Éric Coquerel

personnalité politique française

Éric Coquerel
Illustration.
Éric Coquerel en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(4 ans, 5 mois et 17 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 1re de la Seine-Saint-Denis
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LFI
Prédécesseur Bruno Le Roux
Co-coordinateur du Parti de gauche

(6 ans, 7 mois et 8 jours)
Avec Danielle Simonnet
(à partir de 2015)
Successeur Jean-Christophe Sellin
Hélène Le Cacheux
Conseiller régional d'Île-de-France

(7 ans, 7 mois et 21 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président Jean-Paul Huchon
Valérie Pécresse
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Courbevoie (France)
Nationalité Française
Parti politique LCR (1983-1998)
MRC (2003)
MARS (2003-2007)
MARS - GR (2007-2008)
PG (depuis 2008)
LFI (depuis 2016)
Profession Communicant

Éric Coquerel, né le à Courbevoie en France, est un communicant et homme politique français. Il est coordinateur du Parti de gauche de 2014 à 2021 et conseiller régional d'Île-de-France de 2010 à 2017. Il est élu député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis pour le groupe La France insoumise lors des élections législatives de 2017.

BiographieModifier

S'identifiant initialement à l'anarchisme, il participe aux manifestations contre la loi Debré de 1973 à l'âge de 14 ans. Il prend part aux festivités du 10 mai 1981, à la suite de la victoire de François Mitterrand lors de la présidentielle de 1981, alors proche de la Ligue communiste révolutionnaire, qu'il rejoint ensuite en 1983[1]. Après avoir passé son baccalauréat en candidat libre la même année, il fait des études d'histoire à l'université au campus de Jussieu'"`UNIQ--nowiki-00000005-QINU`"'1'"`UNIQ--nowiki-00000006-QINU`"'. Il quitte la LCR en 1998, après le rapprochement du parti avec Lutte ouvrière.

Parallèlement, évoluant professionnellement dans le milieu de la voile sportive, il crée l'agence de communication « Effets Mer »[1], livrant des articles à la presse, se chargeant de la communication du Vendée Globe, et collaborant aux carrières d'Isabelle Autissier et de Michel Desjoyeaux[2].

En 2003, il entre au Mouvement républicain et citoyen (MRC) et fait partie des quatre secrétaires nationaux. Il est chargé de l'« anti-mondialisation »[3]. En , il démissionne du mouvement avec Jeannick Le Lagadec, François Cocq, Hayat Dhalfa et l'ancien juge Éric Halphen, refusant l'idée d'une alliance avec la droite[4] et après avoir échoué à rallier Jean-Pierre Chevènement à l'idée d'une « refondation de la gauche »[3]. Il fonde le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS)[1], qui se rapprochera du PCF et de l'AGR, et dont il prend la tête.

En 2003 également, il signe l'appel Ramulaud pour une « coordination permanente pour une alternative à gauche résolument antilibérale »[réf. nécessaire].

En 2005, il s'investit dans la campagne du « non » de gauche au projet de traité constitutionnel européen[4].

En 2007, avec Clémentine Autain, Claude Debons, Marc Dolez, François Labroille, Claude Michel, Roger Martelli, Christian Picquet, José Tovar et Catherine Tricot, il lance le club « Maintenant à gauche », afin de maintenir la perspective du rassemblement de la gauche antilibérale et d'une nouvelle force politique pour l'incarner.

En 2008, il s'investit pleinement dans la fondation du Parti de gauche[1], où il occupe le poste de secrétaire national aux Relations extérieures et unitaires[4]. En tant que coordinateur politique au sein du PG, il théorise la stratégie « plan A/plan B », consistant à menacer d'une sortie de la France de l'Union européenne et de la zone euro en cas d'échec des négociations sur les traités en vigueur : il indique être « [parti] du constat que la capitulation de Tsipras face aux institutions européennes avait eu lieu du fait qu’il n’avait pas de plan B de sortie de l’euro »[5]. En 2016, lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, il est à l'origine du slogan « cette Europe-là, soit on la change, soit on doit la quitter »[5].

Aux élections régionales de 2010 en Île-de-France, il est tête de la liste FdG-Ensemble pour des régions à gauche pour Paris. Il obtient 6,11 % des voix. Élu conseiller régional, il siège dans le groupe « Front de gauche et alternatifs », qui appartient à la majorité régionale.

Pendant la campagne présidentielle de 2012, il est « conseiller spécial » de Jean-Luc Mélenchon[4]. Candidat aux élections législatives de 2012 dans la deuxième circonscription de la Corrèze, notamment face au député sortant Philippe Nauche, il assume son parachutage, rappelant qu'un député est avant tout élu de la nation, et signalant qu'il assure deux jours de présence par semaine sur le terrain dans l'année précédant le scrutin[6]. Il est battu dès le premier tour avec 6,93 % des voix[réf. nécessaire].

Aux élections européennes de 2014 en France, il est deuxième de la liste du Front de gauche qui obtient 5,96 % des voix dans la circonscription Sud-Est.

Le , le bureau national du Parti de gauche avalise la suppression des postes de coprésidents (détenus par Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard) et la réorganisation du secrétariat national, dont Éric Coquerel est nommé coordinateur[7]. Le , lors de son quatrième congrès, il est élu coordinateur du PG avec Danielle Simonnet[8]. Ils quittent leurs fonctions au cinquième congrès de , où ils sont remplacés par Hélène Le Cacheux et Jean-Christophe Sellin[9].

Il est intervenu à plusieurs reprises pour manifester contre des évacuations d'immigrés clandestins, notamment en 2015[10].

Aux Élections municipales françaises de 2020 , il est 38ème sur la liste Saint-Ouen Debout[11], menée par Laurie Lefèvre, qui obtient 414 voix, soit 3.77% au premier tour[12].

Député de la XVe législatureModifier

 
Éric Coquerel, Clémentine Autain et Adrien Quatennens à la marche du contre la réforme du code du travail.

Il est candidat de La France insoumise aux élections législatives de 2017 dans la Seine-Saint-Denis (1re circonscription)[13]. En ballotage défavorable au premier tour avec 19,02 % des voix, il retourne la situation pour finalement l'emporter avec 51,72 % des voix face au candidat Sébastien Ménard de La République en marche dans un second tour marqué par une très forte abstention à près de 68 %[14],[15].

Au bout de six mois de législature, il est le deuxième député le plus actif selon le classement établi par Capital[16]. D' à , il dépose 11 propositions de lois, ce qui fait de lui le 6e député le plus actif en la matière sur cette période[17]. Selon un classement établi par Le Figaro, il est la 3e personnalité la plus invitée dans les matinales entre le et le , avec 38 passages[18],[19].

Le , il est entarté par Cyriaque de Vulpillières, alors militant d'Action française[20], pour avoir soutenu, en mars, l’occupation de la basilique Saint-Denis ; il annonce deux jours après qu'il portera plainte[21].

Le , Libération publie une tribune d'Éric Coquerel[22], qui explique pourquoi il participera à la marche contre l'islamophobie le [23],[24].

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Nivelle 2013.
  2. Marin 2017.
  3. a et b « Quatre départs au partichevènementiste », sur L'Obs, (consulté le )
  4. a b c et d Tricot 2014.
  5. a et b Pauline Graulle, « La France insoumise et le «plan B»: quatre années d’ambiguïté », sur Mediapart, (consulté le ).
  6. AFP, « "Un député est avant tout un élu de la nation" », sur L'Express, (consulté le ).
  7. Les Échos 2014.
  8. Besse Desmoulières 2015.
  9. « En congrès ce week-end, le Parti de gauche élit une nouvelle direction », sur Parti de gauche, (consulté le ).
  10. « "Brutalité" ou "humanité"? La polémique continue sur les migrants à Paris », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  11. politologue.com, « MUNICIPALES - Elections Municipales Saint-Ouen-sur-Seine (93), les candidats 2020 », sur Politologue.com (consulté le )
  12. Le Figaro, « Saint-Ouen (93400) : résultats des élections Municipales 2020 », sur Le Figaro, (consulté le )
  13. Sébastien Thomas, « 93 : la vague Mélenchon prête à déferler sur les législatives et à engloutir le PC », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  14. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Législatives 2017 : Éric Coquerel (FI) s’impose face à Sébastien Ménard (LREM) dans la 1re circonscription », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  16. « Les députés d'En marche, cancres de l'Assemblée... Notre classement », sur Capital.fr, (consulté le ).
  17. Ilyes Ramdani, « Deux ans après leur élection, trois députés insoumis de Seine-Saint-Denis face à leur bilan », sur Mediapart, (consulté le ).
  18. Loris Boichot et FIG Data, « Notre palmarès des invités politiques des matinales radio et télé », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  19. Christophe Gazzano, « Benjamin Griveaux (LREM) personnalité politique la plus invitée dans les matinales cette saison », sur ozap.com, (consulté le ).
  20. https://www.liberation.fr/france/2019/03/18/une-scission-et-l-action-francaise-ne-sait-plus-comment-elle-s-appelle_1715996.
  21. « Entarté par l'Action française, Éric Coquerel (FI) porte plainte », sur Valeurs actuelles, .
  22. « Eric Coquerel : «Pourquoi je marcherai le 10 novembre contre la haine anti-musulmans» », sur Libération.fr, (consulté le )
  23. « Pourquoi la manifestation organisée aujourd'hui contre l'islamophobie divise-t-elle la gauche ? », sur Franceinfo, (consulté le )
  24. Hadrien Mathoux, « Marche contre l'islamophobie : l'insoutenable légèreté de la gauche avec les réseaux de l'islam politique », sur www.marianne.net, (consulté le )

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Raphaëlle Besse Desmoulières, « « Danette » Simonnet, fidèle de Mélenchon et reine de l’agit-prop », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Anne-Charlotte Dusseaulx, « Coquerel : “Avec le PS, on ne partage plus les mêmes objectifs” », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  • François Lafite, « Éric Coquerel du Parti de gauche : “Hollande, un libéral à l'aise dans ses baskets” », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  • Élisabeth Martichoux et Nathalie Renoux, « Éric Coquerel, dixième invité de “2012 et vous, le direct” », RTL,‎ (lire en ligne).
  • Mathieu Marin, « Éric Coquerel, du Vendée Globe à Mélenchon », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  • Pascale Nivelle, « Éric Coquerel. La mer est rouge », Libération,‎ (lire en ligne  ).
  • Vincent Parizot, « Éric Coquerel a répondu aux auditeurs de RTL », RTL,‎ (lire en ligne).
  • Philippe Peter, « Éric Coquerel : Le PS veut “diviser le Front de gauche” », France-Soir,‎ (lire en ligne).
  • Catherine Tricot, « Éric Coquerel prend les rênes », Regards,‎ (lire en ligne).

Liens externesModifier