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Groupe ADP

entreprise française de plates-formes aéroportuaires
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Groupe ADP
logo de Groupe ADP
Logo du groupe ADP depuis avril 2016
illustration de Groupe ADP

Création 1945
Dates clés 1945 Création
1974 : Ouverture de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle
2006 : Début de la privatisation
2016 : Création des marques Groupe ADP et Paris Aéroport
Personnages clés Augustin de Romanet, Edward Arkwright, Philippe Pascal, Charles de Gaulle
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : ADP
Siège social 1 rue de France Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis)
Drapeau de France France
Direction Augustin de Romanet, P-DG
Edward Arkwright, directeur général adjoint
Philippe Pascal, directeur général adjoint Finances, Stratégie et Administration
Actionnaires 1. État français : 50,6 %
2. Vinci Concessions : 8,0 %
3. Schiphol Group : 8,0 %
4. Predica : 5,1%
5. Investisseurs institutionnels : 21,9 %
6. Actionnaires individuels : 4,3 %
7. Salariés : 1,6 % [1]
Activité Transport aérien
Produits Ingénierie, services et gestion aéroportuaires
Filiales ADP International, Hub One, Hub Safe, Relay@ADP, Société de distribution aéroportuaire (SDA), JCDecaux Média Aéroports de Paris
Effectif 25 840 (2018)
SIREN 552016628Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web http://www.parisaeroport.fr/groupe

Fonds propres 4,85 milliards d'euros (2018)
Chiffre d'affaires 4,478 milliards d'euros (2018)
Résultat net 617 millions d'euros (2018)

Groupe ADP, anciennement Aéroports de Paris, est une entreprise française qui construit, aménage et exploite des plates-formes aéroportuaires. Paris Aéroport est la marque voyageurs du Groupe ADP sous laquelle sont exploités l'ensemble les aéroports de Paris et de sa région, dont Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. Au rang de numéro 1 mondial de la gestion aéroportuaire en nombre de passagers, le trafic du Groupe ADP a progressé de 7,6% en 2018 pour atteindre 281,4 millions de passagers. Le groupe assure l'exploitation d’un réseau d'aéroports dans le monde au travers d'ADP International, filiale à 100 %, qui gère 24 aéroports répartis dans 13 pays et cumulant plus de 176 millions de passagers en 2018[2].

La société Aéroports de Paris SA est cotée à l'Euronext Paris (SBF 120 et CAC mid 60).

Sommaire

HistoriqueModifier

1945 : Développement d'Orly et du BourgetModifier

Le 24 octobre 1945, une ordonnance du gouvernement provisoire de la République française crée l'établissement public autonome « L'aéroport de Paris » et lui fixe comme mission de développer l’activité aéroportuaire dans la région parisienne.

En 1946, le premier terminal provisoire de l'aéroport de Paris-Orly est achevé ainsi que la reconstruction de l'aéroport du Bourget. L'aéroport de Paris accueille cette année-là 300 000 visiteurs. Le décret du définit le fonctionnement et la gouvernance de cet établissement public[3]. La même année est achevée la construction de la première piste en dur de Paris-Orly longue de 2 100 mètres.

Le décret interministériel du 21 avril 1949 fixe le domaine de « L'aéroport de Paris » qui est alors composé des aérodromes de Paris-Orly, Paris-Le-Bourget, Pontoise-Cormeilles-en-Vexin, Persan-Beaumont, Creil, Coulommiers-Voisins, Issy-les-Moulineaux, Saint-Cyr-l'École, Chavenay-Villepreux, Chelles-le Pin, Lognes-Emerainville, Meaux-Esbly, Mitry-Mory, Toussus-le-Noble et Guyancourt[4].

Rapidement, Paris-Orly devient le principal aéroport de la région. En 1952, Air France quitte l'aéroport de Paris-Le Bourget (où la compagnie fut créée en 1933) pour Paris-Orly[5] qui accueille 1,2 million de passagers cette année-là. L’année suivante, le Salon international de l'aéronautique et de l'espace se déroule exclusivement au Bourget. Le rôle de chaque aéroport commence à se tracer. Paris-Orly s’agrandit davantage; son aérogare Sud est inaugurée en 1961 par le général de Gaulle[6].

En 1971, l’aérogare Ouest de Paris-Orly est mis en service.

1974 : Mise en service de Paris-Charles-de-GaulleModifier

Anticipant un boom du trafic aérien, L'aéroport de Paris inaugure le l'aéroport de Paris-Nord à Roissy-en-France. Les travaux de construction du terminal 1 démarrent en 1966, la conception du terminal 2 débute en 1973, et le terminal 1 est finalement mis en service le .

Dès 1976, L'aéroport de Paris réorganise ses aéroports qui accueillent cette année 20 millions de passagers : l'aéroport Paris-Le Bourget se reconvertit en aéroport d'affaires et les compagnies aériennes sont transférées à Paris-Charles-de-Gaulle.

Le , François Mitterrand inaugure le terminal 2A de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le terminal 2D est ouvert en 1989.

En 1987, les infrastructures de L'aéroport de Paris accueillent plus de 40 millions de passagers.

Parallèlement, fort de son savoir-faire en ingénierie aéroportuaire, ADP mène entre les années 1970 et 1990 de nombreux projets d’études et de développement à l’international. Parmi ces projets, le terminal 1 de l’aéroport d’Abu Dhabi, le terminal 1 de l’aéroport de Shanghai Pudong, l’aéroport Mohammed V de Casablanca, l’aéroport de Damas ou encore le terminal 2 de l’aéroport de Santiago au Chili. En 2000, Aéroports de Paris crée ADP Ingénierie, filiale détenue à 100 % et consacrée à l’ingénierie aéroportuaire[7].

Le , le décret no 89-10 acte le changement de nom de l'aéroport de Paris qui devient « Aéroports de Paris »[8] et se lance dans de grands travaux de réaménagement de ses aéroports. En 1990, une convention est signée avec la SNCF pour la construction d'une gare TGV à Paris-Charles-de-Gaulle[9] qui ouvre en 1994. Le projet Roissy Pôle est lancé[10] et Orlyval est mis en service pour faciliter la desserte de l'aéroport de Paris-Orly (1991). Le terminal 9 (devenu terminal 3) ouvre aux charters et compagnies à bas prix (1991) et le terminal 2E de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle est mis en service (2003).

En 2001, Aéroports de Paris lance son propre opérateur télécom, Hub One[11].

En 2003, Aéroports de Paris a été signataire du pacte mondial de l'ONU[12].

En 2004, le trafic d'Aéroports de Paris dépasse les 75 millions de passagers.

2005 : Privatisation et développement internationalModifier

Évolution de l’actionnariatModifier

Le , Aéroports de Paris devient une société anonyme avec l'entrée en vigueur du décret no 2005-828 du 20 juillet 2005[13] en application de la loi no 2005-357[14]. L'année suivante, elle réalise son introduction en bourse au sein du compartiment A de l'Eurolist de l'Euronext de la bourse de Paris. L’État français reste actionnaire à hauteur de 67,2%[15].

En 2008, et dans la lignée de la fusion Air France-KLM en 2004, Aéroports de Paris et Schiphol Group annoncent le lancement d’un partenariat stratégique qui se concrétise par une prise de participation réciproque à hauteur de 8 % (les 8 % de Groupe ADP cédés à Schiphol Group appartenaient à l’État français)[16].

Modernisation et consolidationModifier

Les structures aéroportuaires poursuivent leur développement. Paris-Charles-de-Gaulle inaugure le satellite S3 (aussi appelé la porte L) en 2005 et le satellite S4 en 2012 (appelé porte M), le métro automatique CDGVAL est mis en service en 2007 et le projet CDG Express est relancé en février 2016[17]. Un grand projet de modernisation à l'horizon 2018 pour l'aéroport de Paris-Orly est présenté en octobre 2012. Ce plan prévoit la construction d’un bâtiment de 80 000 m2 pour faire la jonction entre les terminaux Ouest et Sud, un investissement de 400 à 450 millions d’euros[6],[18].

En 2003, Aelia (filiale de Lagardère Services, spécialisée dans le commerce en zone de transport) et Aéroports de Paris créent à parts égales la Société de distribution aéroportuaire pour développer les revenus issus de la vente d'alcool, de tabac, de parfums-cosmétiques et de gastronomie en milieux aéroportuaires, ainsi que la gestion des commerces et des services aéroportuaires payants. En 2010, la Société de distribution aéroportuaire génère un chiffre d'affaires de 943,7 millions d'euros, en progression de 8,5 % sur l’exercice précédent. Puis en 2011, la Société de distribution aéroportuaire et Duty Free Paris (appartenant également au groupe Lagardère) fusionnent au sein de la Société de distribution aéroportuaire (SDA)[19].

En mars 2010, Aéroports de Paris est la meilleure entreprise de service public marchand selon un classement réalisé par l'AACC et BVA[20]. En juillet 2010, le contrat de régulation économique 2011-2015 est signé avec l'État français. Ce contrat prévoit la mise en place de 10 indicateurs de qualité de services dont 5 correspondant à la mesure de la satisfaction client. Le contrat prévoit également un programme d'investissements de 1,8 milliard d'euros entre 2011 et 2015 sur l'amélioration des terminaux les plus anciens et il plafonne l'évolution des tarifs d'Aéroports de Paris à 1,38 % de plus que l'inflation par an.

En janvier 2013, Aéroports de Paris inaugure l'Espace Musées à Paris-Charles-de-Gaulle[21].

En 2011, le Groupe ADP crée avec JCDecaux la régie publicitaire JCDecaux Airport Paris pour gérer l’exploitation et la commercialisation des dispositifs publicitaires sur les sites des aéroports parisiens[22]. En juin 2012, JCDecaux Airport Paris présente dans le terminal E de Paris-Charles-de-Gaulle un écran publicitaire géant de 39 m2 suspendu à 5 mètres de hauteur, déjà réservé pour 1 an par le groupe LVMH[23]. En août 2012, Ikea installe ses propres chaises dans une salle d’embarquement pour faire la publicité de ses meubles aux voyageurs en attente de leur correspondance[24]. En novembre 2016, JCDecaux Airport Paris expose 80 clichés de la photographe Dominique Issermann en simultané sur 470 écrans publicitaires des aéroports, transformant l’aéroport en « forum de la culture »[25],[26].

En mars 2019, Orly Sud et Ouest sont renommés Orly 1, 2, 3, 4[27]. En avril 2019, le Groupe ADP propose un plan d'investissement de 6 milliards d'euros sur la période 2021-2025 (contre 3 milliards investis entre 2016 et 2021). Ce plan comprend l'optimisation des structures existantes, le lancement des travaux du terminal 4 de CDG, et le réaménagement de la partie ouest de Paris-Orly[28].

Filiales spécialisées et développement internationalModifier

Tout en poursuivant le développement et la modernisation des infrastructures aéroportuaires de la région parisienne, Aéroports de Paris divise ses champs d’expertise en filiales et les commercialise sur le marché international des aéroports, et aussi sur des projets de structure complexes de manière plus générale.

ADP Ingénierie, filiale ingénierie créée en 2000, assure la maîtrise d'œuvre dans les domaines de l'architecture et de l'ingénierie pour des installations complexes telles que des aéroports, des édifices culturels (Opéra de Pékin, Centre des Arts Orientaux de Shanghai) et sportifs (stade omnisports de Canton), des immeubles de grande hauteur, des ouvrages industriels (usines d’assemblage de l’Airbus A380 à Toulouse et de l’Airbus A400M à Séville)[7].

ADP Management, filiale créée en 1991, réunit les activités de gestion et de prise de participation. En 2012, ADP Management entre à hauteur de 38 % dans le capital de TAV Airports Holding (en), le 1er opérateur aéroportuaire turc qui opère sur 12 aéroports en Turquie, au Maghreb et au Moyen-Orient. ADP Management prend également 49 % de TAV Construction. L’opération, dont l’addition s’élève 704 millions d’euros pour le groupe ADP, lui permet de se hisser parmi les trois leaders mondiaux de la gestion aéroportuaire avec 37 aéroports en concession et 180 millions de passagers cumulés par an[29].

En 2013, Aéroports de Paris met en service le nouveau terminal de l'aéroport international d'Amman (Jordanie), réalise l'ingénierie du premier satellite dédié aux A380, à Dubaï (Émirats arabes unis), et met en service le nouveau terminal de l'aéroport de l'île Maurice dessiné et exploité par Aéroports de Paris.

Au 30 janvier 2015 prend fin le contrat de gestion en partenariat entre le Groupe ADP, via sa filiale ADP Management, et la SGSIA (aéroport d'Alger - Houari Boumédiène), filiale de l'EGSA.

En juillet 2017, le Groupe ADP fusionne ADP Management et ADP Ingénierie pour créer ADP International[30].

2016 : Refonte de la stratégieModifier

Le 14 avril 2016, la Société Aéroports de Paris S.A. met en place une refonte de sa stratégie et lance deux nouvelles marques distinctes[31] :

  • une marque institutionnelle, Groupe ADP, qui commercialise le savoir-faire d’Aéroports de Paris S.A. (ingénierie, immobilier, télécommunications, gestion et management) en France et à l’international ;
  • une marque voyageurs, Paris Aéroport, qui devient le produit d’appel d’Aéroports de Paris S.A. en réunissant ses trois aéroports parisiens sous une même enseigne (Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget).

Ces changements font partie du plan Connect 2020 présenté par Augustin de Romanet en novembre 2015 et qui prévoit un budget de 4,6 milliards d'euros pour poursuivre le développement des aéroports parisiens et accélérer le développement international du groupe. Côté Paris-Orly, ce budget alimente la poursuite des travaux de fusion des terminaux Sud et Ouest. Côté Paris-Charles-de-Gaulle, les satellites internationaux du terminal 1 vont être fusionnés (+1,2 million de passagers par an) et les terminaux 2B et 2D également (+1,1 million de passagers par an)[31]. La construction d’un terminal 4 est également envisagé, et l’espace doit être aménagé pour accueillir le CDG Express prévu à l’horizon 2023[32]. 100 000 m2 supplémentaires d’installations cargo sont également prévus[33].

En octobre 2016, Groupe ADP se désengage du Mexicain OMA et annonce la revente de ses 25,5 % de participations[34].

En mars 2017, Groupe ADP quitte ses locaux du boulevard Raspail, dans le 14e arrondissement de Paris, et installe ses 6 000 salariés dans un nouveau siège au pied des pistes de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, dans la commune de Tremblay-en-France[32].

En mai 2017, le Groupe ADP entre au capital d'Egidium Technologies[35].

Privatisation annoncéeModifier

En décembre 2017, le gouvernement français fait amorcer la privatisation des aéroports de Paris sous la supervision de Bank of America-Merrill Lynch[36]. Cette privatisation fait polémique en raison des coûts pour l'État français l'emportant sur les bénéfices attendus, d'autant plus que la Cour des comptes a sévèrement condamné, dans un rapport[réf. nécessaire], l'échec de la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac vendu à 49,5 % à un groupe chinois, les 50,1 % restant entre les mains du public (Emmanuel Macron était alors ministre de l'Économie)[37],[38].

L'augmentation des redevances consécutives à la privatisation pourrait de plus pénaliser Air France[39]. La question de la constitutionnalité de cette privatisation est également posée, dans la mesure où les aéroports concernés pourraient être considérés comme constituant un monopole de fait et comme un service public national[40]. En avril 2019, profitant d'une possibilité induite par la réforme constitutionnelle de 2008, 185 parlementaires lancent une procédure de référendum d'initiative partagée contre le projet[41]. Une enquête réalisée le 10 avril par Harris Interactive indique que 20% des français sont pour la privatisation, 48% sont contre et 32% ne sont pas décidés[42]. Le 9 mai, le conseil constitutionnel valide « la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris », ce qui ouvre à l'organisation du projet de référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris par recueil du soutien d'au moins 4 717 396 électeurs[43].

Évolution du trafic des aéroportsModifier

Aéroport 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016 2017 2018
Paris-Charles de Gaulle 56 849 567 59 922 177 60 874 681 57 906 866 58 164 612 60 970 551 61 611 934 62 052 917 63 813 756 65 933 145 69 471 442 72 229 723
Paris-Orly 25 622 152 26 440 736 26 209 703 25 107 693 25 203 969 27 139 076 27 232 263 28 274 154 28 862 586 31 237 865 32 042 475 33 120 685
Total 82 471 719 86 362 913 87 084 384 83 014 559 83 368 581 88 109 627 88 844 197 90 327 071 92 676 342 97 171 010 101 513 917 105 350 048

Identité visuelle (logo)Modifier

La deuxième identité visuelle d'Aéroports de Paris a été créée en 2005 par l'agence de design W & Cie.

L'identité sonore a été créée par l'agence Sixième Son à la même époque. Cette identité sonore a permis d'unifier les sonals des différents aéroports et terminaux. En effet, jusqu'en 2005, les aéroports d'Orly et de Roissy disposaient de sonals distincts, certains espaces comme les parkings ayant également des sonals spécifiques. Magie d'Aéroports, titre de cette œuvre musicale, signe l'ensemble de la communication du Groupe ADP jusqu'en avril 2016.

Le 14 avril 2016, Paris Aéroport se dote d'une nouvelle identité visuelle créée par l'agence Babel et le concours du collectif H5. Ce logo ne concerne que la marque exploitante des aéroports ; un logo distinct est aussi créé pour le Groupe ADP.

ActivitésModifier

Paris AéroportModifier

Article détaillé : Paris Aéroport.

Dans le cadre de son plan Connect 2020, la marque voyageurs Paris Aéroport est créée en avril 2016 pour regrouper sous la même enseigne les aéroports parisiens (Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget) et devenir la vitrine du savoir-faire de Groupe ADP.

Paris Aéroport répond avant tout à une stratégie d’image, celle de faire des aéroports parisiens un centre d’attraction pour voyageurs friands d’art de vivre à la française. La marque adopte le slogan Paris vous aime pour se rapprocher de sa cible[44], réaligne les offres en aéroports sur une logique d’hospitalité inspirée de l’hôtellerie[45], anime les aéroports d’événements culturels attractifs avec notamment l’ouverture en 2013 de l’Espace musées qui a accueilli 7 expositions différentes (2017)[46], et met en valeur la gastronomie française en accueillant de nombreux restaurants de chefs étoilés au sein de ses aérogares[47].

ADP InternationalModifier

Gestion d'actifsModifier

Le Groupe ADP assure l'exploitation d'aéroports à l'étranger au travers de sa filiale ADP International. Créé en 1991 et filiale à 100 %, ADP International est présent dans 20 aéroports répartis sur 8 pays, cumulant une gestion de 55 millions de passagers par an en 2016[48].

Le groupe ADP gère l'ensemble des quatorze aéroports et aérodromes ouverts à la circulation aérienne civile situés en Île-de-France : Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Paris-Le Bourget, Chelles - Le Pin, Persan - Beaumont, Pontoise - Cormeilles-en-Vexin, Meaux - Esbly, Coulommiers - Voisins, Lognes-Émerainville, Chavenay - Villepreux, Saint-Cyr-l'École, Toussus-le-Noble, Étampes - Mondésir et l'héliport d'Issy-les-Moulineaux.

Participations détenues :

Fin 2008, Aéroports de Paris S.A. a conclu avec Schiphol Group un accord de coopération industrielle à long terme et de prises de participations croisées à hauteur de 8 % du capital.

Depuis 2012 et sa prise de participation de 38 % dans TAV, ADP Management a noué un partenariat exclusif avec le 1er opérateur aéroportuaire turc qui opère 12 aéroports dans 6 pays méditerranéens : Aéroport d'Istanbul-Atatürk, Aéroport international Esenboğa, Aéroport Adnan-Menderes et Antalya Gazipasa en Turquie, Tbilissi et Batoumi en Géorgie, Monastir et Enfidha-Hammamet en Tunisie, Skopje et Ohrid en Macédoine, Médine en Arabie saoudite. TAV exploite aussi les zones duty free et les commerces de l'aéroport international de Riga en Lettonie. Cette opération permet à Groupe ADP de monter aux côtés de TAV sur les appels d’offre émanant du Maghreb et du Moyen-Orient, des marchés en forte croissance[50].

Le 16 mai 2012, Aéroports de Paris S.A. a acquis 49 % de TAV Yatirim Holding A.S. (TAV construction)[50].

En 2013, ADP Management signe le contrat de rénovation de l’aéroport Franjo Tudman de Zagreb en Croatie. Le nouvel aéroport entre en service en mars 2017[51]. En juillet 2017, ADP Management devient ADP International[30].

Études et maîtrise d'œuvreModifier

Le Groupe ADP vend et exporte les compétences développées dans le cadre de l'aménagement aéroportuaire au travers ADP Ingénierie, une filiale créée en 2000 et détenue à 100 %. ADP Ingénierie assure la maîtrise d'œuvre dans les domaines de l'architecture et de l'ingénierie pour des installations situées principalement à l'étranger (aéroports, stades, opéras, immeubles de grande hauteur, etc.). Elle mène également des missions d'expertises et de conseils dans le domaine du développement et de l’innovation aéroportuaire.

En 2015, ADP Ingénierie enregistre un chiffre d'affaires de plus de 79 millions d'euros[52].

Avec ADP Ingénierie, le groupe ADP a réalisé la conception architecturale et technique de nombreux aéroports dans plus de cinquante-cinq pays à travers le monde, dont :

Le 27 février 2015, l'autorité de l'aviation civile d'Arabie Saoudite (GACA) avec ADP Ingénierie se voit remettre le prix du "Projet d'ingénierie de l'année" lors du 8e Forum Infrastructure Leadership pour le design du nouvel aéroport international Roi-Abdelaziz de Djeddah[53].

Commerces et services en aéroport (avec Lagardère et JCDecaux)Modifier

Groupe ADP est associé au groupe Lagardère (filiale Travel Retail) au sein de la société SDA (Société de distribution aéroportuaire), la société qui regroupe les activités de vente d'alcool, de tabac, de parfums-cosmétiques et de gastronomie en milieux aéroportuaires, ainsi que la gestion des activités commerciales et des services aéroportuaires payants[19].

En 2015, la SDA enregistre un chiffre d’affaires de 708 millions d’euros, en progression de 8,1 % sur l’exercice précédent, et gère 141 boutiques et 23 361 m2 d’espace commercial[54].

Dans le cadre d’une politique d’embellissement des espaces commerciaux dans les aéroports parisiens, la SDA a développé des espaces de consommation modernes réunissant principalement des enseignes luxe et haut-de-gamme pour attirer la clientèle internationale[55]. Le partenariat avec le groupe Lagardère permet d’intégrer un nombre important d’enseignes dans les aéroports[56]. La SDA gère également ses propres boutiques de duty free Buy Paris Duty Free, avec la plus grande boutique duty free de France (2 200 m2)[57] dont les ventes mensuelles atteignent 5 millions d’euros en 2013[58].

Groupe ADP est également associé au groupe Lagardère dans la gestion des activités presse, librairie et souvenirs, avec la société commune (49-49-2) Relay@ADP créée en août 2011. En 2012, Relay@ADP lance les boutiques de souvenirs « Air de Paris » dans les aéroports de Paris[59]. En 2015, avec 62 boutiques réparties sur 6 700 m2 dans les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, Relay@ADP enregistre un chiffre d’affaires de 139 millions d’euros, contre 132 millions en 2014[54].

Parallèlement, le groupe s'appuie sur une co-entreprise avec Select Service Partners (SSP), sous le nom d'Epigo, pour la gestion de 34 points de vente et de restauration rapide sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle[60].

Pour l’exploitation et la commercialisation des dispositifs publicitaires sur les sites de Paris Aéroport, Groupe ADP a créé en 2011 et à parts égales avec JCDecaux la société JCDecaux Média Aéroports de Paris. La marque commerciale s’appelle JCDecaux Airport Paris. Parmi ses supports publicitaires, JCDecaux Airport Paris dispose de deux écrans publicitaires géants de 39 m2 suspendu à 5 mètres de hauteur[61]. Le contenu de ses écrans publicitaires se module en fonction de l’origine ou la destination des passagers, en différentes langues et dans les zones adaptées de l’aéroport[62]. En 2015, Média Aéroports de Paris enregistre un chiffre d’affaires de 52 millions d’euros, contre 46 millions d’euros en 2014[54].

Télécommunications et sûreté (Hub One, Hub Safe)Modifier

Depuis 1996, Groupe ADP dispose d’une licence expérimentale d’opérateur pour proposer des prestations de services télécom aux entreprises. En 2001, Aéroports de Paris transforme cette activité en filiale autonome et la nomme ADP Télécom . En 2004, ADP Télécom enregistre un chiffre d’affaires de 67 millions d’euros, et en 2005 la filiale est renommée Hub Télécom[63]. En 2009, Hub Télécom rachète le groupe Masternaut puis le cède en avril 2011. En 2012, Hub Télécom rachète Nomadvance (traçabilité et mobilité) et les deux entités fusionnent pour créer Hub One[64].

Hub One se spécialise dans les services de télécommunication sur les sites complexes : aéroports, ports, centres de congrès et autres pôles d'échanges[11].

En 2016, alors que 22 millions d’appareils mobiles se sont connectés au réseau wifi des aéroports parisiens dans l’année, Groupe ADP y lance le wifi gratuit et illimité. 1300 bornes grand public et 1000 bornes entreprise alimentent le réseau wifi qui couvre le site et ses environs[65].

Hub One est dirigé par Edward Arkwright et Patrice Bélie, respectivement président du conseil d'administration et directeur-général[66].

À travers sa filiale Hub Safe (anciennement Alyzia Sûreté), Groupe ADP assure des prestations de sûreté globale aux aéroports. En 2015, Hub Safe réalise un chiffre d’affaires de 77 millions d’euros[67].

Gestion foncière et promotion immobilièreModifier

Article détaillé : Sites d'Aéroports de Paris.

Groupe ADP est le propriétaire de terrains d'une superficie totale de 6 686 hectares dont 4 601 hectares affectés aux activités aéronautiques, 775 hectares de surfaces non exploitables et 1 310 hectares affectés aux activités immobilières. La valeur nette des terrains aménageables s'élève à 120 millions d'euros, les constructions immobilières à 5 615 millions d'euros et les infrastructures techniques à 212 millions d'euros[68]. L'activité immobilière de Groupe ADP représente un chiffre d'affaires de 263 millions d'euros en 2016[69].

Le Groupe ADP possède sur ses terrains 1 125 000 m2 de surface utile commercialisable. Les terrains loués à des tiers sont situés à :

  • Paris-Charles-de-Gaulle pour 286 hectares ;
  • Paris-Orly pour 120 hectares ;
  • Paris-Le Bourget et les aérodromes d'aviation générale pour 124 hectares.

À travers plusieurs filiales (dont Cœur d'Orly Investissement et Roissy Continental Square), Groupe ADP gère ses actifs immobiliers à destination des professionnels sur les sites des aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Groupe ADP possède également Roissypôle, un complexe immobilier au cœur de Paris-Charles de Gaulle. Le site comprend 230 000 m2 de bureaux et 112 000 m2 d'hôtels.

Aéroports de Paris possède un complexe immobilier au cœur de Paris-Charles de Gaulle, Roissypôle. Le site comprend actuellement 216 000 m2 de bureaux et 68 000 m2 d'hôtels répartis sur deux immeubles. Il est prévu en 2012 la construction d'un troisième immeuble d'environ 12 600 m2.

Aéroports en Île-de-France :

Aérodromes d'aviation générale :

Héliport

Fret aérien - cargoModifier

Avec 2,15 millions de tonnes transportées en 2018, l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle se hisse au 9e rang mondial selon le classement de l’ACI (Airport Council International), et en tête dans la zone Europe. L’aéroport dispose d’une capacité 3,6 millions de tonnes de marchandises réparties sur 300 hectares dédiés au cargo. Les 3 principaux hubs sont Air France-KLM Cargo, FedEx et La Poste. 90 % du fret aérien national transite par Paris-Charles-de-Gaulle. Le plan stratégique Connect 2020 présenté en 2015 comprend l’ajout de 100 000 m2 supplémentaires à la zone cargo de Paris-Charles-de-Gaulle, la Cargo City, qui se situe à l’ouest de la plateforme aéroportuaire[33].

Paris-Orly a traité 95 402 tonnes de cargo en 2018, pour une capacité totale de 300 000 tonnes. Sa proximité avec le marché de Rungis en fait un partenaire de choix pour les besoins en fret aérien du plus grand marché de France[33].

Ensemble, les deux aéroports ont cumulé 2,21 millions de tonnes transportées en 2015.

Développement durableModifier

Les 3 aéroports parisiens, Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget mais aussi l'héliport d'Issy-les-Moulineaux et l'aérodrome de Toussus-le-Noble sont certifiés ISO 14001.

Engagements et actionsModifier

Depuis sa privatisation partielle, Groupe ADP partage avec la DGAC la gestion environnementale de ses aérodromes[70].

Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, Groupe ADP s'est engagé à réduire sa consommation d'énergie par passager de 20 %. Pour atteindre l'objectif fixé, plusieurs initiatives ont été mises en place.

  • L'aéroport Paris-Orly dispose d’une centrale géothermique de 10 MW (puisant de l’eau à 74 degrés à 1 800 mètres de profondeur) pour couvrir 30 % des besoins en chaleur de l'aéroport[71].
  • Et inversement, Paris-Orly utilise les eaux pluviales pour alimenter ses systèmes de refroidissement, dont la climatisation[72].
  • L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle dispose d'une chaufferie à bois et d’une centrale à biomasse de 14 MW qui produit 25 % des besoins en chaleur de l'aéroport[73].
  • Les nouvelles infrastructures de Paris Aéroport sont construites dans le respect de la norme HQE.
  • L’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est aussi équipé de stations de traitement des eaux pluviales qui permettent de couvrir en partie les besoins en eau des aéroports[74].
  • L’aéroport du Bourget dispose également d’une centrale thermique[73].
  • Les aéroports Paris-Orly et de Paris-Charles-de-Gaulle disposent d’un compost des déchets verts[73].
  • Des ombrières photovoltaïques alimentent également l’aéroport de Paris-Le-Bourget[73].
  • Pour étudier l'impact des activités aéroportuaires sur l'environnement, le Groupe ADP possède un laboratoire de recherche interne certifié ISO 9000 et COFRAC.

Sur l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, les espaces verts occupent 1/3 du terrain, et 800 000 arbres y sont dénombrés, dont 2 cèdres du Liban âgés de 400 ans[74]. Groupe ADP a adhéré aux programmes « Abeilles, sentinelles de l'environnement » de l'UNAF pour Paris-Charles de Gaulle et au programme SNA « L'Abeille de France, partenaire de la biodiversité » pour Paris-Orly, et utilise les abeilles comme bio-indicateurs de l'évolution de la flore, de l'apparition ou de la disparition de nouvelles espèces[75].

Chiffres-clésModifier

De 2009 à 2015, les émissions internes de CO2 ont été réduites de 34,3 %[73].

Dans le cadre de son rapport annuel, Aéroports de Paris publie les chiffres clés environnementaux de l'entreprise :

Poste 2009 2010 2011 2012[76] 2013[76] 2014[77] 2015[77]
Consommation d'eau potable (en m3) 2 854 558 2 858 174 2 981 454 2 723 921 2 573 124 2 821 000 2 977 000
Consommation gaz (en MWh PCS) 760 968 800 889 564 080 533 602 644 005
Consommation électrique (en MWh) 476 795 472 187 457 726 468 486 488 427 471 100 475 500
Production thermique (en MWh) 449 880 510 098 371 950 405 952 432 401 311 093 321 879
Production frigorifique (en MWh) 150 563 141 021 138 297 140 423 137 821 135 900 143 853
Émissions de CO2 des centrales (en tonnes) 143 271 156 087 107 875 123 818 90 941 40 421 48 208
Émissions de NOX des centrales (en kg) 116 568 113 453 76 473 127 000 70 100
Volume de déchets industriels banals collectés (en tonnes) 53 763 51 123 47 296 42 986 43 323 37 635 40 763
Taux de valorisation des DIB - Recyclés 17,5 % 19,5 % 21,7 % 24,8 % 23 % 27,4 % 27,5 %
Taux de valorisation des DIB - Incinérés 73,2 % 74,6 % 74,7 % 68,9 % 67,3 % 67,6 % 64,7 %
Taux de valorisation des DIB - Enfouis 9,3 % 5,9 % 3,6 % 6,2 % 9,5 % 5 % 5,7 %
Aide à l'insonorisation des riverains (en milliers d'euros) 42,5 36,4 40,2 54,01 73,34 11,6 33,45

Fondation Groupe ADPModifier

La fondation Aéroports de Paris est créée en 2003 sous l'égide de la Fondation de France pour accompagner le tissu associatif de proximité en soutenant les projets d'aide à l'insertion et de solidarité de proximité présentés par des associations situées à proximité des aéroportuaires de l’entreprise.

Entre 2003 et 2010, la fondation Aéroports de Paris a soutenu 446 projets portés par de très nombreuses associations. En 2010, la fondation Aéroports de Paris a octroyé 508 500  de financement pour 53 projets. En 2012, la fondation met l’accent sur l’échec scolaire avec une enveloppe d’aide d’environ 600 000 euros consacrée à la cause[78].

Lorsqu'Augustin de Romanet arrive à la tête du groupe en 2012, il restructure la fondation. En juin 2015, après 690 projets soutenus, la fondation ADP se détache de la fondation de France, se dote de ses propres statuts. La fondation se concentre sur l’illettrisme, les initiatives locales, les projets caritatifs internationaux, et l’implication de ses salariés aux actions de la fondation[79]. En 2015, la fondation a disposé d’un budget de 850 000 euros qui ont alimenté 55 projets pour un budget moyen de 14 355 euros par projet[80].

GouvernanceModifier

Groupe ADP est gouverné par un conseil d'administration et un comité exécutif.

Conseil d'administrationModifier

Le conseil d'administration d'Aéroports de Paris est composé de dix-huit membres répartis en trois collèges :

  • six administrateurs nommés par l'assemblée générale des actionnaires ;
  • six administrateurs représentant l'État ;
  • six administrateurs représentant les salariés.

En complément de ces dix-huit membres, trois censeurs sont élus. Ils assistent aux réunions et ont une voix consultative au conseil.

Chaque administrateur est élu pour une durée de cinq ans.

Nom Qualité
Augustin de Romanet Administrateur de la société - Président-directeur général
Jacques Gounon Administrateur de la société
Els de Groot Administrateur de la société
Catherine Guillouard Administrateur de la société
François Malrieu Administrateur de la société
Jos Nijhuis Administrateur de la société
Régine Brehier Représentant de l'État
Dominique Bureau Représentant de l'État
Jérôme Fournel Représentant de l'État - Directeur général des douanes et droits indirects
Solenne Lepage Représentant de l'État
Frédéric Perrin Représentant de l'État - Directeur central de la police aux frontières
Jean-Claude Ruysschaert Représentant de l'État - Préfet, directeur régional de l'équipement
Marie-Anne Donsimoni Représentant des salariés (CFE-CGC)
Arnaud Framery Représentant des salariés (CGT)
Serge Gentili Représentant des salariés (CGT-FO)
Nicolas Golias Représentant des salariés (CGT)
Jean-Paul Jouvent Représentant des salariés (UNSA)
Frédéric Mougin Représentant des salariés (CGT)
Patrick Gandil Membre avec voix consultative
Paul Schwach Membre avec voix consultative
Tony Lambert Membre avec voix consultative
Joël Vidy Membre avec voix consultative
Bernard Irion Censeur
Christine Janodet Censeur

Comité exécutifModifier

Le comité exécutif a pour mission d'assurer le pilotage opérationnel et stratégique du groupe Aéroports de Paris. Il est composé de[81] :

  • Augustin de Romanet, président-directeur général ;
  • Edward Arkwright, directeur général exécutif, chargé du développement, de l'ingénierie, et de la transformation ;
  • Mathieu Daubert, directeur général adjoint, directeur clients ;
  • Fernando Echegaray, directeur général adjoint chargé de l'international ;
  • Hervé Wattecamps, directeur des ressources humaines ;
  • Serge Grzybowski, directeur de l'immobilier ;
  • Gilles Levèque, directeur des systèmes d'information ;
  • Marc Houalla, directeur général adjoint, directeur chargé des opérations aéroportuaires et directeur de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle ;
  • Philippe Pascal, directeur général adjoint, finances, stratégie et administration ;
  • Henri-Michel Comet, directeur général adjoint, secrétaire général du Groupe ;
  • Régis Lacote, directeur de l'aéroport Paris-Orly ;
  • Élise Hermant[82], directrice de la communication ;
  • Guillaume Sauvé, directeur ingénierie et aménagement.

Anciens présidentsModifier

Anciens directeurs générauxModifier

  • Louis Lesieux : 1948-1955.
  • Pierre-Donatien Cot : 1955-1967.
  • Raymond Guitonneau : 1967-1971.
  • Gilbert Dreyfus : 1971-1981.
  • Jean Costet : 1981-1989.
  • Jean-Pierre Beysson : 1989-1993.
  • Jean-Claude Albouy : 1993-1995.
  • Emmanuel Duret : février 1995 - octobre 2001.
  • Hubert du Mesnil : octobre 2001 - novembre 2005.
  • François Rubichon (directeur général délégué) : novembre 2005 - novembre 2012.
  • Patrick Jeantet (directeur général délégué) : janvier 2014 - mai 2016

Données financièresModifier

Les sources de revenus d'Aéroports de Paris sont principalement issues de la rémunération de ses services aéroportuaires. Elles comprennent les redevances aéronautiques (atterrissage, stationnement, carburant, balisage lumineux, passagers), les redevances spécialisées (tri des bagages), les taxes payées par les compagnies aériennes et les passagers, les loyers des boutiques, des terrains et les recettes des parcs de stationnement.

RésultatsModifier

en millions d'euros 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Chiffre d'affaires 2 527,0 2 633,4 2 739,0 2 502 2 640 2 754 2 791 2 916 2 947 3 617 4 478
EBITDA 848,0 883,0 926,7 972 1017 1075 1 109 1 184 1 195 1 567 1 961
Résultat opérationnel courant 501,1 518,4 543,0 607 645 680 737 787 664 1 030 1 237
Résultat opérationnel 503,2 512,6 542,2 652 642 657 730 787 696 537 724
Résultat net part du groupe 272,6 269,5 300,1 348 341 305 402 430 435 571 610

L'ensemble des activités d'Aéroports de Paris sont regroupées au sein de 5 segments : activités aéronautiques, commerces et services, immobilier, escale et prestations annexes, et autres activités. Le chiffre d'affaires d'Aéroports de Paris est ventilé comme suit :

Activité 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Activités aéronautiques 1 449,6 1 429,5 1 505 1 581 1 645 1 671 1 735 1 743 1 813 1 890
Commerces et services 943,7 869,7 841 902 949 956 935 941 953 1000
Immobilier 232,6 213,7 241 253 265 264 265 263 250 265
Escale et prestations annexes 196,7 187,0 - -
International et développements aéroportuaires 69 79 96 97 682 1 412
Autres activités 262,3 251,8 255 246 202 215 223 217 155

Données boursièresModifier

En 2013, la participation de l'État dans le capital passe de 60 à 50,6 %[83]. 98 860 602 titres d’Aéroports de Paris S.A. sont en circulation à l’Euronext Paris. Répartition de l'actionnariat d'Aéroports de Paris S.A. au 31 décembre 2018[84] :

Actionnaires % du capital et des droits de vote Nombre d'actions
État français 50,6 -
Schiphol Group 8 -
Vinci 8 -
Predica 5,1 -
Investisseurs institutionnels 21,9 -
Actionnaires individuels 4,3 -
Salariés 1,6 -

Si l’entreprise a modifié le nom de ses marques en 2016, Aéroports de Paris S.A. reste la raison sociale et la cotation des actions à la bourse de Paris[31]. Au 31 décembre 2015, la capitalisation boursière d’Aéroports de Paris S.A. était de 10,6 milliards d’euros, contre 9,9 milliards en 2014, et 5,2 milliards en 2011[85].

Lobbying en FranceModifier

Pour l'année 2017, Groupe ADP déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 200 000 euros[86].

Aéroports de Paris (ADP) est adhérent de Transparency international France[87].

Notes et référencesModifier

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