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Émile Claus

peintre belge
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Émile Claus
Emilme Claus.Portret.jpg
Émile Claus en 1917
Naissance
Décès
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AsteneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Distinction

Émile Claus ( à Vive-Saint-Éloi à Astene), est un peintre belge, figure la plus brillante du luminisme.

BiographieModifier

Émile Claus naquit à Vive-Saint-Éloi, petit village des Flandres sur les bords de la Lys, seizième enfant d'une famille de commerçants ruraux en 1849.

DébutsModifier

Sa vocation est précoce, à l'âge de vingt ans il s'inscrit à l'Académie d'Anvers et décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il expose pour la première fois deux scènes de genre à Bruxelles en 1875 et en 1879 il s'embarque pour l'Afrique du Nord, trois ans avant le peintre Théo van Rysselberghe. À son retour, la lumière sera la vie de ses toiles et sa propre vie : il peint avec des couleurs élémentaires, il décompose le prisme et le réfracte à travers les tons.

Au contact de son ami Théo Verstraete, sa peinture, teintée de réalisme (Le vieux Jardinier de 1885, Les Sarcleuses de Lin de 1887), devient lumineuse et s'éclaircit.

En 1882, il installe sa résidence à Astene, village voisin de Laethem-Saint-Martin et appelle Zonneschijn[1]sa villa sise au bord de la Lys. James Ensor dira à ce propos : « C'est là qu'il tirera le soleil en bouteille ». En 1889, il loue à Paris, pendant trois ans, un atelier qu'il occupe l'hiver, après ses étés passés à Astene. Son ami Camille Lemonnier nous parle de sa vie de fièvre et de passion qui l'exalte, en revivant les heures héroïques de l'Art au contact des Maîtres de l'impressionnisme qui triomphe. Il se lie d'amitié avec le peintre intimiste et symboliste Henri-Eugène Le Sidaner, apprécie le naturalisme des peintres Frits Thaulow, Gaston La Touche et rompt avec son ancienne manière conventionnelle de peindre[2].

Liens avec l'école de LaethemModifier

Paul Haesaerts dira de sa peinture : « Le dogme exige : travail en plein air, clairs orangés et ombres violettes, sujets joyeux, beaucoup de fleurs, des jardins, des prairies parsemées de renoncules, des champs de blés piqués de bluets et, si possible, de petites paysannes souriantes et des gosses aux cheveux blonds - formes perdues dans un brouillard de lumière et exécutées à petits coups de pinceau capricants. La fidélité à ces quelques points essentiels garantit la qualité de la peinture et en assure le salut. »

Vers 1900, au moment où se forme le premier groupe de l'École de Laethem-Saint-Martin, Émile Claus est un grand monsieur fêté par la critique. Le luminisme leur sert de repoussoir et les aide, par contraste, à définir l'esprit qui sera celui de leur groupe. Environ dix ans plus tard, quand le deuxième groupe de Laethem se mettra à l'œuvre, loin de se détourner de Claus, les nouveaux venus se laisseront inspirer par lui, mais ce ne sera que pour s'en détacher très rapidement et cette fois avec violence. La plupart des peintres de Laethem ne s'accommodent pas de l'impressionnisme ; ils lui disent non une première fois — un non indifférent — puis ils se ravisent mais c'est pour le regretter aussitôt et lancer un nouveau non[3].

Le succèsModifier

Les grandes expositions internationales le réclament avec enthousiasme, les musées acquièrent ses œuvres et il fonde, en 1904, le cercle Vie et Lumière auquel participent Ensor et Georges Lemmen.

En 1905, il expose à Bruxelles, au Cercle artistique, cinquante-deux toiles qui le consacrent comme le peintre qui a fait entrer dans l'art un paysage nouveau ; il a créé une Flandre des peintres que la peinture ignorait encore[4].

Réfugié à Londres durant la guerre, il revient à Astene en 1918. Fidèle à sa vision de la nature et méritant son nom de Peintre du Soleil, il y meurt le [5]. Il est enterré dans le jardin de sa villa.

ŒuvresModifier

 
Vaches traversant la Lys / Passage des vaches, 1899, huile sur toile (200×305), Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)

ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Rayon de soleil.
  2. Paul Haesaerts 1982, p. 47
  3. Paul Haesaerts 1982, p. 49-50
  4. Camille Lemonnier
  5. Source : Fondation de l'Hermitage à Lausanne, Chefs-d'œuvre des Musées de Liège 1988-1989

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Paul Haesaerts, Laethem-Saint-Martin : Le village élu de l'art flamand, Anvers, Fonds Mercator, , 523 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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