État islamique en Afrique de l'Ouest

État islamique en Afrique de l'Ouest
Image illustrative de l’article État islamique en Afrique de l'Ouest

Idéologie Salafisme djihadiste
Objectifs Expansion en Afrique du califat proclamé par l'État islamique
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla, attentats-suicides, massacres, prises d'otages
Zone d'opération Nigeria, Niger, Cameroun, Mali, Burkina Faso, Tchad
Organisation
Chefs principaux Abubakar Shekau (destitué en 2016)
Abou Mosab al-Barnaoui (destitué en 2019)
Abou Abdallah Idrisa
Membres 3 500 à 13 000[1],[2]
Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
Insurrection de Boko Haram
Guerre du Sahel
Guerre du Mali
Insurrection djihadiste au Burkina Faso

L'État islamique en Afrique de l'Ouest (EIAO) ou la Province d'Afrique de l'Ouest de l'État islamique (PAOEI) (arabe : ولاية السودان الغربي, Wilāyat al-Sūdān al-Gharbī), parfois désigné par son acronyme anglais ISWAP (Islamic State's West Africa Province), est un groupe armé et terroriste salafiste djihadiste et une des « provinces » de l'État islamique.

Le groupe apparaît le avec la déclaration d'allégeance de Boko Haram à l'État islamique, qui est acceptée officiellement cinq jours plus tard. Cependant il se scinde en deux en août 2016, lorsque son commandant, Abubakar Shekau, est écarté par l'État islamique pour « extrémisme » et est remplacé par Abou Mosab al-Barnaoui. Opposé à cette décision, Shekau prend alors la tête d'une faction qui réadopte son ancien nom de « Groupe sunnite pour la prédication et le djihad » — le nom officiel de Boko Haram — tout en maintenant son allégeance à l'État islamique. Les deux factions deviennent cependant rivales et s'affrontent occasionnellement.

Le groupe prend part à l'insurrection djihadiste dans le nord-est du Nigeria, le sud-est du Niger et l'extrême nord du Cameroun. En mars 2019, il est rejoint par l'État islamique dans le Grand Sahara, actif au nord-est du Mali, au nord du Burkina Faso et à l'ouest du Niger.

OrganisationModifier

CommandementModifier

Le , Abubakar Shekau annonce prêter allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, calife de l'État islamique[3]. Le , l'EI déclare accepter l'allégeance de Boko Haram[4].

Mais en juin 2016, le général Thomas Waldhauser, chef des forces américaines en Afrique, fait état d'une scission au sein du groupe en affirmant que la moitié des membres de Boko Haram n'obéissent plus à Abubakar Shekau. Ils reprocheraient à ce dernier de ne pas suivre les consignes de l'État islamique, notamment d'être resté sourd aux exigences de l'EI de mettre fin aux attentats-suicides commis par des enfants[5],[6].

Le 2 août, l'État islamique présente Abou Mosab al-Barnaoui, comme le Wali et chef de ses forces en Afrique de l'Ouest[7]. Shekau répond le 3 août dans un communiqué audio dans lequel il refuse sa destitution. S'il reconnaît toujours Abou Bakr al-Baghdadi comme le « calife des musulmans », il critique Abou Mosab al-Barnaoui qu'il qualifie de « déviant » et affirme qu'il a été « trompé » et qu'il ne veut plus « suivre aveuglément » certains émissaires de l'EI : « Par ce message, nous voulons affirmer que nous n'accepterons plus aucun émissaire, sauf ceux vraiment engagés dans la cause d'Allah »[8],[9]. Selon Romain Caillet, l'État islamique en Afrique de l'Ouest s'est divisé en deux tendances : « Une tendance qui se rallie derrière Abubakar Shekau, qui est la plus dure et une tendance qui va paradoxalement être un peu moins radicale, un peu moins extrémiste et qui est justement cette tendance qui s’est ralliée à l’Etat islamique. C’est-à-dire que contrairement à tout ce qu’on pouvait dire, finalement les partisans de Shekau sont les partisans de la ligne ultra radicale absolue »[10].

Abou Mosab al-Barnaoui est secondé par Mamman Nour et parmi les autres chefs qui l'ont rallié figurent principalement Mallam Bako, Abubakar al-Nouké, Abubakar Mainoké et Adam Badri Mohammed Yusuf — le frère d'al-Barnaoui[11].

Au cours de l'année 2018, des purges internes auraient touché le commandement de l'État islamique en Afrique de l'Ouest selon des médias nigérians[12],[13]. En août 2018, Mamman Nour, le numéro 2 de l'organisation, aurait été exécuté par d'autres membres de l'État islamique en Afrique de l'Ouest selon des médias nigérians[12],[13]. Incarnant la tendance la moins radicale du groupe, il aurait été accusé par les plus extrémistes d'avoir libéré les jeunes filles enlevées à Dapchi sans obtenir de rançon ou bien de l'avoir détournée[12],[13]. En octobre, le numéro 3, Ali Gaga, aurait été exécuté à son tour, après avoir été suspecté d'avoir voulu se rendre aux autorités nigériannes[12],[13].

Abou Mosab al-Barnaoui est destitué à son tour par l'État islamique en et remplacé par Abou Abdallah Idrisa ou Abou Abdullah Ibn Umar Al-Barnaoui[14],[15],[2],[16].

EffectifsModifier

En juin 2016, la CIA estime à 7 000 le nombre des djihadistes de l'État islamique en Afrique de l'Ouest[6].

En 2018, le Combating Terrorism Center (en) estime que la faction d'Abou Mosab al-Barnaoui compte 3 500 à 5 000 combattants et celle d'Abubakar Shekau environ 1 000 combattants[17],[1]. Début 2019, pour Vincent Foucher, chercheur au CNRS, indique que d'après des sources sécuritaires, la faction d'al-Barnaoui compterait 2 500 à 5 000 hommes et celle de Shekau environ 2 000[18]. D'autres sources font état d'environ 13 000 hommes pour la faction de Barnaoui en 2019[2].

Selon des sources militaires françaises du Figaro, au moins une quinzaine d'Irakiens de l'État islamique auraient été envoyés en 2016 au Nigeria pendant six mois pour entraîner les combattants de Boko Haram « aux techniques de combat, au maniement des explosifs, et à la fabrication d'armes artisanales, dont des lance-roquettes »[19],[20]. Ils auraient été repérés dans la forêt de Sambisa et dans l'État d'Adamawa[20].

Entre 2015 et 2017, des groupes de combattants de l'État islamique en Afrique de l'Ouest partent en Libye afin de recevoir des formations militaires de la part de la branche libyenne de l'État islamique[2]. Des djihadistes libyens partent également au Nigeria pour servir d'instructeurs[2].

HistoireModifier

Relations entre l'État islamique en Afrique de l'Ouest et Boko HaramModifier

Après le scission de 2016, la faction de Shekau conserve comme fief la forêt de Sambisa[21], tandis que la faction de Barnaoui s'implante au nord-est de Maiduguri et dans la région du lac Tchad[22],[23],[24]. La plupart des combattants de l'EI en Afrique de l'Ouest prennent le parti d'al-Barnaoui[25],[11].

Le , Abubakar Shekau apparaît avec plusieurs de ses combattants dans une vidéo dans laquelle ils dénoncent le « dogme déviant » d'Abou Mosab al-Barnaoui mais affirment qu'ils ne le combattront pas. Shekau affirme qu'il continue la lutte contre les « mécréants » en menaçant les Nations unies, les États-Unis, la France et l'Allemagne. Il déclare faire « du combat contre le Nigeria et le monde entier une responsabilité personnelle »[26],[27],[28],[29],[30],[31].

Des combats éclatent entre l'État islamique et le Groupe sunnite pour la prédication et le djihad sont cependant signalés, notamment en septembre 2016[32] et en janvier 2020[33]

Ralliement de l'État islamique dans le Grand SaharaModifier

En mars 2019, l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), dirigé par Adnane Abou Walid al-Sahraoui, est intégré à l'État islamique en Afrique de l'Ouest[34],[35]. À partir de cette date, les attaques de l'État islamique dans le Grand Sahara sont désormais revendiquées sous le label de l'État islamique en Afrique de l'Ouest[2]. Les deux branches demeurent séparées territorialement[2], mais des djihadistes nigérians auraient été envoyés dans la zone d'action de l'ex-EIGS[34].

Le 10 janvier 2020, l'État islamique diffuse pour la première fois une vidéo de l'EIAO qui fait l'historique de la branche sahélienne, l'ex-EIGS[34].

FinancementModifier

L'EIAO taxe les populations locales et gère divers trafics[36], comme de la contrebande de poissons séchés, revendus sur les marchés dans le nord du Nigeria[37]. Les djihadistes razzient aussi le bétail des éleveurs[38]. La corruption de l'armée nigériane bénéficie également au groupe : entre mai 2015 et avril 2016 une quinzaine d'officiers supérieurs et généraux sont poursuivis et condamnés pour avoir vendu de l'armement et des informations au groupe djihadiste[39].

À partir de 2016, l'État islamique transfère à sa branche nigériane des sommes de 500 000 dollars tous les quatre mois[2]. À partir de 2017 ces sommes deviennent moins conséquentes, mais en 2018 l'État islamique en Afrique de l'Ouest est capable de s'autofinancer[2]. Il prélève des taxes et domine la production et la distribution du poisson séché pêché dans le lac Tchad, ainsi que la production de poivre séché et de riz[2]. L'organisation prélève ainsi 2 à 3 millions de dollars par mois dans les territoires sous son contrôle[2].

CommunicationModifier

Pendant plusieurs années la communication de Boko Haram demeure archaïque, le groupe diffuse des vidéos de qualité médiocre, transmises par clés USB ou par cassettes à l'AFP. Vers le début de 2015 cependant, alors que Boko Haram s'apprête à faire allégeance à l'État islamique, la communication de l'organisation djihadiste se modernise. Elle se dote d'un compte Twitter et d'une branche médiatique, Al-Urwa al-Wuthqa ("L'anse la plus solide"). Le 21 février, Boko Haram diffuse notamment une vidéo de propagande bien supérieure techniquement à celles réalisées par le passé, elle s'inspire des films de l'EI, dont elle reprend les codes et les hymnes[40],[41],[42],[43]. Après l'allégeance de Boko Haram à Abou Bakr al-Baghdadi, l'État islamique prend en main la communication, ce qui « démultiplie la force de frappe médiatique de Boko Haram » selon Romain Caillet[44]. Le 13 mars 2017, l'EIAO publie une vidéo de décapitation au sabre de trois hommes vêtus de combinaison orange ; il s'agit de la première vidéo du genre à reprendre tous les codes de l'État islamique[11].

Entre juillet 2018 et mai 2019, l'État islamique en Afrique de l'Ouest diffuse quatre vidéos longues et des reportages photos, ce qui en fait alors la branche la plus active de l'EI sur le plan de la propagande avec celles du Yémen et du Sinaï[16].

ExactionsModifier

En 2013, Boko Haram lance une vague de massacres et d'attentats contre les habitants des villages où sont constituées des milices d'autodéfense, contre les élèves et les professeurs d'établissements scolaires et contre les chrétiens[45]. Les tueries font des milliers de morts et culminent en 2015[46]. À partir de 2016, la branche de l'État islamique en Afrique de l'Ouest dirigée par Abou Mosab al-Barnaoui et Mamman Nour rompt avec la stratégie d'Abubakar Shekau[2]. Elle s'oppose aux attaques et aux exactions contre les civils et aux attentats commis par des enfants[2]. Elle tente alors de se concilier les populations civiles, réprime sévèrement le banditisme et le vol de bétail, fournit des aides aux agriculteurs, encourage le commerce, fait creuser des puits, apporte des aides médicales et tolère les campagnes de vaccinations menées par des organisations humanitaires contre la polio[2].

Mais en août 2018, Mamman Nour, accusé d'être trop modéré, est assassiné par d'autres membres de l'EIAO et les partisans d'une ligne plus dure reprennent le dessus[16],[13],[18]. Le groupe s'en prend alors de plus en plus aux civils[47].

À l'automne 2018, deux employées de la Croix-Rouge sont exécutées par l'l'État islamique en Afrique de l'Ouest[48]. Le 26 décembre 2019, le groupe diffuse une vidéo montrant l'exécution par balles de 11 chrétiens[49].

RéférencesModifier

  1. a et b Julia Dumont, Pourquoi les attaques jihadistes sont en hausse dans la région du lac Tchad, France 24, 30 novembre 2018.
  2. a b c d e f g h i j k l m et n Matteo Puxton, État islamique au Nigeria: le nouveau champ de bataille des djihadistes, France Soir, 5 juin 2019.
  3. Boko Haram fait allégeance au groupe État islamique, RFI, 7 mars 2015.
  4. L'État islamique accepte l'allégeance de Boko Haram, Le Monde, 12 mars 2015.
  5. Boko Haram en proie à une scission, selon l'état-major américain, Reuters, 21 juin 2016.
  6. a et b Y-a-t-il une scission au sein du groupe Boko Haram?, RFI, 22 juin 2016.
  7. L'EI nomme un nouveau chef de Boko Haram, le sort d'Abubakar Shekau incertain, France 24 avec AFP, 4 août 2016.
  8. Évincé par l'EI, le chef de Boko Haram Abubakar Shekau affirme être "toujours présent", France 24 avec AFP, 4 août 2016.
  9. Joan Tilouine, L’organisation Etat islamique tente de reprendre en main Boko Haram, Le Monde, 4 août 2016.
  10. Jean-Jacques Louarn, Romain Caillet: les deux tendances de Boko Haram, Shekau et al-Barnawi, RFI, 5 août 2016.
  11. a b et c Tanguy Berthemet, L'État islamique reprend en main Boko Haram, Le Figaro, 16 mars 2017.
  12. a b c et d Nigeria: purges à la tête de Boko Haram, RFI, 2 octobre 2018.
  13. a b c d et e Violences au Nigeria: les plus radicaux pourraient avoir pris le contrôle de Boko Haram, AFP, 18 septembre 2018.
  14. Un chef local de Boko Haram, al-Barnawi, aurait été destitué, RFI, 8 mars 2019.
  15. Nigeria : L'Etat islamique destitue Al-Barnawi, chef d'une faction de Boko Haram, Koaci, 8 mars 2019.
  16. a b et c Matteo Puxton, Etat islamique au Nigéria: les djihadistes ont "tiré les leçons de l'expérience irako-syrienne", France Soir, 13 juin 2019.
  17. [vidéo] Nigeria : les jihadistes se déplacent librement autour du Lac Tchad, France 24, 26 novembre 2018.
  18. a et b Fatoumata Diallo, Nigeria : Boko Haram, affaibli par les troupes de Buhari, « a gagné en qualité tactique », Jeune Afrique, 12 février 2019.
  19. Georges Malbrunot, Traqué, Al-Baghdadi, le chef de Daech, se terre dans le désert, Le Figaro, 9 mars 2017.
  20. a et b Georges Malbrunot, Daech cherche à s'étendre en Afrique, Le Figaro, 16 mars 2017.
  21. Nigeria : 21 lycéennes de Chibok libérées par le groupe djihadiste Boko Haram, Le Monde avec AFP, 13 octobre 2016.
  22. Nigeria/lycéennes: Boko Haram prêt à négocier, Le Figaro avec Reuters, 16 octobre 2016.
  23. Barnaoui à la tête de Boko Haram : le djihadisme de père en fils, AFP, 25 août 2016.
  24. Boko Haram perd du terrain au Nigeria, Le Monde avec AFP, 28 décembre 2016.
  25. “L’ancien chef de Boko Haram a été destitué par l’État islamique pour extrémisme”, Les Inrocks, 7 août 2016.
  26. L’ex-chef de Boko Haram apparaît dans une vidéo adressée au groupe État islamique, Les Inrocks, 8 août 2016.
  27. Romain Caillet, #Nigéria : la section médiatique du #GSPJ (#BokoHaram) publie une nouvelle vidéo dans laquelle apparaît Shekau., twitter, 7 août 2016.
  28. Nigeria : Shekau réaffirme sa volonté de se battre à la tête de Boko Haram, Le Point avec AFP, 8 août 2016.
  29. Clarisse Martin, Boko Haram : pourquoi Abubakar Shekau a été destitué par Daesh, RTL avec AFP, 8 août 2016.
  30. Anissa Boumediene, Destitution du chef de Boko Haram : «Si Abubakar Shekau sort du giron de Daesh, la confrontation armée sera inévitable», 20 Minutes, 8 août 2016.
  31. Boko Haram: qui est à la tête de l'organisation?, France Culture, 9 août 2016.
  32. Nigeria : Boko Haram déchiré par des combats entre factions rivales, Jeune Afrique avec AFP, 7 septembre 2016.
  33. Lutte contre Boko Haram. Le Tchad rapatrie ses troupes du Nigeria, Ouest-France avec AFP, 4 janvier 2020.
  34. a b et c Ennemi prioritaire de la France et du G5 Sahel: Comment l'ex-EIGS en est arrivé là..., Dakaractu, 15 janvier 2020.
  35. L'Etat islamique désigné ennemi numéro 1 au Sahel, Le Figaro avec AFP, 15 janvier 2020.
  36. MYTF1News : Nigeria : "Boko Haram, une combinaison monstrueuse d'Al-Qaïda et de l'État islamique"
  37. « Niger: le poisson fumé, source d'importants revenus pour Boko Haram », sur rfi.fr,
  38. Joan Tilouine, Cameroun : comment les terroristes de Boko Haram se sont convertis à l’import-export, Le Monde, 11 juillet 2016.
  39. Romain Mielcarek, Le discret soutien de la France au Nigeria contre Boko Haram, I-Télé, 28 avril 2016.
  40. France 24 : "Boko Haram passe dans une autre dimension médiatique, celle de l'EI", par Steven Jambot.
  41. RFI : Nigeria: la propagande de Boko Haram désormais en version française
  42. Mathieu Olivier, Terrorisme : la communication de Boko Haram à l'âge de "réseaux" ?, Jeune Afrique, 3 mars 2015.
  43. Stéphanie Plasse, Boko Haram « professionnalise » sa communication, Le Monde, 9 mars 2015.
  44. Boko Haram: Shekau répond aux présidents nigérian et tchadien, RFI, 17 août 2015.
  45. Les crimes de masse de Boko Haram, FIDH, février 2015.
  46. Boko Haram fait trois fois plus de victimes dans ses attaques en 2015, AFP, 27 avril 2016.
  47. Nigeria : les djihadistes s’entretuent lors de combats entre factions, AFP, 20 janvier 2020.
  48. Une deuxième travailleuse humanitaire tuée par Boko Haram au Nigeria, Le Monde, 16 octobre 2018.
  49. Nigeria : une vidéo de l'EI montre l'exécution de onze chrétiens à Noël, Le Figaro avec AFP, 27 décembre 2019.

Liens externesModifier