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Cette page concerne les événements qui se sont produits durant l'année 1940 en Lorraine.

Sommaire

Éléments de contexteModifier

  • Après l'armistice, l'armée allemande installe hors du Reich des Frontstalags, camps de prisonniers de guerre, destinés à détenir les soldats issus des colonies françaises. Principalement situés en France et en Pologne, la Lorraine en a compté un certain nombre, dans les localités suivantes : Epinal, Lunéville, Metz, Mirecourt, Nancy, Toul, Saint-Mihiel, Sarrebourg et Verdun[1].

ÉvénementsModifier

  • Le château de Lunéville sert comme centre de rassemblement de prisonniers en été 1940. Les Frontstalag 160 Lunéville et Frontstalag 162 Dommartin-lès-Toul sont actifs de juillet 1940 à mars 1941. En 1940 des camps de rétention sont également actifs à Baccarat, le Dulag de Baccarat ainsi qu'à Laxou : Frontstalag 161 Laxou, le Stalag La Malgrange.
  • En 1940, l'Armée de l'air installe le GAO 2/506 sur le terrain de Chambley-Bussières. Cette unité d’observation est alors équipée de neuf Potez 631 et de cinq Mureaux 117. Contrairement à la plupart des autres terrains de l’Armée de l'Air de 1940, le terrain de Chambley n’est pas utilisé pendant le reste de la guerre, que ce soit par les Allemands ou par les Alliés.
  • L'Amiral Georges Thierry d'Argenlieu fait adopter la croix de Lorraine par la France libre, il fallait aux Français libres une croix pour lutter contre la croix gammée.
  • Entre 1940 et 1944, le camp de Thil fonctionne comme camp de travail installé par l'occupant nazi sur la commune de Thil, durant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agissait d'un kommando du camp du Struthof (KL-Natzweiler). Situé dans le département de Meurthe-et-Moselle, à proximité de la ville de Villerupt, c'est le seul camp de concentration installé par les nazis en territoire français non annexé.
  • L'Armée de l'air installe le GAO 2/506 sur le terrain de Chambley-Bussières. Cette unité d’observation est alors équipée de neuf Potez 631 et de cinq Mureaux 117. Contrairement à la plupart des autres terrains de l’armée de l'air de 1940, le terrain de Chambley n’est pas utilisé pendant le reste de la guerre, que ce soit par les Allemands ou par les Alliés.

JanvierModifier

  • 1er janvier : la ville frontalière de Forbach est évacuée[2] préventivement.
  • 10 au 26 janvier : vague de froid exceptionnelle en Lorraine[3] : il fait jusqu'à −24 °C à Metz
    • 19 janvier : la température maximale est de −12,4 °C à Nancy.
    • Les moyennes mensuelles à Nancy sont :
      • minimale de -9,5°
      • maximale de -3,5°

FévrierModifier

MaiModifier

JuinModifier

 
Place Stanislas occupée par des soldats allemands avec camions de ravitaillement en juin 1940.
  • Juin : pour protéger la retraite des troupes françaises le génie fait sauter les arches centrales du viaduc de la Taverne à Dinozé.
  • 11 juin : les Allemands vont à leur tour bombarder le viaduc de Bertraménil au cours de leur offensive de manière à couper tout lien ferroviaire aux troupes françaises dans ce secteur.
  • 13 juin : l'Est Républicain parait pour la dernière fois.
  • 16 juin : l'armée allemande entre à Nancy sans combattre.
  • L'aéroport de Nancy-Essey est occupé par la Luftwaffe entre 1940 et 1944, il a été bombardé à plusieurs reprises.
  • 19 juin : une centaine de prisonniers de guerre français, en majorité des Tirailleurs sénégalais du 12°R.T.S., sont assassinés par des troupes allemandes dans une grange de la région de Neufchâteau[4].
  • Quand l'armistice du 22 juin 1940 est signée, le cas de l'Alsace et de la Moselle n'est pas évoqué[5]. Ce territoire reste donc juridiquement français, bien qu'il fasse partie de la zone militairement occupée par l'Allemagne.
  • 23 juin : après l'armistice, la Wehrmacht s'installe à Mirecourt : l'Hôpital Psychiatrique de Ravenel, en construction, est transformé en camp de transit et d'internement : le Frontstalag 120[6].

JuilletModifier

 
Une croix de Lorraine, monument de la résistance, sur le circuit des 25 bosses, en Seine-et-Marne

AoûtModifier

  • 2 août : le journal collaborationniste L'Écho de Nancy publie son premier numéro. Totalement contrôlé par les allemands, il défend le nazisme, Adolf Hitler et prône l'antisémitisme.
  • 7 août : le Gauleiter Josef Bürckel prend ses fonctions à Sarrebruck, en tant que nouveau chef de l'administration civile allemande en Moselle. Le « CdZ-Gebiet Lothringen » remplace officiellement le département de la Moselle.
  • 8 août : le préfet du département de la Moselle Bourrat est expulsé de ce nouveau « territoire allemand ».
  • 13 août : la Leibstandarte SS Adolf Hitler stationne à Metz, en Lorraine annexée. La division SS, dont les pertes s'élevaient à près de 500 hommes[12] (environ 110 tués et 390 blessés), est réorganisée à Metz. Elle est renforcée de quelques bataillons et compte alors 6 500 hommes (1 SS-Artillerie-Regiment, 1 SS-Pionier-Bataillon, 1 SS-Aufklärungs-Abteilung, 1 SS-Nachrichten-Kompanie, 1 SS-Bataillon). La division reçoit un nouvel étendard le , au fort de Plappeville sur les hauteurs de Metz, en présence de Sepp Dietrich et du Reichsführer-SS Heinrich Himmler[13].

SeptembreModifier

 
Himmler inspectant un char de la 1re SS Division, Metz ().

OctobreModifier

NovembreModifier

DécembreModifier

NaissancesModifier

 
Daniel Prévot

DécèsModifier

 
Désiré Ferry
  • 11 janvier à Piennes en Meurthe-et-Moselle : Désiré Ferry, sur la ligne Maginot, par un froid intense de -25°, est frappé de congestion et, transporté à l'ambulance chirurgicale de son corps d'armée, il y décède quelques heures plus tard. Son nom est gravé au Panthéon dans la liste des "écrivains morts sous les drapeaux".

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/series/pdf/619MI.pdf
  2. Source.
  3. http://www.climatolor.fr/climatologie/climat-de-la-lorraine/climat-de-la-lorraine
  4. Scheck, R. (2007). Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Tallandier. p. 77.
  5. Eberhard Jäckel, Frankreich in Hitlers Europa – Die deutsche Frankreichpolitik im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlag-Anstalg GmbH, Stuttgart, 1966 ; traduction : La France dans l'Europe de Hitler, éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », 1968, 554 p., chap. « L'annexion déguisée », p. 115.
  6. Fiche de renseignements concernant un immeuble ou un logement réquisitionné (Préfecture des Vosges, Réquisitions allemandes) [Archives départementales des Vosges, 103 W 122]. L'étude des différents témoignages de prisonniers indique que le camp était fonctionnel le jour précédant celui mentionné sur ladite fiche.
  7. « Émile Muselier », Ordre de la Libération.
  8. La Seconde Guerre mondiale, « La Croix de Lorraine », charles-de-gaulle.org.
  9. Le général de Gaulle ne retiendra que le nom de Thierry d'Argenlieu dans ses Mémoires de guerre. Le texte exact (dans le tome I, L'Appel) de De Gaulle est : « Le 21 juillet [1940], j'obtins que plusieurs de nos aviateurs prissent part à un bombardement de la Ruhr et fis publier que les Français Libres avaient repris le combat. Entre-temps, tous nos éléments, suivant l'idée émise par d'Argenlieu, adoptèrent comme insigne la Croix de Lorraine. » (Charles de Gaulle, Mémoires de guerre – L'Appel (1940-1942), chap. « La France Libre », Plon, 1954 (repris par édit. Pocket (ISBN 978-2-266-09526-6), p. 99.).
  10. « Sous le signe de la Croix de Lorraine », article publié par France d'abord, journal brazzavillois dans le no 18 du mercredi , p. 11-13, reproduisant, comme indiqué en en-tête, « des extraits d'une conférence faite dernièrement à Londres par l'amiral Muselier ». L'amiral explique, paragraphes 4 à 6 de l'article, p. 11 : « Dès le début, il m'a paru nécessaire de différencier de façon apparente, les bâtiments de guerre de la France Libre et ceux restés fidèles au Gouvernement du maréchal Pétain. Un de mes premiers ordres — du 2 juillet, si j'ai bonne mémoire — précisa que les bâtiments des Forces Navales Françaises Libres porteraient à la poupe les couleurs nationales françaises et à la proue un pavillon carré bleu, orné d'une Croix de Lorraine rouge. Et ce fut l'origine de l'insigne du Mouvement de la France Libre.
    Pourquoi j'ai choisi la Croix de Lorraine ? Parce qu'il fallait un emblème en opposition à la Croix Gammée et parce que j'ai voulu penser à mon père qui était Lorrain. »
  11. « La fin de L'Est républicain », sur https://kiosque.limedia.fr (consulté le 26 juillet 2019)
  12. George H. Stein, The Waffen SS: Hitler's elite guard at war, 1939-1945 (page 88) : selon l'auteur, les pertes de la division s’élèvent à 132 tués, 527 blessés et 45 disparus le .
  13. George H. Stein, The Waffen SS: Hitler's elite guard at war, 1939-1945, 1984 (page 28, note 4:Ansprache des Reichsführers SS aus Anlass der Übergabe der Führer-standarte an die Leibstandarte 'Adolf Hitler', Metz, Fort Alvensleben, am 7. September 1940, RFSS/T-175, 90/2612641ff.)
  14. Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 123-124.
  15. Le droit du sang, in Jacques Lorraine: Les Allemands en France, L'Alsace et la lorraine, Terre d'épreuve, éd. du Désert, Alger-Oran, 1945 p. 121.
  16. a b et c « Visite inopinée », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne)
  17. L'« Hôtel Royal » servira de PC à l'armée américaine le 22 novembre 1944. in Anthony Kemp : Lorraine - Album mémorial - Journal pictorial : 31 août 1944 - 15 mars 1945, Heimdal, 1994, (p. 340-341).
  18. (en) Hans Quassowski, Twelve Years With Hitler : A History of 1. Kompanie Leibstandarte SS Adolf Hitler 1933-1945, (ISBN 978-0764307775), p. 121 (Discours à la LSSAH, le 26 décembre 1940 à Metz).
  19. « François Bizot », sur Babelio (consulté le 26 septembre 2015)
  20. (fr) « Mort du journaliste politique Pierre-Luc Séguillon », sur Gala,
  21. « Fiche individuelle de Julien Pierre Isidore Buge, mort pour la France », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, Ministère de la Défense (consulté le 24 février 2012)