Chronologie des faits économiques et sociaux dans les années 1960

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Chronologie de l'économie

Années 1950 - Années 1960 - Années 1970

ÉvénementsModifier

AfriqueModifier

  • 1961-1979 : épidémie de choléra en Afrique de l’Est.
  • 1965-1973 : les taux moyens d’accroissement du PIB en Afrique varient entre -0,8 % (Niger) et un peu plus de 9 % (Zimbabwe, Nigeria). Le Botswana connaît un taux exceptionnel de 14,8 % (diamants) ; la majorité des pays se situent entre 3 % et 4 %.
  •  :
    • grèves ouvrières, étudiantes et lycéennes au Sénégal. Grève des mineurs en Mauritanie[1].
    • au Sahel, les pluies de mousson ne se produisent pas et lors de l’année 1972, les pluies sont inférieures de 17 à 45 % en Mauritanie et de 23 % à Dakar[2] : c’est le début d’une longue période de sécheresse qui ne s’achève réellement qu’en 1988[3].
  • En Afrique subsaharienne, la part de l’agriculture dans le PIB passe en moyenne de 47 % en 1960 à 40 % en 1965, 35 % en 1970 ; dans le même temps, la part de l’industrie s’accroît de 17 % à 20 % puis à 23 %, tandis que le secteur tertiaire prend la première place avec 41 % en 1970.
  • Les décennies 1960 et 1970 connaissent une croissance spectaculaire des secteurs producteurs de rente (exportations agricoles, production minière et pétrolière). Les structures économiques coloniales et les déséquilibres se maintiennent : recul ou stagnation des productions vivrières alors que la croissance démographique reste élevée (3 % par an) ; importation croissante des biens alimentaires et des biens intermédiaires destinés aux industries ; faible compétitivité des industries nationales ; instabilité des cours des matières premières ; étroitesse des marchés intérieurs et insuffisance de l’épargne intérieure ; lourdeur des dépenses publiques ; surévaluation des monnaies en particulier dans la zone CFA ; déficit du commerce extérieur en produits manufacturés ; inadaptation des projets industriels ; insécurité alimentaire.
  • Fondation de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest par sept anciennes colonies françaises, dotées d’une monnaie commune, le franc CFA, soutenu par le Trésor français.
  • 273 millions d’habitants en Afrique (9 % de la population mondiale). 9 % de la population habite en ville en moyenne.
  • 225 000 colons blancs et trois millions d’Africains en Rhodésie.
  • 800 000 Mozambicains travaillent en Afrique du Sud.
  • 45 % de la population sud-africaine habite en ville.
  • 82 % des grandes entreprises du Congo belge sont aux mains de capitaux étrangers.
  • Angola : 172 500 Blancs pour 4,6 millions de Noirs.
  • L’aide de la France à ses anciennes colonies s’élève à 1,38 % de son PNB en 1960 (0,66 % en 1970). La Grande-Bretagne y consacre 0,56 % de son PNB en 1960 (0,37 % en 1970), la Belgique 0,88 % (0,46 % en 1970).
  • En 1960, la France fournit 83,9 % des importations de l’Algérie et lui achète 80,8 % de ses exportations.
  • Mise en place d’organismes de stabilisation des prix et de soutien à la production agricole en Côte d'Ivoire et au Cameroun.
  • Les huileries d’arachide assurent 38 % des exportations du Sénégal. 83 % de la population active travaille dans le secteur primaire.

ÉgypteModifier

  • 1960-1965 et 1966-1970 : plan quinquennaux en Égypte. L’URSS continue à apporter son aide économique, notamment pour le financement des travaux du barrage d’Assouan et la création d’une industrie lourde[4]. Le revenu national progresse en moyenne de 6 % par an entre 1959 et 1965.
  • 38 % de la population égyptienne habite en ville en 1960 (22 % dans des villes de plus de 100 000 habitants).
  • En 1961, l’échec de la RAU amène Nasser à modifier sa politique. Son idéologie prend une orientation nettement socialiste. Il veut établir la justice sociale, l’égalité des chances et former un grand corps social unique sous l’autorité de l’État. Il accélère les nationalisations, dépossède les communautés étrangères (Syriens, Libanais, Grecs), détruit le capitalisme égyptien[5]… L’essentiel de la production égyptienne se tourne vers le marché intérieur. Les exportations vers les autres pays arabes sont freinées. L’économie est soutenue par l’URSS (aides techniques et économique) et par les États-Unis, qui livrent des céréales.
  • À partir de 1965, le modèle économique nassérien s’essouffle. L’absence d’exportations entraîne une crise des changes liée à l’épuisement des devises étrangères. Un plan de stabilisation est mis sur pied avec le FMI. La livre égyptienne est dévaluée de 40 %, les prix sont augmentés, les investissements réduits.
  • La croissance démographique est de 2,6 % par an. Nasser lance une politique de planning familial en novembre 1965 entraînant une baisse de la croissance démographique jusqu’en 1975.
  • Le nombre d’enfant scolarisé est passé de 1,8 million en 1950 à 4,6 millions en 1965.
  • 1966 : le secteur public représente 90 % de la valeur ajoutée industrielle égyptienne.
  • 1967 :

AmériqueModifier

  • 1960 : 35 millions d’habitants au Mexique, 3,6 en Bolivie, 7,6 au Chili, 10 au Pérou, 70,3 au Brésil, 6,8 à Cuba, 4,1 en Haïti, 3 en République dominicaine, 20,9 en Argentine, 1,8 au Paraguay, 2,6 en Uruguay, 1,2 au Costa Rica, 3,7 au Guatemala, 1,9 au Honduras, 1,5 au Nicaragua, 1 au Panama, 2,4 au Salvador, 15,5 en Colombie, 4,3 en Équateur, 7,3 au Venezuela.
  • 1961-1970 : forte croissance du commerce intrarégional en Amérique centrale entre : les exportations intrarégionales sont multipliées par dix, atteignant 26,2 % du total des exportations de la région. En 1970, le Guatemala et le Salvador drainent à eux deux 61,5 % du commerce régional.
  • 1962-1967 : stagnation de la croissance au Brésil[7].
  • 1962 : en Bolivie, dix ans après le début de la révolution, le PNB par habitant a baissé de 20 %, la production d’étain de 40 % et même les paysans bénéficiaires de la réforme agraire se montrent mécontents. La corruption et l’inefficacité affaiblissent considérablement l’économie et rendent délicate la stabilisation du régime. L’inflation galopante ruine les petits épargnants, affaiblissant le soutien parmi les couches moyennes.
  • 1965 :
    • début de la production de fleurs en Colombie dans le cadre du plan Vallejo (es) pour stimuler les exportations non traditionnelles.
    • 11 250 000 élèves fréquentent les établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur au Brésil. Trente universités regroupent 155 000 étudiants.
  • 1966-1970, Mexique : plan du président Gustavo Díaz Ordaz de développement et de planification économique de cinq ans.
  • 1967 :
    • les mesures prise par le gouvernement militaire et le ministre des Finances Antônio Delfim Netto jugulent l’inflation au Brésil[8].
    • lancement du projet Jari par le milliardaire américain Daniel K. Ludwig, qui consiste à implanter un complexe industriel fondé sur la production de pâte à papier dans l'État du Pará, au Brésil.
  • 1968 : Fidel Castro donne la priorité à la consolidation d’une économie socialiste à Cuba[9].
  • 1968-1973 : « miracle économique brésilien » avec des taux de croissance annuels de plus de 10 %[7].

États-UnisModifier

  • L'ouverture du recours au crédit augmente le choix et la production de produits de consommation (voitures...) ; néanmoins la productivité du pays diminue.
  • Kennedy lance au début des années 1960 une politique budgétaire (baisse des impôts) et une politique sociale afin de lutter contre la pauvreté.

AsieModifier

  • 1960-1962 : famine au Tibet.
  • 1960, Indonésie : loi agraire fixant des maxima de propriété foncière variable selon les régions (UUPA 1960). Les plantations deviennent progressivement des propriétés d’État. Plan de huit ans prévoyant l’accroissement du secteur industriel. Il ne peut être mis en œuvre en raison des difficultés économiques.
  • 1961 : loi fondamentale sur l’agriculture au Japon
  • 1961-1965 : inflation en Indonésie : la monnaie en circulation double chaque année entre 1961 et 1964 et triple entre 1964 et 1965. Les prix grimpent. Le déclin économique se poursuit. L’armée et les communistes (PKI) devenant plus puissants, la tension augmente entre les deux groupes.
  • 1965 : les raffineries sont placées sous contrôle gouvernemental en Indonésie.
  • 1966 : ouverture de la première zone franche industrielle de Taïwan à côté du port de Kaohsiung[10]. Après son succès, elle sera suivie par deux autres en 1969.
  • 1966-1967 : famine en Inde. Des scientifiques américains ont démontré que certaines semences mexicaines pourraient augmenter considérablement la production. Les premières semences sont importées en quantité à partir de 1967. La récolte de céréales passe de 10 à 12 millions de tonnes en 1964 à 20 millions en 1969. L’Inde acquiert son indépendance alimentaire.
  • 1968 :
    • le miracle économique japonais continue ; le boom Izanagi fait du Japon la 2e économie mondiale.
    • fondation en Indonésie d’une société nationale, la Pertamina, issue de la fusion de deux sociétés d’État, pour assumer le circuit intérieur des produits pétroliers.
  • 1969 : le Moyen-Orient représente 37 % de la production mondiale de pétrole.
  • À la fin des années 1960, après trois années de sécheresse, 80 000 personnes seraient mortes de faim en Afghanistan.
  • Le Laos, pays peu peuplé (6 habitants au km² en 1960), est composé d’une mosaïque d’ethnies. Les Lao, principalement installés dans la vallée du Mékong où ils pratiquent la riziculture irriguée, forment l’unité dominante et représentent avec les autres groupes thaïs la moitié de la population. Les montagnards du Nord se composent de plusieurs groupes, arrivés de Chine il y a plusieurs siècles —Yaos et Hmong (Meo) — qui cultivent des parcelles gagnées sur la forêt par brûlis (ray), et d’un petit groupe d’origine tibéto-birmane. Au Sud vivent les Lao Theung (ou Khas, terme péjoratif), un groupe « proto-indochinois » vivant d’une agriculture itinérante sur brûlis.

EuropeModifier

  • Une automobile pour sept habitants dans le Marché commun en 1965.
  • Espagne :
    • 1960-1965 : la production d’électricité est multipliée par plus de 4.
    • De 1961 à 1970, 13 % des Espagnols changent de province : le sud-est se vide au profit de Madrid et Barcelone.
    • 40 % des actifs travaillent dans le secteur primaire. 27 % dans le tertiaire.
    • 1962 : refonte du système bancaire. Libéralisation et séparation des banques de dépôt et d’affaires pour faciliter l’entrée des capitaux étrangers.
  • 1966-1967 : contestation ouvrière[11].
  • Portugal : le pays s’ouvre aux capitaux étrangers. 800 entreprises seront créées ainsi entre 1965 et 1970. 42 % de la population active travaille dans le secteur primaire. 1,5 million de Portugais émigreront entre 1960 et 1973 (75 % vers la France). 400 000 touristes visitent le Portugal en 1962.
  • 1968-1973 : troisième plan de développement au Portugal.


  • 1969 : excédent du budget de la RFA. Les budgets des décennies suivantes seront toujours votés avec un déficit.

FranceModifier

  • 1959-1963 : la balance commerciale de la France est excédentaire[12].
  • 1960 :
    • excédent budgétaire (1,2 % du PIB).
    • les prestations sociales représentent 15,4 % du revenu des ménages français.[1]
    • les cotisations salariales financent la Sécurité sociale à hauteur de 38 milliards de francs.
    • succès de la politique de désinflation initiée en 1958 : l'inflation passe sous la barre des 4 %.
    • 30 % de prélèvements obligatoires
    • le dispositif militaire français atteint son niveau maximum en Algérie. Près de 750 000 hommes (500 000 soldats de l'armée française et 210 000 musulmans) sont engagés en Algérie. La guerre absorbe 1/4 du budget de la nation. L'armée a perdu plus de 150 000 soldats (tués et blessés) depuis 1954.
    • 126 000 hommes dans la gendarmerie et la police.
    • 666 000 faits de délinquance enregistrés sur le territoire national[13].
  • 1961 : excédent budgétaire (1,2 % du PIB). 34 % de prélèvements obligatoires.
  • 1961-1962 : 1 818 000 élèves dans les établissements publics de second degré (). 232 600 étudiants dans les universités.
  • 1962 : 361 milliards de francs de PIB. 0,2 % d'excédent budgétaire.
  • 1963 : excédent budgétaire (0,45 % du PIB)
  • 1963-1969 : la productivité augmente de 5,8 % par an en moyenne.
  • 1964 : excédent budgétaire (1 % du PIB). 15 % des dépenses de l’État sont consacrées à l'armée.
  • 1965 :
    • la part des produits pétroliers dans la consommation d’énergie passe à plus de 45 % (10 % en 1938).
    • 996 000 tracteurs (1 105 000 en 1975).
    • accélération des mouvements de concentration des entreprises (1500 en 1965) à la veille de la suppression des droits de douane au sein du Marché commun prévue pour 1968. Les entreprises s'allient pour constituer des groupes industriels susceptibles de se défendre face à la concurrence européenne.
    • excédent budgétaire (0,7 % du PIB). L’État consacre 6,5 % de la richesse nationale à ses missions régaliennes (armée, police, justice).
    • le groupe Esso lance sa publicité sur le thème « Mettez un tigre dans votre moteur ». Dès la première année ses ventes progressent de 22 % contre 8,3 % pour l'ensemble de ses concurrents.
    • en décembre, pour pallier l'insuffisance d'hôtel trois étoiles, surtout en région, les pouvoirs publics demandent au Crédit hôtelier de favoriser la création de chaînes hôtelières en prenant pour modèle les chaînes américaines comme Holiday Inn. La chaîne Novotel est créée en 1967 et la chaîne Frantel en 1968.
  • 1966 :
    • Selon l'Insee, le salaire moyen est de 3 480 francs (531 euros) pour un cadre supérieur, de 1 760 francs (268 euros) pour un cadre moyen, 976 francs (149 euros) pour un employé, 1 445 francs (220 euros) pour un contremaître de l'industrie et 823 francs (125 euros) pour un ouvrier. Les salaires féminins sont toujours en moyenne, inférieur de 36 % aux salaires masculins.
    • Accélération des mouvements de concentration des entreprises (1 500 en 1965) à la veille de la suppression des droits de douane au sein du Marché commun prévue pour 1968. Les entreprises s'allient pour constituer des groupes industriels susceptibles de se défendre face à la concurrence européenne.
    • Le déficit commercial de la France se creuse après une période d'excédents entre 1959 et 1963. Il atteint 5 milliards de francs, soit 10 % du montant des échanges. En juin des mesures sont prises à l'initiative du ministre du Commerce extérieur Charles de Chambrun : assurance-prospection, garantie de l'État pour les emprunts destinés à financer les implantations commerciales, avantages fiscaux pour les PME se regroupant pour exporter. La France ne reviendra à un solde positif qu'en 1970.
    • Forte contraction du budget qui reste excédentaire (0,4 % du PIB).
    • Devant la baisse des ventes du disque 45 tours longue durée (4 titres, dix francs), l'industrie phonographique lance le 45 tours simple à deux titres à cinq francs.
  • 1967 :
    • 17 % des dépenses de l’État sont consacrées à l’éducation (7 % au début des années 1950). 483 300 étudiants en 1967-1968.
    • Le budget de la France connait un déficit pour la première fois depuis l'arrivée du général De gaulle au pouvoir : - 0,3 % du PIB.
    • Baisse marquée de la croissance (5 %).
    • Achèvement du remboursement des emprunts extérieurs français (notamment américains) des années 50.
    • La dette publique passe sous la barre des 20 % de la richesse nationale.
  • 1968 :
    • Hausse de 9,2 % des salaires horaires au second semestre 1968.
    • La crise de mai 68 et les pertes productives qui en découle aggravent la balance des paiements et le déficit public (-1,2 % du PIB). Le gouvernement est contraint de dévaluer le franc (11,1 %) et d'augmenter les ressources fiscales de l’État, notamment par la TVA qui est étendue aux commerces.
    • La TVA représente 50 % des recettes fiscales de l'Etat.
  • 1969 :
    • Retour à l'équilibre du budget de l’État (0,1 % du PIB).
    • 12,2 millions de personnes sont assujetties à l'impôt sur le revenu.
Conflit algérien
Année 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963
Dépenses militaires (francs 1960) 12 milliards 11 milliards 14 milliards 14,6 milliards 14,8 milliards 16,3 milliards 16,1 milliards 16 milliards 14,5 milliards 13,9 milliards
% du PIB 7,5 6,3 7,5 6,9 6 6,2 6 5,5 5 4,6
Dont affecté à l'Algérie (francs 1960) 0,5 milliard 2 milliards 4,6 milliards 5,5 milliards 7 milliards 7,5 milliards 7,7 milliards 7,8 milliards 2,5 milliards 0
Effectif militaire déployé 50000 83000 120000 250000 400000 450000 470000 480000 80000 0

Royaume-UniModifier

  • 1961 : 7,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le recensement de 1961 fait état de 400 000 personnes de couleur. Ils seront 1,5 million dix ans plus tard, soit 3 % de la population totale.
  • 1962 :
    • lois sur l’immigration restreignant les conditions d’entrée au Royaume-Uni (1962, 1968, 1971).
    • création d’un Conseil du développement économique (NEDC), qui consacre le principe de l’économie régulée. Institution d’une Commission nationale des revenus (NIC), pour éviter les effets néfastes de l’emballement des salaires sur les prix[14].
    • deux tiers des ménages au Royaume-Uni possèdent la télévision et la moitié une automobile. Le nombre des abonnés au téléphone a doublé depuis 1951 avec 8,5 millions atteint et 30 % des ménages possèdent leur logement (25 % en 1951).
  • après 1964 : réforme scolaire permettant aux autorités locales de mettre sur pied des établissements polyvalents rassemblant tous les élèves sans tenir compte de leur origine sociale[15].
  • 1964-1967 : crise monétaire annonçant une période de difficultés économiques.
  • 1965 : le ministre des Affaires économiques George Brown présente un projet planification quinquennale qui se fixe comme objectif une croissance annuelle du revenu national de 5 %. Les difficultés monétaires empêchent le plan d’être appliqué et le ministère est supprimé en 1967.
  • 1966 :
    • création d’un Conseil des restructurations industrielles pour faciliter la concentration industrielle (naissance de British Leyland et de International Computers Limited en 1968). Création d’un Conseil national de la recherche et du développement[16].
    • 600 000 demandeurs d’emploi.
  • 1967 :
    • dévaluation de la livre sterling de 14,3 % à la suite de l’accumulation des déficits des paiements internationaux. Mesures déflationnistes destinées à assainir les comptes, qui permettent d’afficher en 1969 un excèdent de 387 millions de £.
    • renationalisation de la sidérurgie. Création de la British Steel.
  • 1968 : les dépenses publiques représentent 35 % du PNB au Royaume-Uni (30 % aux États-Unis, 23 % au Japon).
  • 1968 : échec d’un projet de loi donnant à l’État des pouvoirs d’intervention accrus dans les conflits du travail[17].

Bloc de l'EstModifier

  • Dans les années 1960, le taux de croissance moyen de l’industrie roumaine est l’un des plus élevés d’Europe de l’Est. La production industrielle roumaine a quintuplé entre 1938 et 1960 puis a été multipliée par deux entre 1960 et 1970. À partir de 1965, la Roumanie s’ouvre au tourisme occidental (Station balnéaire de Mamaïa).
  • Recollectivisation de l’agriculture en Hongrie au début des années 1960. Les coopératives obtiennent une assez large autonomie de gestion, de production et de commercialisation. Elles admettent les anciens koulaks, parfois comme directeurs. Le système marche et la pénurie alimentaire disparaît.
  • Yougoslavie : le commerce extérieur yougoslave avec l’URSS et les autres états communistes augmente, mais 70 % du commerce se fait avec l’Ouest et les pays neutres. En 1965-1966, des réformes économiques produisent une « révolution économique ». Le contrôle du gouvernement central diminue encore et plus de responsabilités sont données aux entreprises individuelles et aux syndicats.
  • 1966 :
URSSModifier
  • 1959-1965 : plan septennal en Union soviétique. Les efforts se concentrent sur les industries chimique (engrais, plastique et caoutchouc).
    • Récoltes désastreuses des années 1963, 1965, 1969, 1972 et 1975, dues aux conditions climatiques mais aussi à l’inefficacité du secteur agricole collectivisé et à l’exode rural des jeunes gens vers les villes. Pour éviter la famine, l’URSS est contrainte de faire des achats massifs de blé au Canada et aux États-Unis, ce qui accroit sa dette extérieure.
  • 1964, URSS : réformes économiques lancées sous l’impulsion du Premier ministre Alexis Kossyguine pour pallier les dysfonctionnements du système et établir des mécanismes de marché susceptibles de lui donner plus d’efficacité. Evseï Liberman et d’autres économistes soviétiques proposent, à partir de 1965, d’assouplir quelque peu la planification centralisée afin d’accroître la rentabilité des investissements et de stimuler la productivité. Sans pour autant mettre en question la propriété collective des moyens de production, ces économistes préconisent d’accorder aux entreprises une relative autonomie par rapport au Plan et de restaurer la norme du profit. Kossyguine puis Brejnev, reconnaissant que les méthodes de gestion sont en retard sur les capacités de production, se rallient bientôt à ces idées. Un projet pilote est lancé en auquel participent quatre cents fabriques de vêtements et de chaussures ; rompant avec l’usage établi, celles-ci basent leur production sur les commandes reçues plutôt que sur les quotas fixés par le gouvernement. L’expérience est bientôt étendue à l’industrie, à l’agriculture, aux entreprises de transport, au bâtiment et aux communications. Une législation appropriée est adoptée par le Soviet suprême dès le mois d’octobre : à chaque entreprise est attribuée un capital d’exploitation et un budget salarial, mais c’est à la direction locale de décider de l’utilisation du capital, du versement des salaires (à l’heure ou à la pièce) et de l’octroi de primes. En 1969, un tiers de la production nationale est assuré par des entreprises fonctionnant sous le système Libermann. L’expérience tourne court, car elle met en cause l’autorité du parti sur les entreprises et porte en germe l’affaiblissement des organes centraux. Au cours des années 1970, l’approche de Libermann sera progressivement abandonnée.
  • 1966-1970 : le nouveau plan quinquennal soviétique prévoit de quadrupler la production d’automobiles en passant d’une production de 200 000 à 800 000 unités. Fiat et Renault sont candidats à aider les soviétiques à monter des usines. En Ukraine, Fiat sera autorisé à construire une usine pour monter un modèle dérivé de la Fiat 124 et qui emploiera 20 000 ouvriers pour une production attendue de 300 000 unités. Renault obtient en un important contrat pour moderniser différentes usines existantes, notamment celles qui produisent la Moskvitch.

Notes et référencesModifier

  1. Hélène d'Almeida-Topor, L'Afrique du 20e siècle à nos jours, Armand Colin, , 416 p. (ISBN 978-2-200-28893-8, présentation en ligne)
  2. Géologues, Union française des géologues, (présentation en ligne)
  3. Guy Jacques et Hervé Le Treut, Le changement climatique, UNESCO, , 160 p. (ISBN 978-92-3-203938-5, présentation en ligne)
  4. P.J. Vatikiotis, Revolution in the Middle East : And Other Case Studies, Routledge, , 226 p. (ISBN 978-1-317-39720-5, présentation en ligne)
  5. Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 portes du Proche-Orient, Éditions de l'Atelier, , 399 p. (ISBN 978-2-7082-3244-0, présentation en ligne)
  6. Béatrice Leroy, L'aventure séfarade, A. Michel, , 205 p. (ISBN 978-2-226-02510-4, présentation en ligne)
  7. a et b Armelle Enders, Nouvelle histoire du Brésil, Paris, Éditions Chandeigne, , 286 p. (ISBN 978-2-915540-34-5, présentation en ligne)
  8. Armelle Enders, Histoire du Brésil contemporain : XIXè-XXè siècles, Éditions Complexe, , 282 p. (ISBN 978-2-87027-637-2, présentation en ligne)
  9. Olivier Dabène, L'Amérique latine à l'époque contemporaine, Armand Colin, , 272 p. (ISBN 978-2-200-61529-1, présentation en ligne)
  10. Kuo-Ting Li, The Evolution of Policy Behind Taiwan's Development Success, World Scientific, (ISBN 978-981-4501-81-1, présentation en ligne)
  11. Françoise Berger et Gilles Ferragu, Le XXe siècle, Hachette Éducation, , 416 p. (ISBN 978-2-01-320112-4, présentation en ligne)
  12. Serge Berstein, Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle : 1958-1974, vol. 4, Éditions Complexe, (ISBN 9782870277614, présentation en ligne)
  13. « Projet de loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure », sur www.senat.fr (consulté le 3 février 2016)
  14. Brendan Evans et Andrew Taylor, From Salisbury to Major : Continuity and Change in Conservative Politics, Manchester University Press, , 288 p. (ISBN 978-0-7190-4291-1, présentation en ligne)
  15. Philippe Chassaigne, Histoire de l'Angleterre des origines à nos jours, Éditions Flammarion, , 628 p. (ISBN 978-2-08-138197-1, présentation en ligne)
  16. ,Philippe Chassaigne op. cit, p. 367.
  17. Philippe Chassaigne, Histoire de l'Angleterre des origines à nos jours : DES ORIGINES A NOS JOURS, Éditions Flammarion, , 609 p. (ISBN 978-2-08-123467-3, présentation en ligne)