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Équipe cycliste T-Mobile

équipe cycliste allemande (1989-2007)
T-Mobile
T-Mobile-Logo.svg
Informations
Statuts
Équipe pro (-)
Groupe Sportif I (d) (-)
ProTeam (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Code UCI
TEL (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Discipline
Pays
Création
Disparition
Saisons
19Voir et modifier les données sur Wikidata
Dénominations
Stuttgart-Merckx-Gaso
Stuttgart-Mercedes-Merckx-Puma
Telekom-Mercedes-Merckx
-
Telekom-Merckx
Deutsche Telekom-Merckx-Audi
-
Deutsche Telekom
-
Telekom
-
T-Mobile

L'équipe cycliste T-Mobile est une ancienne équipe allemande de cyclisme professionnel sur route qui participait au ProTour.

Connue sous le nom de Deutsche Telekom jusqu'en 2003, puis T-Mobile jusqu'en 2007, elle fut notamment l'équipe de Bjarne Riis et Jan Ullrich lorsqu'ils remportèrent le Tour de France en 1996 et 1997, ainsi que du sprinter Erik Zabel, vainqueur de la Coupe du monde en 2000.

Touchée par plusieurs affaires de dopage en 2006 et 2007, elle a changé de nom au début de 2008 à la suite du retrait du sponsor T-Mobile pour devenir High Road.

Histoire de l'équipeModifier

La naissance de l'équipe de Stuttgart (1988-1990)Modifier

À la fin de l'année 1988, l'ancien champion du monde Hennie Kuiper mit sur pied une équipe cycliste allemande sponsorisée par la ville de Stuttgart et la marque de cycles Eddy Merckx[1]. L'équipe disputa la saison 1989 sous le nom Stuttgart-Merckx-Gonsor avec 13 coureurs, dont Udo Bölts qui en resta membre jusqu'en 2003. À l'époque, l'Allemagne n'avait plus d'équipe professionnelle depuis trois ans, et le dernier vainqueur allemand de la principale course du pays, le Rund um den Heninger Turm, était Rudi Altig en 1970. Durant cette première année, le coureur Dariusc Kajzer apporta à l'équipe son premier succès avec le titre de champion national sur route. Bölts lui succéda en 1990. L'équipe, devenue Stuttgart-Mercedes-Merckx-Puma, enregistra également le succès d'Erwin Nijboer sur les Trois Jours de La Panne.

Premières saisons avec Telekom (1991-1995)Modifier

1991Modifier

L'entreprise de télécommunication allemande Deutsche Telekom devint en 1991 le sponsor principal de l'équipe Telekom-Mercedes-Merckx-Puma. Elle recrute entre autres le Suisse Urs Freuler, ancien champion du monde sur piste en course aux points et sur le keirin. Pendant la saison, l'Allemand Michael Hübner remporte le championnat du monde de keirin.

Première participation au Tour de France (1992)Modifier

La direction de Telekom proposa à Walter Godefroot de remplacer à la tête de l'équipe Hennie Kuiper, parti rejoindre l'équipe Motorola. Il accepta, prenant sa décision, dira-t-il plus tard dans un interview, après la 17e place d'Udo Bölts au Tour d'Espagne 1991[2]. Godefroot engagea plusieurs coureurs, dont le spécialiste des classiques et double vainqueur de Paris-Roubaix Marc Madiot et son frère Yvon ainsi que Uwe Ampler, ancien champion du monde sur route amateur. Bölts contribua encore au succès de l'équipe, en remportant l'étape reine de Tour d'Italie 1992. Jens Heppner prit le relai avec une dixième place au classement final du Tour de France 1992. Michael Hübner remporte une nouvelle fois le championnat du monde de keirin et également le championnat du monde de vitesse.

1993 : arrivée d'Erik ZabelModifier

 
Rolf Aldag en 2003

Début 1993, Telekom renouvelle de moitié son effectif. Les frères Marc et Yvon Madiot s'en vont après une saison. Rolf Aldag arrive de l'équipe Helvetia ainsi que les Allemands Mario Kummer (PDM-Concorde, ancien champion du monde du contre par équipes, Olaf Ludwig (Panasonic -Sportlife, multiple champion d'Allemagne sur piste et sur route). Elle recrute également deux jeunes prometteurs, Steffen Wesemann et Erik Zabel. L'équipe acquit une nouvelle fois, par le coureur Bernd Gröne, le titre de champion d'Allemagne. Ce fut le début d'une période de domination de douze années durant lesquelles l'équipe conserva le maillot de champion en son sein. Plusieurs coureurs de renom ayant passé plusieurs années chez Telekom remportèrent ce titre : Bernd Gröne en 1993, Jens Heppner en 1994, Udo Bölts en 1990, 1995 et 1999, Christian Henn en 1996, Jan Ullrich en 1997 et 2001, Erik Zabel en 1998 et 2003, Rolf Aldag en 2000, Danilo Hondo en 2002 et Andreas Klöden en 2004. Olaf Ludwig remporte la première victoire d'étape de l'équipe sur le Tour de France.

1994 : première victoire sur une classiqueModifier

L’inter-saison 1993-1994 est plus calme pour l'équipe Telekom. Elle ne recrute que le Belge Axel Merckx (Motorola). En fin de saison, les jeunes Jan Ullrich et Michael Rich deviennent stagiaire dans l'équipe. Erik Zabel remporte la première classique Coupe du monde de l'équipe avec Paris-Tours.

1995Modifier

Telekom devint bientôt une équipe importante au niveau international. Elle ne fut cependant pas invitée au Tour de France 1995. Les organisateurs acceptèrent finalement que six de ses coureurs (Rolf Aldag, Udo Bölts, Jens Heppner, Vladimir Poulnikov, Erik Zabel et Olaf Ludwig) forment avec trois coureurs de ZG Mobili une équipe mixte. Zabel remporta deux étapes de l'épreuve.

Victoires au Tour de France (1996-1997)Modifier

1996 : doublé sur le Tour de FranceModifier

Les deux années suivantes virent la percée de l'équipe au plus haut niveau. Godefroot engagea le Danois Bjarne Riis de l'équipe Gewiss-Ballan, troisième du Tour de France 1995. Ils recrutent également les Suédois Michael Andersson et Michel Lafis Aux différents championnats nationaux, l'équipe réalisa trois doublés contre-la-montre-course en ligne avec Michael Andersson (Suède), Bjarne Riis (Danemark) et Georg Totschnig (Autriche). Christian Henn remporte le championnat d'Allemagne. En juillet, Bjarne Riis remporta l'édition 1996 du Tour de France, aidé du jeune coureur allemand de 22 ans Jan Ullrich, qui fut son dauphin. Erik Zabel compléta ce succès avec le premier de ses six maillots verts récompensant le vainqueur du classement par points. Bölts remporta peu après la Classique de Saint-Sébastien, et Steffen Wesemann la première de ses quatre victoires finales sur la Course de la Paix.

1997 : Ullrich, premier Allemand vainqueur du Tour de FranceModifier

 
Jan Ullrich, vêtu du maillot jaune, derrière Udo Bölts pendant le Tour de France 1997

À l'inter-saison, l'équipe recrute le sprinteur italien Giovanni Lombardi et le grimpeur autrichien Georg Totschnig pour épauler Jan Ullrich et Bjarne Riis dans la montagne sur le Tour de France.

Le Tour de France vit Ullrich confirmer le talent qu'on lui avait deviné l'année précédente. Il remporta la course, épaulé par Riis qui avait gagné l'Amstel Gold Race trois mois auparavant. Telekom prit également la première place du classement par équipes du Tour. La même année, Bölts fut vainqueur du Critérium du Dauphiné libéré, et Zabel acquit la première de ses quatre victoires à San Remo. Ullrich fut également vainqueur de la semi-classique allemande HEW Cyclassics, qui intégra la Coupe du monde l'année suivante, et en 1999 le Tour d'Allemagne fut de nouveau disputé, démontrant la popularité croissante de cyclisme en Allemagne à l'époque. Alors qu'Ullrich dut abandonner sur chute, Telekom remporta cette première édition avec Jens Heppner, puis une seconde fois en 2001 avec Alexandre Vinokourov.

Une des meilleures équipes du monde (1998-2004)Modifier

1998 : nouveau podium sur le Tour de FranceModifier

L'équipe enregistre en début de saison les arrivées notamment des néo-pros allemands Dirk Müller et Andreas Klöden. Erik Zabel remporte son deuxième Milan-San Remo et en juillet, Jan Ullrich finit second du Tour de France derrière l'Italien Marco Pantani après avoir remporté trois étapes. Jens Heppner remporte également une étape et Giovanni Lombardi une sur le Tour d'Espagne.

L'équipe termine 9e du classement UCI par équipes et Jan Ullrich, meilleur coureur de l'équipe, 12e au niveau individuel.

1999 : victoire d'Ullrich sur le Tour d'EspagneModifier

L'équipe enregistre l'arrivée des italiens Alberto Elli (Casino-Ag2r Prévoyance) et Giuseppe Guerini (Polti) et des jeunes Allemands Jörg Jaksche (Polti) et Danilo Hondo. Jens Heppner gagne le premier Tour d'Allemagne de l'équipe en août et le mois suivant, Jan Ullrich remporte le Tour d'Espagne, après avoir manqué le Tour de France à cause d'une blessure au genou[3]. Privée de son leader, l'équipe allemande vit néanmoins sur ce Tour le succès de l'italien Giuseppe Guerini lors de la prestigieuse étape de l'Alpe d'Huez. Après son succès en Espagne, Ullrich devint champion du monde du contre-la-montre.

Jan Ullrich est le meilleur coureur au classement UCI de l'équipe (9e) qui termine 5e au classement par équipes.

2000Modifier

Le Kazakh Alexandre Vinokourov est la grosse recrue de l'intersaison. En provenance de l'équipe française Casino-C'est votre équipe, il a notamment remporté en 1999 le Critérium du Dauphiné libéré. Elle recrute également l'Italien Gian Matteo Fagnini, poisson-pilote de Mario Cipollini chez Saeco pour aider Erik Zabel dans les sprints. Le jeune Matthias Kessler signe également. Au contraire, le Danois Bjarne Riis, vainqueur du Tour de France 1996, prend sa retraite et quitte l'équipe. Zabel remporte la Coupe du monde, en gagnant Milan-San Remo et l'Amstel Gold Race, tandis qu'Ullrich se classait deuxième du 2000 derrière Lance Armstrong. Bien qu'ils ne couraient pas sous le maillot rose de Telekom mais avec leur sélection nationale, Ullrich, Vinokourov et Klöden réalisèrent un triplé pour l'équipe sur la course en ligne des Jeux olympiques de Sidney. Ullrich fut également médaillé d'argent au contre-la-montre.

Erik Zabel termine 2e du classement UCI, une place que l'équipe occupe au classement par équipes.

2001Modifier

En 2001, l'équipe garde ses principaux leaders même si Georg Totschnig et Jörg Jaksche quitte le groupe. Le multiple champion du monde et olympique sur piste allemand Robert Bartko signe son premier contrat pour découvrir la route. Le champion du monde du contre-la-montre juniors 1997 Torsten Hiekmann signe également. L'équipe recrute aussi le néo-pro Matthias Kessler et l'américain Kevin Livingston, ancien coéquipier de Lance Armstrong.

Pendant la saison, Erik Zabel remporte Milan-San Remo pour la quatrième fois. Jan Ullrich fut à nouveau deuxième du Tour de France, tandis que le sprinteur de l'équipe Zabel totalisait six victoires d'étapes sur le Tour et la Vuelta.

Comme la saison dernière l'équipe se classe 2e du classement UCI alors que Erik Zabel est sacré Numéro 1 Mondial.

2002Modifier

 
Erik Zabel en 2002

L'Américain Bobby Julich (Crédit agricole), l'Allemand Stefan Schumacher (néo-pro) et le Kazakh Sergueï Yakovlev (Cantina Tollo) sont les nouveaux membres de l'équipe. Au contraire, les Italiens Giovanni Lombardi et Alberto Elli s'en vont.

Le coureur Kazakh Alexandre Vinokourov, remporte Paris-Nice alors que Danilo Hondo remporte le championnat d'Allemagne sur route.

2003 : Vinokourov et Botero leadersModifier

À cause de son contrôle positif aux amphétamines en juin[4], le leader emblématique de l'équipe Jan Ullrich part pour l'équipe Coast. L'équipe recrute alors le Colombien Santiago Botero (Kelme, quatrième du précédent Tour de France), l'Australien Cadel Evans (Mapei, 14e du Tour d'Italie 2002 après avoir porté le maillot de leader une journée), les Italiens Paolo Savoldelli (Index-Alexia Alluminio, vainqueur du Tour d'Italie 2002) et Daniele Nardello (Mapei spécialiste des classiques ardennaises) et le Belge Mario Aerts (Lotto-Adecco, vainqueur en titre de la Flèche wallonne).

La saison de l'équipe commence avec la victoire du Kazakh Alexandre Vinokourov au classement général de Paris-Nice. L'Allemand Andreas Klier remporte Gand-Wevelgem et Vinokourov gagne Amstel Gold Race. Le Kazakh réalise un très bon début de saison en inscrivant son nom au palmarès du Tour de Suisse. Il remporte également une étape du Tour de France qu'il finit troisième derrière Lance Armstrong et Jan Ullrich. Après le Tour, Daniele Nardello remporte le Championnat de Zürich et Erik Zabel termine premier de Paris-Tours, la quatrième classique de la saison pour l'équipe.

2004 : numéro 1 mondiale, vainqueur de la Coupe du Monde par équipesModifier

 
L'équipe T-Mobile pendant le contre-la-montre par équipes du Tour de France 2004

En 2004, l'équipe prend le nom de T-Mobile. Elle enregistre le retour de Jan Ullrich, et un grand nombre de succès, notamment celui de Steffen Wesemann au Tour des Flandres. Sur le Tour de France, Klöden devenu entre-temps champion d'Allemagne, Ullrich, vainqueur du Tour de Suisse, sont désignés leaders de la T-Mobile, tandis que Vinokourov est absent. Jan Ullrich finit quatrième, Andreas Klöden obtenant la meilleure place de l'équipe (2e). La T-Mobile prend la première place du classement par équipes.

ProTour, affaires de dopage et fin de l'équipe (2005-2007)Modifier

Saison 2005Modifier

 
Une partie de l'effectif 2005 de l'équipe

Au début de l'année 2005, l'UCI met en place le ProTour dans lequel la T-Mobile devra prendre part aux plus grandes courses du monde. Pour cela, l'équipe recrute un jeune Allemand Marcus Burghardt, deux membres du vivier hollandais la Rabobank Continental (Bastiaan Giling et Bernhard Kohl), le sprinteur Olaf Pollack ainsi que l'ancien second du Tour d'Espagne (2001) Óscar Sevilla et Francisco José Lara pour l'aider dans la montagne.

Au printemps, Andreas Klier réalise une bonne saison des classiques ardennaises en terminant deuxième du Grand Prix E3 et du Tour des Flandres après une dixième place sur Tirreno-Adriatico. Alexandre Vinokourov remporte la doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège. Jan Ullrich se prépare pour le Tour en terminant troisième du Tour de Suisse. À nouveau leader de l'équipe, il finit troisième du Tour de France, aidé par le kazakh, cinquième et vainqueur de deux étapes, dont celle des Champs Élysées. Giuseppe Guerini fut également vainqueur d'étape et T-Mobile, comme en 2004, fut la meilleure équipe. Après ce Tour de France mitigé, l'équipe visant la victoire finale, Jan Ullrich termine deuxième du Tour d'Allemagne. En septembre, Óscar Sevilla termine sixième du Tour d'Espagne après le déclassement de l'Espagnol Roberto Heras, vainqueur initial. Erik Zabel conclut la saison en s'imposant sur Paris-Tours, sa troisième victoire dans la classique française.

Vinokourov, dont le contrat avec T-Mobile prenait fin, fut cette année-là l'objet de tractations durant le Tour de France[5]. À quatre jours de l'arrivée à Paris, il annonça son intention de quitter la formation allemande, afin de pouvoir remporter le Tour. Il rejoint Liberty Seguros en 2006[6]. Après 13 années passées au sein de Telekom puis de T-Mobile, Erik Zabel prit également le départ pour courir dans la nouvelle équipe Milram. Le dirigeant Walter Godefroot mit fin à ses fonctions, laissant la place à Olaf Ludwig.

Jan Ullrich termine meilleur coureur de l'équipe au classement individuel du ProTour en se classant quatrième avec 140 points juste devant Alexandre Vinokourov (sixième avec 136 points) et la T-Mobile est quatorzième au classement par équipes.

Saison 2006Modifier

Le recrutement de l'équipe pour la saison 2006 est réalisé en quantité et en qualité. En effet, pas moins de douze nouveaux coureurs rejoignent le groupe. L'Australien Michael Rogers (Quick Step-Innergetic), triple champion du monde du contre-la-montre en titre est la principale recrue. Son coéquipier allemand Patrik Sinkewitz, vainqueur du Tour d'Allemagne deux ans plus tôt, l'Ukrainien Serhiy Honchar (Domina Vacanze), ancien champion du monde du montre (2000), le Luxembourgeois Kim Kirchen (Fassa Bortolo), vainqueur du Tour de Pologne, le jeune sprinteur allemand André Greipel (Wiesenhof), le Tchèque František Raboň, champion d'Europe espoirs en 2005 et le jeune Linus Gerdemann (CSC) signent également un contrat.

 
André Greipel est une des nouvelles recrues

La première victoire de l'équipe est obtenue plus rapidement que la saison précédente avec la sixième étape du Tour de Californie remportée par Olaf Pollack. Nationalisé suisse en 2005, Steffen Wesemann termine sixième de Paris-Roubaix avant de prendre la seconde sur l'Amstel Gold Race. Leader sur les classiques ardennaises, Patrik Sinkewitz réalise de bons résultats, prenant la cinquième place de l'Amstel Gold Race et de la Flèche wallonne et la quatrième de Liège-Bastogne-Liège. Jan Ullrich se prépare pour son grand objectif de la saison, le Tour de France en participant au Tour d'Italie (il gagne la onzième étape contre-la-montre) et au Tour de Suisse qu'il remporte (avec la neuvième étape contre-la-montre) devant l'Espagnol Koldo Gil et l'Allemand Jörg Jaksche.

L'équipe se présente donc au départ du Tour de France avec pour objectif la victoire finale avec les Allemands Jan Ullrich et Andreas Klöden. Mais à la veille du prologue du Tour de France 2006 à Strasbourg, treize coureurs furent interdits de départ, leur nom étant cité dans une vaste affaire de dopage en Espagne. Parmi eux, deux membres de T-Mobile, le leader Jan Ullrich (qui fut licencié trois semaines plus tard) et l'Espagnol Óscar Sevilla, durent laisser leur formation participer au Tour avec un effectif réduit[7]. Le directeur sportif Rudy Pevenage, très lié à Ullrich et lui aussi concerné par l'affaire, fut renvoyé à son tour la semaine suivante[8].

Malgré ces pertes, T-Mobile parvint pour la troisième année consécutive à être sacrée meilleure équipe du Tour. Andreas Klöden fut à nouveau troisième, Matthias Kessler fut vainqueur d'étape à Valkenburg, ainsi que Serhiy Honchar qui s'imposa sur les deux grands contre-la-montre individuels et porta pendant trois jours le maillot jaune.

À la fin du Tour, le sponsor T-Mobile annonça la fin de sa collaboration avec Olaf Ludwig[9].

2007 : dernière saisonModifier

Olaf Ludwig n'étant plus manager de l'équipe, il est remplacé par l'entrepreneur américain Bob Stapleton, propriétaire de la société High Road Sports qui reprend l'équipe avec le soutien financier de T-Mobile, et un nouveau manager sportif en la personne de Rolf Aldag. Outre un changement d'encadrement, l'effectif de l'équipe est bouleversé par le départ de plusieurs coureurs liés à Jan Ullrich, une partie d'entre eux rejoignant Alexandre Vinokourov dans la nouvelle équipe Astana. Ces coureurs, dont la non-conservation tenait à la volonté des nouveaux dirigeants de « laver » la réputation de l'équipe[10], sont remplacés par un mélange de jeunes coureurs et de coureurs expérimentés. On peut citer l'Allemand Gerald Ciolek (21 ans, Wiesenhof), le Britannique Mark Cavendish (21 ans, Sparkasse), l'Autrichien Bernhard Eisel (26 ans, Française des jeux) pour les jeunes coureurs et le Belge Axel Merckx (35 ans, Phonak), le Danois Jakob Piil (34 ans, CSC) ou le Néerlandais Servais Knaven (36 ans, Quick Step).

Se voulant exemplaire sur le plan de la lutte anti-dopage, T-Mobile instaura des contrôles internes renforcés et un profil sanitaire pour chaque coureur[11].

Une nouvelle ère est donc supposée débuter. Les nouvelles recrues se mettent en évidence dès le début de la saison avec la victoire de Bernhard Eisel sur la deuxième étape du Tour de l'Algarve et celle de Mark Cavendish au Grand Prix de l'Escaut. Le jeune Marcus Burghardt remporte ensuite sa première grande victoire sur Gand-Wevelgem. T-Mobile fut cependant rattrapée à nouveau par les affaires de dopage.

En mars, ce furent d'abord les pratiques au sein de l'équipe Telekom des années 1990 qui furent dévoilées par son ancien soigneur Jef d'Hont[12]. En mai, plusieurs anciens coureurs confirmèrent l'usage de substances interdites au milieu des années 1990, dont le manager Rolf Aldag, Erik Zabel[13], Brian Holm, Bjarne Riis[14], Bert Dietz, Udo Bölts et Christian Henn, y compris durant les saisons qui virent les victoires de Riis et Ullrich au Tour. Les médecins Andreas Schmid et Lothar Heinrich, toujours membres de l'équipe jusqu'à la sortie du livre de Jef d'Hont[15], avouèrent leur participation et l'administration aux sportifs de produits dopants[16].

Serhiy Honchar fut écarté puis suspendu à la suite d'un « bilan sanguin anormal » révélé par un contrôle interne[17]. Parallèlement, dans l'équipe Astana, plusieurs ex-T-Mobile furent à leur tour suspendus (Matthias Kessler, Eddy Mazzoleni, Alexandre Vinokourov).

T-Mobile se présenta au Tour de France avec une équipe profondément rajeunie, promouvant une attitude irréprochable. En dépit de cette attitude, le coureur Patrik Sinkewitz fut contrôlé positif à la testostérone durant un entraînement. Cette information, qui fut communiquée durant le Tour alors de Sinkewitz avait auparavant abandonné sur chute, eut pour conséquence le licenciement et la suspension du coureur.

Pendant le Tour d'Espagne, Lorenzo Bernucci, contrôlé positif à la sibutramine, fut également licencié[18].

Le sponsor T-Mobile, qui avait jusqu'alors réitéré son engagement jusqu'en 2010[19], décida en novembre de mettre fin à ses activités dans le cyclisme, après que Sinkewitz fit de nouveaux aveux sur des pratiques de dopage sanguin dans l'équipe durant le Tour de France l'année précédente[20]. La société High Road Sports maintient son équipe en 2008. Elle est enregistrée comme équipe américaine et court d'abord sans sponsor sous le nom de High Road, avant de prendre les noms de Columbia puis HTC-Columbia.

L'équipe et le dopageModifier

En avril 1994, Erik Zabel est contrôlé positif au clostébol (un stéroïde anabolisant) après la course Veenendaal-Veenendaal et reçoit une amende et une pénalité de points UCI. Il n'est cependant pas suspendu[21],[22].

Dans une émission diffusée en janvier 1999 par Danmarks Radio, deux journalistes révèlent avoir découvert des seringues et des ampoules vides dans une pièce récemment libérée par le soigneur de l'équipe Telekom Jef D'Hont, lors du Tour d'Espagne 1995[23].

En juin 2015, lors de l'enquête antidopage menée par le Danemark, Bjarne Riis admet avoir reçu une transfusion sanguine "au milieu" du Tour de France 1997[24]. Pevenage admettra dans une conversation secrètement enregistrée à la maison de D'Hont, qu'Ullrich avait utilisé des substances interdites pour remporter ce Tour[25].

À la suite de la publication en 2013 d'un rapport antidopage du Sénat français et de son annexe présentant les résultats des échantillons réanalysés en 2004, il est démontré que Zabel a été contrôlé positif à l'EPO sur le Tour de France 1998 après la première étape (où il a terminé à la deuxième place) et une nouvelle fois après la dixième étape. C'est également le cas de ses coéquipiers Jens Heppner (positif à l'EPO après la troisième étape qu'il a remporté), Udo Bölts (positif à l'EPO sur la sixième étape) et Jan Ullrich (positif à l'EPO sur la dernière étape)[26],[27],[28].

En mai 1999, Christian Henn est contrôlé avec un niveau extrêmement élevé à la testostérone après avoir terminé deuxième de la première étape du Tour de Bavière. Il affirme que son niveau de testostérone accru est dû à un remède naturel pour augmenter la fertilité[29],[30],[31]. Il est suspendu pendant six mois et met fin à sa carrière à la suite de cette affaire de dopage. En mai 2017, il admet avoir utilisé de l'EPO de 1995 jusqu'à la fin de sa carrière[32]. La même semaine, Bert Dietz admet également avoir utilisé de l'EPO sous la pression des médecins de l'équipe qui avaient introduit le produit dans un camp d'entraînement au printemps 1995[33], tandis que Udo Bölts reconnait avoir utilisé des substances interdites en 1996 afin de pouvoir faire partie du groupe du Tour de France de l'équipe Telekom[34],[35]. Puis, c'est au tour des médecins Andreas Schmid et Lothar Heinrich[36] de reconnaître avoir dopés des coureurs chez Telekom depuis le milieu des années 1990[34]. D'autres aveux suivent, à avoir ceux d'Erik Zabel (de 1996 à 2003)[37], Rolf Aldag[38], Mikael Kyneb[39], Brian Holm[40] et Bjarne Riis notamment durant sa victoire sur le Tour de France 1996[41].

En avril 2007, l'ancien masseur de l'équipe, Jef d'Hont, publie Mémoires d’un soigneur dans le cyclisme, dans lequel il décrit le dopage organisé au sein de l'équipe dans les années 1990. Lors du Blitz du Giro 2001, six coureurs et le docteur de l'équipe font partie de la liste d'accusation[42], mais seul Alberto Elli est suspendu six mois[43].

Alors que Jan Ullrich est arrêté à la suite d'une opération au genou le privant du Tour de France 2002, un contrôle antidopage inopiné, effectué le à la suite d'un accident de la route qu'il provoque en état d'alcoolémie, révèle la présence d'amphétamines dans ses urines. Il explique être déprimé et avoir pris deux pilules d'ecstasy en boîte de nuit, la veille, le 11 juin. Plusieurs experts de la lutte antidopage ont depuis mis en doute cette version des faits. Le , il est suspendu 6 mois par la commission de discipline de la Fédération allemande et écope d'une amende "à cinq chiffres". Ce n'est qu'à partir du qu'il sera autorisé à reprendre la compétition[44].

Juste avant le Tour de France 2006, Jan Ullrich, Oscar Sevilla et Rudy Pevenage sont suspendus par l'équipe, puis licencié, leur nom étant cité dans l'Affaire Puerto, une vaste affaire de dopage en Espagne[45]. Des résultats sanguins irréguliers datant de l'édition 2007 de Liège-Bastogne-Liège ont conduit T-Mobile à suspendre puis à libérer Serhiy Honchar. Ce processus n'implique pas l'UCI mais se déroule en interne[46].

En juin 2007, Jörg Jaksche admet avoir pris des substances interdites et du dopage sanguin au début de sa carrière[47]. Le 8 juin 2007, Patrik Sinkewitz est contrôlé avec un niveau de testostérone six fois supérieur à la limite. Cette annonce a entraîné la suspension de la diffusion du Tour de France sur les chaînes publiques allemandes ARD et ZDF jusqu'à nouvel ordre[48]. Il passe alors rapidement aux aveux et donne aux enquêteurs d'importants détails sur le dopage dans le peloton cycliste. Sa coopération lui valut de n'être condamné qu'à une suspension d'un an.

Lorenzo Bernucci est licencié le , durant le Tour d'Espagne auquel il participait, après l'annonce d'un contrôlé positif lors de la sixième étape du Tour d'Allemagne[49].

Le , dans une interview à l'hebdomadaire allemand Focus, Jan Ullrich reconnaît avoir utilisé des produits dopants prescrits par le docteur Fuentes[50]. En août 2013, Andreas Klier coureur de l'équipe T-Mobile entre 2001 et 2007, est suspendu six mois après avoir annoncé s'être dopé entre 1999 et 2006.

Coureurs connusModifier

Ce tableau présente les résultats obtenus au sein de l'équipe par une sélection de coureurs qui se sont distingués soit par le rôle de leader ou de capitaine de route qui leur a été attribué pendant tout ou partie de leur passage dans l'équipe (comme Jan Ullrich, leader historique de l'équipe), soit en remportant une course majeure pour l'équipe (comme Steffen Wesemann, vainqueur du Tour des Flandres 2004), soit encore par leur place dans l'histoire du cyclisme en général (comme Paolo Savoldelli, double vainqueur du Tour d'Italie en 2002 et 2005).

Nom Naissance Nationalité Arrivée Départ Résultats pour l'équipe
Udo Bölts 1966   Allemagne 1989 2002   Champion d'Allemagne sur route (1990, 1995, 1999)
1 étape du Tour d'Italie (1992)
Critérium du Dauphiné libéré (1997)
Classique de Saint-Sébastien (1996)
Marc Madiot 1959   France 1992 1992
Christian Henn 1964   Allemagne 1992 1999   Champion d'Allemagne sur route (1996)
Jens Heppner 1964   Allemagne 1992 2002   Champion d'Allemagne sur route (1994)
1 étape du Tour de France (1998)
Tour d'Allemagne (1999)
Erik Zabel 1970   Allemagne 1992 2005 Coupe du monde 2000
  Champion d'Allemagne sur route (1998, 2003)
  Classement par points du Tour de France (1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001)
  Classement par points du Tour d'Espagne (2002, 2003, 2004)
12 étapes du Tour de France
5 étapes du Tour d'Espagne
Milan-San Remo (1997, 1998, 2000, 2001)
Paris-Tours (1994, 2003, 2005)
Amstel Gold Race 2000
HEW Cyclassics 2001
Olaf Ludwig 1960   Allemagne 1993 1995
Uwe Raab 1962   Allemagne 1993 1996
Brian Holm 1962   Danemark 1993 1997
Mario Kummer 1962   Allemagne 1993 1998
Rolf Aldag 1968   Allemagne 1993 2005   Champion d'Allemagne sur route (2000)
Steffen Wesemann 1971   Allemagne 1993 2006 Tour des Flandres (2004)
2e de Paris-Roubaix (2002)
Axel Merckx 1972   Belgique 1994
2007
1994
2007
Jan Ullrich 1973   Allemagne 1995
2004
2002
2006
  Champion olympique sur route 2000
  (Champion du monde du contre-la-montre 1999, 2001)
  Champion d'Allemagne sur route (1997, 2001)
  Champion d'Allemagne contre-la-montre (1995)
  Tour de France 1997
  Tour d'Espagne 1999
 Meilleur jeune du Tour de France (1996, 1997, 1998)
Tour de Suisse (2004, 2006)
6 étapes du Tour de France
1 étape du Tour d'Italie
2 étapes du Tour d'Espagne
2e du Tour de France (1996, 1998, 2000, 2001)
3e du Tour de France (2005)
4e du Tour de France (2004)
Bjarne Riis 1964   Danemark 1996 1999   Tour de France 1996
  Champion du Danemark sur route (1996)
  Champion du Danemark du contre-la-montre (1996)
2 étapes du Tour de France
Amstel Gold Race (1997)
Kai Hundertmarck 1969   Allemagne 1996 2003
Georg Totschnig 1971   Autriche 1997 2000   Champion d'Autriche sur route (1997)
  Champion d'Autriche du contre-la-montre (1997)
Giovanni Lombardi 1969   Italie 1997 2001 1 étape du Tour d'Espagne
Jan Schaffrath 1971   Allemagne 1997 2005
Michael Blaudzun 1973   Danemark 1998 1998
Andreas Klöden   Allemagne 1998 2006   Champion d'Allemagne sur route (2004)
Tour du Pays basque (2000)
Paris-Nice (2000)
2e du Tour de France (2004, 2006)
Jörg Jaksche 1976   Allemagne 1999 2000
Alberto Elli 1964   Italie 1999 2001
Ralf Grabsch 1973   Allemagne 1999 2002
Danilo Hondo 1974   Allemagne 1999 2003   Champion d'Allemagne sur route (2002)
2 étapes du Tour d'Italie
Gian Matteo Fagnini 1970   Italie 2000 2003
Alexander Vinokourov 1973   Kazakhstan 2000 2005   Championnat du Kazakhstan sur route (2005)
3 étapes du Tour de France
1 étape du Tour d'Espagne
Liège-Bastogne-Liège (2005)
Amstel Gold Race (2003)
Critérium du Dauphiné libéré (1999)
Paris-Nice (2002, 2003)
Tour de Suisse (2003)
Tour d'Allemagne (2001)
Matthias Kessler 1979   Allemagne 2000 2006
Kevin Livingston 1973   États-Unis 2001 2002
David Kopp 1979   Allemagne 2001 2003
Torsten Hiekmann 1980   Allemagne 2001 2005
Bobby Julich 1971   États-Unis 2002 2003
Stefan Schumacher 1981   Allemagne 2002 2003
Sergueï Yakovlev 1976   Kazakhstan 2002 2005
Mario Aerts 1974   Belgique 2003 2004
Santiago Botero 1972   Colombie 2003 2004
Cadel Evans 1977   Australie 2003 2004
Paolo Savoldelli 1973   Italie 2003 2004
Tomáš Konečný 1973   République tchèque 2004 2005
Tobias Steinhauser 1972   Allemagne 2004 2005
Francisco José Lara 1977   Espagne 2005 2005
Óscar Sevilla 1976   Espagne 2005 2006

Palmarès et statistiquesModifier

Principales victoiresModifier

ClassiquesModifier

L'équipe remporte entre 1994 et 2005 16 classiques majeures du calendrier.

Grands toursModifier

L'équipe compte 38 participations dans les grands tours entre 1992 et 2007, avec les résultats suivants :

Autres courses par étapesModifier

Entre 1997 avec le Critérium du Dauphiné remporté par l'Allemand Udo Bölts et 2006 avec la victoire de Jan Ullrich au Tour de Suisse, l'équipe remporte 10 courses par étapes majeures du calendrier mondial.

Championnats nationauxModifier

Championnats du mondeModifier

Classements UCIModifier

De 1989 à 2004, l'équipe est classée parmi les Groupes Sportifs I, la première catégorie des équipes cyclistes professionnelles. Les classements détaillés ci-dessous pour cette période sont ceux de la formation en fin de saison.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
1994
1995   Erik Zabel (40e)
1996   Bjarne Riis (3e)
1997   Jan Ullrich (2e)
1998 9e   Jan Ullrich (12e)
1999 5e   Jan Ullrich (9e)
2000 2e   Erik Zabel (2e)
2001 2e   Erik Zabel (1er)
2002 12e   Erik Zabel (1er)
2003 3e   Erik Zabel (2e)
2004 1re   Erik Zabel (3e)

À partir de 2005, l'équipe dispute le ProTour, qui donne lieu en fin de saison à un classement des 20, puis 18 équipes le composant[51].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2005 14e   Jan Ullrich (4e)
2006 8e   Patrik Sinkewitz (24e)
2007 13e   Kim Kirchen (8e)

Résultats et effectifs par saisonModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « The team sponsored by T-Mobile and Deutsche Telekom had its origins in 1988 », VeloNews, 28 novembre 2007.
  2. (en) « Walter Godefroot – Astana 2007 », Daily Peloton, 2 octobre 2006.
  3. « Tour 99 : un sommet hors catégorie », L'Humanité, 3 juillet 1999
  4. « Ullrich suspendu » L'Équipe, 23 juillet 2002.
  5. « Rumeurs et ronflements », L'Humanité, 21 juillet 2005.
  6. « Vino chez Liberty Seguros », 26 juillet 2005.
  7. « Ullrich écarté de la T-Mobile », L'Équipe, 30 juin 2006.
  8. « Pevenage licencié », L'Équipe, 9 juillet 2006.
  9. « Olaf Ludwig licencié », L'Équipe, 30 juillet 2006.
  10. (en) « T-Mobile's new beginning -- but with whom? », Cyclingnews.com, 30 août 2006.
  11. (en) « T-Mobile: "Do it right or don't do it at all" », Cyclingnews, 28 septembre 2006.
  12. (en) « Doping in the 90's, according to Belgian TV », Cyclingnews, 26 mars 2007.
  13. « Au tour de Zabel d'avouer », L'Équipe, 24 mai 2007.
  14. « Riis se met à table », L'Équipe, 25 mai 2007.
  15. « Deux médecins suspendus », L'Équipe, 3 mai 2007.
  16. « Confirmations chez T-Mobile », L'Équipe/AFP, 23 mai 2007.
  17. « Dopage - Honchar licencié », L'Équipe/AFP, 19 juin 2007.
  18. « Bernucci viré pour dopage », L'Équipe/AFP, 4 septembre 2007.
  19. « T-Mobile - En course jusqu'en 2010 » L'Équipe/AFP, 9 août 2007.
  20. « T-Mobile se retire », L'Équipe/AFP, 27 novembre 2007.
  21. (nl) Zabel gepakt op gebruik dope, Limburgsch Dagblad, 10/08/1994
  22. (de) Anabolika, Kokain, Tod, Spiegel, 27/07/2006
  23. (en) Danish TV claim Riis used drugs in 1995, Cyclingnews.com, 14/01/1999
  24. (en) Danish doping report: Riis, Team CSC and the main revelations, Cyclingnews.com, 23/06/2015
  25. Pevenage indicates that Ullrich doped for 1997 Tour de France victory, Cyclingnews.com, 19/11/2007
  26. Cipollini, Zabel, Pantani, Tafi et Ullrich font partie des dopés des Tours de France 1998 et 1999, Sudinfo, 24/07/2013
  27. « Dopage: le sénat fait 60 propositions et minimise la liste des cyclistes », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  28. « Dopage: Comme Jalabert, Durant et Desbiens positifs à l'EPO », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  29. German rider to be investigated, Cyclingnews.com, 13/08/1999
  30. Christian Henn explains, Cyclingnews.com, 18/08/1999
  31. Henn calls it quits - fertility pill turns bittersweet, Cyclingnews.com, 07/10/1999
  32. Henn: "I used EPO", Cyclingnews.com, 23/05/2007
  33. Former Telekom rider confirms team doping in 1990s, Cyclingnews.com, 22/05/2007
  34. a et b (en) « Bölts and Schmid admit doping involvement », sur Cyclingnews.com,, .
  35. Bölts: unavoidable pressure to dope in the late 1990s, Cyclingnews.com, 03/07/2013
  36. Heinrich follows Schmid's confession, Cyclingnews.com, 24/05/2007
  37. Zabel avoue , L'Equipe, 28/07/2013
  38. Zabel and Aldag confess EPO usage, Cyclingnews.com, 24/05/2007
  39. Kyneb tilstår brug af epo, Danmarks Radio, 25/05/2007
  40. Brian Holm also admits EPO doping, Cyclingnews.com, 25/05/2007
  41. Danish Cyclist Admits Doping In Tour Victory, New York Times, 26/05/2007
  42. Blitz raids (List 51)
  43. Figueras, Leoni, Elli and four others suspended, Cyclingnews.com, 02/05/2002
  44. Ullrich privé de vélo 6 mois
  45. T-Mobile sackings
  46. T-Mobile releases Honchar, Cyclingnews.com, 19/06/2007
  47. Jaksche admits taking banned substances and blood doping, Cyclingnews.com, 01/07/2007
  48. Sinkewitz positive - German public channels stop Tour coverage immediately, Cyclingnews.com, 18/07/2007
  49. T-Mobile fires Bernucci after positive test, Cyclingnews.com, 04/09/2007
  50. « l'Allemand Jan Ullrich reconnaît s'être dopé », Le Parisien,‎ (lire en ligne)