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Éric Brogniet

poète belge
Éric Brogniet
Eric Brogniet.JPG
Éric Brogniet.
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Éric Brogniet, né le à Ciney (province de Namur) en Belgique, est un poète belge.

BiographieModifier

Auteur, depuis 1982, d'une vingtaine de livres de poésie, d'essais et de textes critiques, Éric Brogniet est considéré comme l'un des plus importants poètes de sa génération[1].

Documentaliste à Liège (1981), puis au Gouvernement provincial de Namur (de 1981 à 1988), il travaille ensuite comme conseiller littéraire à la Maison de la Poésie de Namur où il fonde et dirige la revue de poésie Sources[2]. Il a également créé et dirigé de 1988 à 2000 la collection « Poésie des Régions d'Europe », une collection d'anthologies des poésies européennes[3].

Après avoir été conseiller de Richard Miller, Ministre des Arts, des Lettres et de l’Audiovisuel du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles[4] entre 2000 et 2003, il fut, de 2004 à 2014, directeur de la Maison de la Poésie et de la Langue française et du Festival international de la Poésie Wallonie-Bruxelles à Namur[5].

Nommé en 2010 citoyen d'honneur de la Ville d'Andenne où il a vécu toute sa jeunesse[6], il fut aussi désigné Namurois de l'année 1990 par l'association namuroise Confluent [réf. nécessaire]. Il a été deux fois nominé parmi les finalistes du Prix du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles[7].

Éric Brogniet a été élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique le 17 avril 2010 : il y succède au poète Fernand Verhesen[3].

[...] Brogniet – auteur d’une réflexion critique nourrie sur la situation du poète devant le progressif désenchantement qui frappe le monde depuis environ un siècle et demi – refuse catégoriquement toute forme d’angélisme. La poésie pour lui, disons-le tout net, est œuvre de raison" (Christophe Van Rossom[8])

«Éric Brogniet s'est hissé au premier rang de la poésie d'aujourd'hui. Comme analyste, comme penseur, comme animateur, mais surtout comme praticien. Il est devenu une des consciences de référence dans le domaine, capable du retrait créatif comme de l'immersion dans l'action. Il est un lyrique surdoué qu'aucune scansion, aucune respiration ne rebutent : dans les registres les plus divers, il fait preuve d'une souveraine sûreté, sachant aussi réinvestir un espace du sacré que l'on croyait déserté par la poésie de ce temps. Brogniet croit à une capacité d'illumination poétique, Il y a une fièvre dans cette poésie de la passion, mais aussi une intelligente guidance. La synthèse de la pulsion et de la réflexion donne tout son prix à cette aventure poétique majeure.» (Jacques De Decker[9])

ŒuvresModifier

PoésieModifier

  • Femme obscure, Paris, La coïncidence ; Le Pont de l'Épée, 1982.
  • Terres signalées, Paris, Saint-Germain-des-Prés, 1984. Coll. Poésie sans frontière. Prix Hubert Krains 1983 (Association des Écrivains belges de langue française), Prix de poésie Robert Goffin 1984.
  • Le feu gouverne, Lausanne, L'Age d'Homme, 1986. Prix Max-Pol-Fouchet 1986.
  • Usage du rêve, Valenciennes, Centre Froissart, 1987. Coll. Cahiers Froissart;110. Prix Pierre Basuyau 1987 (association Froissart, Valenciennes), Prix Lucien Malpertuis (Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique 1990).
  • Les jardins de Monet, Amay, L'Arbre à Paroles, 1989. Coll. Buisson ardent.
  • Asturies couleur du temps, Mortemart, Rougerie, 1989. Coll. Poésie présente.
  • Visage de Jeanne Modigliani, Alghero (Sardaigne), Nemapress Éd., 1990. Version en italien.
  • Cryptographie solitaire des astres, Châtelineau, Le Taillis Pré, 1990. Coll. La Main à Plume. Dessins d'André Miguel.
  • Nicolas de Staël, le vertige et la lumière, Strépy-Bracquegnies, Galiena, 1991.
  • L'Atelier transfiguré, Paris, Le Cherche-Midi, 1993. Prix Louise Labé 1994.
  • Transparences, Bruxelles, Les Eperonniers, 1992.
  • Surgissements, Soumagne, Tétras-Lyre, 1992. Coll. Accordéon.
  • Eblouie, traversée, Amay, L’Arbre à paroles, 1995. Coll. Buisson ardent.
  • L'ombre troue la bouche, Amay, L'Arbre à Paroles, 1996. Prix Eugène Schmitz de l'Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
  • Des oracles des muets, Amay, L'Arbre à paroles, 1996.
  • La tentation de Saint Antoine, Namur, Sources, 1996. Collection Tiré à Part.
  • La nuit foudroyée, Vaison-la-Romaine, Éditions Le Geai Bleu, 1997. Coll. Bibliofil.
  • Dans la chambre d'écriture, Lausanne, L'Age d'Homme, 1997. Coll. Contemporains. Prix Maurice Carême 1997.
  • L'agonie au calvaire, Namur, Éditions de l'Acanthe, 1998.
  • Célébration de la lumière, Amay, L'Arbre à Paroles, 1999. Coll. Le Buisson ardent.
  • Rhétorique de Sade, Amay, L’Arbre à paroles, 2000. Coll. Textimages. Gravures originales de Jean-Claude Simus.
  • Nos lèvres sont politiques, Ayeneux/Soumagne, Tétras Lyre, 2000. Illustré par Thierry Wesel.
  • Autoportrait au suaire, Lausanne, L'Age d'Homme, 2001.
  • Mémoire aux mains nues, Bruxelles, Le Cormier, 2001. Prix René Lyr 2003.
  • Poésies I et Poésies II, Amay, L'Arbre à paroles, 2002. Deux tomes.Prix Felix Denayer 2003 de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.
  • Une errante intensité, Bruxelles, Le Cormier, 2003. Photographies de Bernard Gilbert.
  • La nuit incertaine, Paris, TranSignum, 2004. Livre d’artiste, avec Luce Cleeren. Version néerlandais-français, trad. néerlandaise de Jan Miskijn.
  • Parole et empreinte, Paris, TranSignum, 2004. Coll. 5/5. Livre d’artiste avec Roland Castro.
  • Celle qui s’est levée avec le soleil, Amay, L’Arbre à paroles, 2004. Vignette de couverture de Roland Castro.
  • La passagère, Rennes, Éditions Dana, 2004. Livre peint par Thierry Le Saëc.
  • Un automne à Ljubljana, Colommiers (France), Éditions Encres vives, 2004. Coll. Lieu.
  • La lecture infinie, Trois-Rivières (Québec) ; Amay (Belgique), Ecrits des Forges ; L'Arbre à Paroles, 2005.
  • Sous un ciel infini d'inquiétude, extraits inédits, Bruxelles, Éditions Liaisons, 2005. In : Revue Liaison, n° 24. (Distr. Aden Diffusion).
  • Cibles, Poèmes et DVD, livre d'artiste avec Alain Fleurent, Trois-Rivières (Québec), Atelier Presse Papier, 2006.
  • Ce fragile aujourd'hui, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2007. Prix Gauchez-Philippot, 2009. (Province de Hainaut).
  • Le centre n'est rien. Sofia (Bulgarie), Éditions Pet Plus, 2008. Anthologie poétique en bulgare.
  • Géométries de la fièvre, Bruxelles, Hayez, 2008. Photographies fantasmatiques de Jacques Leurquin.
  • Ulysse, errant dans l'ébloui, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2009.
  • Tutti Cadaveri, texte publié dans Suivez mon regard, Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2011.
  • Géométries de la fièvre : lecture, spectacle. Chez l'auteur, [2011]. Textes d'Éric Brogniet, mise en scène de Jacques Neefs, photographies de Marianne Grimont. (H.C.)
  • Éric Brogniet, Christophe Pairoux, Arthur Rain. No Human Project : une performance rock & poésie. Chez l'auteur, [2011]. Photographies de Marianne Grimont (H.C.)
  • A la table de Sade, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2012.
  • Graphies, nue noire, Bruxelles : Tétras Lyre, 2013. Coll. Lettrimage. Photographies de Marianne Grimont.
  • Sahariennes, suivi de : Célébration de la lumière. Paris : Al Manar, 2015.
  • Bruxelles 1976, livre d'artiste avec André Jolivet. Plougonven : Voltije Editions Limited, 2017.
  • Tutti cadaveri, Amay : L'arbre à paroles, 2017. Coll. Poésie ouverte dur le monde. Bilingue français-italien.
  • Radical Machines[10], Châtelineau : Le Taillis Pré, 2017.
  • Deux livres d'artiste avec Maria Desmée, 2019.
  • Bloody Mary : road movie pour Marilyn Monroe[11]. Préface de Marie-Ange Bernard. Illustrations de Thierry Wesel. Châtelineau : Le Taillis Pré, 2019.
  • Rose noire, livre d'artiste avec André Joilivet. Plougonven : Voltije Editions Limited, 2019.

Essais, critique et discoursModifier

Bibliographie critique récenteModifier

  • Posséder sa perte, aveugler son aveuglement, un portrait d’Éric Brogniet par Christophe Van Rossom,
  • La poésie d’Éric Brogniet par Rodica Draghincescu,
  • La revue Autre Sud (Marseille) a consacré dans son numéro de décembre 2007 un important dossier à Éric Brogniet : texte liminaire de Jacques Lovichi, entretien avec Christophe Van Rossom, extraits inédits de Ulysse, errant dans l'ébloui, études critiques de Henri Meschonnic, Rodica Draghincescu, Dominique Sorrente, Myriam Watthee-Delmotte et Pierre Dhainaut.
  • La revue L'Arbre à Paroles, éditée par la Maison de la Poésie d'Amay, consacre son 152e numéro à Éric Brogniet. Éric Brogniet, poète de haute exigence. In : Revue l'Arbre à paroles, Amay, n° 152, été 2011. 100 p.
  • La revue Traversées (Virton), septembre 2015, no 77 consacre un dossier critique à Eric Brogniet et publie des poèmes inédits récents : Rose noire.

RéférencesModifier

  1. Schmitz, Quaghebeur, Brogniet : voix royales, sur lesoir.be. Consulté le 7 mai 2012.
  2. Créée en septembre 1987, sa publication semestrielle s’est étendue jusqu’à février 2000 ; elle est à nouveau accessible depuis 2004, sous forme de publication numérique, sur le site de la Maison de la Poésie et de la Langue française.
  3. a et b Bio-bibliographie d'Éric Brogniet sur le site internet de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
  4. Miller Richard, sur millerrichard.be
  5. Maison de la Poésie et de la Langue française, sur mplf.be
  6. « Andenne. Éric Brogniet, citoyen d'honneur », dans L'Avenir, 10 novembre 2010.
  7. Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Communiqué de presse - Finale du prix littéraire 2005.
  8. « mplf - Poètes », sur www.maisondelapoesie.be (consulté le 26 novembre 2019)
  9. « mplf - Poètes », sur www.maisondelapoesie.be (consulté le 26 novembre 2019)
  10. Le Carnet et les Instants, « Les réseaux de la Méduse », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le 23 février 2019)
  11. Le Carnet et les Instants, « Tombeau pour Marilyn, l’icône aux semelles de vent », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le 23 février 2019)

Liens externesModifier