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Émile de Lalieux de La Rocq

politicien belge
Émile de Lalieux de La Rocq
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
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LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Emile de Lalieux de La Rocq, né le et mort le , est un homme politique belge.

Vie politiqueModifier

Le 25 novembre 1862, naissait à Nivelles un des Aclots qui marquera indéniablement le début du XXe siècle : Émile de Lalieux de la Rocq. Il fut en son temps un des pionniers de la démocratie chrétienne belge. Docteur en droit de l’UCL, de noblesse terrienne, il consacre sa jeunesse à s’occuper de la classe laborieuse.

À la fin du XIXe siècle, ceux qui, par leur profession ou leurs études, ne pouvaient faire preuve d’une maturité intellectuelle suffisante étaient exclus du corps électoral. En outre, seules les personnes payant le cens, un impôt direct, pouvaient voter. Le Parlement est donc élu par un nombre restreint d’électeurs.

Émile de Lalieux, président de la Jeune Garde Catholique et de la Ligue des Capacitaires de Nivelles, crée dès 1889 ce genre d’organisations dans tout l’arrondissement de Nivelles. Grâce à la Ligue des Capacitaires, de Lalieux ouvre le chemin des urnes aux jeunes ouvriers.

Émile de Lalieux s’investit dans la vie politique locale. Il intègre le conseil communal de Nivelles le 19 octobre 1890 et devient échevin le 6 avril 1891. La même année, le Pape Léon XIII encourage le catholicisme social. Le politicien nivellois créera en Brabant wallon la Ligue Démocratique.

Celle-ci regroupe les différentes œuvres sociales catholiques à tendances démocratiques. Toujours plus social, de Lalieux milite pour le vote plural et réclame l’intervention de l’État en matière sociale ainsi que l’élaboration d’une législation du travail. Un militantisme qui le mènera au sein de la Chambre des Représentants qu’il intègre en 1896. Émile de Lalieux sera également bourgmestre de Nivelles entre 1905 et 1915, en témoigne le buste qui trône sur la place qui lui est dédiée.

Victime de la Première Guerre mondialeModifier

La Première Guerre mondiale va le toucher jusque dans sa chair. Son fils, Louis, s’engage comme infirmier au service infirmier de Nivelles. Il devient volontaire de guerre et est blessé au front le 18 juillet 1916. Hospitalisé près d’un mois, il retourne aux combats. Un an jour pour jour après sa première blessure, il est mortellement touché. Il décède le 14 septembre 1917, à peine âgé de 23 ans.

Le bourgmestre de Nivelles connaîtra aussi la captivité. Son tort? Avoir distribué des secours aux ouvriers du chemin de fer refusant de travailler pour l’occupant et ne pas avoir livré aux Allemands la liste des chômeurs de la ville. Émile de Lalieux sera emprisonné pendant quatre mois à Nivelles avant d’être déporté en Allemagne comme «indésirable». Il tombe gravement malade et est transféré en Suisse, à Ouchy-Lausanne, où il décédera le 7 septembre 1918.

Voir aussiModifier