Ouvrir le menu principal

Éric Carrière (football)

footballeur français
(Redirigé depuis Éric Carrière (footballeur))
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Carrière.
Page d'aide sur l'homonymie Pour l'humoriste, voir Éric Carrière (humoriste).

Éric Carrière
Image illustrative de l’article Éric Carrière (football)
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France Dijon FC (Membre du conseil de surveillance)
Biographie
Nom Eric Gérard Carrière
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (46 ans)
Lieu Foix (France)
Taille 1,73 m (5 8)
Période pro. 1996 - 2010
Poste Milieu de terrain
Pied fort Droit
Parcours junior
Saisons Club
1978-1981 Drapeau : France US Villenave-d'Ornon
1981-1992 Drapeau : France CS Auch
Parcours amateur
Saisons Club
1992-1995 Drapeau : France AS Muret
1995-1996 Drapeau : France FC Nantes B
Parcours professionnel1
SaisonsClub 0M.0(B.)
1996-2001 Drapeau : France FC Nantes 172 (18)
2001-2004 Drapeau : France Olympique lyonnais 124 (17)
2004-2008 Drapeau : France RC Lens 157 (10)
2008-2010 Drapeau : France Dijon FCO 074 0(8)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1999-2001 Drapeau : France France A' 003 (0)[1]
2001-2002 Drapeau : France France 010 (5)[2]
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Éric Carrière, né le à Foix, est un footballeur international français évoluant au poste de milieu de terrain.

Passé notamment par Nantes et Lyon, il s'y construit un important palmarès en France, en remportant le championnat de France quatre saisons d'affilée (de 2001 à 2004), la Coupe de France à deux reprises, le Trophée des champions trois fois, ainsi qu'une Coupe Intertoto et la Coupe des confédérations 2001 avec l'équipe de France.

Souhaitant se reconvertir dans le football, il intègre en 2011 la promotion de formation au diplôme universitaire de Manager général de Club sportif professionnel au CDES, aux côtés de Zinédine Zidane notamment[3]. En janvier 2014, il reçoit son diplôme[4].

Sommaire

BiographieModifier

Enfance et formationModifier

Né à Foix, Éric Carrière commence le football à l’âge de six ans à Villenave-d'Ornon, près de Bordeaux. Son père est ensuite muté à Auch où Carrière continue en club. Après avoir déménagé à Leboulin dans la campagne gersoise, sur un petit terrain façonné par son père, Éric Carrière provoque à coup de dribbles et de crochets son aîné d'un an, Cyrille[5], futur joueur de Grenoble et entraîneur d'équipes jeunes au Tours FC. Dans le même temps, Éric devient progressivement un joueur remarqué au CS auscitain[6].

Au fil des années, le même constat accompagne chacune de ses sorties artistiques : « trop limité physiquement ». En minime puis cadet, il n'est plus surclassé. En troisième au collège de Auch, il intègre la nouvelle classe-foot. Un an plus tard, il passe les tests pour intégrer la sport-étude de Toulouse, puis à nouveau après la seconde. Par deux fois, le verdict est tombe encore : « insuffisance athlétique ». Il continue donc à Auch avec le parcours classique d’un amateur. Son rêve de devenir footballeur professionnel est alors peu à peu remplacé[5] par la volonté de devenir professeur de mathématiques[6].

Il obtient son baccalauréat à dix-neuf ans, tout en jouant en équipe première avec Auch, en PH puis en DHR. Le diplôme en poche, il part à l’université de Toulouse. Ne pouvant faire les allers-retours trois à quatre fois par semaine pour s’entrainer, il décide de chercher un club près de la ville rose. Il rejoint alors Muret en National. D'abords remplaçant en équipe réserve, il gagne sa place de titulaire puis accède au groupe première en Division 3, l'élite du football français amateur, au bout d'un an et demi avant de se faire une place dans l'équipe[5]. Increvable, il s'éclate aussi en semaine avec sa faculté et inscrit deux titres de champion de France universitaire. De passage en Haute-Garonne pour superviser Dominique Casagrande, le portier de Muret, le directeur sportif du FC Nantes Robert Budzynski est épaté par une « puce atomique » auteur de cinq passes décisives à l'occasion d'une victoire 6-0[6].

Débuts professionnels tardifs à Nantes (1995-1998)Modifier

En juin 1995, à vingt-deux ans, Éric Carrière se retrouve en stage à La Jonelière. Plus âgé que les joueurs à ses côtés, il s'accroche à son rêve. À son arrivée au centre de formation, son corps peine à passer de deux entraînements par semaine à deux séances par jour. Souffrant des tendons et muscles, il se rapproche d'un fasciathérapeute œuvrant sur son équilibre, son renforcement musculaire et lui propose un travail à effectuer sur trois ans. Perfectionniste, conscient de ses limites du moment, Carrière s'entoure au fur et à mesure de trois personnes chargées de le conduire au sommet : à Stéphane Renaud s'ajoute une personne gérant l'extra-sportif et un préparateur technique, analyste et développeur de ses choix de jeu. Le tout représente 10 % de son salaire et la moitié des commissions touchées par les agents du meneur de jeu nantais[6].

Après deux saisons commencées avec l'équipe réserve, il rejoint peu à peu l'effectif professionnel. Le 20 décembre 1996, initié à la Division 1 à Gerland face à l'Olympique lyonnais (1-0) sous les ordres de Jean-Claude Suaudeau, il intègre les rangs professionnels la saison suivante avec Raynald Denoueix[6].

Trophée avec Nantes et l'équipe de France (1998-2001)Modifier

Avec le FC Nantes, il remporte deux coupes de France (1999, 2000) et un championnat de France (2001).

La saison 2000-2001 est celle de la consécration. En trente-trois matchs, Carrière inscrit cinq buts et en offre douze autres à ses partenaires sans rencontrer le moindre pépin physique. Élu meilleur joueur du championnat et meilleur passeur, Éric est appelé en équipe de France par Roger Lemerre pour la Coupe des confédérations 2001[6]. En l'absence de plusieurs titulaires, Carrière est sélectionné en compagnie d'autres novices, hérite du numéro 10 et doit remplacer Zidane comme meneur de jeu. Le meilleur du groupe français aux tests aérobies donne deux passes décisives lors du premier match contre la Corée du Sud (5-0) et réussi son adaptation. Quatre jours plus tard face au Mexique, il marque deux fois (4-0. Ses deux autres apparitions sont plus discrètes, Carrière devenant joker lors des matches à élimination directe[6]. Avec les Bleus, il remporte la compétition et, en compagnie de Robert Pirès, remporte le « Soulier d'or » (buts marqués et passes décisives combinés)[7].

Après le titre, quelques jours après avoir promis fidélité au FCN[8], Éric Carrière est transféré dans la controverse à l'Olympique lyonnais, ce qui lui vaut d'être largement détesté par son ancien public, qui le siffle à ses venues à la Beaujoire.

Olympique lyonnais (2001-2004)Modifier

Éric Carrière reçoit sa première sélection en Équipe de France A le 30 mai 2001 pendant la Coupe des confédérations 2001 face à la Corée du Sud où il sera titulaire (victoire de la France 5-0). Dès sa deuxième sélection face au Mexique durant cette même compétition, il y inscrira un doublé (victoire finale 4-0) le 3 juin 2001.

Il inscrira un autre but face à Malte, match comptant pour les qualifications de l'Euro 2004 et un nouveau doublé face à la Serbie en Amical le 20 novembre 2002, ce match marquant également la dernière apparition d'Éric Carrière en Bleu. Il connut en tout 10 sélections et a inscrit 5 buts sous les couleurs françaises.

Trois fois champion avec Lyon, et donc titré quatre saisons de suite (2001, 2002, 2003, 2004), mais moins utilisé par Paul Le Guen qui lui préfère notamment le jeune Michael Essien alors que règne une concurrence élevée entre milieux lyonnais.

RC Lens (2004-2008)Modifier

Carrière rejoint le RC Lens en 2004, au prix d'une réduction de son salaire. Laissant d'abord sceptique le public lensois avec des performances en demi-teinte sous la direction de l'entraîneur Joël Muller, il deviendra quand elles s'amélioreront, sous la direction de Francis Gillot, l'un des joueurs les plus populaires du club. Mais alors qu'il est une pièce importante des équipes qui luttent pour la qualification pour la Ligue des champions en 2006 et 2007, lui et ses coéquipiers réalisent une saison catastrophique en 2007-2008.

Fin avec Dijon en Ligue 2 (2008-2010)Modifier

En juin 2008, à la suite de la descente en Ligue 2, Éric Carrière est laissé libre par les dirigeants lensois[9]. Le , il signe un contrat au Dijon FCO (Ligue 2) pour deux saisons, et annonce en mars 2010 qu'il raccrochera les crampons à l'issue de la saison 2009-2010. Le , il joue le dernier match de sa belle carrière avec Dijon face à Angers (2-2). Il quitte le stade Gaston Gérard sous l'ovation du public dijonnais.

Reconversion (depuis 2010)Modifier

En 2010, il devient consultant sur Canal+ où il commente les matchs de Ligue 1 sur Foot+.

Fin 2011, dans une longue interview accordée au site Hors Format[5], Éric Carrière avoue qu'il ne sait pas encore s'il se verrait à la tête d'un club : « Je ne suis pas encore persuadé que c’est vers ces métiers-là que je me tournerai. Pas par manque de passion. Plutôt d’un point de vue familial. Ce n’est pas toujours compatible. »

En mai 2012, il devient membre du conseil de surveillance au DFCO.

En septembre 2012, il rejoint son ami Dominique Casagrande et s'associe dans le projet Footengo.

En octobre 2012, il devient chroniqueur au Canal Football Club.

Depuis septembre 2013, il commente la Ligue des Champions avec Grégoire Margotton puis Stéphane Guy. Le , il commente avec David Berger la demi-finale de Ligue des champions entre l'AS Roma et Liverpool sur C8, chaîne du groupe Canal+.

Il est également consultant sur Canal + dans l'émission J+1 ainsi que dans la quotidienne du Late Football Club.

StatistiquesModifier

Équipe nationaleModifier

Détails par saisonModifier

Ce tableau présente les statistiques de joueur d'Éric Carrière[10],[11],[12] :

Statistiques d'Éric Carrière [13]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Compétition(s)
continentale(s)
  France Total
Division M B Pd M B Pd C M B Pd M B Pd M B Pd
1996-1997   FC Nantes Division 1 2 0 - 1 0 - C4 3 0 - - - - 6 0 0
1997-1998   FC Nantes Division 1 27 1 - 1 0 - C3 1 0 - - - - 29 1 0
1998-1999   FC Nantes Division 1 33 1 - 7 0 - - - - - - - - 40 1 0
1999-2000   FC Nantes Division 1 32 5 - 8 2 - C3 6 1 - - - - 46 8 0
2000-2001   FC Nantes Division 1 33 5 10 9 2 - C3 8 1 - 4 2 1 54 10 11
2001-2002   FC Nantes Division 1 1 0 0 - - - - - - - - - - 1 0 0
Sous-total 128 12 10 26 4 - - 18 2 - 4 2 1 176 20 11
2001-2002   Olympique lyonnais Division 1 27 3 8 4 0 - C1+C3 5+4 4+0 1+1 3 0 1 43 7 11
2002-2003   Olympique lyonnais Ligue 1 37 6 10 2 0 - C1+C3 6+1 2+0 4+0 3 3 0 49 11 14
2003-2004   Olympique lyonnais Ligue 1 28 2 2 4 0 - C1 6 0 0 - - - 38 2 2
Sous-total 92 11 20 10 0 - - 22 6 6 6 3 1 130 20 27
2004-2005   RC Lens Ligue 1 33 3 1 4 0 - - - - - - - - 37 3 1
2005-2006   RC Lens Ligue 1 26 0 1 2 0 - C3+C4 7+5 0 1+0 - - - 40 0 2
2006-2007   RC Lens Ligue 1 32 2 3 5 1 - C3 9 0 0 - - - 46 3 3
2007-2008   RC Lens Ligue 1 22 0 2 6 2 - C3+C4 4+2 2+0 0 - - - 34 4 2
Sous-total 113 5 7 17 3 - - 27 2 1 - - - 157 10 8
2008-2009   Dijon FCO Ligue 2 36 7 4 3 0 - - - - - - - - 39 7 4
2009-2010   Dijon FCO Ligue 2 31 0 4 4 1 - - - - - - - - 35 1 4
Sous-total 67 7 8 7 1 - - - - - - - - 74 8 8
Total sur la carrière 400 35 45 60 8 - - 67 10 7 10 5 2 537 58 54

Buts en sélectionModifier

PalmarèsModifier

Équipe nationaleModifier

ClubsModifier

Récompenses individuellesModifier

Notes et référencesModifier

  1. B/A'-Team - International Results 1922-2001
  2. « Fiche d’Éric Carrière », sur FFF.fr
  3. Zidane, Dacourt et Carrière font leur rentrée des classes !, sportbuzzbusiness.fr, 5 octobre 2011
  4. Zinédine Zidane diplômé
  5. a b c et d « ERIC CARRIERE : L’INTERVIEW », sur hors-format.net, (consulté le 1er avril 2016)
  6. a b c d e f et g Frédéric Hamelin, « Star : Éric Carrière, little big man », Onze Mondial, no 150,‎ , p. 78 à 81 (ISSN 0995-6921)
  7. Nicolas Gettliffe & Éric Renard, « Coupe des confédérations : les conquérants de l'extrême », Onze Mondial, no 150,‎ , p. 68 à 77 (ISSN 0995-6921)
  8. Site officiel de Carrière : « J’ai rencontré hier Robert Budzynski puis j’ai parlé dans la soirée avec le président Bobin pour leur dire que j’avais décidé de rester à Nantes et de mettre un terme aux négociations avec Lyon. [...] Par respect pour le club, pour les supporters, je me voyais donc mal attendre le début du Championnat pour me déterminer et j’ai donc pris cette décision. »
  9. Carrière et Monterrubio retrouvent leur liberté, footmercato.net
  10. (en) « France - Top assists », sur rsssf.com (consulté le 8 décembre 2015)
  11. (en) « ENB Sports Statistics - Final 2002-2003 France Ligue 1 League Statistics », sur sporttoday.org
  12. « Fiche d'Éric Carrière », sur sitercl.com (consulté le 8 décembre 2015)
  13. « Fiche d’Éric Carrière », sur footballdatabase.eu

Liens externesModifier