Énergie en Arabie saoudite

Énergie en Arabie saoudite
Image illustrative de l’article Énergie en Arabie saoudite
Dammam n° 7, le premier puits de pétrole exploité en Arabie saoudite, le 4 mars 1938.
Bilan énergétique (2017)
Offre d'énergie primaire (TPES) 211,3 M tep
(8 847,6 PJ)
par agent énergétique pétrole : 63,1 %
gaz naturel : 36,9 %
électricité : 0 %
bois : 0 %
Énergies renouvelables 0 %
Consommation totale (TFC) 111,6 M tep
(4 671 PJ)
par habitant 3,4 tep/hab.
(142 GJ/hab.)
par secteur ménages : 12,6 %
industrie : 42,3 %
transports : 37,5 %
services : 7,6 %
Électricité (2017)
Production 347,85 TWh
par filière thermique : 100 %
autres : 0 %
Combustibles (2017 - Mtep)
Production pétrole : 568,7
gaz naturel : 78,0
Commerce extérieur (2017 - Mtep)
Importations pétrole : 25,3
Exportations pétrole : 450,7
Sources

Le secteur de l'énergie en Arabie saoudite est dominant dans l'économie de l'Arabie saoudite : environ 87 % des recettes publiques et 90 % des recettes d'exportation proviennent de l'industrie pétrolière et pétrochimique, ce qui représente environ 42 % du produit intérieur brut de l'Arabie saoudite.

Le pays est en 2018 au 2e rang mondial des pays producteurs de pétrole, derrière les États-Unis, au 2e rang des exportateurs de pétrole derrière la Russie et en 2017 au 1er rang des producteurs d'électricité à partir de pétrole.

Les réserves prouvées de l'Arabie saoudite en 2018 représentent 17,2 % du total mondial, au 2e rang mondial derrière le Venezuela (17,5 %), réparties sur plus de cent gisements de pétrole et de gaz naturel associé. Le pays produit 12,9 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, dont l’usage dans le pays augmente rapidement (5e rang mondial), principalement pour produire de l'électricité.

Ses réserves de gaz naturel représentent 3 % du total mondial en 2018, au 8e rang mondial ; sa production de gaz se classe au 9e rang mondial avec 2,5 % de la production mondiale ; elle est entièrement consommée dans le pays (7e rang mondial).

La consommation d'énergie primaire du pays atteignait 6,42 tep par habitant en 2017, soit 3,5 fois la moyenne mondiale, 3 % au-dessous des États-Unis.

L'électricité représentait seulement 16,8 % de la consommation finale d'énergie en 2017. Elle était produite à partir de pétrole pour 36,2 %, de gaz naturel pour 63,8 % et d'énergie solaire pour 0,04 %.

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie en Arabie saoudite ont atteint 16,16 tonnes de CO2 par habitant en 2017, niveau d'émissions parmi les plus élevés au monde : 3,7 fois la moyenne mondiale et 11 % au-dessus des États-Unis.

Le pays a annoncé d'ambitieux programmes de développement du nucléaire et des énergies renouvelables : à l'horizon 2032, il prévoit 17,6 GW de nucléaire et 53 GW d'énergies renouvelables, dont 41 GW de solaire ; des appels d'offres pour le solaire et l'éolien ont été réalisés en 2018.

Vue d'ensembleModifier

Énergie en Arabie saoudite[1]
Population[k 1] Consommation
énergie primaire
Production Exportation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2[k 1]
Année Million Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2
1990 16,3 58 368 307 65 151
2000 20,8 98 476 374 117 235
2008 25,9 157 573 414 186 364
2009 26,7 167 519 354 199 379
2010 27,4 186 531 349 219 419
2011 28,2 177 593 405 227 435
2012 29,1 199 625 425 248 463
2013 29,9 191 615 419 264 471
2014 30,8 213 622 407 291 507
2015 31,6 222 649 423 313 532
2016 32,3 210 671 447 317 527
2017 32,9 211 647 425 315 532
variation
1990-2017
+102 % +264 % +76 % +39 % +385 % +252 %

Le secteur pétrolier apporte en 2017 environ 87 % des ressources du budget de l'Arabie saoudite, 42 % de son PIB et 90 % de ses revenus d'exportation[2].

Comparaisons internationalesModifier

L'Agence Internationale de l’Énergie classe l'Arabie saoudite aux tout premiers rangs pour de nombreux indicateurs du domaine de l'énergie:

Place de l'Arabie saoudite dans les classements mondiaux
Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentaires
Pétrole brut[k 2] Production 2e 2018p 575 Mt 12,8 % 1er : États-Unis (666 Mt) ; 3e : Russie (554 Mt)
Exportation nette 1er 2017 348 Mt 16,7 % 2e : Russie (252 Mt)
Gaz naturel[k 3] Production 9e 2018p 97 Mds m³ 2,5 % 1er : États-Unis (862 Mds m3)
Produits pétroliers[k 4] Production 7e 2017 131 Mt 3,2 % 1er : États-Unis (838 Mt)
Exportation nette 3e 2017 66 Mt 9,6 % 1er : États-Unis (140 Mt) ; 2e : Russie (126 Mt)
Raffinage[k 5] Capacité de raffinage 7e 2018p 2 829 kb/j 2,9 % 1er : États-Unis (18 915 kb/j)
Prod.élec.fossiles*[k 6] Pétrole 1er 2017 126 TWh 15,0 % 2e : Japon (70 TWh)
Gaz naturel 5e 2017 222 TWh 3,8 % 1er : États-Unis (1 338 TWh)
2018p : données provisoires 2018
* production d'électricité à partir de combustibles fossiles

Production d'énergie primaireModifier

La production d'énergie primaire de l'Arabie saoudite se limite à deux produits : le pétrole (88 %) et le gaz naturel (12 %) : la part du gaz naturel a fortement progressé : de 5,3 % en 1990 à 12,1 % en 2017 ; en 27 ans, la production d'énergie a progressé de 76 % (63 % pour le pétrole et 300 % pour le gaz)[1].

PétroleModifier

Réserves de pétroleModifier

 
Carte des champs de pétrole et de gaz naturel au Moyen-Orient.

Les réserves prouvées de pétrole[n 1] de l'Arabie saoudite sont estimées par BP à 40,9 milliards de tonnes fin 2018 (297,7 milliards de barils), soit 66 années de production au rythme de 2018. Elles ont été réévaluées en hausse de 13 % en dix ans (2008-2018). Ces réserves classent l'Arabie saoudite au 2e rang mondial avec 17,2 % du total mondial, derrière le Vénézuela (17,5 %)[p 1].

Selon le Conseil mondial de l'énergie (rapport 2013 sur les ressources mondiales), les réserves prouvées récupérables de l'Arabie saoudite à fin 2012 (source : Oil & Gas Journal) étaient de 36,2 milliards de tonnes (265 milliards de barils), au 1er rang mondial : 20 % du total mondial, et sa production 2011 de 525,8 Mt (3 854 Mbbl), au 1er rang mondial, ce qui laissait 69 ans de réserves. Le premier gisement de pétrole, celui de Dammam, fut découvert par Aramco en 1938, suivi par des gisements géants tels que Ghawar (1948), le plus grand du monde, et Safaniyah (1951), le plus grand gisement offshore au monde. Sur la centaine de gisements de pétrole et gaz du royaume, plus de la moitié des réserves sont contenues dans huit gisements, celui de Ghawar ayant à lui seul 70 milliards de barils de réserves restantes, soit plus du quart du total. La production a atteint 11,6 millions de barils par jour en 2012, dont 9,8 Mbbl/j de brut et 1,8 Mbbl/j d'autres hydrocarbures liquides[3].

Production de pétroleModifier

 
La consommation intérieure absorbe désormais le tiers du pétrole saoudien.

En 2018, selon BP, l'Arabie saoudite a produit 578,3 Mt (millions de tonnes) de pétrole, soit 12,29 Mb/j (millions de barils par jour), en progression de 3,4 % par rapport à 2018 et de 13 % depuis 2008. Elle se classe au 2e rang mondial avec 12,9 % de la production mondiale, derrière les États-Unis (669,4 Mt ; 15,0 %) et devant la Russie (563,3 Mt ; 12,6 %)[p 2].

Selon les statistiques de l'Agence internationale de l'énergie, l’Arabie saoudite était le 2e producteur mondial de pétrole en 2018 avec 575 Mt (12,8 % du total mondial)[k 2].

La compagnie nationale Saudi Aramco bénéficie des coûts les plus bas au monde : elle ne dépense en 2018 que 2,80 dollars pour l'extraction d'un baril contre 4,10 dollars en moyenne pour les cinq supermajors (Exxon, Chevron, Shell, BP et Total) ; ses coûts d'investissements sont également extrêmement bas : 4,70 dollars par baril ; si l'on ajoute l'exploration, ce chiffre monterait à 5,20 dollars, selon Fitch Ratings, contre 14 dollars pour Total et 12 dollars pour Shell. Mais la trésorerie dégagée n'est que de 26 dollars par baril contre 31 dollars pour Total et 38 dollars pour Shell, du fait de la lourde fiscalité qui pèse sur le groupe : 20 % de royalties versées à l'État saoudien en plus d'un impôt de 50 % sur ses bénéfices[4].

Consommation de pétroleModifier

En 2018, l'Arabie saoudite a consommé 162,6 Mt (millions de tonnes) de pétrole, soit 3,72 Mb/j (millions de barils par jour), en baisse de 3,6 % par rapport à 2017, mais en progression de 37 % depuis 2008. Elle se classe au 5e rang mondial avec 3,5 % de la consommation mondiale, loin derrière les États-Unis (1er avec 19,7 %). Elle n'a consommé que 28 % de sa production[p 3].

L'Arabie saoudite était le plus gros consommateur de pétrole du Moyen-Orient : 3 Mb/j en 2012, deux fois plus qu'en 2000, du fait de la forte croissance industrielle et des prix subventionnés ; la production d'électricité par combustion directe de pétrole brut était en forte progression : 1 Mb/j en été[3].

L'Arabie saoudite subventionne lourdement son pétrole sur le marché intérieur, le vendant à prix coûtant (5 $/baril environ) et non au prix du marché mondial (50 $/baril en octobre 2015, 110 $/baril quinze mois auparavant)[5].

Pour réduire l'énorme déficit budgétaire résultant de l'effondrement des prix du pétrole (19 % du PIB en 2016 après 21 % en 2015), l'Arabie saoudite a dû se résoudre à tailler dans les subventions à la consommation d'électricité, d'eau et de carburants ; ainsi, le prix de l'essence augmente de 40 % dès le 29 décembre 2015[6].

L’Arabie saoudite figurait en 2017 au 1er rang mondial pour la production d'électricité à partir de pétrole : 126 TWh, soit 15 % du total mondial, devant le Japon[k 6].

Exportations de pétroleModifier

 
Représentation graphique des exportations de l'Arabie saoudite en 2010
source : Observatoire de la Complexité Économique du Center for International Development (CID), université Harvard.

L’Arabie saoudite était en 2018 le 2e exportateur mondial de pétrole et produits pétroliers avec 8,55 Mb/j (423,6 Mt, dont 367,4 Mt de brut), soit 12,0 % des exportations mondiales, derrière la Russie (9,16 Mb/j ; 12,8 %). Ces exportations ont progressé de 2,6 % en 2018 et de 2,3 % depuis 2008 ; les exportations de brut de 2018 étaient surtout destinées au Japon : 57,4 Mt (15,6 %), à la Chine : 56,7 Mt (15,4 %), aux États-Unis : 43,3 Mt (11,8 %), à l'Europe : 41,3 Mt (11,2 %) et à l'Inde : 39,3 Mt (10,7 %). L’Arabie saoudite exporte 56,2 Mt de produits pétroliers, dont 16,5 Mt vers l'Europe et 6,9 Mt vers l'Inde ; elle en importe 10,9 Mt[p 4].

Selon les statistiques de l'Agence internationale de l'énergie, l’Arabie saoudite était le 1er exportateur mondial de pétrole brut en 2017 : 348 Mt (16,7 % du total mondial)[k 2]. Elle était également le 3e exportateur net mondial de produits pétroliers en 2017 : 66 Mt (9,6 % du total mondial)[k 4].

Le graphique de droite montre la place des hydrocarbures en 2010 dans les exportations de l'Arabie saoudite (en $) : 77 % de pétrole brut, 87 % avec les autres hydrocarbures, plus 9 % de produits de la pétrochimie ; en 2016, le pétrole brut atteint 71 %, les produits pétroliers 10,85 %, les gaz de pétrole 2,13 %, la pétrochimie 10 %[7].

Organisation du secteur pétrolierModifier

 
Siège social de Saudi Aramco à Dhahran.

Deux ministères se partagent la responsabilité du secteur de l'énergie : le ministère du Pétrole et le ministère de l'Eau et de l'Électricité. Le but déclaré de celui-ci est : « De préparer un plan global visant à établir un réseau pour la distribution d'eau et le retraitement des eaux usées dans tout le royaume, il permettra également d'élaborer la politique de l'eau du pays et de proposer de nouveaux règlements afin de la préserver. »[8].

Saudi Aramco (contraction d'Arabian American Oil Company), officiellement Saudi Arabian Oil Company, est la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures. Elle possède la quasi-intégralité des ressources en hydrocarbures du royaume et, du point de vue de ses réserves comme de celui de sa production, est la première compagnie pétrolière mondiale avec 295 milliards de barils de réserves[9].

L'Arabian American Oil Company, nationalisée progressivement de 1973 à 1980 et rebaptisée Saudi Aramco, a récupéré en 1988 la gestion opérationnelle de tous ses puits ; ses principaux gisements sont ceux de Safaniya, plus grand gisement offshore du monde, découvert en 1951, et de Ghawar, plus grand gisement terrestre au monde (1957), qui assure plus de la moitié de la production du royaume. Le coût de production du pétrole saoudien est de quelques dollars par barils[10].

Le prince Mohammed ben Salmane, fils du roi et homme fort du régime, a annoncé au début janvier 2016 qu'un projet de privatisation partielle de Saudi Aramco est à l'étude et qu'une décision sera prise dans les prochains mois. Saudi Aramco produisait 10,25 millions de barils par jour (Mb/j) en décembre 2015, soit deux fois plus que le numéro 2 mondial, le russe Rosneft, avec 5 Mb/j, suivi par l’américaine ExxonMobil, première major mondiale cotée en Bourse, avec 4 Mb/j. Ses réserves prouvées s’élèvent à 267 milliards de barils contre 40 pour Rosneft et 25 pour ExxonMobil. La valorisation du capital de Saudi Aramco pourrait atteindre 3 400 milliards de dollars[11].

OléoducsModifier

 
Carte de l'oléoduc trans-arabe.
 
Carte des réseaux d'oléoducs et gazoducs du Moyen-Orient.

L'oléoduc trans-arabe (Tapline) transporte le pétrole saoudite sur 1 214 km de Qaisumah près de Hafar Al-Batin en Arabie saoudite à Sidon au Liban.

Gaz naturelModifier

Réserves de gaz naturelModifier

Les réserves prouvées de gaz naturel de l'Arabie saoudite sont estimées par BP à 5 900 milliards de m3 fin 2018 (208,1 trillions US de pieds cubes), soit 53 années de production au rythme de 2018. Ces réserves classent l'Arabie saoudite au 8e rang mondial avec 3,0 % du total mondial, contre 19,8 % pour la Russie, 16,2 % pour l'Iran et 12,5 % pour le Qatar[p 5].

Selon le Conseil mondial de l'énergie, les réserves prouvées récupérables de l'Arabie saoudite à fin 2012 (source : Oil & Gas Journal) étaient de 8 030 milliards de m3, au 5e rang mondial : 3,8 % du total mondial, et sa production 2011 de 99,2 Mds m3, ce qui laissait 81 ans de réserves ; au cours des dix dernières années, ces réserves ont été revues en hausse de 26 %. Les réserves et la production de gaz revêtent pour l'essentiel la forme de gaz associé extrait des gisements de pétrole, en particulier ceux de Ghawar, Safaniya et Zuluf (57 % des réserves de gaz)[12].

Production de gaz naturelModifier

En 2018, l’Arabie saoudite a produit 112,1 milliards de m3 de gaz naturel, soit 96,4 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole), en hausse de 2,6 % en 2018 et de 47 % depuis 2008. Elle se classe au 9e rang mondial avec 2,9 % de la production mondiale, loin derrière le no 1 : les États-Unis (21,5 %) et le no 2 : la Russie (17,3 %)[p 6].

Selon les statistiques de l'Agence internationale de l'énergie, l’Arabie saoudite était le 9e producteur mondial de gaz naturel en 2018: 97 milliards de m3, soit 2,5 % du total mondial[k 3].

Selon l'AIE, les projets en cours feront passer la production de gaz de 85 milliards de m3 en 2015 à 102 milliards de m3 en 2021. Le pays a aussi démarré l'exploration de gaz de schiste, mais les perspectives restent faibles en raison des ressources en eau nécessaires[13].

Consommation de gazModifier

En 2018, l’Arabie saoudite a consommé 112,1 milliards de m3 de gaz naturel (96,4 Mtep), la totalité de sa production, en progression de 2,6 % en 2018 et de 47 % depuis 2008. Elle se classe au 7e rang mondial avec 2,9 % de la consommation mondiale, loin derrière le no 1 mondial : les États-Unis (21,2 %)[p 7].

La production de gaz revêt pour l'essentiel la forme de gaz associé extrait des gisements de pétrole ; l'utilisation de ce sous-produit, autrefois brûlé à la torche, a été impulsée par le Master Gas System, inauguré dans les années 1980, dont les usines traitent le gaz pour produire de l'éthane et du gaz de pétrole liquéfié, utilisé comme matières premières pétrochimiques ; une grande part du GPL est exportée ; le gaz naturel sec est utilisé surtout pour la production d'électricité, les usines de dessalement et la pétrochimie. L’Arabie saoudite consomme la totalité de sa production de gaz ; d'après les prévisions de Saudi Aramco, la consommation devrait doubler d'ici 2030[12].

Le nouveau ministre de l'Énergie du pays Khaled al-Faleh a annoncé le 7 juin 2016 une réorientation majeure de la politique énergétique saoudite vers le gaz : « Le gaz représente 50 % de notre mix énergétique, nous avons pour ambition de le faire passer à 70 %, grâce à des ressources locales ou importées ». Il s'agit essentiellement de remplacer le pétrole aujourd'hui utilisé pour la production d'électricité, pour le réserver à l'exportation[13].

Saudi Aramco signe en 2019 un accord avec l'américain Sempra Energy, s'engageant à lui acheter 5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an pendant vingt ans et à cofinancer un projet de terminal de liquéfaction et d'exportation à Port Arthur, au Texas, dont il détiendra 25 %. L'Arabie saoudite sécurise ainsi un approvisionnement bon marché pour ses propres centrales électriques, aujourd'hui dépendantes du pétrole, afin de pouvoir exporter une part plus importante de sa production de brut[14].

Gaz de schisteModifier

Saudi Aramco a annoncé le 27 janvier 2015 son intention d'investir 7 milliards de dollars dans le gaz de schiste, s'ajoutant aux 3 milliards déjà dépensés ; le ministre du Pétrole, Ali Al Naimi, a estimé en 2013 les réserves de gaz de schiste du pays à 17 000 milliards de mètres cubes, deux fois les réserves prouvées de gaz conventionnel. Saudi Aramco a démarré des campagnes d’exploration dès 2011, avec des forages dans le nord du pays. Au début 2014, son PDG Khaled Al Faleh a annoncé que les découvertes réalisées dans le nord lui permettront d’alimenter une centrale électrique de 1 000 mégawatts à construire au sein d’un futur complexe de phosphates ; la compagnie devrait aussi réaliser en 2015 deux forages avec le russe Lukoil dans le désert Rub al-Khali, où elles ont découvert un réservoir de tight gas (gaz de réservoir compact, dont l'extraction utilise les mêmes technologies que celles du gaz de schite)[15].

Les réserves de gaz de schiste sont estimées en 2019 par Rystad Energy à près de 58 Tcf (milliards de pieds cube), ce qui placerait l'Arabie saoudite au huitième rang mondial pour le gaz de schiste, loin derrière les États-Unis, mais à un niveau proche de l'Australie, de l'Argentine ou de l'Inde. Le principal problème à résoudre sera celui de l'accès à l'eau, indispensable à la fracturation hydraulique ; la solution la plus évidente serait de dessaler de l'eau de mer et de l'acheminer par pipeline vers les sites de production, mais cela nécessitera des investissements importants[16].

Consommation intérieureModifier

La consommation d'énergie primaire du pays atteignait 6,42 tep par habitant en 2017, soit 3,5 fois la moyenne mondiale (1,86 tep/hab), mais 3 % au-dessous des États-Unis : 6,61 tep[k 1].

L’Arabie saoudite répartit sa consommation d'énergie primaire (211,3 Mtep en 2017) entre les deux énergies qu'elle produit : le pétrole (63,1 %) et le gaz naturel (36,9 %). La progression de ces consommations est très rapide : entre 1990 et 2017, celle de pétrole a progressé de 246 %, celle de gaz de 300 % et le total de 264 %. Le solaire apparait pour la première fois en 2017 avec 0,01 %[1].

Consommation finale d'énergieModifier

Après raffinage du pétrole, transformation en électricité d'une partie des hydrocarbures produits et transport jusqu'aux consommateurs, la consommation finale d'énergie de l’Arabie saoudite atteignait 140,7 Mtep en 2017, en progression de 256 % depuis 1990 ; elle se répartissait en 67,2 % de produits pétroliers, 16,0 % de gaz naturel et 16,8 % d'électricité ; en 27 ans, la consommation d'électricité a progressé de 401 %, celle de gaz de 263 % et celle de pétrole de 231 %. Les principaux secteurs consommateurs sont l'industrie (33,5 %) et les transports (29,7 %) ; le secteur résidentiel n'a qu'une part de 10,0 % et le tertiaire de 6,0 % ; les usages non énergétiques (chimie) représentent 20,7 %[1].

Secteur électriqueModifier

Production d'électricitéModifier

La production d'électricité s'élevait à 347,85 TWh en 2017 ; elle provenait entièrement de centrales thermiques alimentées à 36,2 % par du pétrole et à 63,8 % par du gaz naturel ; la production à partir de pétrole a progressé de 271 % en 27 ans (1990-2017), celle à base de gaz naturel de 529 %, et la production totale de 403 %. La production renouvelable se limite à 155 GWh de solaire (0,04 %)[17].

Thermique fossileModifier

La puissance installée du parc thermique est de 55 GW en 2012. La SEC (Saudi Electric Company), compagnie holding d'état, est le principal producteur et contrôle les parts publiques des producteurs « indépendants » d'électricité. La SWCC (Saline Water Conversion Corporation), compagnie publique de dessalement d'eau de mer, est le second producteur d'électricité. Saudi Aramco construit des centrales de cogénération pour ses propres besoins et va être autorisée à vendre ses excédents à la SEC[18].

La centrale à cycle combiné de Qurayyah, en construction sur la côte du Golfe Persique, utilisera du fioul et du gaz naturel dans ses six groupes Siemens de 654,5 MW chacun (3 927 MW au total) ; chaque groupe est constitué de deux turbines à gaz, deux générateurs de vapeur et une turbine à vapeur. Sa mise en service est prévue en juin 2014. Elle sera le plus important producteur indépendant (IPP) du royaume, bien que la SEC ait 50 % du capital[19].

Nucléaire et renouvelablesModifier

En 2010, le King Abdallah City for Atomic and Renewable Energy, en abrégé : K.A.CARE[20], a été créé pour diriger le programme de développement durable saoudien (nucléaire et énergies renouvelables), sous la direction de son président, Hashim bin Abdullah Yamani, qui a été investi de pouvoirs ministériels. Selon KAcare, en 2010 ont été dépensés 3,4 millions de barils par jour (Mbbl/j) d'équivalent pétrole pour la production d'électricité, et ce flux devrait plus que doubler d'ici 2028 à 8,3 Mbbl/j. Le programme nucléaire saoudien doté de 100 milliards de $ a pour objectif d'atteindre une capacité de production d'électricité nucléaire de 110 gigawatts en 2032, alors que la puissance totale des 79 centrales électriques saoudiennes était en 2009 de 52 GW. Le programme prévoit au moins 16 réacteurs nucléaires, d'un coût unitaire d'environ 7 milliards $, le premier devant commencer à produire en 2019 ; 40 à 60 réacteurs seraient nécessaires d'ici 2030, mais un mix énergétique combinant hydrocarbures, nucléaire et énergies renouvelables sera préféré[21].

K.A.CARE annonce sur son site le mix énergétique prévu pour 2032[22] :

  • hydrocarbures : 60 GW ;
  • nucléaire : 17,6 GW ;
  • solaire : 41 GW ;
  • autres renouvelables : 13 GW.

En août 2010, un accord a été signé avec le groupe américain Exelon, The Shaw Group et Toshiba, pour la construction et l'exploitation de réacteurs ABWR (Advanced Boiling Water Reactor) de Toshiba ; cet accord est conditionné par l'autorisation du gouvernement américain[23].

En février 2011, un accord de coopération a été signé avec la France pour permettre aux experts saoudiens d'étudier les choix technologiques de la France, les besoins de financements et les implications en ressources humaines qualifiées[24].

En décembre 2013, un protocole d'accord de coopération a été signé avec le Korean Research Institute for Atomic Energy, en particulier pour l'étude de petits réacteurs de 300 MW[25].

En mars 2018, l'Arabie saoudite annonce son intention de construire les 16 premiers réacteurs nucléaires du royaume au cours des 20 prochaines années pour un coût total d'environ 80 milliards de dollars (65 milliards d'euros), avec l'objectif d'atteindre 17,6 GW en 2040, produisant plus de 10 % de l'électricité du pays. Les travaux des deux premiers réacteurs devraient commencer en 2019, pour une mise en service en2027[26].

En juillet 2018, l'entreprise française Assystem remporte l'appel d'offres lancé par la K.A.CARE pour la réalisation des études de caractérisation de site et d’impact des futures centrales saoudiennes[27].

Énergies renouvelablesModifier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane Al Saoud a officialisé le 27 mars 2018 un protocole d'accord avec le conglomérat japonais SoftBank pour développer dans le royaume un projet d'énergie solaire de 200 milliards de dollars, dont l'objectif est de développer et construire, d'ici à 2030, 200 GW de capacités de production solaire, ce qui fait de ce projet le plus grand projet solaire au monde. La construction des deux premiers parcs, d'une puissance de 7,2 GW, devrait commencer en 2018 et produire de l'électricité en 2019. Le projet prévoit également la fabrication de panneaux et d'équipements solaires et créera 100 000 emplois[28].

Le premier appel d'offres solaire du pays pour 300 MW a été remporté en février 2018 par l'entreprise saoudienne Acwa Power. Un appel d'offres éolien pour 400 MW est en cours ; deux autres appels d'offres sont prévus en 2018 pour 620 MW de solaire et 400 MW d'éolien[29].

Un groupement emmené par EDF Renouvelables (51 %, avec Masdar à 49 %) a été choisi en janvier 2019 par l'Arabie saoudite pour développer le premier parc éolien du pays : Dumat Al Jandal, dans la région d'Al Jouf, au nord-ouest du pays ; avec 400 MW, ce sera le parc éolien le plus puissant du Moyen-Orient, et le moins coûteux : le projet a été attribué sur la base d'un coût actualisé de l'énergie de 2,13 cents de dollars par kilowattheure[30].

Le ministre de l'Énergie Khaled Al-Faleh a présenté le 17 avril 2017 un nouveau plan d'investissements dans les énergies renouvelables, composé de 30 projets à réaliser afin d'atteindre en 2023 un objectif de 10 GW permettant de produire 10 % de l'électricité du pays, qui entend également exporter des énergies propres et leurs technologies. Pour commencer, il a lancé un premier appel d'offres pour une centrale solaire de 300 MW ; plus de 50 entreprises étrangères ont été présélectionnées pour cet appel d'offres ainsi que pour le suivant, un parc éolien de 400 MW ; un autre projet éolien devrait être lancé au 4e trimestre 2017, suivi de nouveaux projets solaires. Des projets nucléaires sont également envisagés dans le cadre de la politique de diversification de l'économie du royaume[31].

Khaled Al-Faleh avait annoncé précédemment, le 7 juin 2016 une réorientation majeure de la politique énergétique saoudite vers le gaz au détriment des renouvelables, dont l'objectif est ramené de 50 % à 10 % du mix énergétique. Alors que le royaume prévoyait en 2012 de consacrer 110 milliards de dollars à la construction de 41 GW de capacités solaires d'ici à 2032, cette échéance avait été reculée à 2040 au début de 2015, et en avril 2016, lorsque le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane Al Saoud a lancé son programme Vision 2030, un objectif de 9,5 GW de capacités renouvelables, représentant 14 % de la production électrique, avait été annoncé à échéance 2040[13].

Dans le mix énergétique prévu en 2012 pour 2032 par K.A.CARE[22], la part des énergies renouvelables était répartie en :

K.A.CARE a lancé, en coopération avec les instituts américains National Renewable Energy Laboratory et Battelle Memorial Institute, l'élaboration d'un Atlas des ressources renouvelables du pays ; un réseau de 70 stations de mesures a été mis en place en 2013-2014[32].

En mai 2012, la capacité installée solaire n'était que de 3 MW, mais il était prévu d'installer 1 100 MW de photovoltaïque et 900 MW de solaire thermodynamique d'ici 2013[33].

La première usine photovoltaïque de taille commerciale dédiée à la désalinisation d'eau de mer au monde va être construite par Abengoa en Arabie Saoudite, alimentée par une centrale photovoltaïque de 15 MWc sur trackers. Elle devrait entrer en service en 2017 et fournira 60 000 m3 d'eau potable par jour à la ville de Al Khafji, dans le nord-est du pays[34].

Consommation d'électricitéModifier

La consommation d'électricité du pays atteignait 9 576 kWh par habitant en 2017, soit 3,04 fois la moyenne mondiale (3 152 kWh/hab) mais 24 % au-dessous des États-Unis (12 573 kWh/hab)[k 1].

La consommation d'électricité en Arabie saoudite a fortement augmenté au cours de la période 1990-2017 : +401 %, en raison du développement économique rapide. Elle se répartit en 2017 entre 12 % pour l'industrie, 52 % pour le secteur résidentiel et 36 % pour le tertiaire[17].

ConservationModifier

Fin 1998, le secteur de l'électricité a entamé sa restructuration. Un de ses objectifs était d'atteindre une performance durable notamment pour soutenir la forte croissance de la demande, l'utilisation inefficace de l'énergie et la nécessité d'effectuer de gros investissements pour financer l'expansion des réseaux.

Les politiques actuelles d'économie durable, en particulier, en encourageant les économies d'énergie, a conduit à des économies de plus de 871 MW en 2001, principalement en raison de la collaboration entre le ministère de l'Eau et de l'électricité et la Saudi Electricity Company.

Les politiques et les programmes sont en cours d'élaboration pour la sensibilisation du public, la réglementation de l'énergie, l'information sur l'énergie, et la programmation. Si la conservation de l'énergie est un succès, la demande peut être réduite de 5 à 10 %, soit de 3 à 6 GW ou 1,5 à 3 milliards de dollars sur 20 ans. En règle générale, l'investissement dans l'efficacité énergétique ne représente qu'un pourcent du chiffre d'affaires des services publics, qui, pour un pays comme l'Arabie saoudite pourrait atteindre 15 à 60 millions de dollars annuellement.

Émissions de gaz à effet de serreModifier

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie en Arabie saoudite ont atteint 532,2 Mt CO2 en 2017, soit 16,16 tonnes CO2 par habitant, niveau d'émissions parmi les plus élevés au monde : 3,7 fois la moyenne mondiale (4,37 t) et 11 % au-dessus des États-Unis (14,61 t) ; France : 4,56 t[k 1].

Évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie
1971 1990 2016 var.
2016/1971
var.
2016/1990
var.Monde
2016/1990
Émissions[h 1] (Mt CO2) 12,7 151,1 527,2 +4051 % + 249% +57,5 %
Émissions/habitant[h 2] (t CO2) 2,08 9,26 16,34 +686 % +76 % +11,8 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Répartition par combustible des émissions de CO2 liées à l'énergie
Combustible 1971
Mt CO2
1990
Mt CO2
2016
Mt CO2
% var.
2016/1990
var.Monde
2016/1990
Pétrole[h 3] 10,0 107,9 365,6 69 % +239 % +32,2 %
Gaz naturel[h 4] 2,7 43,2 161,7 31 % +274 % +79,5 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2016 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Secteur énergie hors élec. 39,8 8 % 1,23 0,40
Industrie et construction 144,1 27 % 4,46 1,55
Transport 136,9 26 % 4,24 1,82
dont transport routier 134,0 25 % 4,15 1,70
Résidentiel 123,8 23 % 3,83 1,40
Tertiaire 82,3 16 % 2,55 0,91
Total 527,2 100 % 16,34 6,24
Source : Agence internationale de l'énergie[h 5]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation

Politique énergétiqueModifier

L'Arabie saoudite, comme les autres pays producteurs de pétrole, a compris que la transition énergétique est inéluctable, elle veut juste la ralentir, selon Célia Gautier, du Réseau Action Climat. À la COP21, « ils veulent empêcher qu’on inscrive une date pour l’arrêt de la consommation d’énergies fossiles ». Le royaume n’a pas non plus envie qu’on fixe une limite maximale de réchauffement à °C, qui supposerait l'arrêt du pétrole et du gaz. De plus, l’Arabie saoudite refuse de financer les pays pauvres, alors que la Chine leur promet plus de 3 milliards de dollars. Dans sa contribution à la COP21, le gouvernement saoudien reconnaît sa grande vulnérabilité au changement climatique, mais cela ne se reflète pas dans son plan, selon l'ONG Climate Action Tracker (CAT), et il a prévenu que, si le prix du pétrole continue à stagner, il repoussera son objectif de diversification vers le renouvelable, pourtant modeste. Pour Pierre Radanne, les Saoudiens sont partagés entre leurs intérêts financiers, leur mode de développement et ce que leur population subit à travers l’extension de la désertification ; ils doivent se méfier des déstabilisations qui peuvent en résulter[35].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. y compris condensats et liquides de gaz naturel.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f p. 60-69
  2. a b et c p. 13
  3. a et b p. 15
  4. a et b p. 29
  5. p. 27
  6. a et b p. 31
  1. p. 14
  2. p. 16-17
  3. p. 20-21
  4. p. 28-29
  5. p. 30
  6. p. 32-33
  7. p. 34-35
  1. tab.2
  2. tab.18
  3. tab.4
  4. tab.5
  5. p.9
  • Autres
  1. a b c d et e (en)Data and statistics - Saudi Arabia : Balances 2017, Agence internationale de l'énergie, 24 septembre 2019.
  2. (en) The World Factbook - Saudi Arabia - Economy, CIA, 17 janvier 2018.
  3. a et b (en)World Energy Resources: 2013 Survey - chap.2 : Oil (voir p. 8, 10, 35), site du Conseil mondial de l'énergie consulté le 3 avril 2014.
  4. Aramco : les coûts d'extraction les plus bas du monde, Les Échos, 10 avril 2019.
  5. L'Arabie saoudite mise sur le solaire, Les Échos du 16 octobre 2015.
  6. L’Arabie saoudite s’enfonce dans le déficit budgétaire, Les Échos du 28 décembre 2015.
  7. (en)The Atlas of Economic complexity, site The Atlas... consulté le 20 janvier 2018.
  8. (en) Politique du ministère de l'eau et de l'électricité.
  9. (en)Oil and gas reserves by country or company, 2007 Crédit Suisse First Boston, site Data360 consulté le 4 avril 2014.
  10. Saudi Aramco, une société qui n’a rien à envier aux majors occidentales, Les Échos, 7 janvier 2016.
  11. L’Arabie saoudite pourrait mettre en Bourse le géant pétrolier Saudi Aramco, Les Échos, 7 janvier 2016.
  12. a et b (en)World Energy Resources: 2013 Survey - chap.3 : Natural gas (voir p. 24), site du Conseil mondial de l'énergie consulté le 3 avril 2014.
  13. a b et c L’Arabie saoudite veut doubler sa production de gaz au détriment du solaire, Les Échos, 8 juin 2016.
  14. Les pays du Golfe lorgnent le schiste américain, Les Échos, 3 juin 2019.
  15. L’Arabie saoudite mise gros sur le gaz de schiste, Les Échos, 28 janvier 2015.
  16. Gaz de schiste : quand l'Arabie saoudite veut concurrencer le Texas, Les Échos, 4 juin 2019.
  17. a et b (en)Data and statistics - Saudi Arabia : Electricity 2016, Agence internationale de l'énergie, 24 septembre 2019.
  18. (en)Saudi Arabia, site EIA consulté le 4 avril 2014.
  19. (en)Saudi Arabia's Qurayyah power plant project gathers pace
  20. en Site web officiel de KACARE consulté le 4 avril 2014.
  21. (en)Saudis, Emirates push nuclear power plans, site UPI consulté le 4 avril 2014.
  22. a et b (en)The Vision : Energy Sustainability for Future Generations, site KACARE consulté le 4 avril 2014.
  23. (en)Saudi Arabia’s Nuclear Energy Ambitions, site "theenergycollective" consulté le 4 avril 2014.
  24. Accord franco-saoudien dans le nucléaire., site de L'Expansion consulté le 4 avril 2014.
  25. (en)K.A.CARE signed a Memorandum of Understanding with the Korean Research Institute for Atomic Energy, site KACARE consulté le 4 avril 2014.
  26. « L'Arabie saoudite accélère dans le nucléaire civil », sur Les Échos, (consulté le 21 mars 2018)
  27. Assystem remporte un contrat stratégique en Arabie saoudite, SFEN, 23 juillet 2018.
  28. Solaire : SoftBank s'allie avec l'Arabie Saoudite pour un méga-projet, Les Échos, 28 mars 2018.
  29. L'Arabie saoudite fait ses premiers pas dans l'énergie décarbonée, Les Échos, 10 avril 2018.
  30. EDF installera les premières éoliennes en Arabie saoudite, Les Échos, 11 janvier 2019.
  31. Arabie Saoudite : un tournant vers les énergies propres, Les Échos, 17 avril 2017.
  32. (en)Renewable Resource Atlas, site KACARE consulté le 4 avril 2014.
  33. (en)Saudi Arabia Plan $109 Billion Solar Energy Project to Reduce Oil Consumption, site OilPrice consulté le 4 avril 2014.
  34. Arabie Saoudite - La désalinisation solaire à grande échelle, Observ'ER, 11 février 2015.
  35. Les frileux de la lutte contre le réchauffement, Libération, 30 novembre 2015.

Référence de traductionModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier