Étienne de Cambacérès

personnalité politique française
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Étienne de Cambacérès
Fonctions
Maire de Montgobert (d)
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Député de l'Aisne
-
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Père
Fratrie
Marie Jean Pierre Hubert de Cambacérès
Joséphine de Cambacérès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Distinction

Étienne-Armand-Napoléon, comte de Cambacérès, né le à Boulogne-sur-Mer et mort le à Paris, est un homme politique français.

BiographieModifier

Fils du général Jean-Pierre-Hugues Cambacérès, il est propriétaire à Montgobert, dans le département de l'Aisne. Gendre du maréchal Davout, il est le père de Louis de Cambacérès.

Il se range, sous Louis-Philippe, parmi les bonapartistes mécontents qui font cause commune avec l'opposition, et, tandis que son frère siège dans la majorité dynastique de la Chambre des pairs, lui se fait, le 9 juillet 1842, envoyer à la Chambre des députés, par les électeurs indépendants du 3e collège de l'Aisne (Saint-Quentin), face à Benoît Fould, député ministériel sortant.

Il vote constamment avec l'opposition, et, réélu, le , il s'associe au mouvement réformiste, prononce au banquet de Saint-Quentin un discours où il boit « à la vérité du gouvernement représentatif ! » et signe la mise en accusation du ministère Guizot.

Le comte Étienne de Cambacérès ne fait pas partie de l'Assemblée constituante. Mais, le 13 mai 1849, le département de l'Aisne l'élit représentant du peuple à la Législative. Il observe tout d'abord une attitude très réservée, attend les événements et soutient la politique du ministère Barrot avant d'appuyer celle du prince-président.

Il fait partie de la commission consultative nommée après le coup d'État du 2 décembre 1851, et reparaît au Corps législatif du 29 mars 1852, comme député de l'Aisne. Il vote, jusqu'à la fin de la législature, avec la majorité, et se retire en 1857, pour laisser la place à son fils.

Le comte de Cambacérès vit dès lors à l'écart de la politique militante, mais redevient actif dans la vie publique en 1868 en tant que maire de Montgobert, où il succède à son fils.

SourcesModifier

Liens externesModifier