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4. Panzerarmee

(Redirigé depuis 4e Panzer Armee)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 4e armée.

4. Panzerarmee
4e Panzeraarmee
Création
Dissolution
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Branche Wehrmacht
Type Armée blindée
Ancienne dénomination Panzergruppe 4
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles
Commandant historique Hermann Hoth

La 4. Panzerarmee ou 4e Panzerarmee (en français : « 4e armée blindée ») est une armée de la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale, formée à partir de la Panzergruppe 4 le .

Elle combattit uniquement sur le front de l'Est : invasion du Caucase et bataille de Stalingrad en 1942 où elle est partiellement détruite. En 1943, elle participe à la bataille de Kharkov-Belgorod, puis devient l'armée la plus puissante de la Wehrmacht pour la bataille de Koursk. Elle s'oppose ensuite aux offensives soviétiques lors de la bataille du Dniepr, et continue à se défendre en Ukraine et en Pologne tout au long de l'année 1944, participant en 1945 à la bataille de la Vistule à l'Oder ; après un dernier succès à Bautzen à la mi-avril, elle termine en partie encerclée et anéantie dans la poche de Halbe.

OrganisationModifier

 
Herman Hoth, à droite. Il est le chef emblématique de la 4e Panzerarmee, pour l'avoir commandé le plus longtemps et lorsqu'elle tenait ses rôles les plus importants.

CommandantsModifier

Date Grade Commandant
- Generaloberst Erich Hoepner
- Generaloberst Richard Ruoff
- Generaloberst Hermann Hoth
- Generaloberst Erhard Raus
- Generaloberst Josef Harpe
- General der Panzertruppe Walther Nehring
- General der Panzertruppe Hermann Balck
- General der Panzertruppe Fritz-Hubert Graeser

Chef de l'état-major général de l'unité (Chef des Generalstabes)Modifier

Date Grade Commandant
- Oberst Walter Chales de Beaulieu
- Generalmajor Hans Röttiger (en)
- Generalmajor Julius von Bernuth
- Generalleutnant Friedrich Fangohr
- Oberst Georg Schulze-Büttger
- Oberst Friedrich-Wilhelm von Mellenthin
- Oberst Christian Müller
- Generalmajor Wilhelm Knüppel

Officiers d'opérations (Generalstabsoffiziere (Ia))Modifier

Date Grade Commandant
- Oberstleutnant i.G. Joachim von Schön-Angerer
- Oberst i.G. Christian Müller
- Oberstleutnant i.G. Georg Graf zu Castell-Castell
- Oberst i.G. Christian Müller
- Oberstleutnant i.G. Arthur von Platen
- Major i.G. Friedrich-Wilhelm Voss
- Oberst i.G. Klaus Müller

1er janvier 1942 au 27 juin 1942Modifier

Au 1er janvier, l'armée fait partie du groupe d'armées Centre.

Elle est plus tard placée en réserve de l'OKH en prévision de l'opération Fall Blau.


Fall BlauModifier

Articles détaillés : Bataille du Caucase et Opération Fall Blau.

Le , la 4e Panzerarmee, affectée au groupe d'armées Sud participe à l'offensive d'été allemande en Russie (Fall Blau), elle se trouve à son déclenchement dans la région de Koursk, au sud de la 2e armée et au nord de la 2e armée hongroise, elle-même au nord de la 6e armée.

 
Le Don, dans l'oblast de Voronej

Lors de la 1re phase (Blau I) elle se dirige vers Voronej avec la 2. Armee, faisant face aux 13e et 40e armées soviétiques, cette dernière étant partiellement encerclée à Stary Oskol par l'action de la 4e Panzerarmee, de la 6. Armee et de la 2e armée hongroise. Parallèlement, deux éléments importants de la 4e Panzerarmee, la 24e Panzerdivision et l’Infanterie-Regiment Grossdeutschland franchissent le Don le 3 et , et s'emparent de Voronej le .

La 4e Panzerarmee descend ensuite vers le sud (Blau II) en suivant le cours du Don sur sa rive ouest, fleuve qui flanque alors le nord du Groupe d'armées Sud, dans le cadre de Blau III. La formation est censée passer au sud de la 6. Armee et encercler les forces soviétiques faisant face au centre du groupe d'armées Sud, lequel a d'ailleurs été scindé en deux le , la 4e Panzerarmee dépendant du groupe d'armées B, qui doit protéger le flanc nord du Heeresgruppe A. Toutefois, le retard occasionné par la prise de Voronej a laissé le temps aux forces soviétiques de battre en retraite, malgré le renfort du XL. Panzerkorps (prélevé à la 6. Armee), la jonction avec la 1. Panzerarmee au sud de Millerovo (à une centaine de kilomètres au nord est de Vorochilovgrad) ne permet de faire que moins de 15 000 prisonniers le 14. Mécontent, Hitler fait passer la 4e Panzerarmee au Heeresgruppe A. Le 18, il lui donne l'ordre d'attaquer en direction du sud, vers le Caucase, mais la prive le lendemain du XXIV. Panzerkorps envoyé renforcer la 6. Armee. L'armée Panzer atteint le Don au niveau de Tsimliansk (à plus de 200 kilomètres au nord est de Rostov sur le Don) dans les jours qui suivent. Dans la directive no 45 (), Hitler fixe l'objectif de Grozny et Bakou aux 4. et 1. Panzerarmeen. Ayant franchit le Don, la 4e Panzerarmee doit finalement partir, le 31, aider la 6. Armee dans son offensive vers Stalingrad, toujours sur ordre de Hitler.

Ces trois changements de directions de la 4e Panzerarmee au cours du seul mois de juillet sont symptomatiques des errements stratégiques de Hitler pour la campagne d'été 1942.

Article détaillé : bataille de Stalingrad.

Suivant cet ordre, elle part donc vers l'est et s'empare de Kotelnikovo (), progressant rapidement la première semaine d'août en direction des lacs à plusieurs dizaines de kilomètres au sud de Stalingrad. Une forte résistance s'oppose alors à son avancée vers la ville au nord (contre le Front du sud-est), et elle se trouve à l'arrêt, devant même légèrement reculer au niveau d'Abganerovo. Le en déplaçant son effort vers l'ouest, elle parvient à bousculer les défenseurs et à se rapprocher fortement 3 jours plus tard de la ville par le sud-ouest, mais est de nouveau bloquée au sud par la 64e armée soviétique qui s'est rétablie. Hoth, dont l'armée ne peut plus pour l'instant progresser plus au nord, demande à Paulus (chef de la 6. Armee) d'envoyer son XIV. Panzerkorps le rejoindre depuis le nord de Stalingrad où se trouve la formation, pour piéger ainsi les unités de la 62e Armée soviétique restées accrochées à la boucle du Don. Paulus, jugeant l'entreprise trop risquée, refuse, les éléments soviétiques se repliant alors dans Stalingrad. Par la suite, le XLVIII. Panzerkorps déborde la ville par le sud-ouest, y entre et atteint la Volga le , isolant la 62e Armée soviétique de la 64e. La 4e Panzerarmee nettoie le Sud de Stalingrad, mais bute devant le centre-sud de la ville. À ce niveau, les lignes ne bougeront pratiquement plus après septembre, malgré plusieurs contre attaque soviétiques. L'effort allemand sur la cité se porte plus au nord, dans le secteur de la 6. Armee, la 4e Panzerarmee lui cédant une partie de son infanterie.

Quelques dizaines de kilomètres au sud, les Soviétiques lancent des attaques limités le au niveau des lacs, secteur défendu par le 6e corps d'armée Roumain. Ces attaques, qui n'inquiètent pas les Allemands, ont pour but d'établir des bases de départs pour la contre offensive que les Soviétiques préparent. Le , le XLVIII. Panzerkorps est envoyé sur les arrières de la 3e Armée roumaine à l'ouest de Stalingrad, sur le Don, car elle doit faire face à la tête de pont Soviétique de Serafimovitch, qui inquiète les Roumains.

Contre-offensive soviétique à StalingradModifier

Articles détaillés : Opération Uranus et Opération Saturne.

La contre-offensive soviétique (opération Uranus) débute au nord-ouest de Stalingrad le , et le lendemain, la 4e Panzerarmee est directement concernée puisque le Front de Stalingrad attaque à son tour avec les 57e et 51e Armées. La première s'élance depuis le nord des lacs, d'abord avec un certain succès, mais son fer de lance est contre-attaqué par la XXIX. Infanterie-Division (mot.). La seconde, partie depuis les lacs, disperse le 6e Corps d'armée roumain qui ne dispose pas de moyens antichars suffisants, et s'enfonce profondément dans les positions de la 4e Panzerarmee suivant deux directions : Kotelnikovo au sud-ouest et Kalatch, à l'est de laquelle elle fait la jonction avec les forces soviétiques venues de Serafomovitch - Kremenskaïa le 22, coupant en deux la 4e Panzerarmee, dont le IV. Armeekorps et la 29. ID (motorisée) sont pris dans la poche de Stalingrad.

Ces unités prises au piège passent alors sous contrôle de la 6. Armee, tandis que la 4e Panzerarmee reçoit en renfort le 57e corps de blindés du Caucase. Mais pas la XVI. Infanterie-Division (mot.) (restée dans le secteur d'Elista) comme l'aurait souhaité Erich von Manstein, commandant du Heeresgruppe Don formé le , et dont fait désormais partie la 4e Panzerarmee.

Manstein est en effet chargé de secourir les assiégés, et prépare pour cela l’opération Wintergewitter, à laquelle est censée participer la 4. Panzerarmee et le XLVIII. Panzerkorps depuis le secteur de Sourovikino (au confluent de la Tchir, du Don et de la Michkova). Toutefois les Soviétiques poursuivent leurs opérations sur la Tchir et le XLVIII. Panzerkorps se trouve alors occupé, seule la 4e Panzerarmee supportera donc l'effort de l'opération de sauvetage. Finalement, le 57e corps de blindés, fort de 2 Panzer-divisionen (les 6e et 23e), s'élance depuis Kotelnikovo le , vers le nord, flanc gardé par le 7e Corps roumain à l'est et le 6e au nord-ouest. Surprenant la 51e Armée soviétique, l'attaque progresse bien, notamment avec le renfort de la 17e Panzerdivision à partir du 17, les Allemands établissant une tête de pont sur la Michkova le 19. Mais devant la menace, la 2e Armée de la Garde est envoyée en renfort de la 51e Armée soviétique[1]. L'offensive est alors sur le point mort à 50 km des positions de la 6. Armee. La 4e Panzerarmee attend le déclenchement de l'opération Donnerschlag, qui doit voir la 6. Armee la rejoindre. Finalement celle-ci n'a pas lieu, et le déclenchement de l'opération Saturne le 16 a forcé la VI. Panzerdivision à partir renforcer la 8e armée italienne le 23. De plus en plus isolée, la 4. Panzerarmee recule à partir du lendemain sous la pression de la 2e armée de la garde et de la 51e armée, cette dernière chassant la Panzerarmee de Kotelnikovo le .

À l'instar du Heeresgruppe Don (exceptée la 6. Armee), la 4e Panzerarmee, trop affaiblie, n'a pas d'autre choix que de reculer pour éviter l'anéantissement, mais devant toutefois ralentir au maximum la poussée soviétique vers Rostov-sur-le-Don pour permettre au Heeresgruppe A de s'échapper du Caucase.

Elle mène ainsi des combats défensifs sur la Manych et le cours inférieur du Don, puis dans le Donbass. Les Soviétiques, qui ne laissent pas le temps aux Allemands et leurs alliés de se rétablir, s'engagent alors très en pointe vers Dniepropetrovsk et Zaporojié et au mois de février, la 4. PanzerArmee se retrouve au bord du Dniepr.

Bataille de Kharkov-BjelgorodModifier

Bataille de KourskModifier

ZitadelleModifier

Polkovodets RoumiantsevModifier

Bataille du DnieprModifier

Ordres de bataillesModifier

2 janvier 1942Modifier

22 avril 1942Modifier

24 juin 1942Modifier

15 novembre 1942Modifier

1er janvier 1943Modifier

7 juillet 1943Modifier

20 novembre 1943Modifier

26 décembre 1943Modifier

15 avril 1944Modifier

15 mai 1944Modifier

15 juin 1944Modifier

15 juillet 1944Modifier

15 août 1944Modifier

28 septembre 1944Modifier

13 octobre 1944Modifier

26 novembre 1944Modifier

31 décembre 1944Modifier

26 janvier 1945Modifier

1er mars 1945Modifier

12 avril 1945Modifier

30 avril 1945Modifier

NotesModifier

  1. Cette unité était à l'origine destinée à l'opération Saturne, dès lors compromise par son absence. Révisée en une version moins ambitieuse, l'opération prend le nom de Petit Saturne. Bien que scellant l'échec de Wintergewitter, cela contribue à permettre aux unités engagées dans le Caucase de se replier et d'éviter d'être prises au piège.