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Étape du Tour de France des Champs-Élysées

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Étape du Tour de France des Champs-Élysées
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Tour de France 2007 dans la rue de Rivoli à Paris
Généralités
Sport cyclisme
Création 1975
Organisateur(s) Amaury Sport Organisation
Éditions 44
Périodicité annuel
Statut des participants Professionnels

Palmarès
Plus titré(s) Mark Cavendish Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Meilleure nation Drapeau de la Belgique Belgique
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Pour la compétition en cours voir :
21e étape du Tour de France 2018

L’étape du Tour de France des Champs-Élysées constitue l'ultime étape du Tour de France, une course cycliste par étapes.

La course achève son parcours sur l'avenue des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement de Paris depuis 1975. Auparavant, le Tour s'achevait au Parc des Princes (de la première édition en 1905 à 1967) puis à la Cipale (de 1968 à 1974).

Cette étape est une apothéose pour les sprinters qui se disputent généralement la victoire sur cette étape prestigieuse. L'édition qui reste pourtant dans les mémoires n'est pas un sprint, mais une arrivée d'un contre-la-montre individuel en 1989. Le français Laurent Fignon laisse échapper la victoire finale au profit de l'américain Greg LeMond pour huit secondes.

Le britannique Mark Cavendish détient le record de victoires dans l'étape.

Sommaire

HistoriqueModifier

Jusqu'en 1967, le Tour de France s'achève sur l'ancien vélodrome du Parc des Princes. Entre 1968 et 1974 durant les « années Eddy Merckx » l'arrivée est jugée au vélodrome de la Cipale, au Bois de Vincennes. Cette année-là, Félix Lévitan, codirecteur du Tour de France et le journaliste Yves Mourousi, suggèrent une arrivée sur les Champs-Élysées. Yves Mourousi a contacté directement Valéry Giscard d'Estaing, président de la République, pour obtenir son accord[1].

La première arrivée du Tour de France sur les Champs-Élysées a donc lieu le lors de la 22e étape : il s'agit d'une étape en ligne Paris-Paris de 25 tours de circuit (163,5 km en comptant le départ). Le Belge Walter Godefroot l'emporte au sprint et le Français Bernard Thévenet peut recevoir le maillot jaune des mains du président de la République Valéry Giscard d'Estaing. En 1976 et 1977, un contre-la-montre d'un tour de circuit a lieu le matin, suivi de l'étape en ligne de 14 tours (91 km) l'après-midi. En 1977, le Français Alain Meslet devient le premier coureur à l'emporter en solitaire. À compter de 1978, le Tour s'élance de l'extérieur de la ville. Depuis cette date, seule la fin de l'étape emprunte le parcours, et le nombre de tours oscille entre 6 et 8, sauf en 2003 et en 2013 où dix tours avaient été parcourus, à l'occasion du centenaire du Tour et de la centième édition. En 2003, le parcours avait d'ailleurs aussi exceptionnellement servi de prologue à l'édition qui s'élançait de la capitale. Ces deux particularités étaient prévues pour fêter le centenaire de l'épreuve.

À partir de 2013, la Patrouille de France survole les Champs-Élysées à l'entrée des coureurs sur le circuit.

RèglementModifier

Les pavés peuvent devenir très glissants en cas de pluie. En ce sens, le règlement de l'épreuve dispose qu'en cas de conditions particulières, les temps définitifs peuvent être pris à la fin du 1er ou n'importe quel autre passage[2]. Ce fut le cas en 2005 où la pluie contraignit les organisateurs à arrêter les temps dès le premier passage. L'étape ira néanmoins jusqu'à son terme avec la victoire du Kazakh Alexandre Vinokourov. Ce fut également le cas en 2015, où les temps ont été arrêtés au premier passage du fait de la pluie. L'étape fut remportée au sprint par l'Allemand André Greipel.

ParcoursModifier

Si le nombre de tours a pu évoluer au fil des années, le parcours est resté le même de 1975 à 2012. La boucle de 6,5 km débute devant le Petit Palais en direction du nord-ouest. Les coureurs passent le rond-point des Champs-Élysées et continuent jusqu'à faire demi-tour à hauteur de la rue Arsène-Houssaye (1,5 km). Les coureurs reviennent ensuite sur leurs traces. Après un nouveau passage au rond-point (2,6 km) arrive la place de la Concorde (3,4 km) où ils effectuent une épingle par le Cours la Reine pour s'engouffrer dans la voie Georges-Pompidou, voie qui longe la Seine à droite et le Jardin des Tuileries à gauche. Ils prennent le tunnel de l'avenue du Général-Lemonnier (4,8 km) qui en son centre constitue le point le plus bas du circuit (altitude de 35 m). À sa sortie les coureurs tournent à gauche pour remonter par le nord le Jardin des Tuileries, par la Rue de Rivoli. Après un nouveau passage place de Concorde (5,9 km), ils reprennent l'avenue des Champs-Élysées pour rejoindre l'arrivée (km 6,5).

Cependant, à l'occasion du 100e Tour de France en 2013, le circuit a été modifié exceptionnellement afin qu'il fasse le tour de l'Arc de Triomphe lors de la dernière étape disputée au crépuscule. Le circuit est ainsi passé à 7 km. L'expérience s'avère concluante et cette modification est dès lors conservée définitivement.

ÉchappéesModifier

Étape de plat, elle est par tradition réservée aux sprinters. Le maillot jaune change d'ailleurs rarement lors de cette dernière étape (il y a eu trois exceptions[3] dont celle notable de l'année 1989 mais où cette étape des Champs-Élysées était disputée sous forme d'un contre-la-montre et non d'une étape en ligne). Depuis plusieurs années, le leader n'est pas attaqué par ses poursuivants au classement (on parle souvent d'un « pacte » implicite de non-agression). Cela n'a pas toujours été le cas et lors de la première sur les Champs, en 1975, Eddy Merckx avait attaqué Bernard Thévenet mais sans succès. Pas de réelles attaques donc, mais quelques échappées souvent lancées dans les tout derniers kilomètres. La rapidité du parcours (50 km/h de moyenne dans la partie montante et jusqu'à 70 dans la partie descendante) les vouent souvent à l'échec. Néanmoins quatre échappées ont pu aller au bout : les Français Alain Meslet en 1977, Bernard Hinault en 1979, vainqueur de l'étape devant Joop Zoetemelk ce qui fait que les deux premiers de la dernière étape sont aussi les deux premiers du Tour cette année-là, Eddy Seigneur en 1994 et le Kazakh Alexandre Vinokourov en 2005.

PalmarèsModifier

Année Date Étape Ville départ Distance (km) Vainqueur d'étape Pays
1975 20 juillet 22e étape Paris 163,4 Walter Godefroot   Belgique
1976 18 juillet 22e étape (b) Paris 90,7 Gerben Karstens   Pays-Bas
1977 24 juillet 22e étape (b) Paris 90,7 Alain Meslet   France
1978 23 juillet 22e étape Saint-Germain-en-Laye 161,5 Gerrie Knetemann   Pays-Bas
1979 22 juillet 24e étape Le Perreux 180,3 Bernard Hinault   France
1980 20 juillet 22e étape Fontenay-sous-Bois 186,1 Pol Verschuere   Belgique
1981 19 juillet 24e étape Fontenay-sous-Bois 186,8 Freddy Maertens   Belgique
1982 25 juillet 21e étape Fontenay-sous-Bois 186,8 Bernard Hinault   France
1983 24 juillet 22e étape Alfortville 195,0 Gilbert Glaus   Suisse
1984 22 juillet 23e étape Pantin 196,5 Eric Vanderaerden   Belgique
1985 21 juillet 22e étape Orléans 196,0 Rudy Matthijs   Belgique
1986 27 juillet 23e étape Cosne-sur-Loire 255,0 Guido Bontempi   Italie
1987 26 juillet 25e étape Créteil 192,0 Jeff Pierce   États-Unis
1988 24 juillet 22e étape Nemours 172,5 Jean-Paul van Poppel   Pays-Bas
1989 23 juillet 21e étape (CLM) Versailles 24,5 Greg LeMond   États-Unis
1990 22 juillet 21e étape Brétigny-sur-Orge 182,0 Johan Museeuw   Belgique
1991 28 juillet 22e étape Melun 178,0 Dimitri Konyshev   Russie
1992 26 juillet 21e étape La Défense 141,0 Olaf Ludwig   Allemagne
1993 25 juillet 20e étape Viry-Châtillon 196,5 Djamolidine Abdoujaparov   Ouzbékistan
1994 24 juillet 21e étape Parc Disneyland 175,0 Eddy Seigneur   France
1995 23 juillet 20e étape Sainte-Geneviève-des-Bois 155,0 Djamolidine Abdoujaparov   Ouzbékistan
1996 21 juillet 21e étape Palaiseau 147,5 Fabio Baldato   Italie
1997 27 juillet 21e étape Parc Disneyland 149,5 Nicola Minali   Italie
1998 2 août 21e étape Melun 147,5 Tom Steels   Belgique
1999 25 juillet 20e étape Arpajon 143,5 Robbie McEwen   Australie
2000 23 juillet 21e étape Paris 138,0 Stefano Zanini   Italie
2001 29 juillet 20e étape Corbeil-Essonnes 160,5 Ján Svorada   République tchèque
2002 28 juillet 20e étape Melun 144,0 Robbie McEwen   Australie
2003 * 27 juillet 20e étape Ville-d'Avray 160,0 Jean-Patrick Nazon   France
2004 25 juillet 20e étape Montereau-Fault-Yonne 163,0 Tom Boonen   Belgique
2005 24 juillet 21e étape Corbeil-Essonnes 144,5 Alexandre Vinokourov   Kazakhstan
2006 23 juillet 20e étape Antony 152,0 Thor Hushovd   Norvège
2007 29 juillet 20e étape Marcoussis 144,5 Daniele Bennati   Italie
2008 27 juillet 21e étape Étampes 143,0 Gert Steegmans   Belgique
2009 26 juillet 21e étape Montereau-Fault-Yonne 164,0 Mark Cavendish   Royaume-Uni
2010 25 juillet 20e étape Longjumeau 102,5 Mark Cavendish   Royaume-Uni
2011 24 juillet 21e étape Créteil 95,0 Mark Cavendish   Royaume-Uni
2012 22 juillet 20e étape Rambouillet 120,0 Mark Cavendish   Royaume-Uni
2013 21 juillet 21e étape Versailles 133,5 Marcel Kittel   Allemagne
2014 27 juillet 21e étape Évry 137,5 Marcel Kittel   Allemagne
2015 26 juillet 21e étape Sèvres 109,5 André Greipel   Allemagne
2016 24 juillet 21e étape Chantilly 113,0 André Greipel   Allemagne
2017 23 juillet 21e étape Montgeron 103,0 Dylan Groenewegen   Pays-Bas
2018 29 juillet 21e étape Houilles 116,0 Alexander Kristoff   Norvège

* En 2003 le parcours avait également été le théâtre du prologue, remporté par l'Australien Bradley McGee

StatistiquesModifier

RéférencesModifier

  1. Supplément L'Équipe no 1410, 25 juillet 2009. Confirmé par Raphaël Géminiani lors de l'émission des Grosses Têtes du 14 juin 2010.
  2. Règlement officiel de l'épreuve (article 20 paragraphe B)
  3. Le cas s'était produit lors du premier Tour d'après guerre en 1947, avec une longue dernière étape en ligne. Un scénario similaire (ultime contre-la-montre) mais néanmoins plus prévisible avait aussi eu lieu en 1968.

Liens externesModifier

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