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Éméville

commune française du département de l'Oise
Ne doit pas être confondu avec Émeville.

Éméville
Éméville
L’église Saint-Léger.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Yvette Valun
2014-2020
Code postal 60123
Code commune 60207
Démographie
Gentilé Emévillois, Emévilloises
Population
municipale
287 hab. (2016 en diminution de 3,04 % par rapport à 2011)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 50″ nord, 3° 01′ 43″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 165 m
Superficie 1,84 km2
Localisation

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Éméville

Éméville est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

ToponymieModifier

Emevilla, Demeville, Demesville[1].

HistoireModifier

La commune d'Éméville reste fortement marquée par toute l'activité liée à l'extraction de la pierre. qui commencera milieu du XIXe siècle à la carrière de la Bouloye. Cette carrière a été rachetée en 1910 par Léon Civet pour le compte de la société Civet Pommier & Cie. De nombreuses carrières souterraines de pierre tendre ont été exploitées dans la région pour en tirer de la pierre à bâtir. Deux carrières ont été ouvertes à Éméville par deux carriers de Carrières-sur-Seine : Fréjus Daubin au tout début du XXe siècle et Georges Sarazin en 1920. La technique d'extraction pratiquée dans ces deux carrières est celle de « l'extraction à la lance », mise au point dans sa forme industrielle par Félix Civet (1829-1893) en 1860 à Saint-Maximin (Oise), technique qui a remplacé l'extraction au pic et qui permettait d'extraire des blocs plus volumineux (jusqu'à 15 tonnes pour la carrière Daubin), tout en assurant un bien meilleur rendement. Cette méthode d'extraction a été ensuite largement diffusée dans les carrières de pierre tendre, aussi bien dans le bassin parisien que dans le Poitou en 1895. L'extraction industrielle de la pierre à la lance a pris fin en 1963 à Bonneuil-en-Valois à la carrière des Trois-Fontaines.

Pour remonter les blocs de pierre des galeries la carrière Daubin a utilisé un treuil à manège mu par trois chevaux jusqu'en 1913, tandis que la carrière Sarazin a, depuis son origine en 1920, utilisé un treuil à moteur thermique. En 1913 un réseau de voie ferrée type Decauville, avec un locotracteur, a été construit pour relier différentes carrières de la vallée à la gare d'Éméville pour remplacer les fardiers qui défonçaient les routes. À cette époque, la carrière Daubin est devenue la « carrière du Chemin de Vez » ayant pour propriétaire la Société Civet-Pommier & Cie, qui a remplacé le treuil à manège par une bouche de cavage avec un accès direct par une descenderie au réseau Decauville. La « carrière du Chemin de Vez », actuellement propriété de la Société ROCAMAT a cessé son activité d'extraction au mois de mars 1959, tandis que la carrière Sarazin l'a fait en 1935.

Deux associations de bénévoles relèvent le défi de réhabiliter ces deux carrières. Il est question des associations « Roches & Carrières » pour la carrière du Chemin de Vez et de « Carrières Patrimoine » pour la carrière Sarazin. La première reconstruit un treuil à manège et la seconde a restauré un treuil à moteur et travaille actuellement sur les piles du treuil et les margelles du puits d'extraction.

Les carrières constituaient avec l'agriculture et la forêt l'essentiel de l'activité économique. Éméville et les villages des alentours comptaient de grandes familles de carriers dont les descendants habitent encore sur place. Certaines carrières ont été reconverties avec succès en champignonnières ou à la culture d'endives ; mais il n'y en a plus aucune en activité. Dans la commune voisine de Bonneuil-en-Valois, l'extraction se poursuit encore, mais avec des moyens très modernes : haveuse à chaîne, bulldozers, etc.[2],[3].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
octobre 1989 En cours
(au 30 août 2014)
Yvette Valun   Fonctionnaire
Réélue pour le mandat 2014-2020[4]

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 287 habitants[Note 1], en diminution de 3,04 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
166196210172200213241188186
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
172184183162261174195201209
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
176175198206206172175184155
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
133142180226279276293294287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 16,8 %).
Pyramide des âges à Éméville en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
3,3 
75 à 89 ans
2,8 
12,0 
60 à 74 ans
14,0 
24,0 
45 à 59 ans
24,5 
22,7 
30 à 44 ans
22,4 
14,7 
15 à 29 ans
14,7 
23,3 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monumentsModifier

Monument historiqueModifier

Éméville ne compte qu’un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Léger d'Éméville.
  • Église Saint-Léger, rue de la Forêt (classée monument historique par arrêté du [11]) : C'est l'une des églises les plus petites du département. Bâtie sous une seule campagne à la fin du XIIIe siècle, elle fournit l'un des rares exemples d'une église de cette époque dans le Valois, et illustre l'adaptation du style gothique rayonnant alors en vigueur à l'économie des moyens d'une petite paroisse rurale. Les compromis stylistiques sont nombreux, et il n'y a que les chapiteaux du chœur pour indiquer l'époque de construction réelle, alors que les fenêtres en plein cintre évoquent une date d'un siècle antérieur. L'église est néanmoins soigneusement appareillée en pierre de taille, et possède un puissant clocher influencé par l'école gothique champenoise, qui n'a pas son pareil dans les environs. À l'intérieur, les restes de la polychromie architecturale retiennent l'attention, notamment dans la chapelle qui forme la base du clocher. Il y avait jadis une deuxième chapelle, légèrement différente, qui lui faisait pendant au sud[12].

Autres éléments du patrimoineModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Vlois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 118.
  2. Site de l'office de tourisme de Crépy-en-Valois
  3. Site consacré au patrimoine des carrières du Valois
  4. « Eméville », Cartes de France (consulté le 30 août 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Évolution et structure de la population à Éméville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  11. « Église Saint-Léger », notice no PA00114677, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Dominique Vermand, Églises de l'Oise, canton de Crépy-en-Valois : Les 35 clochers de la Vallée de l'Automne, Comité Départemental de Tourisme de l'Oise / S.E.P Valois Développement, , 56 p., p. 23-24.