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Chronologie en Europe

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Sommaire

Chronologies dans le CaucaseModifier

  Adyguée (Russie)Modifier

  Abkhazie (Russie-Géorgie)Modifier

  • Lundi  :
    • Le président russe Dmitri Medvedev nomme un « représentant spécial pour la délimitation et la démarcation de la frontière de la Fédération de Russie avec les États voisins », notamment avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, les deux républiques séparatistes géorgiennes.
    • Un responsable de l'état-major de la marine russe annonce que la Russie allait créer dans les années à venir un port pour le mouillage de navires de la flotte russe de la mer Noire dans le port abkhaze d'Otchamtchira. Les travaux d'approfondissement devrait débuter dès cette année.
 
Sergueï Lavrov
(septembre 2004)
  • Samedi  : le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov déclare à l'issue d'une réunion du Conseil OTAN-Russie que la reconnaissance par la Russie des républiques sécessionnistes de Géorgie est « irréversible ».

  ArménieModifier

  • Vendredi  : à la suite d'une avarie sur un important gazoduc traversant l'est de la Géorgie, le transit du gaz russe est suspendu pour cinq jours selon une estimation initiale. L'Arménie consomme quotidiennement jusqu'à 9 millions de mètres cubes de gaz et le pays est totalement dépendant de la Russie pour ses livraisons de gaz qui transitent par la Géorgie et sont estimées à quelque deux milliards de mètres cubes par an.
  • Mardi  : la compagnie arménienne de gaz ArmRosgazprom annonce que les livraisons de gaz russe à l'Arménie ont repris après la réparation de dommages causés sur un important oléoduc traversant la Géorgie.
  • Mercredi  : le président biélorusse Alexandre Loukachenko annonce que la Russie et quatre autres pays de l'ex-URSS (Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan et Tadjikistan) ont décidé à Moscou de créer un fonds commun de 10 milliards de dollars pour lutter contre les conséquences de la crise économique. Le même jour, les présidents de la Russie, de la Biélorussie, du Kazakhstan, et du Tadjikistan auxquels se joint de l'Ouzbékistan et l'Arménie décident de créer des « forces armées collectives » afin de répondre à d'éventuelles menaces extérieures.
 
Charles Aznavour
(octobre 2007)
  • Jeudi  : le chanteur Charles Aznavour (84 ans) annonce sa nomination comme nouvel ambassadeur d'Arménie en Suisse. Né en France de parents arméniens, il a obtenu la nationalité arménienne en décembre 2008.
  • Jeudi  : la Banque Mondiale annonce qu'elle accorde une aide de 35 millions de dollars à l'Arménie en la faisant bénéficier d'une nouvelle facilité de prêts d'urgence. Ce prêt, à long terme et sans intérêt, est accordé par l'Association internationale de développement (AID). L'Arménie doit faire face au tarissement des envois de fonds par les émigrés, une ressource qui avait représenté 20 % de son produit intérieur brut en 2008.
  • Lundi  : le président américain Barack Obama a abordé le génocide arménien perpétré par les Turcs en 1915 lors de sa visite au parlement turc, assurant qu'il faut « surmonter le passé après les évènements de 1915 » en saluant les « mesures prises par les leaders turques et arméniens », demandant « une frontière ouverte entre les deux pays » affirmant que les États-Unis soutenaient la « normalisation des relations entre les deux pays ».
  • Mardi  : la Turquie et l'Arménie, qui n'ont pas de relations diplomatiques, sont tombées d'accord sur une « feuille de route » en vue d'une « normalisation de leurs relations bilatérales », au cours de discussions avec la médiation de la Suisse. Ankara n'entretient pas de relations diplomatiques avec Erevan depuis l'indépendance de l'Arménie en 1991 en raison de divergences sur la question des massacres d'Arméniens survenus dans l'Empire ottoman entre 1915 et 1917. Les massacres et déportations d'Arméniens entre 1915 et 1917 ont fait plus d'un million et demi de morts selon les Arméniens, 300 000 à 500 000 selon la Turquie qui récuse la notion de génocide reconnue notamment par la France, le Canada et le Parlement européen.
  • Mardi  : le ministère de la Défense annonce que l'Arménie, principal allié de la Russie dans le Caucase, renonce à participer aux manœuvres de l'OTAN en Géorgie qui débutent le lendemain.
  • Samedi  : à Zurich, signature avec la Turquie, sous l'égide du secrétaire d'État américain Hillary Clinton, d'un protocole d'accord en vue de l'établissement de relations diplomatiques et la réouverture de la frontière entre les deux pays fermée depuis 1993.

  AzerbaïdjanModifier

 
Georgi S. Parvanov
(novembre 2008)
  • Jeudi  : lors d'un sommet bilatéral à Bakou, le président Gueorgui Parvanov et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, souhaitent, après la grave crise du gaz en Europe provoquée par le conflit entre Moscou et Kiev, une accélération du projet de gazoduc européen Nabucco évitant la Russie. Le président Aliev a par ailleurs confirmé sa participation au sommet organisé en avril à Sofia sur la diversification des sources de gaz pour l'Europe.
  • Mercredi  : les Azerbaïdjanais se sont prononcés à 92 % pour la levée de la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels.
  • Samedi  : l'ONG Reporters sans frontières a dénoncé la mise en détention provisoire de deux cyberdissidents, Adnan Hadji Zadeh (membre du mouvement d’opposition "OL ! Youth Movement") et Emin Milli (un des fondateurs du mouvement "the Alumni Network"). Arrêtés le 8 juillet à Bakou, ils ont été jugés pour hooliganisme et condamnés à 2 mois de prison[1].

  Daguestan (Russie)Modifier

  • Lundi  : un haut responsable religieux musulman, Amed Tagaïev, est tué par balles par un inconnu qui a tiré plusieurs fois sur lui avant de s'enfuir.
  • Vendredi  : le ministre de l'Intérieur Adilguereï Magomedtaguirov est tué à l'arme automatique dans la capitale alors qu'il assistait à un mariage.
  • Mercredi  : des tirs de feu contre le siège de la police à Derbent (sud-est) font un sergent tué et deux autres policiers blessés, puis une voiture piégée en explosant blesse trois autres policiers. Cette double attaque est revendiquée par le Front daguestanais de l’Émirat du Caucase.
  • Jeudi  : un engin explosif contre une voiture de police a fait trois blessés.
  • Mardi  : un policier a été tué et un autre blessé au cours d'une attaque.
  • Lundi  : deux soldats russes ont été tués et 5 autres blessés lorsque leurs véhicules ont été pris en embuscade par des combattants rebelles, dans le district de Bouïnaksk (au sud-est de Makhatchkala).

  GéorgieModifier

Article détaillé : 2009 en Géorgie.

Haut-Karabagh (Arménie)Modifier

  Ingouchie (Russie)Modifier

  • Samedi  : deux rebelles sont tués lors d'une « opération spéciale ». Les deux hommes ont résisté aux injonctions des forces de l'ordre qui ont riposté et les ont abattus. Des attentats visant des militaires et des policiers se produisent régulièrement en Ingouchie où les affrontements entre forces de l'ordre et rebelles pro-tchétchènes sont fréquents.
  • Jeudi  : quatre policiers et cinq rebelles sont tués lors de combats à Nazran, la principale ville de l'Ingouchie. Quatre autres policiers ont été blessés, les rebelles s'étaient retranchés dans un bâtiment résidentiel.
  • Lundi  : quatre policiers tchétchènes participant avec leurs collègues ingouches à une opération de recherche des rebelles en Ingouchie ont été tués dans l'explosion d'un engin explosif.
  • Mercredi  : la vice-présidente de la Cour suprême de l'Ingouchie, Aza Gazguireïeva, est tuée par balles à bord de sa voiture de fonction. Ce meurtre pourrait être lié avec le procès de 12 personnes accusées d'avoir mené un raid armé contre la république en 2004[2].
  • Samedi  : un ancien vice-premier ministre, Bachir Aouchev, a été tué par balle dans la capitale Nazran par des inconnus.
 
Iounous-bek Evkourov
(mai 2009)
  • Lundi  : le président de la république d'Ingouchie, Iounous-Bek Evkourov, est grièvement blessé dans l'explosion d'un engin au cours de laquelle trois de ses gardes du corps ont été tués, dont son frère. Le président Evkourov a été hospitalisé et se trouve dans « un état très grave ». L'attentat serait lié à sa politique de lutte contre la corruption endémique unissant contre lui les bandes islamistes et les mafias locales qui ont multiplié les « contrats » contre ceux qui entendaient mettre le nez dans leurs affaires[3].
  • Mercredi  : quatre personnes, dont un policier, ont été tuées au cours de plusieurs fusillades dans la ville de Karaboulak et dans le district de Nazran.
  • Mercredi  : un policier a été tué et un autre blessé à Karaboulak par des terroristes ayant ouvert le feu contre eux à l'arme automatique.
  • Jeudi  : deux rebelles ont été tués et deux policiers blessés lors d'un accrochage dans le village de Kantychevo, près de Nazran.
  • Samedi  : au moins sept agents de la police tchétchène ont été tués dans une attaque à l'arme à feu et à la grenade contre leur véhicule circulant en Ingouchie. Les policiers tchétchènes participaient à une opération commune avec des policiers ingouches contre la rébellion.
  • Mardi  : un soldat des troupes du ministère russe de l'Intérieur a été tué et 6 autres blessés au cours de combats avec une vingtaine de combattants rebelles, dont un a été tué. Un agent de la police anti-émeute a aussi tué lorsque son véhicule a été visé par des tirs à l'arme automatique. Le chef de la police scientifique a été grièvement blessé à la tête par des tirs alors qu'il circulait en voiture.
  • Vendredi  : le chef de la police scientifique Magomed Gadaborchev est décédé de ses blessures après l'attaque de mardi. Le corps d'un policier ingouche tué par balles a été retrouvé en Tchétchénie dans les environs de Chali, au sud-est de Grozny.
  • Mercredi  : Natalia Estemirova, collaboratrice renommée de l'ONG russe de défense des droits de l'homme Memorial, a été retrouvée morte en Ingouchie, quelques heures après son enlèvement à Grozny (Tchétchénie)[4].
  • Samedi  : Deux combattants rebelles ont été tués lors d'une opération des forces de sécurité dans une forêt près du village de Pliyevo (proche de la ville de Nazran).
  • Mardi  : Attentat à la bombe près de la maison du maire de Magas sans faire de victimes[5].

  Kabardino-Balkarie (Russie)Modifier

  • Mardi  : mise en place d'une « zone d'opération antiterroriste » dans le district du volcan Elbrouz, plus haute montagne du Caucase (5,633 mètres). Ce type de classement donne de très larges pouvoirs aux forces de l'ordre. Il permet notamment un contrôle très strict des accès à la région concernée, ainsi que des fouilles et des contrôles d'identité systématiques.
  • Lundi  : Le régime de « zone d'opération antiterroriste » en vigueur depuis le 30 juin dans le district du volcan Elbrouz est levé. Selon l'armée russe, « au cours de l'opération, une grande quantité d'armes, de munitions, d'explosifs ont été saisis, permettant de prévenir plusieurs attentats importants ».

  Karatchaïévo-Tcherkessie (Russie)Modifier

Région de Kars (Turquie)Modifier

  Kraï de Krasnodar (Russie)Modifier

  • Lundi  : l'ancien ministre Boris Nemtsov, candidat à la mairie de Sotchi — ville hôte des jeux Olympiques d'hiver en 2014 — et un des chefs de file de l'opposition libérale, a été aspergé au visage d'ammoniac par des inconnus. Ancien ministre de l'Énergie sous Boris Eltsine, il fut l'un des fondateurs du l'Union des forces de droite (SPS), un parti d'opposition au Kremlin qui n'existe plus depuis fin 2008. Dans une lettre ouverte publiée dans Novaïa Gazeta, Boris Nemtsov a estimé que la ville n'était « pas prête à supporter l'immense charge — en termes de construction, d'écologie, de transport et de migration — que constitue l'aménagement des infrastructures olympiques ».
  • Mardi  : multiplication des candidatures à la mairie de Sotchi — ville hôte des jeux Olympiques d'hiver en 2014 — 15 candidats déclarés pour jouer un rôle dans la préparation des J.O., dont Alexandre Lebedev (49 ans), ex-agent du KGB devenu milliardaire et défenseur autoproclamé de la liberté de la presse, Alexandre Lebedev, a déposé aujourd'hui sa candidature à la mairie de Sotchi, qui accueillera les Jeux olympiques d'hiver en 2014.
  • Dimanche  :
    • Un journaliste américain, Keith Gessen du magazine The New Yorker est interpellé dans le bureau de vote 46-02 à Sotchi, ouvert pour les élections municipales. Il accompagnait les représentants du candidat Boris Nemtsov qui allaient porter plainte contre des irrégularités lors du scrutin. Le journaliste n'avait avec lui ni sa carte de journaliste, ni son accréditation.
    • Le candidat du parti pro-Kremlin, « Russie Unie » et maire en exercice de Sotchi, Anatoli Pakhomov est réélu très confortablement.

Nakhitchevan (Azerbaïdjan)Modifier

Ossétie du Nord (Russie)Modifier

  Ossétie du Sud (Russie-Géorgie)Modifier

  • Lundi  : la ministre grecque des Affaires étrangères Dora Bakoyannis, dont le pays assure cette année la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, déclare entamer cette semaine à Moscou des discussions avec son homologue Sergueï Lavrov sur une nouvelle mission pour maintenir des représentants de l'OSCE dans toute la Géorgie et en Ossétie du Sud. L'organisation avait annoncé en décembre qu'elle retirerait sa mission de Géorgie à partir du 1er janvier après l'opposition de la Russie à la prolongation de son mandat au-delà du 31 décembre, mais Moscou avait indiqué être prêt à discuter d'une nouvelle mission de l'OSCE en Géorgie qui tiendrait compte de l'indépendance de l'Ossétie du Sud, reconnue par Moscou.
  • Lundi  : le président russe Dmitri Medvedev nomme un « représentant spécial pour la délimitation et la démarcation de la frontière de la Fédération de Russie avec les États voisins », notamment avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, les deux républiques séparatistes géorgiennes.
 
Edouard Kokoïty en 2004
  • Mardi  : Le président Edouard Kokoïty annonce que des observateurs de l'OSCE ont été interpellés sur le territoire de la république séparatiste pro-russe pour « franchissement illégal de frontière ».
  • Dimanche  : les partis séparatistes d'Ossétie du Sud, soutenu par la Russie, remportent une large victoire lors des législatives. Le leader Edouard Kokoïty (44 ans), ancien lutteur, voit dans ce scrutin un symbole de l'indépendance de la province, reconnue par Moscou après la brève guerre d'août 2008. 52 000 étaient inscrites sur les listes électorales, alors que selon l'opposition la moitié des 70 000 habitants de la région l'ont quittée après le conflit.
  • Lundi  : la présidence tchèque de l'Union européenne juge « illégitimes » les élections législatives qui se sont tenues la veille, et où le parti Unité, qui soutient le président Edouard Kokoïty est arrivé en tête : « L'UE n'accepte pas la légalité des "élections", ni leurs résultats. La tenue de telles élections est illégitime et représente un revers dans la recherche d'un règlement pacifique et durable de la situation en Géorgie […] L'UE réaffirme son ferme soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie, à l'intérieur de ses frontières reconnues sur le plan international ».
  • Samedi  : le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov déclare à l'issue d'une réunion du Conseil OTAN-Russie que la reconnaissance par la Russie des républiques sécessionnistes de Géorgie est « irréversible ».
  • Jeudi  : le président russe Dmitri Medvedev est en visite en Ossétie du Sud. L'Union européenne juge cette visite « incompatible » avec le principe de l'intégrité territoriale du gouvernement de la Géorgie.

  Kraï de Stavropol (Russie)Modifier

  Tchétchénie (Russie)Modifier

  • Jeudi  : la Cour européenne des droits de l'homme condamne la Russie pour la disparition de deux Tchétchènes, l'un arrêté par des soldats et l'autre enlevé par des hommes armés. Vakha Khavazhovich Abdurzakov, né en 1981, n'a plus été vu depuis le 25 octobre 2002, à la suite de son arrestation à son domicile en pleine nuit par des hommes armés en uniforme. Adam Medov, né en 1980, a été enlevé dans la nuit du 16 juin 2004 par un groupe d'hommes armés qui se sont eux-mêmes identifiés comme faisant partie des forces de sécurités russes.
  • Lundi  : un avocat russe, Stanislav Markelov, spécialiste des crimes commis en Tchétchénie est abattu lundi à Moscou. La journaliste stagiaire de 25 ans, Anastassia Babourova, qui l'accompagnait et qui tentait d'intervenir est aussi morte de ses « blessures par balle à la tête » une heure plus tard. Ces meurtres s'ajoutent à la liste des crimes ayant visé ceux qui ont dénoncé les exactions commises en Tchétchénie[6],[7].
  • Jeudi  : la justice acquitte les trois principaux accusés tchétchènes d'avoir participé à l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, tuée par balle le devant son appartement de Moscou. Le procès, qui avait débuté en novembre devant un tribunal militaire de Moscou, n'a pas suffi à faire toute la lumière sur l'assassinat de la journaliste. Le motif du crime et son commanditaire n'ont jamais été mis en évidence. Anna Politkovskaïa était l'une des rares journalistes à enquêter sur les violations des droits de l'homme et la corruption en Tchétchénie. Les jurés ont acquitté les deux frères tchétchènes, Djabraïl et Ibraguim Makhmoudov, qui étaient soupçonnés d'avoir surveillé les déplacements de Politkovskaïa et d'avoir conduit sur les lieux du crimes le tueur présumé, leur frère Roustam qui n'a jamais été arrêté. Le verdict d'acquittement concerne aussi l'ancien policier Sergueï Khadjikourbanov soupçonné d'avoir organisé la logistique de l'assassinat, et l'ex-agent des services spéciaux Pavel Riagouzov qui comparaissait pour des accusations d'extorsion qui n'étaient pas directement liées au meurtre.
  • Mardi  : le président Ramzan Kadyrov annonce le versement de 50 000 roubles (près de 1.000 euros) « aux garçons qui naîtront dans la nuit du 8 au 9 mars, lorsque les musulmans célèbrent l'anniversaire du prophète Mahomet » mais il demande aux familles de donner à leurs fils le prénom de Mahomet, fondateur de l'islam. Un feu d'artifice est prévu dans la nuit à Grozny, avant une grande prière le matin dans la grande mosquée de la ville à cette occasion. Les autorités envisagent aussi de distribuer ce jour-là de la farine, du sucre et 5 000 roubles (109 euros) aux pauvres.
  • Jeudi  : le comité antiterroriste russe met fin officiellement à dix ans d'opérations antiterroristes dans la république caucasienne de Tchétchénie sur ordre du président Dmitri Medvedev. La décision est approuvée par le président tchétchène, Ramzan Kadyrov : « La république de Tchétchénie, comme le reconnaissent des milliers de visiteurs […] est un secteur pacifique qui se développe et la levée de l'opération antiterroriste ne peut qu'y permettre la croissance économique ». « Plus de 20 000 militaires des troupes russes » vont pouvoir se retirer.
  • Mercredi  : trois militaires russes ont été tués dans le district d'Atchkhoï-Martan lors de heurts avec des combattants rebelles.
  • Vendredi  : l'armée russe démarre une opération antiterroriste sur le territoire montagneux du district de Chali, à l'exception des zones habitées de Chali, Novy Atagui, Tchiri-iourt et Serjen-iourt, ainsi que dans les districts montagneux de Chatoï et de Vedeno, soit 4 des 15 districts de Tchétchénie, situés dans le sud et le sud-est. Le régime antiterroriste permet de limiter les accès aux zones concernées ainsi que les déplacements dans ces districts et autorise les fouilles de véhicules et corporelles.
  • Lundi  : quatre policiers tchétchènes participant avec leurs collègues ingouches à une opération de recherche des rebelles en Ingouchie ont été tués dans l'explosion d'un engin explosif.
  • Samedi  : deux policiers ont été tués lors d'affrontements avec un groupe de 15 combattants tchétchènes dans l'est. Un juge et un ex-vice premier ministre ont récemment été assassinés en Ingouchie tandis qu'au Daguestan le ministre de l'Intérieur a été abattu.
  • Jeudi  : trois engins explosifs ont tué 2 soldats, dont un lieutenant-colonel, et fait 5 blessés.
  • Vendredi  : le corps d'un policier ingouche tué par balles a été retrouvé dans les environs de Chali, au sud-est de Grozny.
  • Lundi  : Cinq rebelles ont été tués dans deux incidents séparés : 2 dans le district de Chali et 3 autres dans le district d'Ourous-Martan. Par ailleurs, deux policiers ont été blessés après l'explosion d'un engin près du village de Echilkhotoï (district de Vedeno).
  • Mercredi  : Natalia Estemirova, collaboratrice renommée de l'ONG russe de défense des droits de l'homme Memorial, a été retrouvée morte en Ingouchie, quelques heures après son enlèvement à Grozny. En 2007, elle avait été la première lauréate du prix Anna-Politkovskaïa de l'organisation RAW (Reach all Women in War), lancé par les femmes Prix Nobel et décerné annuellement à des militantes pour les droits de l'homme dans les zones de conflit. Elle s'est également vu décerner un prix du Parlement suédois et une médaille du Parlement européen[4].
  • Samedi  : six rebelles ont été abattus lors d'une fusillade par les forces de sécurité du ministre de l'Intérieur Rouslan Alkhanov dans une maison du village de Goity qui leur servait de repère (région d'Ourous-Martan à une dizaine de kilomètres de Grozny).
  • Mardi  : Quatre rebelles ont été tués par des troupes du ministère russe de l'Intérieur dans une région montagneuse et boisée, près du village de Tangui-Tchou (district d'Ourous-Martanovski)[5].

Notes et référencesModifier

  1. Le Figaro.fr, 2 blogueurs arrêtés et condamnés
  2. RIA Novosti, Ingouchie: Meurtre Aza Gazguireïeva
  3. Libération.fr, Ingouchie: Tentative d'assassinat sur le président
  4. a et b Le Monde.fr, Une figure de l'ONG russe Memorial assassinée
  5. a et b Le Figaro.fr, Rebelles en Tchétchénie et Ingouchie
  6. Le Monde.fr, L'ancien avocat d'Anna Politkovskaïa abattu à Moscou
  7. Le Figaro.fr, Un avocat et une journaliste tués

Voir aussiModifier