18e régiment de dragons

18e régiment de dragons
Image illustrative de l’article 18e régiment de dragons

Création 4 avril 1744
Dissolution 1979
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment de Dragons
Rôle Cavalerie
Ancienne dénomination Dragons du Roi
6e Régiment de Lancier
Devise Multorum virtus in uno
Inscriptions
sur l’emblème
La Moskova 1812
Hanau 1813
Champaubert 1814
Fleurus 1815
Alsace 1914
Artois 1914
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Georges
Guerres Guerres de l'Empire
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Batailles Campagne d'Égypte
Bataille d'Elchingen
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Eylau
Décorations Croix de guerre 1939-1945

Le 18e régiment de dragons (ou 18e RD), est une unité de cavalerie de l'armée française, créé sous la Révolution à partir du régiment du Roi dragons, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominationsModifier


Chefs de corpsModifier

Dissolution en 1814

Dissolution en 1815

...

Le , le régiment est divisé en deux groupes d'escadrons[4]

  • 1er groupe
    • août 1916 : colonel Dulac[25]
    • janvier 1917 : lieutenant-colonel Boutan[26]
    • avril 1918 : lieutenant-colonel Mauche[26]
  • 2e groupe
    • août 1916 : commandant Souville[4]
  • mars 1919 : lieutenant-colonel Mauche[5]
  • août 1919 : colonel Soulé[5]

...

  • 1940 : lieutenant-colonel Pinon

...

  • 1954 : lieutenant-colonel de Lesperda
  • 1955 : lieutenant-colonel Jouitou
  • 1966 : colonel de Quatrebarbes
  • 1971 : lieutenant-colonel Chevalier de Lauzières
  • 1972 : lieutenant-colonel Yvenat
  • 1974 : colonel Dumouchel de Prémare
  • 1978 : lieutenant-colonel Petit

Historique des garnisons, combats et batailles du 18e Régiment de DragonsModifier

Ancien RégimeModifier

Régiment de dragons du Roi

Guerres de la Révolution et de l'EmpireModifier

 
Cavalier du 18e dragons en Espagne (1808).

Après l'exil de Napoléon Ier à l'île d'Elbe une ordonnance de Louis XVIII en date du réorganise les corps de l'armée française. Ainsi 15 régiments de dragons sont renumérotés, et le 18e prend le no 13e[29].
À son retour de l'île d'Elbe, le , Napoléon Ier prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments de cavalerie les numéros qu'ils avaient perdus.

De 1815 à 1871Modifier

Le régiment existe sous le nom de 6e régiment de lanciers (ex-lanciers d'Orléans).

De 1871 à 1914Modifier

 
18e Dragons, Melun, 1907

Il tient ensuite garnison à :

1905 : Sens
1907 - 1910 : Melun
1914 : Lure (ALSACE et ARTOIS)

Carte postale d'un militaire du 18e dragons lors de la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges (1908) (orthographe conservée telle quelle). Cher copin

Je t'envoie ces deux mots pour te donner de mes nouvelles. En ce moment je suis au grève des terrassiers a Villeneuvesaint-Georges pas loin de Paris tu parle si c'est moche ont y es depuis le 7 juillet et ont ne sait quand sa sera fini, ca commence à la Pentecôte tu parle d'une bande d'apache ils arrêtent les autos ils les casse c'est malheureux de voir ça et bien des choses comme ça ils veulent empêcher les ouvriers de travailler.
Ont est camper dans l'école, les hommes couchent sur une botte de paille et les chevaux dehors. Tu parle si sait dure ont ne peut pas se déshabiller car à chaque moment il faut monter à cheval la nuit comme le jour, moi ca va j'ai encore monter qu'une fois à cheval je fais le fourbit au Lieutenant et quand une sont partis je fais des heures.
Ont peut sortir de 7 heures à 9 heures du soir. la ville est très gentil il y a de belles poules et pas fière.
Je ne vois plus rien à te dire je suis toujours en bonne santé j'espère que tu es de même. Ton copin Gustave encore quatre cent trente quatre et la fuite. Bonjour a Julia et chez vous.

Si tu m'écrit 18e Dragons 3e Escadron au grève a Suivre.

Première Guerre mondialeModifier

  • Garnison à Lure. Affectation d' à  : 8e brigade de dragons du général Gendron, puis colonel Guéneau de Montbeillard, 8e division de cavalerie du Corps de Cavalerie du général Conneau.

1914Modifier

Couverture de Belfort. Alsace : Combat d'Altkirch, Colmar. Bataille de la Marne : Château-Thierry, Jonchery. Course à la mer : Artois, combats de Monchy-au-Bois[32] Meuse. Première bataille de Champagne. Main de Massiges[33]

1915Modifier

1916Modifier

1917Modifier

1918Modifier

Entre-deux-guerresModifier

 
AMC Schneider P 16 du 18e régiment de dragons vers 1936.

Mi-1933, il devient motorisé, organisé comme régiment de découverte. Avec le 4e groupe d'automitrailleuses (4e GAM) également caserné à Reims, il forme une brigade mécanique. Cette dernière forme un détachement mécanique au sein de la 4e division de cavalerie avec le 4e bataillon de dragons portés, détachement destiné à tester le concept des divisions légères mécaniques. Le 18e dragons est équipé des divers modèles d'automitrailleuses disponibles : White TBC, Laffly AM 50 et Panhard 165/175[34].

Fin 1933, le général Weygand réogarnise la future division légère mécanique dont la création a été décidée : le 18e et le 4e GAM deviennent des régiments de combat, dotés d'automitrailleuses de combat AMC Schneider P16 et d'automitrailleuses de reconnaissance AMR 33. La 1re division légère mécanique est formellement créée en 1935 par changement de nom de la 4e division de cavalerie. Le 18e dragons est rééquipé de char Somua S-35 et Hotchkiss H35 en 1937[34].

  • 1938 : Il quitte Reims le jusqu'au du fait de la mobilisation partielle de 1938 à la suite des événements de septembre : l’affaire des Sudètes. Les échelons "A" de cette brigade gagnèrent Verdun par la route en un temps record.

Seconde Guerre mondialeModifier

le , la 1re DLM aligne 4 escadrons de char Somua S-35 (18e Dragons, 4e cuirassiers), au sein du 7e groupe d'armées du général Giraud, va tenter de donner la main au nord à la Hollande.
 
Deux S-35 du 18e RD détruits près de Dunkerque, fin mai 1940.
Le , à Neuville-Saint-Vaast, attaque en direction de Mont-Saint-Éloi. Les combats se poursuivirent après la rupture de la ligne de la Dyle à Gembloux, la 2e D.L.M. en forêt de Mormal, le 18e Dragons au Quesnoy, le 4e cuirassiers à Landrecies. Jusqu’au bout, les derniers chars SOMUA furent engagés avec succès. Les tout derniers furent sabotés par leurs équipages en vue de Dunkerque.

De 1945 à nos joursModifier

  • Le Régiment est reformé en juin 1954 sur les grands camps de l'Est, intégré à la 11e division d'infanterie dont il forme l'élément de cavalerie blindée. Dès la fin du mois de juillet, il est transporté en Tunisie, son PC est alors à Teboursouk, il participe à différentes opérations dès le mois d'octobre 1954.

Il passera en Algérie en 1957, commandé par le Colonel JOURNES, puis par le Colonel BOUCHARD.

1963 1964 en garnison à Blida Algérie commandant lieutenant colonel Henri Dequatrebarbes Mi 1964 Retour en France à Périgueux en gaarnison avec le 5e dragon avec armes et bagages et dissous. À Périgueux, la garnison deviendra le 5e chasseur

    • 1964 : Le 18e régiment de dragons est revenu à Reims et 2 escadrons à Mourmelon-le-Petit au quartier Zurich. Par la suite, il a été transféré à Mourmelon-le-Grand en 1967. Dans les années 1970, en garnison à Mourmelon, il est doté du char AMX-13.(Les chars AMX 13, dont les missiles SS11 étaient présents déjà en 1966)
  • 1973 : En juillet, le régiment (Colonel HENRY) est doté du char AMX-30, il sera l'un des premiers avec son voisin le 503 RCC. Il compte 4 escadrons de chars et un escadron de commandement et de soutien. Le capitaine Antoine Gouraud commande le 1er escadron qui reçoit les 3 premiers chars du régiment (noms de baptême : ANTIBES, ANGOULEME et ANNECY AGEN) affectés au 4e peloton commandé par l'Aspirant Pierre Gatti.

Traditions et uniformesModifier

ÉtendardModifier

Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau, ainsi que l'inscription AFN[35],[36]:

 

DécorationsModifier

Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1939-1945 avec palme

croix de guerre 1914-1918 avec palme

DeviseModifier

Multorum virtus in uno

InsigneModifier

Le premier insigne du régiment, en 1933, présente un hippogriffe dans un cercle[34].

Personnalités ayant servi au 18e régiment de dragonsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Cuel 1894, p. 131.
  2. Cuel 1894, p. 100.
  3. Cuel 1894, p. 99.
  4. a b et c Historique 1914-1918, p. 5.
  5. a b c et d Historique 1914-1918, p. 22.
  6. Cuel 1894, p. 155.
  7. Cuel 1894, p. 156.
  8. Cuel 1894, p. 157.
  9. Cuel 1894, p. 158.
  10. Cuel 1894, p. 159.
  11. Cuel 1894, p. 160.
  12. Cuel 1894, p. 161.
  13. Cuel 1894, p. 162.
  14. Cuel 1894, p. 163.
  15. Cuel 1894, p. 164.
  16. Cuel 1894, p. 182.
  17. Cuel 1894, p. 184.
  18. Cuel 1894, p. 185.
  19. Cuel 1894, p. 186.
  20. Cuel 1894, p. 137.
  21. Cuel 1894, p. 187.
  22. Cuel 1894, p. 189.
  23. Sa fiche MDH porte la mention « tué à l'ennemi », mais… les JMO de son régiment et de sa brigade mentionnent sa mort accidentelle
  24. Historique 1914-1918, p. 4.
  25. a et b Historique 1914-1918, p. 17.
  26. a et b Historique 1914-1918, p. 18.
  27. L’Épopée napoléonienne, F.G. Hourtoulle éd Histoire et Collections 1997
  28. Victoires Conquêtes des Français, tome 24, Panckoucke Ed., Paris, 1821
  29. Ordonnance du Roi sur l'organisation de la cavalerie française page 130
  30. Cuel 1894, p. 133.
  31. Cuel 1894, p. 143.
  32. S.H.D cote 25N567, Ordres, notes, comptes rendus d'opérations (31 juillet 1914-10 mai 1915)
  33. S.H.D cote 26N881, Journaux des marches et des opérations.
  34. a b et c François Vauvillier, Les automitrailleuses de reconnaissance, t. 1 : L'AMR 33 Renault : ses précurseurs, ses concurrentes et ses dérivés, Paris, Histoire & Collections, coll. « Les matériels de l'armée française », , 65 p. (ISBN 2-915239-67-3), « 18e régiment de dragons (1934-1937) », p. 44-47
  35. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  36. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-

Sources et bibliographieModifier


Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Union nationale de l'Arme blindée Cavalerie Chars - U.N.A.B.C.C. unabcc.free.fr