47 Tucanae

amas globulaire appartenant à notre Galaxie, et situé dans la constellation du Toucan

47 Tucanae
NGC 104
Image illustrative de l’article 47 Tucanae
47 Tucanae (télescope spatial Hubble)
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Toucan
Ascension droite (α) 00h 24m 5,3s[1]
Déclinaison (δ) −72° 04′ 53″ [1]
Magnitude apparente (V) 4.09[2],[3]
Dimensions apparentes (V) 30.9 [4]

Localisation dans la constellation : Toucan

(Voir situation dans la constellation : Toucan)
Tucana IAU.svg
Astrométrie
Distance 4,69 ± 0,136 kpc (∼15 300 a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Amas globulaire
Classe III[6]
Galaxie hôte Voie lactée
Masse 1,5×106 M [7]
Dimensions 140 al
Âge 13,06 Ga[8] a
Particularité(s) Peut-être une galaxie naine satellite de la Voie lactée.
Le deuxième plus brillant amas globulaire après Omega Centauri.
Découverte
Découvreur(s) Nicolas-Louis de Lacaille
Date 1751
Désignation(s) 47 Tuc
ξ Tuc
NGC 104
GCL1
Caldwell 106
Mel 1
HR 95
HD 2051
CD-72 20[2]
Liste des amas globulaires

47 Tucanae (47 du Toucan en français ; 47 Tuc en abrégé), aussi nommé NGC 104 ou Caldwell 106, est un amas globulaire appartenant à notre galaxie, la Voie lactée, et situé dans la constellation du Toucan. Il fait partie des plus gros amas globulaire de notre galaxie (avec Omega Centauri, dont la nature exacte reste incertaine : il pourrait s'agir d'une galaxie naine), et des plus lumineux vu depuis la Terre, sa magnitude apparente étant d'environ 4,1, ce qui en fait un objet aisément observable à l'œil nu.

47 Tucanae au télescope 500/1900, aperçu global de l'amas.

DécouverteModifier

Situé dans la constellation très méridionale du Toucan, 47 Tucanae est très difficilement observable depuis l'hémisphère nord, étant uniquement visible en dessous d'une latitude de 18 degrés. Sa découverte par les astronomes européens n'a de ce fait eu lieu que tardivement, en 1751 par le Français Nicolas-Louis de Lacaille lors de son voyage dans l'hémisphère sud qui le vit entre autres nommer plusieurs des constellations invisibles de l'hémisphère nord. 47 Tuc est située très près en direction du Petit Nuage de Magellan. Il n'en fait cependant aucunement partie, son alignement avec cette galaxie satellite de la nôtre étant fortuit.

Caractéristiques physiquesModifier

47 Tuc est un amas globulaire compact, d'environ 140 années-lumière de diamètre. Situé à environ 15 000 années lumière de la Terre, son diamètre apparent atteint un demi-degré, soit le diamètre apparent de la Lune. Sa nature n'a cependant pas été attestée avant 1751, car les observations antérieures par des astronomes étaient effectuées depuis des régions trop septentrionales pour que sa nature diffuse et étendue n'ait été suffisamment visible.

47 Tuc est un amas extrêmement riche. Il a donc été l'objet de nombreuses études de recensement de populations stellaires. Il est ainsi l'amas globulaire possédant le plus grand nombre de pulsars connus (plus d'une vingtaine), dont une majorité de pulsars millisecondes[9], comme attendu pour un amas âgé, dont les étoiles jeune sont mortes depuis longtemps. On y trouve également un nombre élevé de « traînardes bleues », dont l'abondance atteste que ces objets se forment à la suite d'interaction rapprochée, voire de collision avec d'autres étoiles[10].

Selon une étude publiée en 2011 par J. Boyles et ses collègues, la métallicité de l'amas 47 Tuc est égale à -0,72 et sa masse est égale à 1 500 000 . Dans cette même étude, la distance de l'amas est estimée à environ 4,5 Mpc (∼14,7 millions d'a.l.)[7].

Selon une autre étude publiée en 2010, la métallicité de 47 TUC est estimée à -0,78 [Fe/H] et son âge à 13,06 milliards d'années[8].

En 2017 Bulent Kiziltan, directeur de recherche au centre d’astrophysique Harvard-Smithsonianun affirme avoir détecté un trou noir intermédiaire de 1400 à 3700 masses solaires au sein de 47 Tucanae[11],[12].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 104 (consulté le )
  2. a et b (en) 47 Tucanae sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  3. (en) Emanuele Dalessandro et al., « The Spectral Energy Distributions of White Dwarfs in 47 Tucanae: The Distance to the Cluster », The Astronomical Journal, vol. 143, no 2,‎ , p. 13 (DOI 10.1088/0004-6256/144/5/126, Bibcode 2012AJ....144..126D, arXiv arXiv:1208.5698)
  4. « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 100 à 199 »
  5. (en) K. A. Woodley et al., « Ultraviolet Properties of Galactic Globular Clusters with Galex. II. Integrated Colors », The Astronomical Journal, vol. 14, no 2,‎ , p. 12 (DOI 10.1088/0004-6256/143/2/50, Bibcode 2012AJ....143...50W, arXiv arXiv:1112.1425)
  6. (en) « Résultats de Wolfgang Steinicke pour NGC 104 »
  7. a et b J. Boyles, D. R. Lorimer, P. J. Turk, R. Mnatsakanov, S. Lynch, S. M. Ransom, P. C. Freire et K. Belczynski, « YOUNG RADIO PULSARS IN GALACTIC GLOBULAR CLUSTERS », The Astrophysical Journal, vol. 742#1,‎ , p. 12 pages (DOI 10.1088/0004-637X/742/1/51, Bibcode 2011ApJ...742...51B, lire en ligne)
  8. a et b Duncan A. Forbes et Terry Bridges, « Accreted versus in situ Milky Way globular clusters », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 404#3,‎ , p. 1203-1214 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.16373.x, Bibcode 2010MNRAS.404.1203F, lire en ligne)
  9. (en) P. B. Cameron et al., Variability of 19 millisecond pulsars in 47 Tucanae with Chandra HRC-S, Astrophysical Journal, 660, 587-594 (2007), astro-ph/0701077 Voir en ligne.
  10. (en) F. Paresce et al., Blue stragglers in the core of the globular cluster 47 Tucanae, Nature, 352, 297-301 (1991) Voir en ligne (accès restreint).
  11. Nature, 9 février 2017
  12. Harvard EDU numéro 6 2017

Liens externesModifier

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