Abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou

abbatiale située dans l'Indre, en France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Saint-Genou et Saint Genou.

Abbatiale Saint-Genou
de Saint-Genou
Image illustrative de l’article Abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou
L'abbatiale Saint-Genou, en 2009.
Présentation
Culte Catholique
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Bourges
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Commune Saint-Genou
Coordonnées 46° 55′ 53″ nord, 1° 20′ 18″ est[1]
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou
Géolocalisation sur la carte : Indre
(Voir situation sur carte : Indre)
Abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou

L'abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou est une église abbatiale française. Elle est située sur le territoire de la commune de Saint-Genou, dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

SituationModifier

L'abbatiale se trouve dans la commune de Saint-Genou, à l'ouest[2] du département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Nord. L'abbatiale dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Brenne-Touraine[3] et de la paroisse de Buzançais.

HistoireModifier

Le comte de Bourges, Wilfred, et sa femme, Ode, ont fondé une abbaye, en 828, au hameau de Strada, devenu Estrées et confirmée par Pépin Ier, roi d'Aquitaine, en 830[4]. L'abbaye a été confiée à Dodon, abbé de Saint-Savin-sur-Gartempe jusqu'en 843/844[5],[6]. L'abbaye a été détruite successivement par les Normands et les Hongrois, puis reconstruite à proximité du lieu initial.

La Vita sancti Genulphi raconte que le pape Sixte IV a envoyé saint Genulphe ou Genou pour évangéliser la Gaule, au IIIe siècle. Il est consacré évêque de Cahors avant de mourir à Selles-sur-le Diable, aujourd'hui Selles-sur-Nahon. Il y aurait provoqué de nombreux miracles. À une date inconnue, les moines d'Estrées ont reçu le corps de saint Genou dans des circonstances inconnues.

 
L'intérieur de l'abbatiale, en 2009.

Le corps de saint Genou est transporté dans la nouvelle abbatiale ainsi que d'autres reliques données par Pépin le Bref en 868 avec un diplôme (douteux). La reconstruction de l'abbatiale aurait commencé en 994. Elle a été consacrée en 1066 par l'archevêque de Bourges, Aymon de Bourbon[7]. C'est le seul document important sur l'histoire de l'abbaye car les archives ont été détruites en 1580 par l'abbé commendataire Gilles Quinault.

Cependant, pour François Deshoulières le chœur actuel est très influencé par l'abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire construite entre 1080 et 1110, et se rapproche de l'architecture de l'abbatiale de Plampied du début du XIIe siècle, et de Neuilly-en-Dun. Cette partie de l'abbatiale qui subsiste doit donc dater du début du XIIe siècle. L'acte de consécration de 1066 devrait concerner un autel provisoire dans la nef qui a disparu.

En 1676, l'abbatiale ayant été mal entretenue, la nef avait besoin de travaux urgents de réparation, mais l'abbé commendataire, Louis Fumé, a préféré la faire démolir plutôt que de la réparer.

En 1776, l'abbé commendataire Claude de Bonnal a cédé les bâtiments de l'abbaye au diocèse de Bourges en conservant pour lui le domaine des revenus.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques, en 1862[8].

DescriptionModifier

AbbésModifier

Notes et référencesModifier

  1. Site de Google Maps, consulté le 10 octobre 2012.
  2. Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 octobre 2012.
  3. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné de Brenne-Touraine, consulté le 4 mai 2013.
  4. Recueil des actes de Pépin Ier et de Pépin II, rois d'Aquitaine (814-848) éditié par Léon Levillain sous la direction de Maurice Prou, Imprimerie nationale, Paris, 1926, p. 58-59.
  5. Recueil des actes de Charles II le Chauve, roi de France (840-877) édition Arthur Giry, Maurice Prou, Georges Tessier sous la direction de Ferdinand Lot, Imprimerie nationale, Paris, 1943, tome 1, 840-860, p. 147-148 : Charles le Chauve renouvelle à la demande de l'abbé Dodon les privilèges accordés à l'abbaye de l'Estrée par Pépin Ier, met le monastère sous protection royale et permet aux moines d'élire librement leur abbé.
  6. Robert Favreau, Études d'épigraphie medievale, Presses universitaires de Limoges, 1995, Volume 1, p. 24 (aperçu)
  7. Eugène Hubert, Recueil des chartes de l'Indre d'Eugène Hubert (BIB D 325), sur le site Archives départementales de l'Indre, publié dans Revue du Berry, avril 1899, p. 180-182
  8. « Abbatiale Saint-Genou de Saint-Genou », notice no PA00097452, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 octobre 2012.
  9. Revue Mabillon, vol. 21-22 et vol. 81 à 88, éd. Abbaye Saint-Martin, 1931, p.72

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

 

Les coordonnées de cet article :

BibliographieModifier

Par ordre chronologique de publication :

  • César Daly, « Église de Saint-Genou (Indre - XIe siècle) », dans Revue générale de l'architecture et des travaux publics, 1853, col. 161-164 (lire en ligne), planches 14 et 15 (voir)
  • MM. Desplanques et Hubert, Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Indre, Imprimerie Paul Dupont, Paris, 1876, Archives ecclésiastiques. Clergé régulier, série H, Abbaye Saint-Genou de l'Estrée, p. 171-173 (lire en ligne).
  • François Deshoulières, L'église de Saint-Genou. (Indre), dans Bulletin monumental, 1947, tome 105, no 1, p. 41-53 (lire en ligne)
  • Dom Guy Oury, « Les documents hagiographiques et l'histoire des monastiques dépourvus d'archives : le cas de Saint-Genou de l'Estrée », dans Revue Mabillon, octobre-décembre 1978, tome 59, p. 289-316 (lire en ligne)
  • Marie-Thérèse Camus, « L'église de Saint-Genou », dans Congrès archéologique de France. 142e session. Bas-Berry. 1984, Société française d'archéologie, 1987, p. 291-304

Articles connexesModifier

Lien externeModifier