîtres remontant au moyen âge sont détruits à la révolution. Il ne reste qu'une entrée et une très belle cour architecture Louis XV sur la rue Chanzy, suivie d'un autre vaste bâtiment. En 1822, les bâtiments restant abritent le Grand séminaire de Reims, puis à partir de 1913, le musée des Beaux-Arts de Reims.


AbbésModifier

Abbés réguliersModifier

  • ~ 1140 : Ulrich
  • ~ 1145 : Ursion
  • ~ 1150 : Hugues de Fouilloy (ca 1100-†1174)
  • ~ 1161 : Odon
  • 1241-1246 : Léon ou Léonin
  • 1282-1318 : Renaud du Bourg (†1318)
  • 1473-1484 : Jacques Joffrin

Abbés commendatairesModifier

À partir du Concordat de Bologne, commence la série des abbés commendataires et seigneurs temporels :

BibliothèqueModifier

En 1790, la bibliothèque de Saint-Denis comportait 2379 imprimés et 85 manuscrits.

PrieurésModifier

L'influence de l'abbaye s'étend sur les prieurés où elle envoie ses religieux et recueille les revenus :

Patrimoine foncierModifier

Avant l'an mil, l'archidiacre Rogier avait fait don à Saint-Denis de Reims, du moulin de Bergnicourt, d'une masure et d'une ferme situées près de ce moulin et de moitié du moulin supérieur. Hugues Ier de Rethel, avait, de son côté, donné à la même abbaye une maison et un alleu près de ce dernier établissement. Les religieux furent confirmés en ces diverses possessions par Manassès, archevêque de Reims (1100) et par son successeur Raoul (1124)[8].

L'abbaye de Saint-Denis de Reims possédait des biens à Givry dès le XIIIe siècle, une ferme contiguë à l'église de Champigny où les abbés de Saint-Denis, étaient seigneurs du lieu jusqu'à la Révolution, une seigneurie à Saint-Pierremont. Elle possédant des droits à Voncq et à Neuflize au XIIIe siècle. Rodolphe, archevêque de Reims, donna aux chanoines de Saint-Denis de Reims, la seigneurie d'Ambly.

Droit de patronage et dîmageModifier

 
Costume d'un chanoine régulier de Saint-Denis de Reims au début du XVIIe siècle.

L'abbaye a le droit d'élire et de pourvoir aux cures des églises dont elle est patron, de prêtres qu'elle présente à l'ordination de l'évêque diocésain. C'est le droit de patronage, de présentation à l’évêque et de nomination d'un desservant aux églises ou cures (paroisses) où elle percevait les grosses dîmes : Ambonnay, Aougny, Arcis-le-Ponsart, Baslieux-lès-Fismes, Beine, Bouy, Chamery, Cormicy (1067), Fleury-la-Rivière, Lhéry[9], Aix, Burbure[10],..

La paroisse de Saint-Médard de Grandpré appartenait à la mense de l'abbaye et était desservie par des religieux de cette maison[11].

La paroisse de Lagery a été donné aux chanoines réguliers de Saint-Denis de Reims par l'archevêque Manassès II en 1100. La paroisse de Vieilles-Landèves en 1106[12].

L'église Saint-Laurent de Grivy-Loisy fut donnée par l'archevêque Samson de Mauvoisin à l'abbé et aux religieux de Saint-Denis.

La paroisse de Mores dépendait des chanoines de Saint-Denis de Reims

Les grosses et menues dîmes de la paroisse de Montmarin et Givry appartenaient à l'abbaye de Saint-Denis de Reims pour moitié selon un bordereau de 1496.

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Denis de Reims se blasonnent ainsi :

« D'azur à la croix d'argent chargée d'une rose de gueules en cœur et accompagnée de quatre fleurs de lys d'or[13]. » qui rappelle celui de celui-ci du diocèse   ou de l'abbaye Saint-Remi  
ou
« D'azur à un buste de saint Denis d'or tenant sa tête sur ses deux mains, accosté des deux lettres "S" et "D" de même[14]. »

BibliographieModifier

  • Gallia Christiana, t. IX, col. 228.
  • Flodoard, Historia ecclesiæ Remensis
  • Guillaume Marlot, Histoire de Reims
  • Honoré Fisquet, La France pontificale, v.14-15 Métropole de Reims, Reims, in-8°, Paris, s. d., histoire et liste des abbés, pp. 345 à 353.
  • Henri Jadart, « L'ancienne abbaye de Saint-Denis de Reims », Travaux de l'Académie nationale de Reims, vol. 120, no tome II,‎ 1905-1906, p. 321-356 (lire en ligne, consulté le 28 juin 2019).  .

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Références et notesModifier