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Étienne Boileau

juge français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boileau.
Étienne Boileau
Hotel de ville paris039.jpg
Fonction
Prévôt de Paris
-
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Étienne Boileau (Boylesve[1],[2], Boilesve ou Boyleaux), né en 1200 ou en 1210, peut-être à Angers[1], mort en , est l'un des premiers prévôts de Paris que l'on connaisse.

Sommaire

BiographieModifier

Fait prisonnier avec Louis IX durant la septième croisade, Étienne Boileau, racheté par le roi, reçoit la première magistrature de Paris, vers 1254.

De 1261 à 1270[3], il est, nommé par le roi Louis IX, prévôt de Paris. Sévère et redouté, il réprime les abus, rétablit les revenus royaux, réorganise les corporations d'arts et métiers, fait inscrire leurs coutumes et règlements ainsi que les octrois perçus et les juridictions de Paris[4] sur un registre[5], le Livre des métiers, recueil de statuts de métiers parisiens, rédigé en 1268, publié pour la première fois en 1837.

Installé au Grand Châtelet, Boileau cumule les fonctions de receveur des finances, d'officier de police, de juge et d'administrateur. Son traitement est de 300 livres par an.

RéalisationsModifier

  • Règlemens sur les arts et métiers rédigés au XIIIe siècle et connus sous le nom du Livre des métiers d'Étienne Boileau, publiés, pour la première fois en entier, d'après les manuscrits de la Bibliothèque du roi et des archives du royaume, avec des notes et une introduction par Georges-Bernard Depping, Paris, Crapelet, 1837, lxxxvii + 474 p.[6]

BibliographieModifier

  • « Étienne Boileau » — Courte page du site des ARchives de LIttérature du Moyen Âge.
  • (en) William C. Jordan, Men at the center : Redemptive governance under Louis IX, passim
  • [Ladvocat] Jean-Baptiste Ladvocat, « Boylesve (Étienne) », Dictionnaire historique et bibliographique portatif ; contenant l'histoire des patriarches, des princes hébreux, des empereurs, des rois et des grands capitaines ; des dieux & des héros de l'antiquité payenne ; des papes, des Saints Pères, des évêques et des cardinaux célèbres ; des historiens, poètes, orateurs, théologiens, jurisconsultes, médecins, etc. Avec leur principaux ouvrages et leurs meilleures éditions ; des femmes savantes, des peintres, etc. & généralement de toutes les personnes illustres ou fameuses de tous les siècles & de toutes les nations du monde. Dans lequel on indique ce qu'il y a de plus curieux & de plus intéressant dans l'histoire sacrée et profane,‎ , p. 260
  • Antoine de Lévis-Mirepoix, Saint Louis, roi de France. Le livre des métiers d'Étienne Boileau, Paris, Michel, coll. « Le mémorial des siècles, les hommes », no 13, 1970, 373 p.[6]
  • (en) William Dwight Porter Bliss (en), « Boileau (or Boyleau), Étienne », p. 180
  • « E. R. », « Boileau (Étienne ou Estienne) », dans Léon Say, Nouveau dictionnaire d'économie politique, vol. 1, p. 203
  • Arié Serper, « L'administration royale de Paris au temps de Louis IX », dans Francia, 7, 1979

ComplémentsModifier

PostéritéModifier

  • Le manuscrit original a disparu dans un incendie en 1737[6].
  • Jean de Joinville dresse de Boileau un portrait très flatteur dans son Histoire de Saint Louis : selon lui, il a appliqué la justice sans considération pour la richesse ou le rang, et débarrassé ainsi la cité de tous ses voleurs et de ses criminels. Il avait fait pendre son filleul, convaincu de vols[7].
  • Boileau a sa statue sur la façade de l'hôtel de ville de Paris.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ladvocat.
  2. Germain Sarrut et Edme-Théodore Bourg, Paris pittoresque, (lire en ligne), p. 2.
  3. Raymond Cazelles, Nouvelle histoire de Paris : Paris de Philippe Auguste à Charles V, Paris, Association pour la publication d’une histoire de Paris, Hachette, 1996, p. 179.
  4. Sauf, font remarquer Paul Lacroix et Ferdinand Seré, les orfèvres : Histoire de l'orfèvrerie-joaillerie …, 1850, p. 40.
  5. Auguste Geffroy, « Boileau (Étienne), ou Boilesve ou Boileaux », dans Charles Dezobry et Théodore Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d'histoire, de mythologie …, 10e  éd., t. 1, C. Delagrave, 1889, p. 333.
  6. a, b et c ARLIMA.
  7. « La recluse Renée de Vendômois », dans Revue historique et archéologique du Maine, 1892, p. 81] — Simple mention dans cet article sur la recluse forcée Renée de Vendômois.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier