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Évènements d'Ådalen

affrontements en Suède en 1931

Les évènements d'Ådalen, aussi appelés coups de feu d'Ådalen ou Ådalen 31, sont une succession d'événements entourant une grève ayant eu lieu en mai 1931, dans la vallée d'Ådalen (sv), en Suède, où cinq personnes ont été tuées par balles, par des militaires appelés en renfort par la police. À l'époque la question de la responsabilité de cette tragédie divisa la Suède. Des lignes éditoriales très contrastées émergèrent entre les journaux d'obédience bourgeoise et travailliste.

Sommaire

ContexteModifier

 
Des briseurs de grève se hissent jusqu'en haut de la cale du navire Milos.

Durant l'été 1930, a eu lieu un conflit à propos de réductions de salaire à l'usine de sulfate de Marma-Långrörs AB à Marmaverken dans la province de Hälsingland. Dans ce contexte, des briseurs de grève avait été recrutés. Au printemps 1931, au moment où le dégel permettait la reprise du trafic fluvial, les entrepôts était pleins et les industriels déterminés à expédier les biens qui avait réussi à vendre malgré le contexte de récession. Comme la situation salariale n'évoluait pas des grèves éclatèrent à Marma-Långrörs ainsi que des grèves de solidarité dans les usines de sulfates et de pâte à papier du groupe Graninge à Sandviken et Utansjö dans la vallée d'Ådalen. Ces mouvement de soutien s'explique par le fait que les deux entreprises étaient la propriété de la famille Versteegh. Pour assuré l'expédition des commandes, le propriétaire du groupe, Gérard Versteegh, recruta 60 étudiants et briseurs de grève professionnels.

L'arrivée des briseurs de grève, le 13 mai, suscite une énorme colère. Le même jour, les travailleurs en grève organise un rassemblement de protestation à Kramfors et défile jusqu'à Sandviken. Des manifestant réussirent à s'infiltrer dans le périmètre de l'usine de pâte à papier, propriété de Graningeverken, malgré la surveillance, et à monter à bord du bateau à vapeur « Milos » à bord duquel, les briseurs de grève étaient occupés à charger un bateau. Les manifestants menacèrent les briseurs de grève et on soupçonne que des violences physiques aient également eu lieu. Quelques-uns des briseurs de grève furent mené de force à Kramfors, où ils furent présentés à la foule.

"Ces derniers jours, dans la vallée d'Ådalen, s'est mis en place, par endroits, un véritable gouvernement par la foule, entretenu par les appels à la sédition des communistes.
Les autorités sont restées quasiment impuissantes, et la police a contemplée, bras croisés, la foule en colère maltraiter les travailleurs assidus de la plus cruelle des façons, faire irruption sur leur bateau et se déchaîner sur les travailleurs, lesquels, défaits et ensanglantés, les mains ligotées dans le dos, furent forcés à parader en tête du cortège des communistes - tout cela pendant que la police restait impuissante et regardait."
Ådalen "
Svenska Dagbladet 1931-05-15


Le policier mobilisé, n'a pas été en mesure de prévenir les attaques. Le soir même, des militaires de la garnison de Sollefteå  se mirent en route sur demande du comté: 60 fantassins et cavaliers armés de mitrailleuses, sous le commandement du capitaine Nils Mesterton. La nuit du 14, des émeutes éclatèrent à la fois à la gare de Sprängsviken, où le déchargement avait lieu, et à Lunde, où les militaires furent envoyé défendre les briseurs de grève. Au jets de pierres de la foule répondirent des tirs à balles à blanc et des grenades fumigènes de l'armée. Pour les policiers, intervenir en dehors de sa commune était alors interdit, il n'y avait pas, à  cette époque de police nationale qui aurait pu venir en renfort de la police municipale. Une police nationale a été créée à la suite des évènements de Ådalen en 1931.

Le cortège de manifestation et les coups de feuModifier

 
Maison des travailleurs à Frånö, municipalité de Kramfors.
 
Le mémorial des évènements de Ådalen à Lunde, municipalité de Kramfors, créé par Lenny Clarhäll (1979-81).

Le jeudi 14 mai 1931, le syndicat des travailleurs des transports (Transportarbetareförbundet) organise à la maison des travailleur de Frånö une réunion pour protester contre les briseurs de grève. Les représentant de l'ensemble des syndicats de la Vallée étaient présents. La décision fut prise d'interrompre immédiatement tous les travaux dans les scieries et les usines de pâte à papier de la Vallée. Avant même que la réunion ne se finisse, les 3 000 à 4 000 personnes réunies dans et autour de la maison des travailleur formèrent un cortège et se mirent à défiler vers Lunde où les briseurs de grève étaient installés. Après le départ du cortège, il ne se trouva plus sur place que des manifestants sous les bannières de l'union des travailleur du papier de Utansjö (Pappersindustriarbetareförbundets),SDUK Utansjö et le comité local social-démocrate de Utansjö. Ces groupes seraient arrivés en retard et à la réunion et auraient manqué le départ spontané du cortège. On peut supposer que si le cortège s'était mis en route après la fin de la réunion, le front aurait compté encore plus de banderole. Alors que 10 soldats et 20 chevaux avaient été blessés par des jets de pierres, les autorités lurent trois fois la loi sur l’insurrection aux manifestants, à la troisième lecture, ceux qui refusait de se disperser serait considérés comme "rebelles".

Lorsque le cortège arriva à Lunde, les militaires ont cru y voir des armes et entendre des coups de feu tirer par les manifestants, ce que ni la commission d'enquête ni la police n'a pu prouver par la suite. Une patrouille à cheval, qui cherchait à arrêter les manifestants, avait tiré le coup de feu, et quand les manifestants se trouvèrent à moins de 100 mètres du campement des briseurs de grève, le capitaine Mesterton ordonna de tirer.[citation nécessaire] Les soldats ouvrirent le feu avec des fusils et des mitrailleuses. Ordres avaient été donnés de tirer au sol face à la foule dans un premier temps, ce qui fut fait. À l'ouverture du feu, la masse des manifestant s’élargit alors que la foule pressait par l'arrière, ce que le capitaine Mesterton interprétât comme une tentative de contournement de ses troupes et ordonna de faire feu. Cinq personnes y laissèrent la vie : Eira Söderberg, 20 ans, Erik Bergström, 31 ans, Evert Nygren, 22 ans et de travailleurs, Sture Larsson 19 ans et Viktor Eriksson, 35 ans. Eira Söderberg ne participait pas à la manifestation, mais observait la scène depuis une ferme voisine lorsqu'elle a été touchée par un ricochet. Cinq autres personnes ont été blessées.

Les troupes du capitaine Mestertons reçurent le soutien du régiment de chasseurs du Jämtland et du régiment d'infanterie du Norrland, ce qui lui permis de ce retirer par la suite.[citation nécessaire] Lors du retour de ses troupe à Östersund, du tumulte et des violences éclatèrent à la gare. Sur certaines une de journaux, on pouvait lire "Les officiers ont ordonnés aux soldats de tirer, pistolets sur la tempe". Cette affirmation étaient incorrecte, car tous les soldats impliqués étaient des professionnels[1]. On raconte qu'un trompettiste dans l'orchestre des travailleurs, Tore Andersson de Dynäs, aurait sonner le cessez-le-feu ce qui aurait conduit les militaires à arréter de tirer[2]. En 1991, dans une interview au journal anarchiste Brand, Andersson fait lui-même savoir qu'il avait été inculpé pour avoir "illégalement pris commande d'une troupe militaire" mais que la charge a été abandonnée avant le début du procès[3].

Les coups de feu de la Vallée - un autre récit

L'absence de représentants élus pour encadrer le cortège est souvent invoquée comme explication pour la tragédie, mais comme toujours quand tout va de travers et que rien ne va comme prévu, il n'y a aucune cause unique et définitive. [Le chef de la police] avait prévu que la manifestation se termine par une réunion sur la place où se trouve aujourd'hui la sculpture de l'artiste Lenny Clarhälls, que les participants à la réunion considéreraient la décision du gouverneur d'interdire le travail [aux briseurs de grève] comme une victoire, que la réunion se terminerait et  que tous rentreraient chez eux dans le calme. Tout cela aurait été si dans l'espace d'un instant une bannière syndicale n'avait pas été jetée par-dessus la tête d'un cavalier: le cheval précipita son cavalier au sol, des pierres commencèrent à fendre l'air et les manifestants se frayèrent un chemin en force au lieu de suiçvre l'itinéraire prévu et souhaité par les autorités. Lorsque le chef de patrouille vu que le soldat au sol saignait d'une blessure dans le cou, il tira un coup de pistolet, qui toucha un manifestant au bras
...

Un instant plus tard, l'espace face à l'armée se retrouva couvert de monde. Lorsqu'un groupe de manifestants s’avança brusquement vers l'une des mitrailleuses, le capitaine Nils Mesterton redouta que les flancs ne se retrouvent débordés  flanquent était sur le point d'être maîtrisé donna l'ordre de tirer sur des cibles déterminées à l'avance, principalement les fondements en pierre des maisons, qu'il avaient choisies pour éviter un effusion de sang. Dans le chaos de réalité, aucun plan n'aurait fonctionné de toute façon: Lorsque les mitrailleuses se mirent à retentir la panique s'installa instantanément, les gens se mirent à courir dans tous les sens et les ricochets des balles se dispersèrent elles aussi dans tous les sens... [Après cela] cinq personnes gisaient à terre, mortes, et autant avaient été blessés. La majorité ont été victimes de ricochets selon l'enquête approfondie de la commission sur les évènements de Ådalen, avec des expertises à la fois balistiques et médicales.

"
[4];
 
Des milliers de manifestants à Stockholm. Sur la banderole: "À bas le gouvernement meurtrier!"
 
La police sort les armes et repousse les manifestants à Stockholm. De nombreuses arrestations ont eu lieu et des personnes ont été blessées.

ÉpilogueModifier

Après les évènements, les syndicalistes et les communistes ont condamné clairement les violences militaires, alors que le parti Social-Démocrate (SAP) et la Confédération des Syndicats Suédois (LO)  sont restés partagés même s'il avait précédemment pris position contre la grève. La frange des sociaux-démocrate la plus critique des autorités était mené par l'ancien leader communiste Zeth Höglund et le rédacteur en chef du quotidien Social-Demokraten. La direction du parti, notamment le secrétaire général Per Albin Hansson et l'ancien premier ministre Rickard Sandler ont considéré pour leur part que les meneurs de la grève avaient eu, de part leurs agissements, une responsabilité direct dans les évènements[5]. SAP envoya Rickard Sandler, lui même né dans la vallée, comme représentant officiel du parti pour l'enterrement des victimes. 

J'ose l'affirmer, toute cette agitation, dirigé par les communistes, et cette façon d'instrumentaliser les situations de tension, font que quand l'heure est venu de chercher des responsables, on doit ranger les communistes du coté des patrons et de ceux qui font commerce de transporter des briseurs de grève.
– Per Albin Hansson (socialdemokrat) riksdagsprotokollet från andra kammaren den 15 maj
Six mille ouvriers d'industrie à Ådalen,
rassemblés pour une réunion et une manifestation à Frånön, exige du gouvernement qu'il fasse retirer sur le champ les militaires qui y sont mobilisés. Au cours de la journée, quatre camarades ont été tués par les soldats et d'autres sont blessés gravement. Si le gouvernement veut éviter un bain de sang, les militaires doivent être rappelés avant la tombé de la nuit. Pour avoir un interlocuteur immédiatement, contactez le signataire Andersson au telephone Kramfors 68.
– Signataire comité d'action des travailleurs de Ådalen
L'armée tue cinq travailleur à Ådalen et en blesse autant. Cette nouvelle terrifiante se répand maintenant dans tout le territoire suédois, suscitant la colère, l'indignation et le dégout.
Un gouvernement maladroit, un comté sans autorité ni jugement, un officier sans jugeote,, une politique sociale sans scrupule et provocatrice et qui opère avec des briseurs de grève, ici on a véritablement réunis des matériaux inflammables. Tout cela porte la responsabilité de ce qui s'est produit.
Social-Demokraten
Mais les gardiens des bêtes, des citoyens suédois, que l'on oblige à s’entraîner au meurtre, ont reçu l'ordre de faire feu, et ainsi ils tombèrent, nos camarades, tué par des armes bénies par l'État et l'Église.
– Hinke Bergegren (anarkist)
Promettons nous, alors que no camarade tombés à Ådalen sont mis en terre, que les balles émanant de l'armée de la Suède 'démocratique', ne seront pas parties en vain.
– Edoff Andersson (syndikalist)
 
La tombe de quatre des victimes des coups de feu de Ådalen en 1931.


Le 15 mai, il a été décidé que l'armé se retirerait et que les ouvriers seraient chargés du maintien de l'ordre. Quatre des victime ont eu une sépulture commune au cimetière à côté de l'église de Gudmundrå. Sur la pierre est gravé le poème « Épitaphe » de Erik Blomberg:

Ici repose un travailleur suédois
tombé en temps de paix 
sans armes et sans défense
fusillé
par des balles inconnues
Son crime était la faim
Ne l'oublie jamais

La commission d'enquêteModifier

Le second gouvernement de Carl Gustaf Ekmans fit remplacer le gouverneur du comté K. J. Stenström et le chef de la police Sune Påhlman par des suppléants et nomma des représentants de différentes organisation dans une commission d'enquête : Ådalskommissionen.La commission avait à sa tête Arthur Lindhagen (membre de la plus haute instance judiciaire) et comptait en son sein le professeur Östen Undén (ancien ministre), l'avocat Eliel Löfgren (ancien ministre), le porte-parole  de l'union suédoise des métallurgistes Fritjof Ekman ainsi que le responsable de production à Sandviken Karl Fredrik Göransson.


La commission est, entre autres choses, arrivée à la conclusion que : "Il n'y a donc des raisons de ne pas faire peser une part trop importante de la responsabilité sur l'officier aux commandes. Mais, même en prenant cela en considération, chaque individu pensant doit réagir contre la possibilité même qu'un telle chose puisse se produire. Une émeute, qui dans une des grandes villes du royaume aurait pu être évitée avec une intervention policière relativement modeste et sans autres heurts que quelques bleus, conduisit dans le cas présent au résultat tragique de cinq morts et cinq blessés. Selon l'avis de la commission cela démontre avec force quelque chose qui a déjà été évoqué par le passé, à savoir l'inadaptation du recours à l'armée pour le maintien de l'ordre, dans tous les cas où il ne s'agit pas de faire face à un opposant manifestement armé"

EfterverkningarModifier

Le gouverneur K. J. Stenström, le chef de la police Sune Påhlman, les capitaines Nils Mesterton och Beckman, le sergeant Rask ainsi que le fourrier Tapper ont été mis en examen. Stenström et Påhlman furent acquittés mais ont été déplacés. Les responsables militaires ont été jugés par une cour martiale, mais les condamnations de Mesterton et Beckman furent levées en deuxième instance, ce qui fut plus tard confirmé par la plus haute autorité judiciaire civile. Tapper reçut trois jours de privation de liberté et Rask fut acquitté. Pour les émeutes à Sandviken, les personnes suivantes ont été jugées et condamnées : Axel Nordström - qui deviendra député communiste (SKP) - écopa de deux ans et demi de travaux forcés pour commandement d'une émeute, atteinte à la liberté d'autrui et commandement d'une manifestation non-autorisée à Kramfors, H. Sjödin eu huit mois de travaux forcés pour participation à une émeute et coups et blessures, Gusten Forsman reçut trois mois pour participation à une émeute, J. E. Törnkvist quant à lui écopa de deux mois avec sursis pour atteinte à la liberté d'autrui.Le 19 mai, il y eu des émeutes à Stockholm, en parallèle d'une manifestation communiste. Parmi les banderoles on pouvait lire « À bas le gouvernement meurtrier ! ». Les échauffourées ont duré jusqu'à minuit et finirent par quatorze arrestations, dont celle de Sven Linderot ainsi que deux représentants exécutifs du Komintern, respectivement allemand et polonais. Sur les quatorze personnes arrêtées, dix furent jugées et dix condamnées à des peines allant de deux à huit mois de travaux forcés. Des peines de prisons ont aussi été prononcées pour six personnes, pour des écrits jugés désobéissants dans la presse de gauche. En tout 3 451 jours de travaux forcés ou assignation à résidence ont été prononcés, dont 21 pour les officiers militaires et 3 430 pour les ouvriers.


Soutien militaire à la policeModifier

Après les coups de feu meurtriers à Ådalen en 1931 l'armée n'a plus jamais été dépêchée lors de manifestation similaire, comme cela avait été le cas par le passé, notamment lors des événements révolutionnaires de Stockholm en 1948,  la grève de Sundsvall, le soulèvement de Seskarö et les manifestations de la faim à Stockholm en 1917. La commission d’enquête a conclu qu'il était inapproprié de faire intervenir du personnel militaire lors d'émeutes. Le décret qui régulait l'utilisation de l'armée a été modifié, de sorte que la décision revienne au conseil royal (Kunglig Majestät, un organe de l'État Suédois constitué de ministre et du roi). Les règles datant de 1864 permettant de dépêcher l'armée, resteront cependant en vigueur jusqu'en 1969, mais il existait un large consensus parlementaire pour ne pas utiliser l'armée dans de telles circonstances[6],[7]. Pour éviter, entre autres, que la police locale ne se laisse déborder, un corps de police nationale fut créé en 1933.

Les évènements de Ådalen connurent une nouvelle actualité après les attentats du 11 septembre 2001, alors que la possibilité d'une intervention militaire en cas de catastrophe où d'attaque terroriste. Des règles furent alors instituées pour empêcher qu'une force militaire soit déployée contre une foule de manifestants : le décret (2002:375) de 2002 sur le soutien de la défense nationale aux activités civiles interdit explicitement au personnel militaire d'intervenir lors d'évènements où il pourrait être obligé d'utiliser la force ou la contrainte contre des individus[8]. En 2006 le parlement suédois légifère sur le soutien de l'armée à la police dans la lutte contre le terrorisme et donne le droit à la police de faire appel à l'armée comme renfort en cas de crime terroriste. Les militaires doivent cependant rester sous le commandement de la police[9],[10]. Le parti écologiste (Miljöpartiet) et le parti de gauche (Vänsterpartiet) on pointé les dangers de brouiller la frontière entre les rôles de la police et de l'armée, parce que dans la pratique il est difficile de définir précisément ce qui relève du terrorisme[11]. La loi a été critiquée en ce qu'elle pourrait autoriser une situation où des militaires seraient confrontés à des manifestants[12].

Dans la fiction et la culture populaireModifier

Ådalen '31 est un film suédois réalisé par Bo Widerberg, sorti en 1969, qui raconte une histoire fictive s'inscrivant dans le contexte des évènements d'Ådalen.

Tomas Ledin, qui a des ancêtres paternels à Ådalen et y a passé son enfance, décrit les évènements dans sa chanson Min farfar gick i tåget, sur l'album Höga kusten (2013). Cette chanson se base sur les récits de son grand-père, qui travaillait dans une scierie et participa au cortège[13].

Voir aussiModifier

RéférencesModifier