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Éric Andrieu

homme politique français
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Éric Andrieu
Illustration.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(7 ans, 7 mois et 21 jours)
Réélection 25 mai 2014
26 mai 2019
Circonscription France (circonscription Sud-Ouest de 2012 à 2019)
Législature 7e, 8e et 9e
Groupe politique S&D
Prédécesseur Kader Arif
Premier vice-président du Conseil régional
de Languedoc-Roussillon

(1 an, 3 mois et 2 jours)
Président Damien Alary
Prédécesseur Robert Navarro
Successeur Didier Codorniou
Conseiller régional de Languedoc-Roussillon

(11 ans, 9 mois et 3 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Georges Frêche
Christian Bourquin
Damien Alary
Vice-président du Conseil régional
de Languedoc-Roussillon

(5 ans, 11 mois et 26 jours)
Président Georges Frêche
Maire de Villerouge-Termenès

(16 ans, 11 mois et 23 jours)
Prédécesseur Paul Séguy
Successeur Philippe Brulé
Conseiller général de l'Aude
Élu dans le canton de Mouthoumet

(15 ans, 5 mois et 26 jours)
Élection 2 octobre 1988
Réélection 27 mars 1994
18 mars 2001
Président Henri Collard
Jean-Louis Destans
Prédécesseur Joseph Baro
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Narbonne (Aude)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Collaborateur parlementaire

Éric Andrieu, né le à Narbonne (Aude), est un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).

Il est député européen depuis 2012 et a été réélu pour un troisième mandat à l'occasion des élections européennes de 2019[1].

Premier Vice-président de la Commission Agriculture et du développement rural dès 2014, puis Porte-parole des Sociaux-Démocrates pour les questions agricole en 2017, il plaide en faveur d’une réforme rapide et en profondeur de la Politique agricole commune (PAC), pour laquelle il est actuellement rapporteur.

Membre de la Commission du Commerce international, il s’est exprimé contre le TTIP, le CETA et le MERCOSUR et a été le premier député européen à demander une évaluation des effets cumulés des accords de libre-échange sur l’agriculture européenne.

Suite aux Monsanto papers et à la controverse scientifique, il milite, au sein du Parlement, pour la sortie du glyphosate et la mise en place d’une Commission d’investigation sur le processus d’évaluation des pesticides en Europe (Commission PEST), dont il devient le Président en mars 2018[2].

BiographieModifier

Éric Andrieu est né en 1960 dans le département de l’Aude. Issu d’une famille modeste, son père est maréchal-ferrant et sa mère, couturière, il passe son enfance dans le village de Padern. Quand la famille Andrieu s’installe à Narbonne, Éric a 10 ans. Il se passionne pour le rugby, entre au Racing club narbonnais et devient à 16 ans champion de France cadet[3].

Il part à Montpellier pour faire ses études puis suit le master de l’Institut agronomique méditerranéen.

En 1986, il revient dans l'Aude, à Villerouge-Termenès, se marie et adhère au Parti socialiste. Le couple a trois enfants.

Parcours politiqueModifier

Fonctions au Parti socialisteModifier

Il adhère au Parti socialiste en 1986, au sein de la section de Mouthoumet dans l'Aude, et devient membre du conseil fédéral du parti de l’Aude. En 2002, il est nommé délégué fédéral aux études auprès du premier secrétaire fédéral de l’Aude, Jean-Claude Pérez. De 2005 à juin 2015 il est premier secrétaire fédéral du PS de l'Aude. Enfin, de 2008 à 2015, il est membre du Bureau national du PS.

En tandem avec Roselyne Sarkissian et Frédéric Leveillé, il est chargé du projet Agriculture, Agro-écologie et Ruralité dans la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017. Il est également membre de son comité politique[4].

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de 2017, il est nommé responsable thématique « Agriculture » de sa campagne présidentielle[5],[6].

Conseiller général de l’Aude (1988 à 2004)Modifier

Élu à 28 ans conseiller général du canton de Mouthoumet, il succède à Joseph Baro, conseiller depuis 1961, il est réélu en 1994 et en 2000[7]. Pour ne pas cumuler deux mandats, il démissionnera du conseil général de l’Aude en mars 2004, après son élection à la vice-présidence du conseil régional.

À partir de 1994, son mandat de conseiller général est assorti de la vice-présidence du conseil général de l’Aude, avec la responsabilité de l’Aménagement du territoire et du Développement local. Ses missions et responsabilités sont :

  • Les fonds européens et la politique contractuelle État/Région/Europe
  • Délégué aux politiques du massif des Pyrénées
  • Président du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours)
  • Mise en œuvre du Plan départemental de la randonnée
  • Président du Comité départemental du patrimoine culturel audois

Conseiller régional de Languedoc-RoussillonModifier

De mars 2004 à mars 2010, il est vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon[8] chargé de :

  • Aménagement et développement du territoire. Il est responsable du schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT)
  • Politique territoriale contractuelle de la Région avec l’État, les départements, les agglomérations et les 19 pays – qu’il a mis en place.
  • Fonds structurels européens : il négocie les programmes européens FSE, FEADER, FEDER… ainsi que leur mise en œuvre.
  • Délégué aux parcs naturels régionaux : vice-président du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée et du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes.
  • Démocratie participative : afin de préparer le schéma régional d'aménagement et de développement du territoire (SRADDT), Éric Andrieu a initié une démarche participative massive de 36 mois pour élaborer la vision d’avenir de la Région à 30 ans[9]. Liaisons et mobilité (aéroports, ports, LGV, haut débit…), espaces d’installation des nouvelles populations, zones d’emplois, zones naturelles, zones touristiques…
  • Occitanie : en sus de sa participation à la mise en place d’une inter-régionnalité sur la langue et la culture occitanes, Éric Andrieu est également président du Centre interrégional du développement de l'occitan (Cirdoc), créateur de l’événement régional « Total Festum » (acteurs occitans et catalans) et du site internet La Porta d'Oc.

En 2009, Éric Andrieu est candidat à la conduite de la liste du PS pour l'élection régionale de 2010. Le jeudi 1er octobre, une consultation des militants est organisée par le parti pour désigner celui qui pourra conduire la liste officielle. Il a proposé un programme « Union et rénovation », qu'il présente comme s'inscrivant dans la droite ligne des ambitions de son courant « l'Espoir à gauche » et du discours de Martine Aubry à la Rochelle. Il a proposé un pacte de gouvernance en 5 points, en direction de la future tête de liste (en priorité Georges Frêche, Président sortant, mais sans exclusive). Éric Andrieu est largement désavoué au bénéfice de Didier Codorniou, ce dernier s'étant officiellement déclaré pour que Georges Frêche conduise cette nouvelle liste[réf. nécessaire].

Au lendemain du vote, il rejoint Didier Codorniou. Il est troisième sur la liste « Tous pour le Languedoc-Roussillon » conduite par Georges Frêche.

Il redevient vice-président en 2014 suite au décès de Christian Bourquin.

Lors des élections régionales de 2015, ne se représentant pas, il met fin à son mandat de conseiller régional.

Député européen (2012-2019)Modifier

Désigné par les militants du PS candidat pour l'élection au Parlement européen de 2009, en 3e position[10] sur la liste Grand Sud Ouest menée par Kader Arif, il n'est finalement pas élu. Le , il devient député européen, Kader Arif étant devenu ministre délégué dans le gouvernement Ayrault.

Originaire de l’Aude, membre du Parlement européen depuis 2012 pour la circonscription du Grand Sud-Ouest, Eric Andrieu est Vice-président du Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D).

  • Premier Vice-président de la Commission Agriculture et du développement rural dès 2014, puis Porte-parole des Sociaux-Démocrates pour les questions agricoles en 2017, il plaide en faveur d’une réforme rapide et en profondeur de la Politique Agricole Commune (PAC), qui ne satisfait plus, aujourd’hui, ni les agriculteurs ni les consommateurs, et doit répondre aux défis alimentaires, environnementaux et climatiques du XXe siècle. Il a ainsi été en charge, pour le Parlement, du rapport intitulé Comment la PAC peut améliorer la création d’emplois dans les zones rurales et co-rapporteur pour le Groupe S&D sur la révision du règlement sur la production biologique et l’étiquetage des produits biologiques.
  • Vice-président des Intergroupes « Vin et spiritueux », « Zones rurales, Montagneuses et Isolées » et « Ciel et Espace »[2].
  • Membre de la Commission du Commerce international, il s’est exprimé contre le TTIP, le CETA et le MERCOSUR et a été le premier député européen à demander une évaluation des effets cumulés des accords de libre-échange sur l’agriculture européenne.
  • Président de la commission d’investigation sur le processus d’évaluation des pesticides en Europe (Commission PEST) : Suite aux Monsanto papers et à la controverse scientifique, il milite, au sein du Parlement, pour la sortie du glyphosate et la mise en place d’une Commission d’investigation sur le processus d’évaluation des pesticides en Europe (Commission PEST)[11], dont il devient le Président en mars 2018. Après s’être battu pour l’interdiction des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, il dénonce les multiples dérogations françaises sur les pesticides et voit dans l’affaire du chloredécone un « scandale d’État » avant de demander, au niveau européen, l’interdiction du métam-sodium.
    • À l'origine de la commission spéciale : À la suite des Monsanto Papers et au renouvellement controversé du glyphosate, le Parlement européen a décidé la mise en place d’une commission d’investigation sur le système d’autorisation des pesticides en Europe[12].. La commission spéciale avait également pour responsabilité de se pencher sur la situation des agences scientifiques de l’UE, à qui les opposants au glyphosate ont reproché de trop s’appuyer sur des données fournies par l’industrie, par manque de moyens et de personnel[13]. « On se rend bien compte qu’il y a un problème dans les procédures européennes qui ont été mises en place. Cette commission spéciale va nous permettre de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements qui jalonnent les processus d’évaluation et d’autorisation des pesticides à travers le cas du glyphosate », expliquait l’élue des Verts Michèle Rivasi[14].
    • La bataille du chlordécone : L’eurodéputé PS Eric Andrieu, Président de la commission spéciale pesticides au Parlement européen a demandé à la France de mieux protéger la population des ravages causés par le chlordécone, ce pesticide écotoxique persistant autorisé entre 1972 et 1993 aux Antilles françaises pour lutter contre le charançon du bananier. Il s'agit pour le député d'un "véritable scandale d'État", "ce poison, extrêmement néfaste pour la santé humaine et l’environnement, produira des effets sur plusieurs générations[15]. D’après des scientifiques de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, environ 90 % des Antillais seraient contaminés, situation inédite qui fait que des épidémiologistes, des généticiens ou des cancérologues du monde entier s’y intéressent." L'élu européen préconise deux mesures en particulier : D'une part, la mise en place d'un plan préventif prévoyant notamment la prise en charge des femmes enceintes et personnes en bas âge exposées à ce poison. D'autre part, l'abaissement des seuils maximums de résidus (LMR) présents dans notre alimentation[15].
    • Un eurodéputé sous pression : Le 5 octobre 2018, Le Monde titrait "La commission d’enquête sur les pesticides sous pression". Intimidations, soupçons de piratage informatique, invitation à rencontrer secrètement de hauts responsables de l’industrie agrochimique… En juin 2017, quelques semaines après l’installation de la commission et l’élection de M. Andrieu à sa présidence, l’eurodéputé français reçoit une lettre d’EPPA, un cabinet de consultants bruxellois. Celui-ci agit pour le compte du géant de la chimie Bayer, qui vient alors d’acquérir l’agrochimiste américain Monsanto. EPPA propose une rencontre « informelle, c’est-à-dire confidentielle » avec les hauts responsables de Bayer. « C’est la première fois que je recevais une demande de rendez-vous secret, hors agenda, et je n’y ai pas répondu ». Le 10 septembre, dix jours avant la remise du projet de rapport de la commission PEST, une relance par courriel lui est adressée. Dans leur lettre, deux associés d’EPPA, Pascal Michaux et Daniel Guéguen, précisent que leur société est une habituée des relations étroites avec le monde politique bruxellois. Peu de temps avant la remise du projet de rapport, nouvelle surprise. « A son retour de Strasbourg, mon assistant trouve, dans nos bureaux de Bruxelles, à côté de son clavier, une pomme où est inscrit “Je contiens des pesticides”, raconte M. Andrieu. Au début, nous avons cru à une blague et nous avons fait le tour de l’étage pour savoir si c’était un de nos collègues. Ce n’était pas le cas. »
    • Les conclusions de la commission spéciale : Le rapport de la commission dans ses grandes lignes a été adopté avec pour recommandation une refonte du système d’évaluation des pesticides afin d’obtenir plus de transparence, d’indépendance des agences européennes et une stricte application du principe de précaution. «La Commission européenne et les États-membres doivent allouer plus de moyens à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour qu’elle puisse faire correctement son travail», réclamait Norbert Lins, corapporteur du texte et membre du groupe PPE.[16] Eric Andrieu a également appelé la France à agir "Nous demandons au gouvernement de suspendre sans délai les autorisations à la vente des produits à base de glyphosate en France et de donner un calendrier précis pour le déstockage de ces produits. De la même manière, la France doit bannir dès à présent, par mesure de précaution, l’importation de tous les produits contenant ou fabriqués à partir du glyphosate.»[16]

Autres mandatsModifier

De 1995 à 2012 : Eric Andrieu a été maire de Villerouge-Termenès, commune de l'Aude.

Président, de 1998 à 2007, de l’Union nationale des acteurs et structures de développement local (UNADEL) avec laquelle, entre autres, il contribue à l’élaboration de la loi sur les pays, il en est aujourd'hui l'un des administrateurs[17].

En 1990, il fonde le « District de développement du massif de Mouthoumet », premier et plus petit district de développement rural en France, qu’il préside jusqu’en 2000. Ce district sera la préfiguration de la Communauté de communes de Mouthoumet.

Initiateur du Pays Corbières Minervois dès 1999, Éric Andrieu en assure la présidence.

Parcours professionnelModifier

En 1989, il est chargé de mission au conseil général de l’Hérault pour les chartes intercommunales et, de 1986 à 1988, il est agent de développement local du canton de Mouthoumet.

Entre 1990 et 2005, il oriente ses missions de consultant indépendant en développement local et de conseiller en affaires européennes vers les collectivités territoriales, le CNFPT et l’ENACT ou encore la Banque de France.

Entre 2006 et 2012, Éric Andrieu est attaché parlementaire de Marcel Rainaud, sénateur de l’Aude. Il démissionnera de cette fonction lors de son accession au mandat de député européen.

Il est président de la commission spéciale PEST, chargée par le Parlement européen d’évaluer la procédure d’autorisation des pesticides dans l’Union européenne[18]. Dans la foulée du scandale des Monsanto Papers et de la controverse autour du renouvellement de la licence accordée au glyphosate, Eric Andrieu était, avec plusieurs de ses collègues, à l’origine de la mise en place de cette commission[19].

Il est également coordinateur (whip) et porte-parole des sociaux-démocrates européens pour l'Agriculture et le développement rural.

Notes et référencesModifier

  1. « Élections européennes : réélu, l'Audois Éric Andrieu (PS) entame son "dernier mandat" », sur lindependant.fr (consulté le 28 mai 2019)
  2. a b et c « Votre eurodéputé | Eric Andrieu, votre eurodéputé » (consulté le 13 mars 2019)
  3. « Fiche finale - Les finales des championnats de France de rugby », sur www.finalesrugby.com (consulté le 25 novembre 2015).
  4. « Primaire à gauche. Peillon détaille son organigramme de campagne », ouest-france.fr, 23 décembre 2016.
  5. Marie-Pierre Haddad , « Présidentielle 2017 : ce que traduit le nouvel organigramme de l'équipe de Hamon », rtl.fr, 26 février 2017.
  6. Organigramme de campagne de Benoît Hamon
  7. « Options Méditerranéennes en ligne - Collection numérique - L'expérience du Massif de Mouthoumet (Corbières, France) », sur om.ciheam.org (consulté le 15 juin 2016).
  8. http://www.arf.asso.fr/index.php/regions/languedoc_roussillon/eric_andrieu Présentation sur le site de l'association des régions de France
  9. http://www.laregion.fr/uploads/SRADDT/
  10. « Européennes : Éric Andrieu 3e sur la liste PS », sur ladepeche.fr, (consulté le 25 novembre 2015).
  11. « En finir avec l’hypocrisie sur la question des pesticides », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2019)
  12. « Le glyphosate réautorisé pour cinq ans après un tour de passe-passe allemand », sur Reporterre, le quotidien de l'écologie (consulté le 15 mars 2019)
  13. 18 Janvier 2018, « Glyphosate réautorisé : L’UE crée une commission spéciale sur les pesticides | Eric Andrieu, votre eurodéputé » (consulté le 15 mars 2019)
  14. « Glyphosate réautorisé : L’UE crée une commission spéciale sur les pesticides », sur eric-andrieu.eu (consulté le 15 mars 2019)
  15. a et b « le chlordecone est un vrai scandale d'état », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  16. a et b « Glyphosate, la bataille politique européenne se poursuit », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  17. http://www.unadel.asso.fr/dossiers/dossiers.php?id_dossier=303
  18. « La Commission spéciale sur les pesticides élit son Bureau | Actualité | European Parliament », sur europarl.europa.eu, (consulté le 13 mars 2018)
  19. « Deux eurodéputés demandent une commission d'enquête sur Monsanto », sur La Libre, (consulté le 13 mars 2018)

Liens externesModifier