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Abbès Mohsen
Abbes mohsen.JPG
Abbès Mohsen, le 12 avril 2013.
Fonction
Maire de Tunis
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
عباس محسنVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique

Abbès Mohsen (arabe : عبّاس محسن), né le 25 octobre 1945 à Tunis, est un homme politique tunisien.

Membre du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (parti au pouvoir) de 2008 à 2011, il a notamment été maire de Tunis de 2000 à 2010.

BiographieModifier

Famille et étudesModifier

Né dans une famille de la grande notabilité tunisoise d'origine chérifienne, qui a donné une lignée d'imams à la mosquée Zitouna, il est le fils de Zine el-Abidine Mohsen, caïd-gouverneur, fils du grand imam Mahmoud Mohsen, et de Zohra, fille du ministre beylical Habib Djellouli[1]. Titulaire du baccalauréat français après des études au lycée de Mutuelleville[2], licencié en droit et ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA)[3], il devient à trente ans le premier délégué du gouvernorat de Bizerte puis le plus jeune gouverneur du Cap Bon en 1976.

CarrièreModifier

Devenu gouverneur-président du district de Tunis[3] en 1978, il est chargé de mission auprès du Premier ministère pour la réforme administrative deux ans plus tard. Nommé PDG de la Société hôtelière et touristique de Tunisie en 1981, il devient directeur général des collectivités locales au ministère de l'Intérieur en 1983 puis gouverneur-président du district de Tunis pour la seconde fois[3] en 1986. Nommé directeur général du protocole à la présidence de la République[3] en 1988, il est chargé de mission auprès du ministère de l'Intérieur l'année suivante tout en étant chargé de conférence à l'ENA de 1989 à 1992. Envoyé au Yémen comme ambassadeur en 1992, il revient au pays en 1995 pour occuper le poste de secrétaire permanent du Rassemblement constitutionnel démocratique (parti au pouvoir) avant de repartir comme ambassadeur au Brésil[3] en 1997.

En 2000, il est nommé par décret comme maire de Tunis et reconduit à son poste après les élections municipales de mai 2005. Lors de cette période, il devient secrétaire général de l'Association internationale des maires francophones[4]. Lors du Congrès du Défi du RCD, qui s'est déroulé à Tunis du 30 juillet au 2 août 2008, il devient membre du comité central de ce parti. Le 11 janvier 2010, il est limogé et remplacé à la mairie de Tunis par Mohamed Béji Ben Mami, alors membre du Conseil municipal de la ville[5]. L'agence de presse Tunis Afrique Presse ne précise pas les raisons du limogeage, mais la presse privée croit savoir que celui-ci fait suite à son refus de communiquer avec des journalistes de l'émission télévisée El Hak Maâk de la chaîne Tunisie 7, enquêtant alors sur un litige opposant un Tunisois aux services municipaux de la ville[6]. Le 27 octobre de la même année, il est accrédité comme ambassadeur de Tunisie aux Pays-Bas, fonction qu'il quitte après la révolution de 2011.

Le 28 août 2014, il est désigné comme tête d'une liste unifiée, issue du Mouvement destourien et de l'Initiative nationale destourienne, dans la première circonscription de Tunis pour les élections législatives du 26 octobre[7].

Chercheur associé au Centre de recherches et d'études administratives de Tunis, il est le coauteur d'un ouvrage collectif intitulé L'administration régionale et locale ; il est aussi l'auteur d'une étude sur l'évolution de l'administration locale entre 1881 et 1992.

DécorationsModifier

Il a reçu diverses décorations au cours de sa carrière dont les suivantes :

Vie privéeModifier

Abbès Mohsen est marié et père de trois enfants[3].

PublicationsModifier

  • Servir, mémoires désabusés d'un commis de l'État. Tunisie 1971-2011, éd. Sand & Tchou, Paris, 2012[11] (ISBN 2710707969)
  • Les Gouverneurs, éd. Cérès, Tunis, 2016[12]

RéférencesModifier

  1. Arnold H. Green, The Tunisian ulama. 1873-1915. Social structure and response to ideological currents, éd. Brill Archive, Leyde, 1978, p. 272
  2. Patrick Cabanel [sous la dir. de], Une France en Méditerranée : écoles, langue et culture françaises. XIXe-XXe siècles, éd. Créaphis, Paris, 2006, p. 200 (ISBN 978-2-913610-83-5)
  3. a b c d e f g h i j et k (en) « Abbès Mohsen », sur labaulewic.org
  4. « Réunion de l'Observatoire international de l'état civil à Tunis du 4 au 6 septembre 2007 », sur aimf.asso.fr
  5. Noureddine Hlaoui, « Municipalité de Tunis - Mohamed Béji Ben Mami succède à Abbès Mohsen », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 décembre 2016)
  6. « Tunisie : le maire de Tunis évincé pour déficit de communication », sur medi1.com,
  7. « Le Mouvement destourien dévoile ses têtes de liste pour les élections législatives », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 décembre 2016)
  8. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 64,‎ , p. 2180 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 17 mai 2017)
  9. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 57,‎ , p. 2266 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF])
  10. « Ordre du 7-Novembre », Journal officiel de la République tunisienne, no 15,‎ , p. 742 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 8 janvier 2016)
  11. « Signature du livre de Abbès Mohsen : Servir, mémoires désabusés d'un commis de l'État », sur tuniscope.com, (consulté le 8 décembre 2016)
  12. « Les Gouverneurs : un nouveau livre d’Abbès Mohsen, en plaidoyer d’une profonde restauration », sur leaders.com.tn, (consulté le 7 décembre 2016)