Ouvrir le menu principal

33e régiment d'infanterie

Création et différentes dénominationsModifier

Chef de corps : colonels ou chef de brigadeModifier

D'après l'historique manuscrit du 33e régiment d'infanterie[1] :

  • 1794-1799 : 33e Demi-Brigade d'infanterie.
  • 1803-1807 : Colonel Saint-Raymond
  • 1807-1812 : Colonel Étienne de Pouchelon
  • 1812-1815 :
  • 1816-1823 : Légion du Puy-de-Dôme
  • 1823-1830 : Lieutenant-colonel Pierre de David des Etangs
  • 1830-1831:
  • 1831-1840 : Lieutenant-colonel Eugène Husson
  • 1840-1844 : Colonel Xavier Comman
  • 1844-1848 : Colonel Jacques Camou
  • 1848-1851 : Colonel Marie-Joseph Bouat
  • 1851-1858 : Colonel Marie Charles de Fayet de Chabannes
  • 1858-1860 : Colonel Antoine Bordas
  • 1860-1863 : Colonel André Kennedy
  • 1863-1870 : Colonel Pierre Bounetou
  • 1870-1877 : Colonel Pierre Stroltz
  • 1877-1887 : Colonel Frédéric Adeler
  • 1887-1889 : Colonel Léon Wasmer
  • 1889-1893 : Colonel Joseph Courbassier
  • 1894-1899 : Colonel Gustave Poterat de Billy
  • 1899-1905 : Colonel Ferdinand d'Or
  • 1905-1906 : Colonel Louis Souchier
  • 1907 : Lieutenant-colonel François Collas
  • 1907-1911 : Colonel Jacques Schwartz
  • 1911-1914 : Colonel Philippe Pétain[2]
  • 1914 : Colonel Jean Stirn
  • 1914-1915 : Colonel Henri Claudel
  • 1915-1916 : Lieutenant-colonel François Boud’hors
  • 1916-1917 : Lieutenant-colonel Charles Partiot
  • 1917-1918 : Lieutenant-colonel Charles Wendling
  • 1918-1919 : Lieutenant-colonel Paul Prunaux-Cazer
  • 1919-1921 : Lieutenant-colonel Jules Hennart
  • 1939-1940 : Lieutenant-colonel Jules Vivien

Historique des garnisons, combats et batailles du 33e RIModifier

Ancien RégimeModifier

Guerres de la Révolution et de l'EmpireModifier

1815 à 1852Modifier

Second EmpireModifier

Avec le 15e régiment d'infanterie de ligne du Colonel Fraboulet de Kerléadec et le 2e bataillon de chasseurs à pied du commandant Le Tanneur, le 33e forme la 1re brigade aux ordres du général comte Pajol. Cette 1re brigade avec la 2e brigade du général Berger, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la 3e division d'infanterie, de l'armée du Rhin, commandée par le général de division Latrille comte de Lorencez. Cette division d'infanterie évolue au sein du 4e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division de Ladmirault.

1870 à 1914Modifier

 
Insigne de béret de l'infanterie

C'est durant cette période que le colonel Pétain a sous ses ordres le lieutenant Charles de Gaulle.

Première Guerre mondialeModifier

1914Modifier

1915Modifier

1916Modifier

1917Modifier

1918Modifier

De 1940 à nos joursModifier

Le 33e R.I. est recréé à Béthune le . Le un violent bombardement d'artillerie s'abat à partir de 3 heures 50 sur tout le secteur. Il est renforcé par un bombardement aérien dès 4 heures 50. Les garnisons de Taizy et de Nanteuil sont encerclées, mais tiennent. Une contre-attaque est lancée sur l'Aisne entre Taizy et Nanteuil pour dégager les deux villages. Mais montée avec de faibles moyens de chars et d'infanterie et ayant subi de lourdes pertes, elle ne peut atteindre son objectif. L'intensité de la fusillade diminue peu à peu. On entend un dernier appel venu de Taizy : « village en partie occupé par l'ennemi » puis c'est le silence.

Les deux bataillons avaient reçu une mission de résistance sans esprit de recul. Ils l'ont remplie vaillamment. Ils ont été écrasés par les moyens matériels et le nombre. Mais ils n'ont pas reculé.

Six bataillons autonomes du 33e régiment d'Infanterie sont mis sur pied à partir du l en 1re Région Militaire (Lille) à partir d'unités F.F.I. Le régiment est encaserné sur les garnisons de Valenciennes, Maubeuge, Arras, Lille, Douai et Saint-Omer. Il est dissous le .

Il est recréé à Arras en 1972 en tant que 33e R.I.D (Régiment d'Infanterie Divisionnaire), au sein de la réserve. À la fin des années 1980, il est dénommé 33e Régiment de commandement divisionnaire (33e RCD), toujours dans la réserve.

Le , il reprend le nom de 33e RI. Sa montée en puissance en cas de mobilisation et la garde de son drapeau sont confiés au 43e Régiment d'Infanterie de Lille. Il est - dans la réserve - le second régiment d'appui au commandement : il double le 43e RI dont il est dérivé. Le chef de corps du 33e RI est un personnel d'active ; il s'agit du commandant en second du 43e RI. Le , il est dissout pour la 6e fois. Son personnel rejoint prioritairement la 5e Compagnie du 43e RI, unité d'intervention de réserve des régiments professionnels, nouvellement créée.

DrapeauModifier

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4] :

 

DécorationsModifier

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.

De ce fait, les hommes ont droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au 33e RIModifier

Notes et référencesModifier

  1. Anonyme, Historique du 33e régiment d'infanterie, Lycée militaire de La Flèche
  2. Max Gallo, De Gaulle, 1. L'appel du destin, Paris, Robert Laffont, (ISBN 978-2-266-09302-6)
  3. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  4. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  5. Almanach, Reims, Matot-Braine,

Sources et bibliographieModifier

  • Michel Caron, Marcel Pétain, 1939-1940, 100 jours 100 nuits aux avant-postes, Lille, 1972
  • Étienne Derville, Correspondances et Notes, - . Recueillies et publiées par l'abbé Eugène Evrard, Tourcoing, J. Duvivier, 1920
  • Maurice Duprez, Carnet de captivité rédigé en 1918
  • Cyprien Etchegoyen, Mon tour viendra ! L'enfer du poilu, Arras, I.N.S.A.P. éditeur, 1930
  • Charles de Gaulle, Lettres, Notes et Carnets 1905-1918, Paris, Plon, 1980.
  • Ambroise Harel, Mémoires d'un poilu breton, Paris, Ouest-France éditions, 2013
  • Robert Le Barbier, Cinq mois de corps francs au 33e régiment d'infanterie, Paris, Editions La Bruyère, 1993
  • Pierre Leconte (adjudant) Le 33e régiment d'infanterie durant la guerre de 1914-1918 d'après les carnets de l'adjudant Pierre Leconte
  • Paul Ricadat, Petit récit d'un grand drame 1914-1918, histoire de mes vingt-ans. Paris, La Bruyère éditions, 1986
  • Gaston Richebé, Souvenirs de guerre d'un fantassin, Arras, Presses de l'Artois, 1962.
  • Robert Villatte, Le Lion des Flandres à la guerre, la 2e division d'infanterie pendant la campagne de 1939-1940, Paris, Henri-Charles Lavauzelle, 1946
  • Pierre Wartelle (abbé), La guerre de mouvement avec la 8e compagnie du 33e régiment d'infanterie, -
  • Petit historique du 33e régiment d'infanterie, Arras, Librairie Baron & Née
  • Historique du 33e régiment d'infanterie pendant la Grande Guerre, 1914-1918, Paris, Imprimerie J. Dumoulin, 1920
  • Petite bibliothèque de l'armée français, Historique du 33e régiment d'infanterie, Paris, Henri-Charles Lavauzelle, 1890

Voir aussiModifier

Matthieu Schmidt-Ligniez, Le 33e régiment d'infanterie dans la Première Guerre mondiale, mémoire de recherche soutenu le , département Histoire, Université du Littoral Côte d'Opale, Boulogne-sur-Mer.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

(fr) Le 33e régiment d'infanterie de ses origines à 1815