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Ne doit pas être confondu avec ethnarque.

Un énarque est un élève ou ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA).

Sommaire

ÉtymologieModifier

Le terme est apparu après la publication, en 1967, du livre intitulé L'Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise, coécrit, sous le pseudonyme de Jacques Mandrin, par Jean-Pierre Chevènement, Alain Gomez, et Didier Motchane.

Le mot mélange l'acronyme « ENA » (l’École nationale d'administration) et la racine grecque arkhos, qui signifie « pouvoir » avec le suffixe « -arque » (que l'on trouve par exemple dans le mot « monarque »). Ce mot désigne une oligarchie où tous les postes-clés sont détenus par des anciens membres de cette école.

Chevènement, Gomez et Motchane sont eux-mêmes diplômés de l'ENA. Par leur pamphlet, ils critiquent « la sélection sociale des élèves, la logique du classement [et] la faiblesse de la formation » de leur ancienne école[1].

L'ouvrage utilise pour la première fois les termes d'énarchie et d'énarque[2],[3]. Ce deuxième terme a ensuite été plus largement repris que le premier, au point de passer dans le langage courant.

Edwy Plenel parle d’« énarchie », terme défini par « droit que se donnent les énarques de gouverner la société sur base de leur diplôme[4] ».

Notes et référencesModifier

  1. Philippe Teillet, Jours de la Cinquième République, p. 21, 2011, Presses Universitaires de Grenoble.
  2. Jérémy Collado, « Le masque et la plume », Charles, no 15,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2017).
  3. François Camé, « Chevènement: «On devrait d'avantage ouvrir le recrutement»L'ancien ministre reproche surtout à l'école sa sélection sans audace. », sur liberation.fr, (consulté le 3 mars 2017).
  4. Cfr. « Affaires sensibles », diffusée en radio sur France Inter le 08/09/2014.

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Articles connexesModifier

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