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Abbaye Notre-Dame-des-Neiges

abbaye française

Abbaye Notre-Dame-des-Neiges
image de l'abbaye
Abbaye Notre-Dame-des-Neiges

Diocèse Diocèse de Viviers
Fondation 1850
Abbaye-mère Abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle
Congrégation Ordre cistercien de la stricte observance
Période ou style

Coordonnées 44° 36′ 01″ nord, 3° 56′ 00″ est[1].
Pays Drapeau de la France France
Département Ardèche
Commune Saint-Laurent-les-Bains-Laval-d'Aurelle

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Abbaye Notre-Dame-des-Neiges

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Abbaye Notre-Dame-des-Neiges

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Abbaye Notre-Dame-des-Neiges

L'Abbaye Notre-Dame des Neiges est une abbaye de moines cisterciens-trappistes située à 1100 mètres d'altitude dans la commune de Saint-Laurent-les-Bains-Laval-d'Aurelle dans la montagne ardéchoise. Elle a été fondée en 1850 par des frères du même ordre venus de l'abbaye cistercienne-trappiste Notre-Dame d'Aiguebelle.

« L'Abbaye Notre-Dame des Neiges appartient à un Ordre monastique intégralement ordonné à la contemplation; c'est pourquoi les moines, dans l'enceinte du monastère, se consacrent au culte divin en assurant l'humble et noble service de la divine Majesté dans la solitude et le silence, dans la prière assidue et une joyeuse pénitence » selon l'article 2 des constitutions de l'ordre cistercien de la Stricte Observance.

Blason de l'abbaye Notre-Dame des Neiges

Sommaire

VisitesModifier

Les offices suivants (culte catholique) sont ouverts au public :

  • Vigiles (4 h 30),
  • Laudes (7 h 30),
  • Tierce (9 h 30),
  • Messe (7 h 30 en semaine, 10 h 30 le dimanche),
  • Sexte (12 h 15),
  • Vêpres (18 h 30 en semaine, 18 h dimanches et solennités avec adoration et Salut du Saint Sacrement),
  • Complies (20 h 30).

L'abbaye offre aussi la possibilité de retraites en silence.

Un audiovisuel présente la vie des moines. Le « Mémorial » retrace la vie du Père Charles de Foucauld qui commença ici sa vie religieuse.  

PersonnalitésModifier

L'abbaye eut un pensionnaire célèbre en la personne de Robert Louis Stevenson puisque l'encore jeune écrivain écossais – il n'avait alors que 28 ans – y séjourna le dans le cadre de la fameuse randonnée qu'il relate dans son Voyage avec un âne dans les Cévennes. Son séjour parmi les moines y est également rapporté et constitue d'ailleurs une importante partie du livre[2].

Le 16 janvier 1890, un civil, le Vicomte Charles de Foucauld, entre au monastère, avec prise d'habit, le 26 du même mois, sous le nom de Frère Marie-Albéric, qu'il quitte le 26 juin 1890 pour rejoindre la Trappe d’Akbès et dom Polycarpe.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Robert Schuman vint se réfugier au monastère.

HistoriqueModifier

PréambuleModifier

Huitième fils d'un honnête commerçant en soie lyonnais, Henri Louis Marie Marthoud, seul enfant mâle survivant avec ses trois sœurs, fut baptisé en 1827 en l'église de Saint-Polycarpe. Plus tard, une des filles, Marie, mourut, et d'autres enfants naquirent : Marie, puis Louis. Placé à l'institution des Chartreux en 1835, élève timide et réservé, il eut une révélation, le dimanche 29 mars 1846 : il serait trappiste.

Le 31 mars, départ pour Aiguebelle, arrivée officialisée le 4 avril, à 19 ans, sous le nom de frère Marie Polycarpe. Novice, prononçant les vœux simples, après douze mois, le 15 août 1847, et ordonné prêtre le 10 août 1857, puis sous-prieur. Parti à La Grande Trappe pour travailler sur le nouveau cérémonial cistercien, il reçoit pour mission de fonder Notre-Dame-des-Neiges.

La FelgèreModifier

Casimir Chalbos, prêtre de la société de Saint-Sulpice, missionnaire depuis quinze ans aux Amériques, et son frère, l'abbé Théodore Chalbos, curé d'une paroisse du diocèse de Viviers, font part à Dom Orsise, de l'Abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle, de consacrer à la création d'une trappe leur héritage, constitué du Mas de La Felgère, une ancienne grange de l'Abbaye des Chambons, achetée en 1791 par Jean Chalbos, leur grand-père.

Après un premier refus, finalement le , (jour de la fête de Notre-Dame des Neiges, titre de Sainte-Marie Majeure à Rome), 7 religieux (2 pères et 5 frères), partent (sous la conduite du Père Geniez), d'Aiguebelle, via Viviers, avec une charrette et un unique cheval, puis arrivent, le 25 août, à La Felgère, ferme de pierre et de chaume, qu'ils nomment Notre-Dame-des-Neiges. Ils vivent alors le quotidien des hauts plateaux ardéchois, avec la Burle et les Pagels, généreux, qui donnèrent les premiers matériaux nécessaires à la construction d'une chapelle, une salle de chapitre, un dortoir, une hostellerie, et un mur de clôture, car du côté de Trépalou, l'auditoire était parfois constitué de superbes loups, comme le raconta Dom Gabriel, alors Prieur.

Après divers aléas, plus administratifs que climatiques, Notre-Dame-des-Neiges était décrétée, le 29 septembre 1852, comme Prieuré titulaire : les religieux (10 Pères, 18 Frères, 18 novices) se fixent définitivement.

L'ancien monastèreModifier

Grâce à l'arrivée de très nombreux postulants locaux, notamment de Laval d'Aurelle, le domaine prospère rapidement, et les bâtiments deviennent insuffisants : un nouveau monastère, à la limite de La Felgère, sur l'ancien domaine de Compans, actuelle ferme Saint-Joseph, est érigé à partir de 1854.

À la mort de Dom Bonaventure, Dom Gabriel rejoint Aiguebelle, et le Révérend Père Emmanuel le remplace, pour continuer des travaux, extrêmement difficiles, puis quasiment impossibles : décision fut prise de quitter les lieux.

Mais le 20 juillet 1858, l'arrivée, du Père Polycarpe, prieur titulaire, imposa la reprise des travaux (20 juillet 1858), permit leur achèvement (bénédiction avec prise de possession, le 16 juillet 1861), et assura l'avenir matériel et spirituel.

Pour les ressources temporelles, il augmenta les revenus agricoles, en seigle, pomme de terre, plants de sapins, plante d'arnica (alcoolature d'arnica), avec la conservation de Saint Julien de Cassagnas, plantation de vignes, muriers, près d'Alais, alors en fort développement par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), fortement intéressée.

Pour les ressources spirituelles, il créa l'Alumnat, école de préparation des religieux prêtres, les Oblats, son meilleur contingent, comme l'a dit son voisin et ami, le Cardinal Bourret de Labro.

Ainsi, le 3 mars 1874, le prieuré de La Felgère fut élevé en Abbaye, au nom de Sa Sainté, le pape Pie IX, dont le premier Abbé mitré fut Dom Polycarpe.

Après les troubles des années 1879, où l'Alumnat fut supprimé, Dom Polycarpe et les occupants expulsés, une retraite est créée en Orient, à Cheikhlé, près d'Alexandrette, en Syrie. Après un bref retour en France, il y décéda le 25 octobre 1895…

En 1887, avec le Prieur Dom Goddard (Dom Martin Martin), c'est un refuge (jamais utilisé), à Cordemois en Belgique.

Dans la nuit du 27 au 28 janvier 1912, un incendie détruit le monastère.

Le nouveau monastèreModifier

Le nouveau monastère fut immédiatement reconstruit, à partir du 2 juillet 1912, et fini deux ans plus tard. La guerre de 1914-1918 laissa des traces, avec 7 religieux restés sur les champs de bataille, de même que celle de 1939-1945, avec ses prisonniers. En 1949, avec Dom Toussaint Louche puis surtout avec Dom Claudius Valour, c'est un nouvel essor économique avec la vinification qui durera jusqu'au début des années 2000.

Les moines trappistes vivent dans un silence qui leur permet, en communauté, de "goûter combien Dieu est bon" et d'intercéder pour le monde.


Liste des abbésModifier

Liste des révérends pères abbés de La Trappe de Notre-Dame-des-Neiges, après le précurseur Dom Gabriel (+1882) :

  1. Dom Marie Polycarpe (Henri Louis Marthoud), 5 avril 1827
  2. Dom Martin I Goddard, octobre 1887
  3. Dom Martin II Jouve, janvier 1909
  4. Dom Augustin Martin, octobre 1909
  5. Dom Jean-Marie Balmes, 1932
  6. Dom Toussaint Louche, 1949
  7. Dom Claudius Valour, 1959-1982
  8. Dom Pierre-Marie Fayolle, 5 novembre 1982
  9. Dom Hugues Chapelain de Seréville, 22 juillet 2003[3]

Notes et référencesModifier

  1. « Notre-Dame-des-Neiges », sur www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 1er mai 2013)
  2. R. L. Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes, Flammarion, (ISBN 2-08-070601-2), « Notre-Dame des Neiges »
  3. Un nouveau Père Abbé à Notre Dame des Neiges

BibliographieModifier

  • L'Abbaye de Notre-Dame des Neiges, Le Puy ; Lyon, X Mappus, , 40 p., 20 cm

Voir aussiModifier