Étienne Blanc

personnalité politique française

Étienne Blanc
Illustration.
Étienne Blanc en 2014.
Fonctions
Premier vice-président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
délégué aux finances, à l'administration générale, aux économies budgétaires et aux politiques transfrontalières
En fonction depuis le
(4 ans, 7 mois et 10 jours)
Élection 4 janvier 2016
Président Laurent Wauquiez
Prédécesseur fusion des régions
Conseiller municipal de Lyon
Président du groupe LR
En fonction depuis le
(4 ans, 7 mois et 10 jours)
Élection 28 juin 2020
Circonscription 3e arrondissement
Maire Grégory Doucet
Député français

(13 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Circonscription 3e de l'Ain
Législature XIIe, XIIIe et XIVe
Prédécesseur Charles Millon
Successeur Stéphanie Pernod-Beaudon
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(10 ans, 3 mois et 25 jours)
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
Maire de Divonne-les-Bains

(28 ans et 20 jours)
Prédécesseur Jean-Claude Pruvost
Successeur Vincent Scattolin
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Givors (Rhône, France)
Nationalité Française
Parti politique UDF
UMP
LR
Profession Avocat
Religion Catholique

Étienne Blanc, né le à Givors (Rhône), est un homme politique français. Membre des Républicains (LR), il est vice-président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016 et candidat à la mairie de Lyon en lors des élections municipales de 2020.

BiographieModifier

Situation personnelleModifier

Né le à Givors (Rhône), père de deux enfants, il vit une grande partie de son enfance entre Vienne, Lyon, le département de l'Ain et Givors, où sa famille est propriétaire d'une chapellerie[1].

Il fait des études de droit à Lyon 3, avant de prêter serment à la cour d’appel de Lyon et de continuer à y plaider. Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de droit judiciaire privé et du certificat d'aptitude à la profession d'avocat[2].

Parcours politiqueModifier

Il est élu député le , dans la 3e circonscription de l'Ain. Membre du groupe UMP, il rapporte trois lois depuis le début de son mandat, dont deux lois sur la simplification administrative (sujet qu’il considère comme central dans l’amélioration du fonctionnement des échelons institutionnels en France et la baisse de la dépense publique) et une loi sur le statut des membres de la Cour des comptes. Il a de plus été membre de la commission d'enquête sur l'affaire dite d'Outreau. Le , il est réélu député au second tour, après avoir manqué sa réélection dès le premier tour de trois voix. Lors de son second mandat, il est rapporteur de la mission d'information sur l'exécution des décisions de justice pénale concernant les personnes majeures, rapporteur de la proposition de loi créant de nouveaux droits pour les victimes et améliorant l'exécution des peines et rapporteur de la loi de protection des sources journalistiques. En , il est également rédacteur d'un projet de loi de simplification du permis de chasse, et exprime son désaccord sur la mise en place des carnets de battue[3],[4]. Il obtient un troisième mandat de député lors des élections législatives de 2012, obtenant 55,2 % des voix au second tour face au socialiste Jean-Marc Fognini[5]. Il démissionne de l’Assemblée nationale le [6].

En tant que député, il s'implique à partir de 2011 pour trouver un nom aux habitants du département de l'Ain[7]. Pour lui, cette particularité nuit en effet au développement économique de ce département[8]. Depuis , à la suite d'une consultation en ligne, les habitants de l’Ain sont désignés par le gentilé « Aindinois » et « Aindinoise »[9].

Il est candidat aux primaires de l'UMP pour la désignation de la tête de liste pour les régionales 2010 en Rhône-Alpes, mais est battu par Françoise Grossetête[10].

En 2013, il poursuit en justice le Syndicat de la magistrature après avoir été épinglé sur le « mur des cons »[11].

Il se déclare hostile au mariage homosexuel. En 2012, il signe un appel à la protection de l'enfance et s'engage en tant qu'élu local à ne pas marier des couples de même sexe[12] et s'engage en 2014 aux côtés de La Manif pour tous à soutenir aux élections sénatoriales des candidats souhaitant abroger la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels[13].

En , il est élu premier vice-président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’implique ainsi dans le sauvetage du musée des tissus et des arts décoratifs, à l'époque condamné à la fermeture par le refus de la ville et la métropole de Lyon de participer au financement[14]. Chargé des finances, il conduit le plan d'économie sur le fonctionnement de la région, qui devrait atteindre 300 millions d'euros sur la mandature[15],[16].

Le , il annonce qu’il est candidat à la mairie de Lyon, soutenu par 50 élus locaux de la métropole de Lyon[17],[18]. Lors du premier tour le , sa liste obtient 17 % des voix et termine à la deuxième place. Elle fusionne entre les deux tours avec celle de La République en marche, menée par Yann Cucherat, qui est largement battue au second tour par la liste d'union d'Europe Écologie Les Verts et de la gauche dirigée par Grégory Doucet[19].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Le Point, magazine, « Etienne Blanc en aparté », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2018)
  2. « Pays de Gex: Étienne Blanc au scanner », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2018)
  3. « N° 1145 - Rapport de M. Étienne Blanc sur la proposition de loi de M. Jean-Luc Warsmann de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures (1085) », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 16 novembre 2018)
  4. « Pays de Gex: Etienne Blanc, un animal politique », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  5. Ministère de l'intérieur.
  6. Étienne Blanc démissionne de l’Assemblée nationale.
  7. « Les habitants de l'Ain se cherchent un nom », RTL.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2018)
  8. « Faut-il trouver un nom pour les habitants de l’Ain ? », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2018)
  9. « Les habitants de l'Ain ont enfin un nom », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2018)
  10. Sylvain Morvan, « Pays de Gex: Etienne Blanc, un animal politique », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2020).
  11. "Mur des cons" : Étienne Blanc ne digère pas sur La Tribune républicaine de Bellegarde, 2 mai 2013.
  12. « Mariage pour tous : ces élus gessiens qui ne respecteront pas la loi », sur www.latribunerepublicaine.fr (consulté le 16 novembre 2018)
  13. « La Manif pour tous fait signer une charte aux futurs candidats », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2018)
  14. « Lyon fait échouer les négociations sur le Musée des Tissus et des Arts décoratifs – La Tribune de l'Art », La Tribune de l'Art,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2018).
  15. « Auvergne-Rhône-Alpes : priorité à la baisse de la dépense publique », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2018).
  16. Centre France, « Politique - La Région Auvergne-Rhône-Alpes poursuivra et achèvera ses économies en 2019 », www.lamontagne.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2018).
  17. « Lyon : 50 élus des Républicains appellent à la candidature d'Etienne Blanc aux municipales », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2018).
  18. « Municipales: Étienne Blanc, le candidat LR qui va défier Gérard Collomb à Lyon », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2018).
  19. Ministère de l'Intérieur, « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr
  20. « L'exécutif et les conseillers régionaux - Mandature 2016-2021 », sur calameo.com (consulté le 26 juillet 2020).

Liens externesModifier