Émile Pessard

compositeur français
Émile Pessard
Description de cette image, également commentée ci-après
Émile Pessard,
photographié par Charles Reutlinger vers 1880.
Nom de naissance Émile Louis Fortuné Pessard
Naissance
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 73 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, professeur au Conservatoire de Paris
Style Musique classique
Activités annexes critique musical
Lieux d'activité Paris
Éditeurs Alphonse Leduc / L. Bathlot-Joubert / Choudens / Henri Lemoine
Formation Conservatoire de musique et de déclamation
Maîtres François Bazin, François Benoist, Michele Enrico Carafa
Enseignement Conservatoire de musique et de déclamation
Élèves Maurice Ravel, Jacques Ibert, Gustave Charpentier
Récompenses Grand prix de Rome en 1867
Distinctions honorifiques Chevalier de la Légion d'honneur (1979)
Officier de la Légion d'honneur (1894)
Signature de Émile Pessard

Émile Louis Fortuné Pessard né à Paris le et mort dans la même ville le [1] est un compositeur français.

BiographieModifier

 
Tombe du compositeur, Paris, cimetière du Père-Lachaise.

Émile Pessard fait ses études au Conservatoire de musique et de déclamation à Paris où il est l'élève de François Bazin pour l'harmonie, de Laurent pour le piano, de François Benoist pour l'orgue et de Michele Enrico Carafa pour la composition. Il obtient en 1862 un premier prix d'harmonie. En 1866, il reçoit le grand prix de Rome en composition musicale avec sa cantate Dalila[1],[2] donnée à l'Opéra de Paris le .

De 1878 à 1880 il est inspecteur pour la chanson dans les écoles de Paris. En 1881 il est nommé professeur d'harmonie au Conservatoire de musique et de déclamation où il aura comme élève Maurice Ravel[1] ainsi que Gustave Charpentier.

Après 1895, il devient critique musical à la suite de Louis Besson à l’Événement. Il a composé beaucoup d'opéras comiques, opérettes, des messes et aussi des mélodies. Pendant ses études, Debussy avait copié la mélodie Chanson d'un fou et le manuscrit de Debussy a été publié par erreur sous son nom.

Dévoué à l'enseignement, il avait aussi eu comme élèves : Georges Carrère, Justin Elie, Paul Bastide, Maurice Hauchard, Roger Boucher, Federico Mompou, Léon Manière, Georges Sporck, A. Benfeld (pseudonyme d'Albert Kopff), Omer Letorey, Antonin Laffage, William Molard[3], Albert Seitz[4], Justin Élie[5] mais aussi, toujours au Conservatoire de Paris, Jacques Ibert entre 1910 et 1914. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le , puis promu officier du même ordre le [6]. Il est d'ailleurs directeur de l'enseignement musical dans les maisons d'éducation de la Légion d'honneur.

Émile Pessard est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (62e division).

ŒuvreModifier

 
Affiche pour l'opéra Le Char (1878).

Musique de scèneModifier

Musique de chambre et de salonModifier

PianoModifier

  • Bourrée et Musette, op.16 no 1 et no 2.
  • Pour passer le temps, dix pièces pour piano, op.41 à 50, Paris, Lemoine et Cie, c.1900 :
    • Circassienne, op.41.
    • Élégie, op.42.
    • Presto dans le style ancien, op.43.
    • Aubade vénitienne, op.44.
    • Les Pifferari, tarentelle, op.45 (3 versions, dont un "arrangement facile" et un arrangement à quatre mains).
    • Gavotte fantaisiste, op.46.
    • Valse tendre, op.47.
    • Pas des Marionnettes, op.48.
    • Romance sans paroles, op.49.
    • Mazurka de Concert, op.50.
  • Voyages sur un tabouret de piano, op.51 en 6 suites, chez Bathlot et Joubert : 1. L'Italie ; 2. La Suisse ; 3. La Russie ; 4. La Norvège ; 5. La Suède ; 6. L'Angleterre.
  • Promenade, op.53, chez Henri Lemoine.
  • Retraite aux flambeaux, op.54 (5 versions), chez Henri Lemoine.
  • Ronde persane, op.57, chez Henri Lemoine.
  • Caprice en la majeur, op.60, chez Henri Lemoine.
  • Impromptu-valse, op.63, chez Henri Lemoine.
  • Marche scolaire, à quatre mains, op.68, chez Henri Lemoine.
  • Viennoise, op.69, dédié à Céleste Painparé[9].
  • Valse de salon, en la majeur, op.72,chez Henri Lemoine.
  • 1er solo de concours en ré mineur, op.77, chez Henri Lemoine.
  • Sorrente, op.89, chez Henri Lemoine.
  • Valse burlesque op. 95, no 1 et 2, pour mirlitons ou bigophones[10] : version piano 2 mains puis 4 mains.
  • La Leçon de danse, menuet, op.113, dédié à Madame la Comtesse Raoul Chandon de Briailles[11],[12] .
  • All Right, gigue, et Gais oiseaux, op.114 no 1 et 2, chez Henri Lemoine.
  • 2e Mazurka de concert, op.103, chez Henri Lemoine.
  • Solo de concert, op.103, version pour piano seul ou version pour deux pianos, chez Henri Lemoine.

Voix et pianoModifier

  • Hymne à la paix, sur un poème d'Alphonse Leduc, dédié à sa Majesté Don Alfonso XII, roi d'Espagne, pour voix et piano (ed. Alphonse Leduc, 1876, A.L. 5782, 9 pp.)
  • Deux recueils de vingt mélodies chacun, publiés chez Alphonse Leduc, dont, tirées à part :
    • Amours d'oiseaux, bluette
    • Bonjour Suzon, aubade, qui est entré au répertoire de Louis Lynel.
    • Brunette, mélodie
    • Dors, berceuse (avec violon ou violoncelle obligé)
    • Pépa la brune, basquaise
    • Premiers rayons, paroles d'après M. Appay arrangées par Eugène Adenis, dédié à Mme Charbonnel[13].
    • Requiem du coeur, chanson
    • Tout est lumière, mélodie
  • Mélodies, chez Bathlot et Joubert :
    • Bonjour, madrigal.
    • Havanaise, poésie d’Édouard Guinand.
    • Je me souviens toujours, mélodie, poésie d'Édouard Guinand.
    • Provence, farandole, poésie d'Édouard Guinand.
    • Roman d'amour, mélodie, poésie d'Édouard Guinand.
    • Viens, barcarolle, poésie d'Édouard Guinand.
    • Souvenez-vous, Marquise ? menuet, poésie de François Coppée.

Musique sacréeModifier

  • Petite Messe solennelle, op.21, pour deux voix égales et orgue, avec solos de ténor et basse ad libitum.
  • Petite Messe brève, op.62, pour une ou plusieurs voix à l'unisson et orgue. Paris, L. Bathlot-Joubert (sd).

Musique pour orchestreModifier

  • Gavotte des perruques, chez Bathlot et Joubert.
  • Marche solennelle en la bémol, ibidem.
  • Menuet de la Marquise, ibidem.
  • Les ondes, valse caprice, ibidem.
  • Ricordanza, rêverie, ibidem.
  • Valse burlesque op. 95, no 3 et 4, pour mirlitons ou bigophones[10]. Effectif : violon, alto, violoncelle et 15 jouets d'enfants.

OrgueModifier

  • Pièce en ut majeur op. 131[14].

Hommages et dédicacesModifier

  • A. Benfeld (1846-1907), Gavotte en La mineur, op. 15, pour piano, Paris, Leduc, 1883 ; Dédicace : "A mon cher professeur Émile Pessard"[15].
  • Louis Benoit, Les fileuses, op. 14, Paris, L. Bathlot-Joubert, [1894] ; "A monsieur Émile Pessard"[15].
  • Omer Letorey (1875-1938), Fugue de concours de , Manuscrit du  : "à mon cher maître souvenir affectueux et reconnaissant"[15].
  • Antonin Laffage (1858-1926), Ave Regina, op.326, Tunis, Antonin Laffage auteur-éditeur, [1904] ; "À mon maître Émile Pessard"[15].

DiscographieModifier

  • Petite Messe brève, op.62, pour une ou plusieurs voix à l'unisson et orgue, Maîtrise d'Enfants Notre-Dame de Brive, solistes : Virginie Verrez, Alice Imbert ; direction artistique : Christophe Loiseleur des Longchamps. Enregistré à Gramat, sur l'orgue Junck. . Studio création no 200402.
  • Émile Pessard - Vingt-cinq pièces pour le piano. Olivier Godin. XXI-21 Productions. 2011
  • L’invitation au voyage, Mélodies de la belle époque : Le spectre de la rose (Théophile Gautier), Oh! quand je dors (Victor Hugo). John Mark Ainsley (ténor), Graham Johnson (pianiste). Hyperion Records.
  • Dans la Foret, Op. 130, de l'album Chant d'Automne Forgotten Treasures Vol. 6 Ulrich Hubner (cor), Kolner Akademie, Michael Alexander Willens.
  • L'adieu de matin, from Cinq Mélodies; par Richard Crooks (ténor) chez RCA Victor, 1940, dans la collection Richard Crooks in Songs and Ballads (Nimbus Records)

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Paris, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 847
  2. Albert Lavignac, La musique et les musiciens, Paris, Libraire Delagrave, , 592 p., p.557
  3. Stephen Zank Irony and Sound: The Music of Maurice Ravel 2009 Page 236 "Through Schmitt and Delius, then, Ravel entered the differently Bohemian salons of Gauguin and the Franco-Norwegian composer William Molard, a government clerk and composition student of Émile Pessard,.."
  4. Nancy Toff - Monarch of the Flute: The Life of Georges Barrère Page 30 2005 " the young violist Albert Seitz, which received its premiere. Seitz was an auditor in Émile Pessard's harmony class..."
  5. Michael D. Largey Vodou Nation: Haitian Art Music And Cultural Nationalism 2006 "Justin Elie (1883–1931) enjoyed the most prominent international reputation of all the Haitian composers;... Wilfred Bériot for piano, Émile Pessard for harmony, and Paul Vital for composition (Dalencour 1983; Herissé n.d.)."
  6. « Base Léonore (Liste alphabétique des légionnaires) », sur culture.gouv.fr, (consulté le 5 décembre 2018)
  7. « Les Folies amoureuses : opéra-comique en trois actes d'après Regnard », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 23 février 2018)
  8. Émile Pessard, Les Folies amoureuses, Paris, Choudens fils A.C.8429, 323 p.
  9. Émile Pessard, Viennoise pour piano op.69, Paris, Henri Gregh, A. Quinzard et Cie, c.1908, réf. : A.Q.et Cie 74.
  10. a et b Partition de la Valse burlesque d'Émile Pessard, page 1, et 2, composée et imprimée à compte d'auteur vers 1900. Elle ne figure pas dans le catalogue en ligne de la Bibliothèque nationale de France.
  11. Émile Pessard, La Leçon de danse, Paris, Henri Lemoine et Cie, no 18405HL (couverture du dessinateur L. Denis).
  12. L’œuvre est donc ultérieure au 27 novembre 1878, puisque le comte Raoul Chandon de Briailles (1850-1908) épousa Marie-Louise Blanche de Clermont-Tonnerre à cette date. Le comte était lui-même une personnalité du Champagne, scientifique, entrepreneur, mécène social et culturel, érudit et a laissé de nombreuses compositions musicales.
  13. Émile Pessard, Premiers Rayons, mélodie, Paris, Alphonse Leduc, A.L. 8279, 5 pp. (couverture du dessinateur L. Denis).
  14. Maîtres contemporain de l'orgue, éditée par l'abbé Joseph Joubert (1878-1963), publiée à Paris, Maurice Sénart, 1912-1914, vol.2.
  15. a b c et d « Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté en consulté le 16 décembre 2018)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier