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Aéroport de Dole-Jura

aéroport français

Dole-Jura
Aéroport de Dole-Jura, coté pistes.
Aéroport de Dole-Jura, coté pistes.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Ville Besançon
Dijon
Dole
Coordonnées 47° 02′ 32″ nord, 5° 25′ 28″ est
Altitude 197 m (646 ft)

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
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Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Pistes
Direction Longueur Surface
054°/234° (05/23) 2 230 m (7 316 ft) macadam
Informations aéronautiques
Code AITA DLE
Code OACI LFGJ
Nom cartographique DOLE
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire CCI du Jura
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter

L'aéroport de Dole-Jura (code AITA : DLE • code OACI : LFGJ), anciennement dénommé aéroport de Dole-Tavaux, est un aéroport français situé sur les communes de Tavaux et de Gevry, à 7 km au sud-ouest de Dole, à 42 km au sud-est de Dijon et à 50 km au sud-ouest de Besançon.

Il s'agit de l'aéroport régional de Bourgogne-Franche-Comté. Il a accueilli 106 738 voyageurs au cours de l'année 2017. Sa gestion est assurée par la Chambre de commerce et d'industrie du Jura.

Sommaire

Situation géographiqueModifier

L'aéroport de Dole-Jura est situé à cheval sur les communes de Tavaux et de Gevry, à 7 km au sud-ouest de Dole, à 42 km au sud-est de Dijon et à 50 km au sud-ouest de Besançon. Il est situé dans la basse vallée du Doubs, rivière qui borde l'est de l'aéroport (entre 200 m et 1,5 km). Cette situation le place à l'ouest de la région Franche-Comté et au nord-ouest du département du Jura. Son altitude varie entre 194 et 196 m.

HistoireModifier

Très proche de la Côte d'Or, l'aérodrome de Tavaux n'est conçu au départ que pour servir de base d'appui à la base aérienne de Longvic près de Dijon.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'aérodrome prend la forme d'une véritable base aérienne par l'occupant allemand. Après la libération, l'aérodrome sert de base pour les Alliés, toujours en lutte contre l'Allemagne nazie.

Avec l'entrée de la France dans l'OTAN, l'aérodrome est aménagé en conséquence (par exemple, dépôts de carburant souterrains). C'est de cette période que datent les alvéoles de stationnement destinées aux chasseurs à réaction.

Après la sortie de la France de l'OTAN, s'ensuit une faible activité de l'aérodrome, principalement liée à l'aéroclub de Franche-Comté installé sur le site.

En 1970, est inaugurée l'aérogare pour passagers ainsi qu'une tour de contrôle. En effet, la direction de l'aéroport revient alors à la CCI du Jura ainsi qu'au conseil général du Doubs par une concession de l'État. S'ensuit par après la mise en place d'une première liaison aérienne Paris-Dole-Chambéry par la compagnie Air Alpes, ainsi que d'une liaison estivale vers les Baléares avec les nouvelles Caravelle[réf. nécessaire]. Mais le choc pétrolier de 1973 bloque toutes les initiatives prises en faveur de l'aéroport. Celui-ci est alors géré tant bien que mal sans grandes perspectives d'avenir jusqu'en 2009.

Entre 1970 et 1980 se multiplient les entraînements aériens par différentes compagnies aériennes[réf. nécessaire]. Celles-ci entraînaient principalement leurs pilotes pour le pilotage des Caravelle.Ces compagnies étaient composées d'Air France, de Corse Air, ou de Transeuropa… De l'entraînement militaire avait aussi régulièrement lieu, tant par la France que la Suisse. De plus, les années 1980 furent le témoin d'un grand nombre de charters sur Dole-Tavaux, avec des départs pour le Maghreb, les Canaries, l'Italie et quelques pays de l'Est comme la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie ou la Russie. Ces dernieres destinations étaient assurés par les compagnies nationales de ces pays et par conséquent avec des aeronefs sovietiques Tupolev Tu134 et Tu154 ainsi que des Illiouchine Il18 pour la Tarom roumaine. Quelques vols à destination de la Norvège et autres pays nordiques ont aussi eu lieu.

Le 21 juin 1998, on a pu assister à l'arrivée du Concorde à Tavaux. Il s'agissait du vol AF 4634, qui repartait ensuite vers Paris. Cet évènement exceptionnel déplaça alors les foules[2].

En 2012, Danube Wings ouvre une base sur l'aéroport français de Dole.

En 2013, Danube Wings ferme sa base sur l'aéroport français de Dole, suite à la faillite de Danube Wings

En 2017, l'aéroport accueille le tournage de Belle et Sébastien 3.

En 2018, l'aéroport accueille le tournage d'une publicité pour Euromaster France.

Organisation et activitésModifier

Il est ouvert au trafic national et international commercial régulier ou non, aux avions privés, à la formation des pilotes, aux évacuations sanitaires, aux IFR et aux VFR.

L'aéroport est la propriété du Conseil général du Jura et est géré par Keolis et la Chambre de commerce et d'industrie du Jura[3].

On peut accéder à l'aéroport par l'A39 ou via les Transports du Grand Dole.

LiaisonsModifier

L'escale postaleModifier

L'escale postale a été mise en place le pour accélérer le délai d'acheminement du courrier en Bourgogne et Franche-Comté, et a cessé son activité le . Les vols étaient assurés 5 jours sur 7 de nuit, par Europe Airpost, entre Dole-Jura et Roissy-Charles de Gaulle. L'avion décollait de Dole-Jura peu après 23 heures, à destination de Roissy. Il revenait peu avant 3 heures à Dole-Jura. Le fret postal constituait une part importante de l'activité de l'aéroport avec 1 240 tonnes de courrier transportées en 2010.

Compagnies aériennesModifier

Compagnies Destinations
  Air Corsica En saison: Bastia-Poretta
  Ryanair

En saison: Londres-Stansted (à partir du 22 décembre 2018)

ChartersModifier

Au-delà des lignes régulières, l'aéroport de Dole-Jura accueille également chaque année plusieurs liaisons charters.

Compagnies Destinations ou Séjours 2018/2019
  Volotea
  ASL Airlines France
  Finnair
  Travel Service
  Air Malta
  Norwegian Circuit Suède
Croisière en Suède, Finlande, Russie, Estonie
  Air France
? 1 Voyage 4 Destinations

Caractéristiques techniquesModifier

La piste est longue de 2 230 m avec présence d'un balisage haute intensité ainsi que d'un ILS de catégorie 1 en piste 05.

Elle peut accueillir tous types d'appareils jusqu'au Boeing 757 sans restrictions.

L'approche GNSS/RNAV est également possible pour ce QFU.

TraficModifier

Évolution du trafic passagers[4]
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
4 310 4 339 3 715 4 123 3 306 2 811 2 633 5 239 3 275 34 459 80 028 115 731 137 181 104 732 106 738
 

ProjetsModifier

Le conseil général du Jura, Keolis et la Chambre de Commerce et d'Industrie du Jura ont présenté le programme « Nouvel envol » pour l'aéroport de Dole-Jura. Le projet concerne la construction d’une nouvelle aérogare « départ passagers » pour l’aéroport Dole Jura sur la commune de Tavaux qui permettra le traitement de 200 000 passagers annuels. Le terminal existant sera requalifié pour l’aviation d’affaires générale avec les correspondants espaces de conférence et de réception.

Ce projet est rejeté par le Conseil régional de Franche-Comté, le Conseil général du Doubs et de Haute-Saône[3], certains responsables politiques jurassiens[5] et des associations[6] ; parmi ces opposants certains donnent la priorité au TGV ou estiment que l'aéroport doit conserver un rôle principal d'aviation d'affaires tandis que d'aucuns réclament la fermeture de l'aéroport, compte tenu des coûts d'exploitation.

Depuis peu, un projet d'extension est prévu pour 2022 au plus tard.

RéférencesModifier

  1. www.lecharpeblanche.fr/registre/douglas-dc-3-breitling-hb-irj/
  2. Aéroport régional de Dole-Tavaux. Manifestation aéronautique du 21 juin 2008. Commission permanente du Conseil général du Jura, 30 mai 2008.
  3. a et b « Dole-Jura : Un aéroport pour un territoire », EntreNews, CCI du Jura, février 2010, p. 6–11.
  4. Union des aéroports français, « Statistiques annuelles de l'aéroport de Dole - Jura », sur aeroport.fr (consulté le 8 juillet 2014).
  5. Julien Vandelle, « Raphaël Perrin : « J'en suis arrivé à un profond dégoût de la politique » », Le Progrès, 20 octobre 2011.
  6. « Dole-Tavaux, l’aéroport de trop ! », Le Dindon enchaîné.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier