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HistoriqueModifier

Après la création de la compagnie nationale Air France en 1933, celle-ci détient le monopole des liaisons transatlantiques. Cependant d'autres destinations demeurent ouvertes à la concurrence. Dès 1934, la compagnie maritime des Chargeurs réunis mise sur l'avenir de l'aviation commerciale encore balbutiante, et a l'idée de doubler ses lignes maritimes de l'Afrique de l'Ouest par des lignes aériennes régulières. Elle étudie la faisabilité d'une ligne aérienne qui relierait le Sénégal au bassin du Congo en cabotant le long des côtes africaines. Deux autres compagnies de navigation à vapeur, Fraissinet et Cyprien Fabre, sont intéressées par l'aventure. Cette association de trois armateurs aux participations financières croisées, est soutenue par d'importantes banques. Le , une convention est signée par le Ministère de l'Air avec chacun des trois partenaires, les engageant à réaliser avant 12 mois une liaison aérienne hebdomadaire entre Dakar et Pointe-Noire, et à assurer la correspondance au Sénégal avec la ligne transatlantique d'Air France. Un avenant complétait ces modalités en y ajoutant un tronçon continental entre Cotonou (Bénin) et Niamey (Niger) assurant une correspondance, dans chaque sens, avec le service français Alger-Niamey-Brazzaville exploité par la régie Air Afrique et le service belge de la Sabena Bruxelles-Oran-Niamey-Léopoldville.

Juridiquement, la nouvelle société a le statut de société privée. Elle ne bénéficie d'aucune subvention, mais l'Etat s'engage à assurer ses infrastructures et l'appui de ses stations météorologiques coloniales. La compagnie est rémunérée au moyen d'une rétribution forfaitaire par kilogramme de Poste transporté. Pour les éventuels passagers, les bénéfices lui reviennent entièrement.

Trois mois après sa création, l'Aéromaritime inaugure le la ligne Cotonou-Niamey.

L'activité de l'Aéromaritimë se poursuit jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Interrompue par les hostilités, elle se prolonge de juillet 1940 à novembre 1942 par des services côtiers intermittents vers les colonies fidèles au Régime de Vichy. Ces services sont rattachés en 1943 aux lignes aériennes militaires de la France libre. En 1945, le nom de l'Aéromaritime disparaît. Ses lignes sont attribuées à la société nationale Air France. En octobre 1949, un accord avec les Chargeurs permet la création de l'Union aéromaritime de transport (UAT), héritière directe de l'Aéromaritimë. Celle-ci deviendra en 1963 l'Union de transports aériens (UTA).

Aéronefs exploitésModifier

Notes et référencesModifier