Îlets de Rémire

archipel de Guyane française

Îles de Rémire
Îlet la Mère
Îlet la Mère
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 4° 55′ 30″ N, 52° 12′ 30″ O
Superficie 0,041 km2
Nombre d'îles 5
Géologie Îles continentales
Administration
Régions d'outre-mer Guyane
Département d'outre-mer Guyane
Commune Rémire-Montjoly
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC-3
Géolocalisation sur la carte : Guyane
(Voir situation sur carte : Guyane)
Îles de Rémire
Îles de Rémire
Archipels en France

Les îlets de Rémire sont un petit archipel de 4 îles au large de la commune de Rémire-Montjoly[1] :

On y rajoute en général l'îlet de l'Enfant perdu, qui est un peu plus à l'est. Elles dépendent administrativement de la commune de Cayenne.

La seule île à avoir été habitée est l'îlet la Mère qui avait été défrichée pour l'installation d'une ferme puis d'un bagne. La présence de nombreux vestiges atteste de cette époque : puits, quais, clocher, murets et quelques chemins. Un élevage de singes y avait été installé par l'institut Pasteur jusqu'en 2001. Le site est aménagé, entretenu (avec l'aide du conservatoire du littoral), et ouvert au public en 2007 ; un prestataire y propose régulièrement des visites[2].

Un phare est présent sur l'île de l'Enfant perdu.

LégendeModifier

La légende raconte que les îlots Le Père et la Mère se promenaient avec leurs deux filles (les Mamelles), leur fils et leur serviteur (le Malingre) quand ils furent surpris par un raz-de-marée qui les fit tous s'échouer dans l'embouchure du Mahury à l'exception de leur fils. Celui-ci dériva alors au large de Cayenne. Il prit alors le nom d'Enfant perdu.

HistoireModifier

Dès 1604, la ville alors appelée Armire, fut la résidence principale des chefs d'expédition. En 1862, la compagnie Équinoxiale y installa son administration et au début du XXe siècle, les réfugiés martiniquais de la catastrophe de la Montagne Pelée s'y installèrent.

Une histoire raconte qu'à l'époque du bagne, il existait un phare sur l'Enfant Perdu. Des bagnards étaient laissés sur l'îlet pour en alimenter le feu pendant la nuit. Un jour, l'administration pénitentiaire oublia ces hommes. Quand le phare resta éteint, personne ne le remarqua. Arrivés à court de vivres, ils construisirent un radeau de bois et rejoignirent le rivage. Arrivés à Cayenne, ils furent capturés et on les condamna pour évasion.

L'îlet de Rémire est devenu un lieu de mémoire de l’esclavage des départements d’outre-mer (DOM)[3].

Notes et référencesModifier

  1. http://tresordesregions.mgm.fr/Mdir.php?p=cant.php&region=03&cl=RemireMontjoly
  2. Ilet la Mère; sur le site du comité du tourisme de Guyane
  3. Nicolas, Thierry, « A la poursuite du patrimoine », sur revues.org, EchoGéo, Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique (CNRS UMR 8586), (ISSN 1963-1197, consulté le ).