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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pelée.

Île Pelée
Vue du fort de l'île Pelée et de la digue est.
Vue du fort de l'île Pelée et de la digue est.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Manche (océan Atlantique)
Coordonnées 49° 40′ 12″ N, 1° 35′ 01″ O
Géologie Île continentale
Administration
Région Normandie
Département Manche
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île Pelée
Île Pelée
Îles en France

L'île Pelée est une île française située au large de Cherbourg-en-Cotentin. La digue est de la rade de Cherbourg s'appuie sur l'île Pelée.

Sommaire

Caractère insulaireModifier

Augustin Lemaresquier écrit en 1943 dans son Histoire de Tourlaville : « L'île Pelée ne fut pas toujours, paraît-il, séparée du continent. De nombreux auteurs affirment que la séparation est relativement récente, d'autres le contestent : il semble que ces derniers sont dans le vrai. » D'après une carte datée de 1406 copiée sur un document plus ancien, la limite du littoral se situait plus loin au large de l'île Pelée. Un traité de pilotage, édité en 1483, donne des conseils aux navigateurs pour éviter l'île Pelée. Cependant, plusieurs érudits, comme Voisin-La-Hougue, prétendent que l'île Pelée tenait encore à la presqu'ile du Cotentin vers 1550[1]. Henri Jouan, le directeur de la Société nationale académique de Cherbourg, attribue, quant à lui, la séparation de l'ile du Cotentin aux cataclysmes de 702 et 1244 qui sont censés avoir englouti les forêts du littoral.

HistoireModifier

L'historien du XVIIIe siècle Gilles-Pierre Avoyne de Chantereyne pensait que l'île a été anciennement recouverte de terre et des titres de propriété existaient à Tourlaville pour des droits en biens fonds et des droits de gravage. L'île est à cette époque un récif rocheux recouvert de varech.

En 1776, Cherbourg est choisi pour être le grand port stratégique français de la Manche. Un fort, exécuté sur les plans des ingénieurs Ricard et De Caux, fut commencé en 1777 et terminé en 1784. On évalue à 4 millions de francs la somme d'argent employée pour sa construction.

 
Fort de l'île Pelée.

Ce fort, qui présente trois étages de feux, peut être armé de 108 bouches à feu. Louis XVI le visitant en 1786, mit, dit-on, lui-même, le feu à un gros mortier, pour donner le signal d'une décharge générale. Il est composé par une citadelle de granit de Chausey, une fosse et une enceinte fortifiée. Cet ouvrage de défense a changé de nom selon les temps (fort Royal, fort National, fort Impérial). La République de 1848 lui donna simplement le nom du rocher sur lequel il est édifié. Depuis 1898, face aux mutations de l'artillerie, une chape de béton de 5 mètres recouvre la face nord de la citadelle[2].

Durant la Révolution française, le fort devient prison. Le premier prisonnier est le général chouan Pierre Dezoteux de Cormatin, emprisonné de 1795 à 1800. Le conventionnel Vadier, membre du Tribunal révolutionnaire y est emprisonné avec sa femme de 1797 à 1799. Il est rejoint peu après par le conspirateur babouviste Philippe Buonarroti et quatre complices.

Entre 1890 et 1894, une digue reliant l'ile à la côte – une passe d'une cinquantaine de mètres est ménagée en son milieu – et un petit port situé sur l'île sont édifiés par l'ingénieur Paul Minard.

Le fort a reçu entre les deux guerres mondiales une batterie de DCA de 75 mm, d'où les cuves surélevées sur ses dessus. Il fut question d'en réinstaller une, d'origine allemande, de quatre pièces de 10,5 cm SKC/32 dans les années 1950 (travaux OTAN).

Un phare de 25 m de hauteur projette à 10 km en mer ses feux intermittents.

L'État a cédé en 2014 l'île Pelée, ancienne propriété de la Marine nationale, au syndicat mixte Ports normands associés (PNA).

Pour l'anecdote, le royaume de Patagonie a annexé l'île Pelée le [3]

Notes et référencesModifier

  1. Voisin La Hougue, Histoire de la ville de Cherbourg, Boulanger, 1835, p. 4.
  2. Guide des randonnées pédestres, Communauté urbaine de Cherbourg
  3. Ils ont annexé l'île Pelée, lamanchelibre.fr.

SourcesModifier

Liens externesModifier

  • Les Archives nationales conservent sous la cote CP/F/14/17520/14 dix-huit plans du phare de l'Île Pelée.