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Les événements militaires des Cent-Jours sont l'ensemble des faits militaires, des campagnes et batailles survenus pendant la période dite des Cent-Jours qui virent le retour de Napoléon Bonaparte au pouvoir en France et la restauration provisoire de l'Empire. La défaite militaire française à la bataille de Waterloo (18 juin 1815) et l'invasion de la France par les Alliés qui en fut la conséquence aboutirent à la Seconde abdication de Napoléon et à son exil définitif à Sainte-Hélène où il mourra en 1821.

Ultime mobilisation françaiseModifier

 
La situation stratégique en 1815 : 250 000 Français font face à environ 850 000 soldats sur quatre fronts dont celui d'Alsace où Rapp avec 20 000 hommes fait face aux 220 000 autrichiens de Schwarztenberg. Napoléon doit par ailleurs détacher 20 000 hommes dans l'ouest de la France pour faire face à une insurrection royaliste.

Dès avril, un ensemble de mesures légales, administratives et techniques sont prises par l'Empereur et ses collaborateurs pour reconstruire ses forces armées de terre.

« Ne pouvant, pour des causes politiques, rétablir la conscription, Napoléon se contente des 150 000 hommes dont 28 000 cavaliers laissés par le roi; il y ajoute 12 000 officiers et 85 000 militaires en congé, retraités, insoumis, etc., rappelle la Garde impériale, lève des gardes nationaux ... En dix semaines, il réunit environ 290 000 hommes de troupes actives, 220 000 de corps auxiliaires ; pousse aux frontières sept petits corps d'observation pour retarder l'ennemi le cas échéant, laisse des garnisons dans les places que l'on aura pas le temps de remettre en état et forme une armée de campagne à son commandement (Armée du Nord - NdA) »[1].

Résistance royalisteModifier

Campagne de BelgiqueModifier

Article détaillé : Campagne de Belgique de 1815.

Le 14 juin au soir, Napoléon fait publier un ordre du jour dans lequel il emploie tous les moyens oratoires pour exciter l’ardeur et le courage de ses soldats, leur rappelant leurs anciennes victoires, leur supériorité sur des ennemis qu’ils avaient battus tant de fois, les dangers qui menaçaient la patrie.

Ayant calculé qu’il faudrait deux jours aux armées anglaise et prussienne pour opérer leur jonction, la première ayant son quartier général à Bruxelles, et la seconde le sien à Namur, il prit des dispositions, le 15 juin, à la pointe du jour, pour tomber sur les Prussiens. Attaqué par trois colonnes, Blücher fut vivement repoussé et perdit quelques milliers d’hommes dans l'affrontement. Charleroi fut prise, et dans la nuit du 15 au 16 juin, toute l’armée française avait passé la Sambre ; elle bivouaqua entre les deux armées ennemies. Ce succès est d’autant plus remarquable que le lieutenant-général de Bourmont, chef d’état-major du 4e corps, aux ordres du général Gérard, ayant refusé[2] de signer l'acte additionnel aux constitutions de l'empire, avait rejoint Louis XVIII à Gand.

Le 16, le maréchal Ney, qui commandait la gauche, avait reçu ordre d’occuper avec 43 000 hommes, en avant des Quatre-Bras (croisement de quatre chemins), une position sur la route de Bruxelles, en conservant en même temps celles de Nivelles et de Namur.

L’inexécution de cet ordre empêcha la bataille de Ligny qui se livra dans la journée, sous Fleurus, d’être décisive. Elle coûta aux Anglais et aux Prussiens une trentaine de milliers d'hommes. L’acharnement fut tel entre les deux armées ennemies que le village de Ligny fut pris et repris jusqu’à cinq fois[3]. La perte de l’ennemi fut évaluée de 8 à 9 000 hommes.

Le général Girard, proche de l'empereur, qui commandait la 7e division d’infanterie attachée au Corps de Reille, faisant partie de l'aile gauche sous le commandement de Ney, sera très grièvement blessé au cours de la bataille[4].

Le 17, à la pointe du jour, le général Pajol se mit à la poursuite des Prussiens dans la direction de Wavre, et prit beaucoup de bagages. Grouchy et Ney n’ayant pas exécuté les ordres de Napoléon aussi promptement qu’ils l'auraient dû, la journée du 17 se passa sans résultats avantageux pour l’armée française.

Bataille de WaterlooModifier

 
Napoléon saluant la Garde impériale partant au combat à Waterloo
Article détaillé : Bataille de Waterloo.

La bataille de Waterloo s'est déroulée le et s'est terminée par la victoire décisive des deux armées de la Coalition:

toutes deux opposées à l'armée française dite Armée du Nord emmenée par l'empereur Napoléon Ier.

Retraite de Grouchy et campagne de FranceModifier

Retraite de GrouchyModifier

 
Le maréchal Emmanuel de Grouchy.

Invasion alliée et campagne de FranceModifier

 
Plaque commémorative de la bataille de Rocquencourt.
 
Sortie de la garnison de Huningue le , par Édouard Detaille.

La forteresse de Huningue est assiégée pour la troisième fois dès le 26 juin par 20 000 Autrichiens. Le général Barbanègre, à la tête d'une garnison de moins de 400 hommes, tient la ville durant 2 mois alors que Napoléon avait abdiqué depuis le 22 juin.

Le 1er juillet 1815 - soit 13 jours après Waterloo et 9 jours après l'abdication de Napoléon Ier mais avant la signature de l'armistice - les troupes françaises, sous les ordres du maréchal Davout et des généraux Exelmans et Piré battent les Prussiens à Rocquencourt, faisant plus de 400 prisonniers. Ce sera là la dernière bataille gagnée des troupes impériales napoléoniennes. Deux jours plus tard, les Prussiens battent les Français à Issy-les-Moulineaux. Le combat d'Issy fut la dernière tentative de l'armée française pour dégager Paris, avant l'armistice qui intervint le même jour entre la France et les alliés.

Les Alliés entrent dans Paris le 8 juillet.

Guerre en ItalieModifier

Article détaillé : Guerre napolitaine.

Occupation alliéeModifier

Notes et référencesModifier

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NotesModifier


RéférencesModifier

  1. Lachouque 1972, p. 44.
  2. Louis de Bourmont quitte son commandement le 15 juin 1815 (3 jours avant Waterloo), veille de la bataille de Ligny, traverse les lignes ennemies de Blücher et rejoint Louis XVIII à Gand. C'est la parution de « l'acte additionnel aux constitutions de l'empire » et son article 67, article qui prononçait la déchéance des « Bourbons » qui fit prendre à cet ancien chef chouan, cette décision afin de rester fidèle à la famille royale.
  3. « Il se peut, disait Napoléon pendant l’action au général Gérard, il se peut, si Ney exécute bien mes ordres, que le sort de la guerre soit décidé dans trois heures. Il ne s’échappera pas un canon de l’armée prussienne. »
  4. Il devait mourir le 27 juin 1815 à quatre heures du soir, à Paris, après avoir été fait duc de Ligny, trois jours après Waterloo, par un décret impérial du 21 juin 1815.

Voir aussiModifier