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Entremont-le-Vieux

commune française du département de la Savoie
(Redirigé depuis Épernay (Savoie))
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Entremont-le-Vieux
Entremont-le-Vieux
Vue d'Entremont-le-Vieux avec le mont Granier en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Pont-de-Beauvoisin
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Jean-Paul Claret
2014-2020
Code postal 73670
Code commune 73107
Démographie
Gentilé Entremondants
Population
municipale
651 hab. (2016 en augmentation de 4,83 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 03″ nord, 5° 53′ 08″ est
Altitude Min. 755 m
Max. 1 934 m
Superficie 33,01 km2
Localisation

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Entremont-le-Vieux

Entremont-le-Vieux est une commune française, située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

 
Plan du territoire d'Entremont-le-Vieux.

Entremont-le-Vieux est une commune située dans le département de la Savoie. Elle a pour chef-lieu le village d'Épernay[1]. Le territoire communal se situe dans la vallée des Entremonts, dans le haut bassin du Cozon[2], un affluent du Guiers Vif. Cette vallée enclavée, dans le massif de la Chartreuse, est entourée par le mont Outheran (1650 m), à l'ouest, le mont Joigny (1556 m), au nord, le mont Granier (1933 m), à l'est[2]. Les principaux cols permettant d'accéder à la commune sont le col de la Cluse, le col du Cucheron au sud-ouest et le col du Mollard au nord-ouest, ainsi que le col du Granier.

La commune se situe à 22 km des Échelles et 24 km de Chambéry, la préfecture du département[3].

Les stations de ski du Désert et du Granier sont situées sur le territoire de la commune.

Principaux hameauxModifier

La commune est constituée de 26 hameaux ou lieux-dits[3] :

  • Les Bessons,
  • les Brancoz ou Brancaz,
  • Les Bruns,
  • La Coche,
  • Les Combes,
  • Les Curés,
  • Les Curialets,
  • Les Derbetans,
  • Le Désert,
  • (En) Tencovaz,
  • Épernay (chef-lieu),
  • Les Gandys,
  • Les Girouds,
  • Le Grand-Carroz,
  • La Grenery,
  • Les Martenons,
  • Les Minets,
  • Le Mollar,
  • Les Perrets,
  • Les Pins,
  • La Plagne,
  • Plan-Martin,
  • Pomet (Pomels),
  • La Reduire,
  • Les Rigauds,
  • Les Teppaz

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

 
Vue sur le village depuis la RD 45.

La superficie de la commune est de 3 301 hectares ; son altitude varie de 755 à 1 934 mètres[4].

Sites géologiques remarquablesModifier

L'« écroulement de la face nord du Mont Granier », est un site géologique remarquable de 66,31 hectares, sur les communes de Apremont, Chapareillan, Entremont-le-Vieux et Les Marches. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[5].

ToponymieModifier

Le toponyme Entremont-le-Vieux signifie « entre les montagnes », dérivé du latin Inter montes[6],[7]. Le toponyme est associé à vetus (« Vieux ») par opposition au village de Saint-Pierre-d'Entremont, dit « le neuf ». On peut trouver d'ailleurs la forme Château- Vieil[3]. En effet, en 1306, la famille d'Entremont doit céder son château vieux, situé à Entremont, en raison d'un acte de félonie envers le comte de Savoie, Amédée V, et transfert ainsi le centre de sa seigneurie dans un nouveau château appelé Château-Neuf d'Entremont ou d'Entremont-le-Jeune (Saint-Pierre-d'Entremont)[8].

On retrouve la mention de la paroisse Entremons dans un document daté de 1145, dans le Cartulaire de Grenoble[6],[7]. Le décanat de Savoie dépendait de l'évêché de Grenoble. La forme varie ensuite assez peu, Entremonts (1347), Intermontes (1488), si ce n'est l'ajout de la qualification vetus (« Vieux »), Intermons vetus (1531)[6],[7].

Le chef lieu porte le nom d’Épernay[3], dérivant du gaulois sparno-, traduit par « épine, aubépine »[9] ou d'un nom gallo-romain, Aspernacus[10]. La première mention de l'église paroissiale remonte au XIIe siècle, sous la forme Ecclesia de Aspernay[9],[10]. La forme évolue par la suite en Esperney (1344), Aspernay (1488), Epernay (1556) ou encore Epernex (1935)[9],[10]. Ce nom est toujours utilisé de nos jours pour désigner le village par les Entremondants.

En francoprovençal, la commune s'écrit Intreman selon la graphie de Conflans[11].

HistoireModifier

La paroisse d'Entremont relève des seigneurs de Montbel[12]. La vallée est un enjeux au cours de la période médiévale entre les comtes de Savoie et les Dauphins du Dauphiné[12].

L'église d'Entremont-le-Vieux, Notre-Dame d'Epernay, était sur la place du village depuis le Moyen Âge, à l'emplacement de l'école actuelle. Un incendie ravagea le bâtiment en 1653.Elle comportait des peintures remarquées sur la voûte. Son clocher fut arasé à la Révolution. Le curé Jacques Bovagnet trouve à son arrivée en 1838 un bâtiment vétuste mais surtout trop petit pour la population en augmentation (1 800 habitants), malgré une nef côté nord ajoutée en 1830. Une nouvelle église est édifiée de 1844 à 1850, financée par les habitants et un don du roi Charles-Albert. Une travée supplémentaire est construite en reculant la façade en 1897, financée par les pères Chartreux[13]. Ravagés en 1995, le clocher et les cloches (qui dataient de 1654) ont été entièrement refaits.

En 1934, le fruitière des Entremonts, réputée pour le lait, le fromage et des produits du terroir, est construite à Entremont-Le-Vieux.

En 1988, on découvrit à l'intérieur d'une grotte, sur le flanc du massif du Granier, l'un des plus importants sites archéologiques d'ours des cavernes. Cette découverte a conduit à des recherches approfondies sur l'existence de ces animaux dans la vallée.

Histoire administrativeModifier

Lorsque le duché de Savoie est annexé à la France, en 1792, la commune relève du canton des Marches[3], au sein du département du Mont-Blanc, dans le district de Chambéry. Les réformes administratives la font passer au canton de Chambéry-Sud, en 1801, puis au canton des Échelles, jusqu'à la Restauration sarde (1815)[3]. Le duché de Savoie retourne dans le giron de la maison de Savoie. Le canton français des Échelles devient dans la nouvelle organisation de 1816 un mandement sarde auquel reste attaché la commune d'Entremonts-le-Vieux[3]. Au lendemain de l'Annexion de 1860, le duché de Savoie est réunis à la France et retrouve une organisation cantonale, au sein du nouveau département de la Savoie (créé par décret impérial le 15 juin 1860)[14]. Entremons-le-Vieux reste dans le canton des Échelles, recréé. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014, la commune est unie au canton du Pont-de-Beauvoisin.

La commune adhère à la communauté de communes de la Vallée des Entremonts de 2002 à 2013. Depuis 2014, la commune apaprtient à la communauté de communes Cœur de Chartreuse.

Politique et administrationModifier

 
La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 En cours
(au août 2015)
Jean-Paul Claret DVG Conseiller général du canton des Échelles de 2008 à 2015 et président de la communauté de communes de la Vallée des Entremonts (2008-2013).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Ses habitants sont les Entremondantes et Entremondants[3],[15].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2016, la commune comptait 651 habitants[Note 1], en augmentation de 4,83 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1856 1861 1866
1 0511 4681 4371 5751 8051 8081 6251 5901 633
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 6771 6791 5671 5351 5041 3691 2621 1731 110
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
966907822766788626542495424
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016 - -
416444517574582643651--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Entremont-le-Vieux est située dans l'académie de Grenoble. On note la présence d'une école primaire publique.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Chaque année, à la fin du mois d'août se déroule à Entremont-le-Vieux la fête des paysans et des artisans. On remarque lors de cette festivité la présence de nombreux artisans de la vallée des Entremonts. La fête se déroule en général pendant une seule journée, souvent un dimanche.

SantéModifier

Les hôpitaux les plus proches se situent à Chambéry et Saint-Laurent-du-Pont.

SportsModifier

Sports d'hiverModifier

Sur la commune d'Entremont-le-Vieux sont situées deux domaines skiables : Le Désert d'Entremont à l'ouest et le Granier en Chartreuse au nord-est, ainsi qu'un domaine nordique avec un foyer récemment rénové, situé au Désert d'Entremont.

CyclismeModifier

Le Tour de France est passé plusieurs fois à Entremont-le-Vieux par la RD 912.

Équipements sportifsModifier

La commune d'Entremont-le-Vieux possède un court de tennis extérieur.

MédiasModifier

Chaînes de télévisionModifier

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. Régulièrement, TV8 Mont-Blanc, expose la vie locale, de même que France 3 Alpes avec l'édition locale (une agence est à Chambéry) et régionale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Stations de radioModifier

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, Radio ISA et Radio Couleur Chartreuse.

Presse et magazinesModifier

Les titres de la presse quotidienne sont le Dauphiné libéré, l'Essor savoyard ou encore la Vie Nouvelle.

ÉconomieModifier

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[20],[21].

La coopérative fruitière d'Entremont produit plusieurs fromages locaux de qualité (Chartreux, Délice de Chartreuse, Estival de Chartreuse) qui sont vendus au magasin d'Entremont et sur divers marchés locaux. Le lait est issu d'élevages locaux.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Façade de l'église
  • L'église Notre-Dame d'Epernay.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Entremont-le-Vieux fait partie du parc naturel régional de la Chartreuse, et comprend trois ZNIEFF de type I :

Personnalités liées à la communeModifier

  • ...

HéraldiqueModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 12 décembre 2017)
  2. a et b Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 175-177, « Le pays cartusien ».
  3. a b c d e f g et h Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 175, « Présentation ».
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  6. a b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 174.
  7. a b et c Henry Suter, « Entremont », sur « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 13 septembre 2015).
  8. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 276.
  9. a b et c D'après Henry Suter, « Épernay », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 12 août 2016)
  10. a b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 212.
  11. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  12. a et b Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 177-178, « Château et seigneurs ».
  13. Yves Dal Bello, Suzy Rey et Gérard Martenon, La petite histoire de la grande église Notre-Dame d’Épernay, Le Dauphiné libéré,
  14. Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 185 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 147-154.
  15. « Arvillard », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 13 septembre 2015), Ressources - Les communes.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  21. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  22. Site du musée de l'ours des cavernes
  23. Guide pratique 2013-2014 : la Chartreuse, p. 19 et 38