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Émilie Chalas

députée française

Émilie Chalas
Illustration.
Emilie Chalas en octobre 2019.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 29 jours)
Élection
Circonscription 3e de l'Isère
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Michel Destot
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Échirolles (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômé de Université Pierre-Mendès-France - Grenoble
Profession Fonctionnaire territorial
Députés de l'Isère

Émilie Chalas, née le à Échirolles (Isère), est une femme politique française.

Membre de La République en marche (LREM), elle est élue députée en 2017 dans la troisième circonscription de l'Isère. Elle est tête de liste de LREM pour les élections municipales de 2020 à Grenoble.

Formation et carrière professionnelleModifier

Née le à Échirolles[1], Émilie Chalas est titulaire d'un DESS en aménagement du territoire. Elle a également préparé un diplôme en criminologie à Aix-en-Provence[2].

Ayant été reçue au concours de la fonction publique territoriale comme ingénieure territoriale, Émilie Chalas a été recrutée par la ville de Moirans (Isère) en qualité de responsable du service urbanisme en 2005, puis en tant que responsable de la direction des ressources humaines, pour être enfin nommée en comme directrice générale des services dans la même commune[3] ,[4].

Parcours politiqueModifier

Députée de la XVe législatureModifier

ÉlectionModifier

Selon son site personnel, Émilie Chalas affirme que « l'appel aux femmes » du , effectué Emmanuel Macron lors de sa campagne pour l'élection présidentielle française de 2017, l'a convaincue de s’impliquer dans la vie politique et de porter sa candidature aux élections législatives de 2017 pour La République en marche (LREM)[5],[6].

 
Émilie Chalas lors du premier tour de scrutin des élections législatives de juin 2017

Investie par LREM dans la troisième circonscription de l'Isère, elle parvient en tête du premier tour avec 36,18% des suffrages exprimés, face à treize autres candidats dont Michel Destot, le député sortant (PS) depuis 1988, éliminé. Elle est élue députée au second tour avec 54,01% des suffrages exprimés, face à Raphaël Briot (45,99%), candidat de La France insoumise[7].

Activité législativeModifier

A l'Assemblée nationale, Émilie Chalas est membre de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République[8].

  • 2017 :
En août 2017, elle est nommée rapporteure pour avis sur le projet de loi de finances 2018 sur le programme « Fonction publique ». Son rapport porte sur la stratégie de pilotage et de transformation des services publics et de la fonction publique[9].
En septembre 2017, elle est désignée rapporteure de la proposition de loi « eau et assainissement »[10].
  • 2018 :
En septembre 2018, elle est nommée une nouvelle fois, rapporteure pour avis pour le PLF 2019 sur le programme « Fonction publique ». Son rapport porte sur le management dans la fonction publique[11].
  • 2019 :
En 2019, elle est rapporteure du projet de loi relatif à la fonction publique[12],[13]. Ce texte de modernisation de la fonction publique permet d’atteindre selon elle, « un triple objectif » qui est de « libérer, protéger et unir au service de l’intérêt général[14].
En septembre 2019, elle est nommée pour la troisième année consécutive, rapporteure pour avis pour le projet de loi de finances pour 2020 sur le programme « Fonction publique ». Son rapport porte sur le bilan des classes préparatoires intégrées dans la fonction publique[15].

Prises de positionModifier

Lors des débats sur les projets de loi pour la confiance dans la vie politique, elle s'oppose à l'interdiction complète de l'exercice d'une activité de conseil pour un parlementaire — contrairement à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron —, estimant que « la grande majorité des activités de conseil sont parfaitement honorables » et que « les interdire pousserait à la professionnalisation politique »[16]. Dans le même temps, elle soutient la proposition d'interdire les emplois familiaux pour les ministres et les parlementaires, en précisant que « l’emploi familial présente intrinsèquement un risque de népotisme et un risque de préserver l’entre-soi »[17].

En juillet 2017, Émilie Chalas, interpelle le Président de la République Emmanuel Macron sur la situation de la société General Electric qui prévoit un plan de restructuration de son site grenoblois, entraînant la suppression de 345 emplois sur 800. Via un communiqué de presse conjoint avec Olivier Véran, député de la première circonscription de l'Isère, elle déplore « le manque d’anticipation de cette décision » de la part de l'entreprise[18]. Le , Émilie Chalas accompagne une délégation représentant les salariés de la société General Electric au ministère de l'Économie[19].

En octobre 2017, elle fait partie des 54 députés La République en marche signataires d'une tribune réclamant une interdiction rapide de la commercialisation du glyphosate et de son utilisation[20].

Élections municipales de 2020 à GrenobleModifier

 
Émilie Chalas lors de l'inauguration de son QG de campagne pour les élections municipales de Grenoble en octobre 2019

En juillet 2019, elle est investie tête de liste par La République en Marche pour les élections municipales de 2020 à Grenoble[21]. Elle faisait face à Olivier Six, référent LREM en Isère, dont les partisans mettent en avant le soutien que lui apportent les militants locaux[22]. Olivier Six lui apporte son soutien quelques semaines plus tard et rallie son équipe de campagne[23].

Lors de cette élection, elle affronte notamment Éric Piolle, le maire écologiste sortant qui brigue un second mandat, ainsi qu'Alain Carignon, ancien maire de Grenoble de 1983 à 1995 et se présentant une liste dite de « société civile »[24]

Ses deux premières propositions de campagne évoquées par la presse sont l'armement de la police municipale et la mise en place d'un référendum d'intérêt local sur la vidéoprotection. Lors d'une interview diffusée sur France 3 Alpes, elle propose un débat sur l’installation d’un péage urbain autour de Grenoble afin de réguler la circulation et de tenter de lutter contre les pics de pollution qui touchent fréquemment la ville[25].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Site de l'Assemblée Nationale, page sur Émilie Chalas
  2. Site de France bleu, page "Qui est Émilie Chalas ?".
  3. Site du parti "En Marche", page sur Émilie Chalas
  4. Site de la gazette des communes, page sur ces fonctionnaires territoriaux qui deviennent député(e)s.
  5. Site de Huffington Post, page sur "Révéillez-vous, l'appel d'Emmanuel Macron aux femmes
  6. Site de France3 Régions, page sur Émilie Chalas.
  7. Site du Monde, page sur les résultats de la 3ème circonscription de l'Isère.
  8. Site de l'Assemblée nationale, page sur les instances
  9. « N° 278 tome II - Avis de Mme Émilie Chalas sur le projet de loi de finances pour 2018 (n°235). », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 octobre 2019).
  10. Shahinez Benabed, « Une députée LREM va plancher sur la proposition de loi “eau et assainissement” », acteurspublics.com, (consulté le 12 janvier 2018).
  11. « N° 1307 tome II - Avis de Mme Émilie Chalas sur le projet de loi de finances pour 2019 (n°1255). », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 octobre 2019).
  12. Assemblée Nationale, « Transformation de la fonction publique », sur Assemblée nationale (consulté le 24 octobre 2019)
  13. Source AFP, « La réforme de la fonction publique validée par le Conseil constitutionnel », sur lepoint.fr, (consulté le 25 octobre 2019)
  14. « Dernier feu vert de l'Assemblée à la réforme de la fonction publique », sur LExpansion.com, (consulté le 24 octobre 2019).
  15. Site légifrance Commissions et organes de contrôle, JORF n°0246 du 22 octobre 2019, texte n° 115, consulté le 25 octobre 2019.
  16. Mathilde Mathieu, « A l'Assemblée, entre esquives et couacs, la moralisation à petits pas », sur Mediapart, (consulté le 31 juillet 2017).
  17. Site Le Monde page "A l'assemblée, des débats dans l'ombre de l'affaire fillon.
  18. Site de l'Essor 38, "345 postes supprimés à General Electric ?"
  19. Site de France 3 régions, page : "les syndicats de General Electric ont été reçus au ministère de l'Economie".
  20. « 54 députés LREM montent au front contre le glyphosate », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2017).
  21. https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/07/15/emilie-chalas-officiellement-candidate-lrem-pour-les-municipales-a-grenoble
  22. Ève Moulinier, « Désignation LREM pour les municipales : et déjà la colère des partisans de Six ! », sur ledauphine.com, (consulté le 16 juillet 2019).
  23. « Olivier Six rejoint Émilie Chalas pour porter la bénnière LREM aux municipales de Grenoble », sur placegrenette.fr, (consulté le 19 octobre 2019).
  24. Jules Pecnard, « Ville par ville, les points chauds des prochaines élections municipales », sur BFM TV, (consulté le 3 juillet 2019).
  25. « Municipales à Grenoble : Emilie Chalas (LaREM) veut armer la police municipale et un référendum sur la vidéoprotection », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 19 octobre 2019).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier