2009 par pays en Afrique

évènements de l'année 2009 en Afrique
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Les évènements de l'année 2009 en Afrique noire.

Continent africain modifier

Premier trimestre modifier

Janvier

  • Lundi  : durant une semaine des producteurs de coton africains venant de 13 pays de l'ouest et du centre du continent, tous responsables ou techniciens de syndicats cotonniers, se sont réunis à Ségou (Mali) avec une idée en tête, « Faisons nos affaires nous-mêmes », du nom de la session de l'Université du coton, dont ils suivent le deuxième module, après une semaine passée en 2008 au Burkina Faso[1].
  • Mercredi  : le ministre français de la Défense, Hervé Morin, déclare sur Europe 1 qu'« il y aura probablement moins de forces françaises en Afrique », vu l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire, il présentera ces changements le devant l'Assemblée nationale française[2].
  • Mercredi  : le premier ministre français François Fillon annonce, à la tribune de l'Assemblée nationale, le retrait de plus de 2 000 des 13 000 soldats engagés dans des « opérations extérieures » dont « au moins » 1 000 des 1 650 soldats français engagés sous les couleurs de l'Union européenne au Tchad et en République centrafricaine.

Février

  • Dimanche  : ouverture à Addis-Abeba (Éthiopie) du 12e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine consacré au développement du continent malgré la crise économique mondiale et les conflits locaux.
 
Mouammar Kadhafi
(décembre 2003)
  • Lundi  : les chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine élisent le président libyen Mouammar Kadhafi (66 ans) à la tête de l'Union pour un an, en remplacement du président tanzanien Jakaya Kikwete, malgré les réserves émises par les associations de défense de droits de l'homme. Partisan des États Unis d'Afrique et artisan en 2001 de la transformation de l'ancienne Organisation de l'unité africaine en Union africaine, le nouveau président déclare « espérer que son mandat sera un temps de travail sérieux et pas seulement de mots », mais demande à être officiellement appelé « roi des rois traditionnels d'Afrique »[3].
  • Mardi  : le ministère des Affaires étrangères de la Chine confirme que le président Hu Jintao effectuera une tournée en Afrique et en Arabie saoudite du 10 au . Il se rendra au Mali, au Sénégal, en Tanzanie et à Maurice : « La visite du président Hu en Arabie saoudite et dans les quatre pays africains est destinée à consolider et renforcer les relations amicales avec ces pays […] et à traduire dans les faits les résultats du sommet sino-africain de Pékin […] Il rencontrera les dirigeants de ces pays et échangera des points de vue sur le renforcement des relations et les questions internationales et régionales d'intérêt commun ». Il s'agit de la quatrième tournée africaine du chef de l'État chinois depuis son arrivée au pouvoir en 2003 sur ce continent riche en matières premières avec lequel la Chine a considérablement resserré les liens ces dernières années.
  • Vendredi  : l'ONG Vétérinaires sans frontières annonce avoir découvert que certains laits en poudre commercialisés en Tanzanie et dans d'autres pays d'Afrique contiennent de la mélanine. Leur fabrication remonte à avant la découverte du scandale en Chine mais continuent à être commercialisés sur le marché africain. Selon l'étude de l'ONG, 6 % des échantillons tanzaniens étudiés contenait de ce lait contaminé. L'affaire est d'autant plus grave que l'alimentation au lait en poudre est conseillée aux mères africaines infectées par le virus du sida. Aucune étude n'a été faite pour savoir si ce lait contaminé a fait des victimes en Afrique. Présente depuis cinq ans en Tanzanie, l'ONG qui travaille étroitement avec les services vétérinaires et de santé officiels, tente depuis peu de mettre sur pied des laboratoires de qualité en Afrique orientale pour détecter les contaminations dans les produits alimentaires, en l'absence actuelle de tout contrôle de ce type sur le continent africain[4].

Mars

  • Dimanche  : selon Charles Dan, directeur du Bureau international du travail pour l'Afrique, la crise financière et économique mondiale frappe cruellement l'Afrique au niveau du marché de l'emploi : « Si les tendances actuelles se confirment, il y aura une perte de 18 à 30 millions d'emplois dans le monde, et si la crise s'aggrave, ce chiffre pourrait monter à 50 millions […] Pour l'Afrique, bien qu'il n'y ait pas de chiffre global exact sur l'impact direct en matière de destruction d'emplois, on a déjà des indications assez fortes sur le choc que la crise représente ».
 
Jean Ping
(février 2008)
  • Jeudi  : le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine annonce qu'il demanderait au Conseil de sécurité de l'ONU d'« interrompre » la procédure engagée contre le président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Pour Jean Ping, le président de l'organisation, le mandat d'arrêt de la CPI « menace la paix au Soudan […] Nous constatons que la justice internationale ne semble appliquer les règles de la lutte contre l'impunité qu'en Afrique comme si rien ne se passait ailleurs, en Irak, à Gaza, en Colombie ou dans le Caucase ». L'Éthiopie a fait savoir qu'elle ne tiendrait pas compte du mandat d'arrêt, l'Ouganda en demande la suspension, l'Éypte se dit « très troublée » et l'Afrique du Sud partage l'opinion de l'UA.
  • Mercredi  : le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn déclare : Alors que la communauté internationale trouve des centaines de milliards de dollars pour résoudre la crise, je ne peux admettre notre incapacité à mobiliser des centaines de millions pour les pays à bas revenus. Le FMI demande 25 milliards de dollars pour limiter les dégâts de la crise en Afrique car ce que le numéro de l'institution internationale appelle désormais « la Grande Récession » est en train, selon le FMI de fondre sur les pays pauvres après avoir balayé les pays industrialisés, puis les pays émergents.
  • Du 26 au 27 mars : visite du président français Nicolas Sarkozy, à Kinshasa, à Brazzaville et au Niger. Lors de cette tournée, il s'est engagé à défendre au sein du G20 les intérêts du continent, estimant qu'il pouvait « contribuer au redémarrage global de l'économie mondiale ».
  • Vendredi  : lors d'une réunion de l'Union africaine à Addis-Abeba, le président en exercice, Mouammar Kadhafi, déclare au sujet de la Cour pénale internationale : « Il est connu que tous les pays du tiers-monde s'opposent à cette soi-disant Cour pénale internationale […] Cette cour est contre les pays qui ont été colonisés dans le passé et que [les occidentaux] veulent recoloniser. Il s'agit de la pratique d'un nouveau terrorisme mondial ».

Deuxième trimestre modifier

Avril

 
Alain Joyandet
(Janvier 2008)
  • Mercredi  : le secrétaire d'État français à la Coopération, Alain Joyandet, annonce que la France, la FAO et la Banque africaine de développement lancent l'initiative d'un fonds de 500 millions d'euros pour lancer un fonds spécifique pour aider l'agriculture africaine : « Il y aura la Banque africaine de développement, il y aura évidemment la FAO, et nous avons aussi des fonds qui proviennent des Émirats pour dans un premier temps mettre 200 millions d'euros puis 500 millions pour financer toutes ces initiatives agricoles ou agro-alimentaires [… L'aide publique au développement est] ce dont nous avons besoin pour relancer l'Afrique et pour faire face à la décroissance [… Le président français Nicolas Sarkozy] a beaucoup insisté pour que l'Afrique soit présente [au G20 de Londres] ce qui a été le cas, et que l'on ait des résultats à la hauteur de l'enjeu ». Avec la création de ce fonds, l’Agence française de développement se propose de capter des fonds privés et des fonds souverains pour financer des projets agricoles en Afrique et s’engage à assurer un retour sur investissement - financier ou en nature - de 5 % minimum à ces investisseurs.
  • Mercredi  : selon l'ONG française CCFD-Terre solidaire, la création du Fonds d’investissement pour l’agriculture africaine ne répond pas aux objectifs de lutte contre la faim. Elle s'interroge en outre sur les orientations de la coopération française en matière de développement agricole.
  • Vendredi  : le ministre libyen des Affaires de l'Union africaine, Ali Triki, déclare qu'à l'issue des travaux du Conseil exécutif qui regroupe les 53 ministres des Affaires étrangères de l'UA, « il y a eu un accord sur la formation de l'autorité, ses compétences et son programme ». Selon le projet qui doit être soumis à l'approbation du sommet de l'UA en juillet prochain, la nouvelle autorité sera composée d'un président, d'un vice-président et de huit secrétariats appelés à devenir ensuite ministères dans le but de la création d'un gouvernement africain.
  • Vendredi  : le Fonds monétaire international estime que l'Afrique allait « avoir besoin de davantage de soutien », prévoyant que l'Afrique sub-saharienne, où se trouve le plus grand nombre de pays bénéficiant d'une aide du Fonds, voie son produit intérieur brut croître seulement de 1,5 % cette année, après 5,5 % en 2008.

Mai

  • Mardi  : une juge française déclare recevable la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association Transparency International, visant trois chefs d'État africains, Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), ainsi que leurs familles, soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l'argent public détourné. Le lendemain, le président de l'ONG, Transparency international France, Daniel Lebègue, a qualifié de « décision historique » le feu vert donné pour enquêter sur des biens immobiliers de luxe détenus par les trois chefs d'État africains en France, estimant qu'il s'agit d'une « décision historique qui augure de la fin de l'impunité pour les dirigeants corrompus dans le monde […] Il s'agit d'une avancée décisive pour la morale publique et le droit international qui, rappelons-le, consacre le principe de restitution des avoirs détournés aux populations lésées »[5].
  • Jeudi  : le no 2 de l'Organisation mondiale de la santé, le Dr Keiji Fukuda (en), estime que si l'on se réfère « aux pandémies du passé », et notamment à la grippe espagnole de 1918, « un tiers de la population mondiale serait contaminé » en cas de pandémie de grippe A. « Mais nous vivons aujourd'hui dans un monde différent […] il est prématuré de faire des pronostics » sur la propagation du virus mutant A (H1N1). L'une des plus grandes incertitudes aujourd'hui concerne les pays du Sud et notamment l'Afrique, a priori moins bien armée pour lutter contre le virus que ceux du Nord. Le nombre de cas suspects de grippe A (H1N1) répertoriés en Afrique à ce jour est de douze. Selon le directeur Afrique de l'OMS, le Dr Louis Sambo, « si l'épidémie touchait l'Afrique, l'impact serait plus sérieux que dans d'autres parties du monde, car les systèmes de surveillance sont plus faibles et les ressources moindres »[6].
  • Mercredi  : selon le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, la crise économique mondiale, qui frappe durement l'Afrique, constitue une « question de vie ou de mort » sur le continent le plus pauvre du monde : « Si dans les pays développés, la crise se traduit par des pertes d'emplois, dans les nôtres, c'est une question de vie ou de mort, avec en particulier les risques de multiplication des conflits et de crises qui menacent la paix mondiale ». Ces propose ont été tenus lors de l'ouverture de la 44e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement qui se tient à Dakar jusqu'à jeudi.

Juin

  • Samedi  : le premier ministre français, François Fillon, annonce que l'effort global de la France pour les pays en développement ne diminuera pas en raison de la crise économique, mais la France va accorder la moitié de ses dons à « 14 pays pauvres prioritaires » de l'Afrique subsaharienne et pour 5 secteurs prioritaires : santé, éducation et formation, développement durable et climat, agriculture et sécurité alimentaire, soutien à la croissance. Parmi les pays bénéficiaires se trouvent le Bénin, le Burkina Faso, Madagascar, le Sénégal, le Tchad ou bien encore le Togo. L'objectif étant toujours de consacrer en 2015, 0,7 % du revenu national brut à l'aide au développement; en outre la France contribuera pour 16 milliards d'euros à l'augmentation des ressources du FMI et cofinancerait, à hauteur de 1 milliard d'euros, « le fonds contre les vulnérabilités » de la Banque mondiale, conformément aux engagements pris au G20 de Londres[7].
  • Lundi  : lors de la réunion de la Comesa, le grand marché commun de l'Afrique australe et de l'Est, la possibilité d'une intervention militaire pour rétablir la démocratie à Madagascar a été évoquée. Dans le communiqué final publié à l'issue d'un sommet tenu à Victoria Falls (nord-ouest du Zimbabwe), les 19 pays membres du Comesa ont déclaré qu'ils soutenaient les « efforts pour rétablir l'ordre constitutionnel à Madagascar en examinant toutes les options, y compris la possibilité d'une intervention militaire ». La Comesa, qui ne dispose pas de moyens militaires pour gérer des crises, soutient les efforts de médiation de l'Union africaine (UA) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour trouver une solution à la crise malgache[8].
  • Mercredi  : le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) publie un nouveau rapport, intitulé « Bien mal acquis, à qui profite le crime ? », sur les « biens mal acquis » mettant en exergue la « responsabilité » des pays occidentaux dans le détournement de 105 à 180 milliards de dollars par une trentaine de dirigeants de pays pauvres : « Le véritable scandale, c'est qu'en 2009 la faim gagne du terrain dans le monde […] les sommes détournés pourraient servir à nourrir les populations et à contribuer au développement des pays pauvres. Le premier rapport, publié en , a notamment servi de base aux plaintes jugées recevables à Paris et en Espagne, contre des chefs d'État alors en exercice : Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville)[9].
  • Vendredi  : le président russe Dmitri Medvedev termine la plus importante tournée africaine pour un chef d'État russe depuis la chute de l'URSS, époque où les relations russo-africaines étaient intenses. Au plus fort de la guerre froide, il y avait près de 40 000 conseillers techniques ou militaires, dans les régimes prosoviétiques du continent africain. Le président Medvedev a visité 4 pays - Égypte, Nigeria, Namibie et Angola - jugés stratégiques, notamment pour la richesse de leur sous-sol. Il était accompagné d'une délégation de 400 hommes d'affaires et représentants industriels[10].
  • Lundi  : ouverture à Syrte (500 km à l'est de Tripoli) du 13e sommet des chefs d'État de l'Union africaine, sous la présidence de Mouammar Kadhafi. Le Sommet a lieu dans le nouveau centre de conférences ultramoderne planté entre la Méditerranée et le désert. Hôte de marque, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad doit y prononcer un discours, alors qu'il a fait des relations avec les Africains une des priorités de son premier mandat, depuis son élection en 2005. Le 1er juillet, ce dernier annule sa visite.

Troisième trimestre modifier

Juillet

  • Mercredi  : une vingtaine de grands groupes allemands vont créer un consortium baptisé Desertec en vue de développer au Sahara le plus vaste champ de panneaux photovoltaïques de la planète dans le cadre du plus ambitieux programme de production d'énergie verte jamais imaginé en transformant le soleil qui inonde les sables du Sahara en électricité. Les experts estiment à 400 milliards d'euros, l'équivalent d'une centaine de centrales nucléaires de nouvelle génération, le montant des investissements nécessaires sur une période de quarante ans. 350 milliards d'euros seraient investis dans de méga-installations solaires et 50 autres dans la construction d'un réseau haute tension reliant l'Afrique au continent européen. Le Sahara pourrait ainsi produire d'ici 15 ans environ 15 % de l'énergie consommée en Europe[11].
  • Vendredi  : les dirigeants africains sont parvenus cette nuit à Syrte (Libye) à un compromis pour créer une « Autorité » commune afin de « coordonner  » les politiques de défense et les relations internationales, mais sans les pouvoirs étendus souhaités par Mouammar Kadhafi. Cette nouvelle « Autorité de l'Union africaine », devrait remplacer la Commission de l'UA. Pour entrer en vigueur, la création de l'Autorité devra être ratifiée par les Parlements des 53 membres de l'UA. Selon le document adopté par le sommet de Syrte, elle sera entre autres chargée de « coordonner les positions des États membres de l'Union africaine lors des négociations internationales ». Elle pourra aussi « parler au nom » de toute l'UA « au sein des organismes internationaux, notamment dans le domaine de la politique extérieure, sur mandat des États membres »[12].
  • Dimanche  : le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, admet « ne pas avoir tenu ses promesses » en ce qui concerne l'aide à l'Afrique : « Je regrette de ne pas avoir tenu les promesses […] Nous nous sommes fait prendre par tout ce qui nous est tombé dessus. La crise, le tremblement de terre. Nous avons aussi une situation de fort conflit avec l'opposition, des juges qui attaquent […] Nous avons commis une erreur […] quand on prend un engagement, il faut le tenir. Nous sommes en retard et ce retard, il faut le combler ». L'Italie n'a pour l'instant accordé que 3 % de l'aide promise à l'Afrique lors du sommet du G8 de Gleneagles, en Écosse, en 2005. Le chanteur de rock et militant irlandais Bob Geldof a lancé samedi cette accusation contre l'Italie, hôte la semaine prochaine du sommet du G8 à L'Aquila, affirmant que « la crédibilité » de Silvio Berlusconi « est en jeu »[13].
  • Mercredi  :
    • Carla Bruni-Sarkozy appelle les dirigeants du G8 à conserver leur soutien aux programmes de santé en Afrique, soulignant que d'importants progrès avaient été réalisés depuis l'engagement pris par le G8 en 2001 d'un effort multilatéral contre le sida, la tuberculose et le paludisme : « Cette révolution commence à transformer l'Afrique, cependant la plupart des progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté au cours des décennies passées est menacée par les effets de la crise économique mondiale […] les investissements en matière de santé réduisent les inégalités cependant, et dans une période de difficultés économiques, ils sont plus importants que jamais pour préserver la stabilité sociale ».
    • Le président français Nicolas Sarkozy assure que la France tiendrait ses engagements d'aide à l'Afrique malgré la crise économique et que la France verserait 1,5 milliard d'euros d'ici 2011 pour l'aide alimentaires aux pays pauvres.
  • Jeudi  :
    • Plus d'un millier d'altermondialistes venus d'Afrique et d'ailleurs participe à Bandiagara (nord du Mali) au sommet des pauvres, organisé en parallèle à la réunion du G8 en Italie, pour demander une « juste répartition des richesses ». Selon la présidente du sommet, Barry Aminata Touré : « Il est maintenant temps que le Nord prenne conscience de la nécessité d'aider les pays pauvres. Ce n'est même pas une aide que nous demandons. Nous voulons une juste répartition des richesses, c'est tout ». Plusieurs participants ont insisté sur la nécessité pour le Nord de revoir « positivement » son attitude sur le dossier des migrations, estimant anormal le durcissement des « conditions d'entrée en France ». Plusieurs manifestations sont prévues, dont une « Conférence populaire paysanne » et un « Marché des peuples » proposant des produits africains pour encourager les Africains à « consommer local »[14].
    • Le G8 et les grands pays émergents assurent qu'ils veulent conclure les négociations en 2010 avec le continent africain dans le cadre du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce mondial. Les économies africaines, très tournées vers les exportations, sont fortement fragilisées par la crise économique mondiale. Selon le Fonds Monétaire International, la croissance de l'Afrique sub-saharienne devrait chuter à 1,5 % en 2009, après 5,5 % en 2008.
  • Vendredi  :
    • Le président égyptien Hosni Moubarak demande aux dirigeants des pays riches du G8 de geler provisoirement les dettes des pays africains touchés par la crise économique et de ne pas se laisser tenter par le protectionnisme, lors du sommet G8 de L'Aquila (Italie). Il demande aussi aux pays riches de « fournir des crédits aux pays du continent à des conditions préférentielles », d'« explorer les moyens pour compenser le déficit prévu dans le financement du développement résultant de la crise actuelle de l'économie mondiale » et de « garantir que les plans de soutien à l'économie des grands pays industrialisés n'entraînent pas un développement des politiques protectionnistes et n'accroissent pas le déséquilibre du système commercial international »[15].
    • Les dirigeants des pays du G8 et de pays africains (Algérie, Angola, Égypte, Éthiopie, Libye, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud et Union africaine) invités au sommet de L'Aquila annoncent le renforcement de leur partenariat pour améliorer l'accès à l'eau sur le continent africain. Ils se disent « préoccupés par la pénurie croissante des ressources en eau et par le manque dramatique d'un accès durable à l'eau et aux systèmes sanitaires dans de nombreux pays africains », cette situation est un « des obstacles majeurs au développement durable, à la création de richesse et à l'éradication de la pauvreté » sur le continent. Les pays du G8 aideront notamment les pays africains à construire des infrastructures pour améliorer l'accès à l'eau. Ils s'engagent aussi à « améliorer la coordination » avec les donneurs pour que l'aide soit plus efficace et à faire en sorte que l'aide « reflète mieux les priorités nationales ». Les pays du G8 et les pays africains indiquent qu'ils vont continuer « à travailler pour consolider cette coopération en vue de présenter un partenariat renforcé G8-Afrique d'ici la fin de 2009 » et profiteront de la semaine africaine de l'Eau qui doit se tenir en novembre en Afrique du Sud pour avancer sur le sujet[16].
  • Vendredi  : le Service de transport aérien d'aide humanitaire de l'ONU (UNHAS), confronté à une baisse dramatique de ses ressources, va devoir réduire voire cesser totalement, l'acheminement de l'aide en Afrique de l'Ouest, notamment au Tchad pour les réfugiés du Darfour, « s'il n'y a pas de nouvelles donations », « chaque mois, l'UNHAS transporte sur le terrain en moyenne 4 000 travailleurs humanitaires de 60 organisations ». L'UNHAS au Tchad a besoin de 6,8 millions de dollars pour pouvoir assurer ses activités jusqu'à la fin 2009[17].

Août

  • Jeudi  :
    • Les laboratoires pharmaceutiques américains Pfizer et Mylan annoncent une baisse du prix de certains médicaments contre le sida et la tuberculose dans des pays en développement, répondant à une initiative de la fondation de l'ancien président Bill Clinton[18].
    • Selon le secrétaire d'État français à la coopération, Alain Joyandet, la France étudie « la création d'un jeu spécifique pour l'Afrique », qui compléterait l'aide publique au développement et s'inscrirait dans le cadre des « financements innovants ». Ce « jeu en ligne », qui pourrait voir le jour en 2010, prendrait la forme d'un « bingo pour l'Afrique ou d'un loto » et pourrait être proposé au niveau de toute l'Europe. Parmi les applications des « financements innovants » pour lutter contre la pauvreté et les maladies : la taxe sur les billets d'avion, adoptée par une quinzaine de pays et envisagée par une trentaine d'autres. En étude, la réduction des coûts bancaires des transferts d'argent des migrants vers leur pays d'origine, une imposition sur les transactions financières et de change, une contribution volontaire de 50 centimes sur les billets de trains internationaux, et une autre de 20 centimes par manuel scolaire payé par les collectivités locales[19].
  • Lundi  : selon une étude comparative de l'institut britannique Chatham House sur l'impact de la présence des compagnies asiatiques dans les deux principaux producteurs de brut du continent noir, le Nigeria et l'Angola, les craintes de l'Occident face à l'intérêt croissant de l'Asie pour le pétrole africain dépassent largement la réalité. La présence des pétroliers asiatiques en Afrique de l'Ouest est très récente et d'autre part que les majors pétrolières conservent une nette avance, « elles dominent la production et détiennent la majorité des réserves » qui attire cependant l'attention sur la concurrence grandissante entre la Chine et l'Inde dans ces deux pays, et entre acteurs asiatiques en général. D'autre part, « ni le Nigeria ni l'Angola n'ont des rapports avec l'Asie correspondant au stéréotype selon lequel des États africains faibles se font exploiter de façon impitoyable par des tigres asiatiques avides de ressources »[20]

Septembre

  • Vendredi  : l'Afrique de l'Ouest subit de fortes pluies depuis le mois de juin, causant de nombreuses inondations et affectant plus de 350 000 personnes et détruisant des dizaines de milliers de maisons. Les pays touchés sont le Burkina Faso, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Sénégal et le Bénin[21].
  • Mardi  : selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), depuis le mois de juin, les inondations en Afrique de l'Ouest ont causé la mort d'au moins 187 personnes et en ont affecté plus de 635 000 autres. frappant l'Afrique de l'Ouest depuis juin, début de la saison des pluies, ont fait au moins 187 morts et affecté 635 273 personnes, a annoncé aujourd'hui à Dakar. Parmi les pays les plus touchés le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Bénin, le Mali, la Gambie, la Mauritanie, la Côte d'Ivoire et la Sierra Leone.
  • Mardi  : le ministre français de la Défense, Hervé Morin, annonce que la France allait maintenir ses deux bases militaires permanentes de Libreville et Dakar, sur la façade atlantique de l'Afrique, alors que selon le Livre blanc sur la Défense, signé du président Nicolas Sarkozy et publié au printemps 2008, la France devait réduire les implantations permanentes françaises en Afrique à « deux pôles (…), un pour chaque façade, atlantique et orientale ».
  • Mercredi  : selon René N'Guetta Kouassi, directeur du département des Affaires économiques de l'Union africaine, la percée de la Chine en Afrique ces dernières années, d'abord accueillie avec enthousiasme, commence à susciter des inquiétudes, certains experts évoquant même le risque d'un « néo-colonialisme à la chinoise ». Principales critiques africaines : le manque de transferts de technologie en faveur de l'Afrique, la mauvaise qualité des produits chinois et surtout le déséquilibre des échanges, l'essentiels des importations africaines de la Chine étant le pétrole : « Il ne faudrait pas que l'Afrique sorte d'un néocolonialisme pour aller tomber pieds et poings liés dans le néocolonialisme chinois ». L'Institut sud-africain des affaires internationales (SAIIA) note dans un récent rapport que « la part de l'Afrique dans les échanges chinois reste relativement minime (4 % en 2008 contre 2 % en 2002) », mais que le commerce bilatéral a été « quasiment multipliée par 9, passant de 12,3 milliards de dollars en 2002 à 107 milliards en 2008 »[22].

Quatrième trimestre modifier

Octobre

  • Dimanche  : ouverture du synode sur l'Afrique organisé au Vatican qui terminera le dimanche . Le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson, défend l'usage du préservatif, en particulier quand un membre d'un couple est contaminé, de même que l'abstinence et la fidélité pour combattre le problème du Sida, très répandu en Afrique, estimant cependant qu'« il y a des risques car en Afrique, ils ne sont pas toujours de bonne qualité ». Le pape Benoît XVI avait soulevé une polémique en mars lorsque, dans l'avion qui l'amenait au Cameroun et en Angola, il avait déclaré que l'usage du préservatif « aggravait » le problème du Sida[23].
  • Lundi  : l’ancien président français Jacques Chirac — s'exprimant devant les présidents du Bénin, du Burkina Faso, de Centrafrique, du Congo Brazzaville, du Niger, du Sénégal et du Togo — lance depuis Cotonou une campagne internationale contre les médicaments contrefaits et appelle à une conférence mondiale en 2010 à Genève en vue d'une « Convention internationale de lutte contre les faux médicaments » : De toutes les inégalités, la plus blessante est l'inégalité devant la santé […] Qu'on ne me dise pas qu'il ne s'agit pas d'un crime !. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le trafic des faux médicaments correspondrait à 10 % du marché pharmaceutique mondial, soit quelque 45 milliards d'euros[24].
  • Vendredi  : selon le Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU, l'invasion de criquets pèlerins, qui sévit en Mauritanie depuis cet été et qui s'est propagée au Maroc et au Sahara occidental, pourrait s'étendre au reste de la région en cas de fortes pluies, les larves et les criquets commençant à se regrouper de façon inquiétante[25].
  • Jeudi  :
    • Le Fonds international de développement agricole (FIDA) estime que l'ensemble des sommes envoyées par les immigrés africains vers leur pays d'origine se monte chaque année à quelque 40 milliards de dollars, ce qui est « plus important que les investissements directs étrangers et l'aide au développement ». Dans près de 40 pays, ces envois de fonds représentent plus de 10 % du PIB et près du tiers sont destinés aux zones rurales. Deux principaux opérateurs — Western Union et Money Gram — accaparant près de 65 % des points de paiement en Afrique[26].
    • L'Union africaine, invite le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, à un sommet sur le Darfour au Nigeria. 18 présidents africains sont attendus à la réunion prévue pour le . Les grandes organisations de défense des droits de l'Homme, dont Amnesty International, demandent du président soudanais s'il se rend au Nigeria. Lors d'un sommet de l'UA en juillet à Syrte (Libye), les États africains avaient décidé de ne « pas coopérer » avec la CPI « dans l'arrestation et le transfert » de Omar el-Béchir, en estimant notamment que la demande de la Cour sapait « les efforts déployés en vue de faciliter un règlement rapide du conflit au Soudan ».
  • Vendredi  : l'Église catholique romaine dénonce dans le projet de message final du synode sur l'Afrique, l'expansion du fanatisme religieux qui cause « des dégâts en maints endroits d'Afrique ». Le texte proposé a été élaboré par une commission présidée par l'archevêque d'Abuja (Nigeria), John Olorunfemi Onaiyekan. Les évêques mettent en garde contre une « ferveur religieuse » qui serait « mal orientée par des fanatiques ou manipulée par les politiciens ». Ils en appellent aussi au « respect mutuel » entre chrétiens et musulmans, et estiment qu'en se basant sur leurs « nombreuses valeurs » communes, musulmans et chrétiens peuvent « œuvrer ensemble » à la paix et la réconciliation[27].
  • Dimanche  : plusieurs ONG nigérianes demandent au président Umaru Yar'Adua de faire arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui est invité à se rendre jeudi au Nigeria pour une réunion de l'Union africaine. Dans une lettre ouverte, ces ONG se disent « très préoccupés par le fait que, en dépit de ses obligations internationales, notamment le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI) ratifié par le Nigeria, votre gouvernement a invité le président el-Béchir » estimant que « le Nigeria a une obligation légale d'extrader un suspect de crimes contre l'humanité et crimes de guerre et de le déférer à la CPI ou de soumettre le cas à ses propres autorités compétentes dans le même but ». Les ONG soulignent que le Nigeria vient d'être élu au Conseil de sécurité de l'ONU, préside actuellement la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), ce qui lui donne une « responsabilité » et une « obligation » légales encore plus grandes de refuser de recevoir le président soudanais, de « l'arrêter et le remettre à la CPI »[28].
  • Jeudi  : La Cour d'appel de Paris a jugé irrecevable la plainte de l'ONG Transparence International, spécialisée dans la lutte contre la corruption, déposée en , dans le cadre de l'affaire dite des « biens mal acquis » qui visait les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier et mobilier en France par trois chefs d'État africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de la Guinée équatoriale et du défunt Omar Bongo Ondimba du Gabon, ainsi que par certains de leurs proches[29].

Novembre

  • Dimanche  :
    • Ouverture pour deux jours, à Charm el-Cheikh (Égypte), du Forum Chine-Afrique, auquel participent une cinquantaine de pays, avec l'ambition de renforcer une coopération économique en plein essor entre le géant asiatique et le continent africain. Cette manifestation triennale, dont la première édition s'est tenue en 2000 à Pékin, traduit les ambitions et appétits économiques de la Chine, première des puissances émergentes, avide en métaux et pétrole dont l'Afrique regorge. Les investissements directs chinois sur le continent africain sont passés de 491 millions de dollars en 2003 à 7,8 milliards fin 2008. Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont décuplé depuis le début de la décennie, atteignant 106,8 mds USD en 2008, soit une hausse de 45,1 % sur un an[30].
    • Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, promet 10 milliards USD de prêts bonifiés pour l'Afrique, dans le cadre d'un programme triennal destiné à aider ce continent et à développer des relations économiques sino-africaines en plein essor. Il a insisté sur la réduction de la pauvreté, l'aide à l'agriculture et aux infrastructures, et a annoncé une suppression de droits de douane pour les produits venant des pays africains les plus démunis.
  • Lundi  : le Forum de coopération Chine-Afrique s'est achevé avec l'adoption de deux documents visant à approfondir la coopération sino-africaine, une « Déclaration de Charm el-Cheikh » et un plan d'action pour les trois prochaines années.
  • Mercredi  : le Congrès des droits civiques (CRC), une coalition de dizaines d'organisations de défense des droits de l'Homme, estime qu'après les excuses du Sénat américain en juin et celle de l'ex-premier ministre britannique, Tony Blair, c'était au tour des chefs traditionnels africains de devoir s'excuser pour le rôle que leurs ancêtres ont joué dans la traite des esclaves, pour « mettre un point final à l'histoire de la traite des esclaves » : « Nous ne pouvons pas continuer à accuser les hommes blancs alors que les Africains, en particulier les chefs traditionnels, ne sont pas irréprochables », ils ont participé à la traite des esclaves en « aidant systématiquement à mener des raids et des enlèvements […] dans les communautés sans défense […] puis à les échanger avec des collaborateurs européens, américains et autres ». La ville côtière nigériane de Badagry a servi de point de départ pour le voyage de nombreux esclaves vers l'Europe, les États-Unis et les Caraïbes[31].
  • Lundi  : l'association « Le Moment de se lever pour l'Afrique » (MLA) dépose auprès du tribunal de grande instance de Paris une plainte avec constitution de partie civile pour « détournement de fonds publics » visant 4 chefs d'État africains, dont Abdoulaye Wade (Sénégal) et le Denis Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) et le défunt Omar Bongo (Gabon). Cette plainte est dans la lignée de celles déposées en 2007 et 2008 par l'association anti-corruption « Transparence internationale France » (TI) visant Teodoro Obiang, Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso portant sur les conditions d'acquisition d'importants patrimoines immobiliers en France grâce, selon Transparence internationale France, à des détournements de fonds publics. D'après TI France, le patrimoine immobilier de MM. Bongo, Obiang et Sassou Nguesso en France s'élèverait à 160 millions d'euros. Le , la cour d'appel de Paris avait finalement jugé irrecevable cette plainte et bloqué l'ouverture d'une enquête[32].
  • Jeudi  : une équipe de paléontologues américains a découvert au Sahara des fossiles de 5 espèces de crocodiles jusque-là inconnues ayant vécu il y a quelque cent millions d'années et aujourd'hui éteintes. Parmi ces crocodiles, l'un avait des défenses semblables à celles des sangliers et un autre un groin ressemblant à un bec de canard. Un grand nombre de ces fossiles a été découvert lors d'une série d'expéditions au Sahara à partir de 2000, gisant à la surface même du sol dans une région isolée dominée par des roches et des dunes s'étendant du Niger au Maroc[33].
  • Vendredi  : la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) déclare que la convention sur les armes légères et de petit calibre, adoptée en 2006 par les chefs d'État des quinze nations membres de l'organisation, interdisant la prolifération d'armes légères est entrée en vigueur avec sa ratification par le Bénin. Ce texte « prévoit l'interdiction du transfert d'armes par les États membres avec des possibilités d'exemption en cas de légitime défense et de besoins sécuritaires, de maintien de l'ordre et de la participation à des opérations de soutien à la paix ». Outre le Bénin, les pays l'ayant désormais ratifiée sont le Burkina Faso, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, Sénégal, la Sierra Leone et le Togo[34].
  • Mardi  : un haut responsable de l'ONU, Antonio Maria Costa, directeur du Bureau des Nations unies sur la drogue et le crime (ONUDC), a alerté le Conseil de sécurité sur l'utilisation croissante des revenus du trafic de drogue par « les terroristes et les forces anti-gouvernementales » dans toute la région du Sahel africain pour financer leurs opérations : « Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites — l'héroïne dans l'est de l'Afrique et la cocaïne dans l'ouest — se rejoignent désormais dans le Sahara, empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali estimant que des répercussions dans les pays voisins, au Maghreb par exemple, sont inévitables […] Les drogues n'enrichissent pas seulement le crime organisé […] les terroristes et les forces anti-gouvernementales dans le Sahel puisent des ressources du trafic de drogue pour financer leurs opérations, acheter des équipements et payer leurs troupes ». Alors qu'auparavant le transport de la drogue à travers le Sahara se faisait par caravanes, aujourd'hui le trafic est « de taille supérieure, plus rapide et plus perfectionné, comme l'attestent les débris d'un Boeing-727 trouvés le dans la région de Gao au Mali, une zone affectée par la rébellion et le terrorisme »[35].

Afrique du Sud modifier

  • Mercredi  : le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 1994, remporte 65,9 % des suffrages aux élections législatives.
  • Mardi  : l'Afrique du Sud, première puissance économique d'Afrique, est officiellement entrée en récession au premier trimestre 2009, pour la première fois en 17 ans.
  • Samedi  : premier Mandela Day, à l'occasion des 91 ans de l'ancien président Nelson Mandela, qui a lancé un appel aux hommes du monde entier à donner un peu de leur temps au service des autres.
  • Mercredi  : les restes fossiles d'une nouvelle espèce de dinosaures, qui vivait sur terre il y a 197 millions d'années et pourrait être un ancêtre du brontosaure, a été découverte dans la province du Free State (centre).
  • Mardi  : le président Jacob Zuma annonce une série de mesures en faveur des malades atteints du sida, une maladie qui touche 5,7 millions de Sud-Africains.

Algérie modifier

  • Samedi  : le ministre des Anciens combattants, Mohamed Cherif Abbas déclare que les revendications de l'État algérien relatives à « l'incrimination et à la reconnaissance des crimes de guerre français sont toujours maintenues jusqu'à aboutissement », affirment que l'Algérie « revendique toujours et depuis l'indépendance, l'incrimination de l'occupation française et la reconnaissance des crimes de guerre perpétrés contre le peuple algérien, notamment les essais nucléaires, les mines antipersonnel, outre les pertes occasionnées à la nature et à l'homme ».
  • Lundi  : le parlement adopte le plan d'action 2009-2014 du gouvernement présenté par le premier ministre Ahmed Ouyahia, dont le volet économique porte sur des investissements publics de 150 milliards de dollars, qui devrait créer les « conditions objectives » d'un développement « équilibré et pérenne » ne se basant pas seulement sur la rente pétrolière.
  • Jeudi  : le général français retraité, François Buchwalter révèle sous serment que l'armée algérienne serait à l'origine de l'assassinat des moines de Tibhirine en 1996. Ces « assassinats » seraient, en fait, le résultat d'une terrible bavure.
  • Dimanche  : le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, affirme que l'Algérie investira plus de 15 milliards de dollars dans l'eau entre 2010 et 2014, notamment pour construire 19 nouveaux barrages, des stations de dessalement d'eau de mer d'une capacité totale de 2,3 millions de m³.
  • Mercredi  : le premier ministre Ahmed Ouyahia estime que le terrorisme est « lourdement écrasé » dans le pays par la lutte antiterroriste et la politique de concorde et de réconciliation nationale, mais « le terrorisme ne cesse pas avec un coup de baguette magique » et appelle la population à faire preuve de vigilance, « première arme contre le terrorisme ».

Angola modifier

Bénin modifier

Botswana modifier

Burkina Faso modifier

Burundi modifier

  • Samedi  : le Burundi annonce avoir envoyé un troisième bataillon de 850 soldats à Mogadiscio pour renforcer la force de paix de l'Union africaine en Somalie.

Cameroun modifier

  • Samedi  : une grande manifestation regroupant 20 000 personnes a eu lieu à Douala (sud) à l'appel de l'archevêque de Douala, le cardinal Christian Tumi, et de l'Église catholique du Cameroun, contre l'avortement médicalisé et l'homosexualité.
  • Mercredi  : 51 personnes sont mortes du choléra dans le nord du Cameroun lors d'une épidémie qui s'est déclarée en septembre.

Cap-Vert modifier

République centrafricaine modifier

Comores modifier

République du Congo|Congo Brazzaville modifier

République démocratique du Congo modifier

Côte d'Ivoire modifier

Djibouti modifier

  • Dimanche  : la République de Djibouti rejette la « décision injuste » de la Cour pénale internationale (CPI) qui a émis un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir estimant que « cette décision de mise aux arrêts d'un chef d'État bénéficiant de l'immunité dont le pays n'est pas membre de cette Cour reflète son caractère insidieux et purement politique, ce qui constitue une menace incontestable aux efforts de paix déployés au Darfour ».
  • Mercredi  : Élisabeth Borrel, la veuve du juge français Bernard Borrel, tué en octobre 1995 à Djibouti et retrouvé le corps à demi-calciné, demande la réouverture de l'enquête sur la base de documents inédits de l'ex-« cellule Afrique » de l'Élysée saisis par des juges en 2008. Une source proche du dossier a déclaré : « Il apparaît que ces actes d'instruction ont été extrêmement fructueux, montrant combien l'État français, à son plus haut niveau, a tout tenté sous la présidence de Jacques Chirac pour étouffer la recherche de la vérité ». La justice de Djibouti avait conclu à un suicide mais l'enquête française privilégie la thèse d'un assassinat[37].
  • Jeudi  : la cour d'appel de Versailles prononce la relaxe de deux responsables djiboutiens poursuivis pour « subornation de témoin » dans un dossier ouvert en marge de l'enquête sur la mort du juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti. En première instance, le procureur général de Djibouti Djama Souleiman et le chef des services secrets Hassan Saïd Khaireh avaient été respectivement condamnés à 18 et 12 mois d'emprisonnement avec sursis, et maintien des mandats d'arrêts délivrés à leur encontre durant l'instruction.
  • Lundi  : un train de marchandises à bord duquel montent usuellement des voyageurs, déraille causant la mort de 13 personnes et en blessant 24 autres, dont 9 graves, à Holl-Holl, une petite localité située au sud de Djibouti, sur la ligne unique Djibouti-Addis Abeba[38].

Égypte modifier

Érythrée modifier

  • Lundi  : le président soudanais Omar el-Béchir est arrivé en Érythrée pour son premier voyage à l'étranger depuis le mandat d'arrêt international lancé contre lui le dernier par la Cour pénale internationale (CPI). La chaîne Al-Jazira a diffusé en direct des images montrant son arrivée à l'aéroport d'Asmara et la réception officielle qui l'attendait. L'Érythrée n'est pas signataire de la charte de la CPI, qui oblige les pays membres à arrêter les personnes inculpées entrant sur leur territoire.
  • Jeudi  : selon l'ONG Human Rights Watch, le gouvernement érythréen « est en train de transformer le pays en une gigantesque prison » en recourant à une politique de « détention et torture systématiques » et de « conscription militaire prolongée » contre ses citoyens : « La détention et la torture systématiques par l'Érythrée de ses citoyens et sa politique de conscription militaire prolongée génèrent une crise des droits humains et incitent un nombre croissant Érythréens à fuir le pays ». HRW accuse le gouvernement érythréen de « graves atteintes aux droits humains, à savoir les arrestations arbitraires, la torture, des conditions de détention épouvantables, le travail forcé et de graves restrictions des libertés de mouvement, d'expression et de culte […] La torture, les traitements cruels et dégradants et le travail forcé sont monnaie courante pour les conscrits ainsi que pour les détenus [… les prisonniers sont] généralement entassés dans des cellules surpeuplées [… ou] dans des conteneurs maritimes qui atteignent des températures brûlantes le jour et glaciales la nuit ».
  • Vendredi  : le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine demande au Conseil de sécurité de l'ONU de prendre des « mesures immédiates » pour sanctionner l'Érythrée à cause de son soutien aux insurgés islamistes somaliens.
  • Jeudi  : la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, en déplacement à Nairobi (Kenya), demande à l'Érythrée de cesser de soutenir les islamistes radicaux somaliens déterminés à renverser le président Sharif Cheikh Ahmed : « Il est plus que temps pour l'Érythrée de cesser et de renoncer à son soutien aux shebab et de commencer à devenir un voisin plus coopératif que déstabilisateur […] Nous devons faire en sorte que certains des pays voisins arrêtent de financer l'organisation terroriste des shebab »[39].
  • Mercredi  : le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, à 13 voix contre 15, un embargo sur les armes vers l'Érythrée et impose des sanctions à ses dirigeants pour leur soutien aux factions islamistes en Somalie et leur refus de retirer leurs troupes d'une zone frontalière disputée avec Djibouti.

Éthiopie modifier

Gabon modifier

Gambie modifier

  • Mercredi  : le chef de l'opposition Halifa Sallah est inculpé et écroué pour « intentions séditieuses » et « espionnage ».
  • Jeudi  : le chef de l'opposition Halifa Sallah est remis en liberté après que les charges pesant contre lui eurent été levées.
 
Yahya Jammeh (juin 2006)
  • , le président Yahya Jammeh dément toute implication de son gouvernement dans l’assassinat du journaliste Deyda Hydara, laissant entendre que la mort du journaliste était liée à une histoire d'amour ayant mal tourné. Mais L'organisation Reporters sans frontières rappelle que de « sérieux soupçons » existent « quant à la responsabilité des services de sécurité gambiens » dans cet assassinat.
  • Jeudi  : le chef de l'opposition Halifa Sallah, également chef du service politique du journal Foroyaa, est à nouveau arrêté à Banjul, portant à neuf le nombre de journalistes interpellés en quatre jours. Reporters sans frontières accuse le président Yahya Jammeh de vouloir « étouffer définitivement toute voix critique » en faisant arrêter « les représentants les plus éminents de la presse gambienne ». Cette répression fait suite à la publication, durant le week-end, d’un communiqué du Syndicat de la presse gambienne, appelant le président Yahya Jammeh à reconnaître la responsabilité de son gouvernement dans l’assassinat du journaliste Deyda Hydara, tué en 2004 par des inconnus[40].

Ghana modifier

Guinée modifier

Guinée-Bissau modifier

Guinée équatoriale modifier

  • Vendredi  : la police annonce que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et son épouse Constancia Mangue Nsue Okomo ont été victimes de deux escrocs qui s'occupaient de leurs affaires privées. Les deux employés, d'origine paraguayenne, ont volé pour près de 4 milliards de francs CFA (6,1 millions d'euros) en argent, bijoux et objets de valeur. Ils travaillaient pour le couple présidentiel depuis plusieurs années s'occupant de leurs résidences privées et de la gestion matérielle et financière de leurs deux cliniques privées, celle de Malabo et celle de Mongomo. Après avoir commis leur forfait, ils ont tranquillement embarqués sur le vol régulier pour Madrid[42].
  • Mardi  : le commandement des forces armées annonce avoir repoussé une attaque menée depuis la mer par des rebelles du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), contre la capitale Malabo et le palais présidentiel, faisant plusieurs morts parmi les assaillants. 18 personnes dont 7 Nigérians et 11 Équatoguinéens, membres du parti de l'opposition l'Union populaire (UP) ont été arrêtées.
  • Jeudi  : visite officielle du roi Mohammed VI du Maroc à l'invitation du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Au cours de la visite doivent être signés plusieurs accords de coopération bilatéraux. Selon l'agence marocaine MAP, cette visite « s'inscrit en droite ligne dans la nouvelle stratégie du Maroc […] visant à développer un partenariat tous azimuts avec les pays africains, suivant une approche et une philosophie nouvelles de coopération sud-sud ».
  • Mardi  : le mercenaire britannique, Simon Mann, condamné en juin 2008 à 34 ans de prison ans pour une tentative de coup d'État en Guinée équatoriale en mars 2004, va connaître une « libération imminente ».
  • Dimanche  : élections présidentielles, le président sortant, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir en Guinée équatoriale depuis 1979, est donné favori.
  • Jeudi  : le président sortant Teodoro Obiang Nguema, a obtenu 95,37 % des voix à la présidentielle du , selon les résultats définitifs donnés par le ministre de l'Intérieur et président de la Commission nationale électorale.
  • Samedi  : le président de la Cour constitutionnelle, Francisco Javier Ndong Nbengono, annonce la validation, sans aucune modification, les résultats de l'élection présidentielle du , remportée à 95,37 % des voix par Teodoro Obiang Nguema pour un mandat de 7 ans. Il a salué « le civisme et la maturité politique » des Équatoguinéens lors de la présidentielle. 273 127 électeurs au total ont voté sur 292 585 inscrits, soit un taux de participation de 93 %.

Kenya modifier

Liberia modifier

Libye modifier

Madagascar modifier

Malawi modifier

  • Dimanche  : une délégation de l'Union africaine est arrivée pour « évaluer la situation politique » avant les élections générales du prochain. La délégation qui comprend l'ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano, et l'ancien président du Ghana, John Kufuor, a rencontré le président Bingu wa Mutharika et son prédécesseur Bakili Muluzi (1994-2004)[43].
  • Dimanche  : lors du match de football opposant le Malawi à la Côte d'Ivoire en qualification pour le Mondial 2010, une tragique bousculade, au stade Houphouët-Boigny à Abidjan, provoquée par un mouvement de foule à la suite de l'effondrement d'un pan de mur, cause la mort de 19 personnes et en blesse 132 autres. Le mouvement de foule a dégénéré en bousculade après que la police eut fait usage de gaz lacrymogènes, alors que quelque 50 000 spectateurs étaient présents dans le stade.
  • Mardi  : élection présidentielle. Le président sortant Bingu wa Mutharika est réélu pour un second mandat avec 66 % des suffrages contre 31 % pour son principal adversaire, John Tembo, selon les chiffres publiés dans la nuit de jeudi à vendredi et portant sur 93 % des bureaux de vote.
  • Vendredi  : prestation de serment du président Bingu wa Mutharika devant quelques chefs d'État africains dans le stade de Blantyre. Pour la première fois, une femme, Joyce Banda, a été investie comme vice-présidente. Ils ont prêté serment sur la Bible et juré de « réellement accomplir leur rôle de président et de vice-présidente ». La prestation de serment a eu lieu avant la publication des résultats définitifs. Selon la Commission électorale, les résultats portant sur 93 % des bureaux assure une avance telle au président sortant qu'il ne peut pas être rattrapé.
  • Mardi  : un séisme d'une magnitude de 5,9 sur l'échelle de Richter a frappé le nord du Malawi, dans la vallée du Rift, faisant un mort et une dizaine de blessés par l'effondrement de plusieurs bâtiments. Le district de Karonga a connu depuis dimanche au moins douze séismes d'une magnitude de 4,8 à 5,9.
  • Dimanche  : un séisme d'une magnitude de 6,2 a fait 3 morts, dont un enfant, et 300 blessés dans le district de Karonga (nord). Depuis 2 semaines une série de séismes ont détruit quelque 1 110 maisons et 4 676 personnes ont été déplacés. Au total plus de 200 000 personnes ont été obligés de quitter leur maison dans la zone située sur la fente sismique de la vallée du Rift.
  • Lundi  : le Malawi lance un appel à l'aide à la communauté internationale pour obtenir d'urgence des tentes, des couvertures, des bâches, de la farine de maïs, entre autres choses.
  • Mardi  : la police annonce avoir arrêté un couple d'homosexuels pour « attentat à la pudeur » pour avoir organisé une cérémonie symbolique de mariage le week-end dernier, la première de ce type dans ce pays. L'homosexualité est illégale au Malawi et la sodomie est passible d'une peine de 14 ans de prison. Le Malawi, qui compte 13 millions d'habitants, est particulièrement touché par la pandémie de Sida, avec un taux de prévalence du VIH de 14 %. Plus de 20 % des homosexuels sont porteurs du virus[44].

Mali modifier

Maroc modifier

Île Maurice modifier

  • Lundi  : le ministre de la Santé Rajesh Jeetah annonce que L'île Maurice enregistre son premier cas de grippe H1N1 diagnostiqué chez un ressortissant français qui avait séjourné en Argentine avant d'arriver à Maurice le dernier.

Mauritanie modifier

Mayotte modifier

Mozambique modifier

  • Mardi  : le naufrage d'un bateau surchargé sur le lac Niassa (lac Malawi, nord) cause la mort de 16 personnes dont une majorité d'enfants. 29 autres passagers ont pu être sauvés, mais 3 sont portés disparus.

Namibie modifier

  • Jeudi  : le nombre de personnes mortes en Namibie à cause des inondations qui sévissent depuis un mois en Afrique australe est établi à 85. Le niveau des eaux commence à baisser dans le centre-nord du pays, mais la situation reste très préoccupante dans la zone frontalière avec l'Angola et le Botswana.
  • Vendredi  : les élections législatives et présidentielles se déroulent sur 2 jours. Pour la première fois, le comptage des voix dans les 13 régions devait débuter dès la fin du scrutin et les résultats devaient être affichés à l'extérieur des bureaux de vote. Les premiers résultats de ces quatrièmes élections générales depuis l'indépendance en 1990 sont attendus pour le lendemain. Le parti au pouvoir, l'Organisation des peuples du sud-ouest africain (SWAPO) est le grand favori[45].
  • Vendredi  : élections présidentielle et législatives : Le président Hifikepunye Pohamba est réélu avec 76,4 % des suffrages et son parti, la SWAPO, conserve la majorité au Parlement, avec 75,3 %, selon les résultats officiels des élections générales de la semaine dernière. Le rassemblement pour la démocratie et le progrès, un parti dissident formé par l'ex-ministre des affaires étrangères, Hidipo Hamutenya, est arrivé en seconde position, avec 11,3 % aux législatives et son leader a décroché 11 % à la présidentielle. Ces résultats sont déjà contestés par huit des treize partis d'opposition ayant participé aux élections, qui ont annoncé dans un communiqué vouloir présenter un recours en justice contre la commission électorale[46].
  • Mardi  : neuf partis d'opposition se sont regroupés pour réclamer un recompte minutieux des voix « des élections nationales et présidentielle en raison de sérieuses irrégularités » et après la victoire du parti au pouvoir aux élections générales fin novembre.

Niger modifier

Nigeria modifier

Ouganda modifier

La Réunion modifier

Rwanda modifier

Sahara occidental modifier

  • Mardi  : selon un rapport au Conseil de sécurité, le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, estime que les conditions d'une reprise des pourparlers entre le Maroc et le Front Polisario sur l'avenir du Sahara occidental ne sont pas réunies tant leurs positions sont éloignées : « Comme il semblerait, au vu des consultations tenues jusqu'ici, que la situation ait peu évolué depuis le dernier cycle de négociations, il faudrait, pour qu'un cinquième cycle de pourparlers aboutisse, procéder à des préparatifs minutieux […] les positions des parties demeuraient très éloignées sur les moyens de parvenir à un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental  ». Estimant que la présence sur le terrain de la Minurso (Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental) reste indispensable, il recommande au Conseil de proroger son mandat jusqu'au [47].
  • Jeudi  : la France s'est opposée à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU élargisse le mandat des casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'homme. L'ancienne colonie espagnole est aujourd'hui occupée par le Maroc, tandis que plusieurs dizaines de milliers de réfugiés sahraouis vivent dans des conditions précaires à Tindouf sous la houlette de l'Algérie. Adoptée à l'unanimité, la résolution 1871 maintient le statu quo.
  • Vendredi  : selon le Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU, l'invasion de criquets pèlerins, qui sévit en Mauritanie depuis cet été et qui s'est propagée au Maroc et au Sahara occidental, pourrait s'étendre au reste de la région en cas de fortes pluies, les larves et les criquets commençant à se regrouper de façon inquiétante[25].

Sao Tomé-et-Principe modifier

  • Mardi  : trente-huit personnes soupçonnées d'être impliquées dans un projet de coup d'État à Sao Tomé sont inculpées d'« attentat contre la sécurité de l'État », et vingt-sept d'entre elles ont été incarcérées par le juge Alberto Monteiro dont Arlecio Costa, ex-mercenaire du bataillon sud-africain Buffalo et chef d'un parti d'opposition, le Front démocratique chrétien (FDC), soupçonné d'être le meneur du mouvement qui envisageait de prendre le pouvoir le 12 février dernier.

Sénégal modifier

Seychelles modifier

Sierra Leone modifier

  • Jeudi  : le procureur du tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), Stephen Rapp, boucle la première étape du procès intenté à l'ancien président du Liberia, Charles Taylor, poursuivi pour « crimes contre l'humanité et crimes de guerre », commis entre 1996 et 2002. En janvier 2008, le procureur, Stephen Rapp, a présenté 91 témoins, parmi eux, 31 ex-alliés du chef de guerre, lui permettant de démonter les rouages d'une guerre qui a fait 150 000 morts. Les dépositions montrent que Charles Taylor a exporté la guerre du Libéria vers la Sierra Leone pour s'emparer des richesses diamantifères et pour y parvenir, "Ebony" — le nom de code radio de Taylor — a soutenu et armé les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF)[48]. Selon les révélations faites, Charles Taylor a fomenté sa « révolution » en Libye, dans les camps d'entraînement de Mouammar Kadhafi et son voisin burkinabé, Blaise Compaoré, lui aurait apporté son soutien. Le célèbre trafiquant d'armes Viktor Bout, arrêté en mars 2008 à Bangkok a alimenté en armes la guerre, depuis la capitale du Libéria, Monrovia en échange de diamants. Dans les zones diamantifères, les rebelles alliés de Charles Taylor coupaient systématiquement les mains droites et obligeaient leurs prisonniers à rechercher les diamants qui étaient ensuite vendus sur les places de New York, Anvers ou Tel-Aviv.
  • Samedi  : le vice-président Sam Soumana interdit temporairement les émissions de deux stations de radio appartenant aux partis politiques rivaux.
  • Lundi  : vingt personnes ont été blessées au cours de violents affrontements à Freetown entre des partisans des deux plus grands partis politiques de Sierra Leone. Au moins six femmes dont une enceinte auraient également été violées selon une ONG. Neuf personnes ont été arrêtées au cours des heurts[49].
  • Mercredi  : le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) condamne trois anciens chefs rebelles à des peines allant de 25 à 52 ans d'emprisonnement, par confusion de peines, pour « crimes de guerre » et « crimes contre l'humanité » pendant la guerre civile (1991-2001). Leur responsabilité est établie notamment pour des assassinats, des viols, des attaques contre des troupes de l'ONU et pour l'utilisation d'enfants de « huit ou neuf ans » comme combattants. Il s'agit de Issa Sesay (38 ans), dirigeant du Front révolutionnaire uni (RUF), condamné à 693 années d'emprisonnement cumulées pour 16 chefs d'inculpation, de Morris Kallon (45 ans), ancien commandant des RUF condamné à 39 ans d'emprisonnement et de Augustine Gbao (60 ans), principal idéologue du mouvement, condamné à 25 ans d'emprisonnement.
  • Lundi  : après avoir refusé de comparaître en devant le Tribunal pénal international (TPI), l'ex-président du Libéria, Charles Taylor, a entendu à La Haye la plaidoirie de ses avocats alors qu'il est jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’il aurait commis pendant le conflit en Sierra Leone. Il doit répondre de 11 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment de meurtres, tortures, viols, enrôlement d'enfants soldats et recours au travail forcé. On estime qu'un demi-million de personnes ont été tuées durant la guerre au Sierra Leone (1991-2002), alimentée par le trafic de diamants. Au total, 91 témoins ont déposé contre lui après l'ouverture de son procès en 2007.
  • Jeudi  : des pluies torrentielles tombées sur la capitale, Freetown, ont causé la mort par noyade d'au moins 15 personnes, selon un premier bilan, lorsque des maisons ont été emportées par les eaux ou se sont effondrées. Quelque 500 personnes sont sans abris.
  • Jeudi  : le gouvernement confirme la découverte de pétrole au large des côtes par un consortium pétrolier, composé Anadarko (40 %, États-Unis), Woodside (25 %, Australie), Repsol (25 %, Espagne) et Tullow (10 %, Grande-Bretagne). C'est la première fois que du pétrole est découvert dans les eaux de la Sierra Leone, l'un des pays parmi les plus pauvres du monde, malgré la richesse de son sous-sol en diamants, et longtemps ravagé par une guerre civile (1991-2001). La découverte a été réalisée à une profondeur de 5 638 mètres, sous près de 1 800 mètres d'eau. De nouveaux « puits exploratoires » vont prochainement être creusés pour « déterminer le potentiel commercial de la zone »[50].
  • Lundi  : le Tribunal spécial pour la Sierra Leone confirme en appel les peines infligées en avril à trois anciens chefs rebelles, en les condamnant à des peines allant de 25 à 52 ans de prison pour « crimes de guerre » et « crimes contre l'humanité » durant la guerre civile (1991-2001).

Somalie modifier

Soudan modifier

Tanzanie modifier

Tchad modifier

Togo modifier

Tunisie modifier

Zambie modifier

  • Mardi  : la compagnie d'électricité Zesco assure qu'elle travaille sans relâche pour rétablir l'électricité à la suite de la panne géante de courant qui prive le pays de courant depuis que la principale station du pays est tombée en panne : « Nous ignorons ce qui a provoqué cet effondrement du réseau électrique ». La compagnie a dû importer de l'électricité d'Afrique du Sud et de Namibie après cette coupure de courant nationale[51].

Zimbabwe modifier

Notes et références modifier

  1. Le Monde.fr, Afrique : des Africains s'inspirent d'HEC pour vendre leur coton
  2. Le Monde.fr, Afrique : Moins de militaires français
  3. Le Monde.fr, Mouammar Kadhafi élu président de l'Union africaine
  4. Le Figaro.fr, Lait en poudre contaminé en Afrique
  5. Le Figaro.fr, Biens africains : "une décision historique"
  6. Le Figaro.fr, Les risques d'une propagation de la grippe H1N1 en Afrique
  7. Le Figaro.fr, Dons de la France: 14 pays africains prioritaires
  8. Le Figaro.fr, La force "pas une bonne idée"
  9. « Le Figaro.fr, "Biens mal acquis": le CCFD accuse . »
  10. « Le Figaro.fr, La Russie reprend pied sur le continent africain. »
  11. Le Figaro.fr, Projet solaire à 400 milliards d'euros dans le Sahara
  12. « Le Figaro.fr, UA: création d'une autorité commune . »
  13. « Le Monde.fr, Berlusconi admet "ne pas avoir tenu ses promesses" vis-à-vis de l'Afrique. »
  14. « Le Figaro.fr, Un millier d'altermondialistes au Mali . »
  15. « Le Figaro.fr, Afrique : Moubarak veut le gel des dettes . »
  16. « Le Figaro.fr, G8: Partenariat renforcé avec l'Afrique. »
  17. « Le Figaro.fr, Les avions de l'ONU cloués au sol ? . »
  18. « Le Figaro.fr, Un médicament anti-sida moins cher. »
  19. « Le Figaro.fr, La France envisage de créer un "Bingo" pour l'Afrique. »
  20. « Le Figaro.fr, La "menace" asiatique exagérée. »
  21. « Le Figaro.fr, Fortes inondations en Afrique de l'Ouest . »
  22. « Le Figaro.fr, Le "néo-colonialisme" chinois inquiète l'Afrique. »
  23. « Le Figaro.fr, Un cardinal africain pour le préservatif. »
  24. « Le Figaro.fr, Le président Chirac lance sa campagne contre les faux médicaments . »
  25. a et b « Le Figaro.fr, Invasion de criquets : l'ONU s'alarme . »
  26. « Le Figaro.fr, Les expatriés envoient quelque 40 mds $ par an en Afrique. »
  27. « Le Figaro.fr, l'Église dénonce le fanatisme religieux. »
  28. « Le Figaro.fr, Des ONG demandent d'arrêter el-Béchir. »
  29. « Le Figaro.fr, Affaire "Bien mal acquis", pas d'enquête . »
  30. Le Figaro.fr, Ouverture du Forum Chine-Afrique ouvert
  31. Le Figaro.fr, Esclavage: "les chefs traditionnels doivent s'excuser"
  32. Le Figaro.fr, Fonds publics : 4 dirigeants africains visés par une plainte à Paris
  33. Le Figaro.fr, Fossiles d'espèces inconnues au Sahara
  34. Le Figaro.fr, Les armes légères régulées en Afrique
  35. Le Figaro.fr, Sahel : la drogue finance le terrorisme
  36. Le Cap-Vert adhère à la Communauté des États sahélo-sahariens, Pana, 21 juin 2009
  37. Le Monde.fr, Affaire Borrel : rebondissement possible
  38. « Le Figaro.fr, Déraillement de train: 13 morts . »
  39. Le Figaro.fr : Érythrée : Hillary Clinton demande la fin du soutien aux shebab
  40. « Le Figaro.fr, Gambie: 9 journalistes arrêtés . »
  41. « Le Figaro.fr, Gambie : 6 journalistes condamnés . »
  42. Le Figaro.fr, Guinée équatoriale : 6 M€ volés chez le président
  43. Le Figaro.fr, Chissano et Kufuor au Malawi
  44. Le Figaro.fr, Deux homosexuels arrêtés pour s'être mariés
  45. Le Figaro.fr, L'opposition dénonce des trucages
  46. Le Figaro.fr, Le président namibien a été réélu avec plus de 75 % des suffrages
  47. Le Figaro.fr, Sahara/pourparlers : conditions pas réunies
  48. Le Monde.fr, Charles Taylor, jugé à La Haye, prépare sa défense
  49. Le Monde.fr, Sierra Leone/violences : 20 blessés
  50. « Le Monde.fr, Découverte d'un gisement d'hydrocarbures au large des côtes. »
  51. « Le Figaro.fr, Zambie : pas d'électricité depuis lundi . »

Voir aussi modifier