Élisabeth de Grande-Pologne (morte en 1209)

duchesse de Bohême

Élisabeth de Grande-Pologne (polonais : Elżbieta Mieszkówna; tchèque : Eliška Polská) (née vers 1152 – morte le ) est une princesse polonaise de la dynastie des Piast qui fut par ses mariages, duchesse de Bohême et margravine de la marche de Lusace.

Élisabeth de Grande-Pologne
Titres de noblesse
Duchesse (d)
Princesse
Biographie
Naissance
Avant Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Elżbieta MieszkównaVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Piast de Grande-Pologne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Anastasia de Grande-Pologne (en)
Stéphane de Grande-Pologne (en)
Boleslas de Cujavie
Ladislas III de Pologne
Ludmilla Piast (en)
Mieszko le Jeune
Odon de PoznańVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Environ Sobeslav II de Bohême (environ depuis )
Conrad II (après )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Agnès de Landsberg (en)
Wenceslas II, Duke of Bohemia (d)
Mathilde de Groitzsch (d)
Conrad von der Lausitz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Élisabeth est la fille de Mieszko III le Vieux, duc de Grande-Pologne et à partir de 1173 duc de Pologne, et de son épouse, Élisabeth, fille du roi Béla II de Hongrie[1].

La date de naissance d'Élisabeth est inconnue. Les sources médiévales ne confirment pas que la princesse hongroise est sa mère. On estime qu'Élisabeth est sa fille du fait de leur homonymie[2]. Plusieurs chercheurs précisent qu'Élisabeth serait née vers 1152[3] ou 1154[4].

BiographieModifier

Duchesse de BohêmeModifier

Vers 1173 Élisabeth épouse Sobeslav II de Bohême. Cette union fait partie des multiples accords dynastiques négociés par le duc Mieszko III. Du fait de ce mariage, en 1176 les troupes polonaises aident le duc Soběslav II dans sa lutte contre la maison de Babenberg, qui règne en Autriche. En 1178 le prince Frédéric le cousin germain de Soběslav II soutenu par l'empereur Frédéric Barberousse s’emparer de Prague; Élisabeth, qui s'y trouve est capturée par Frédéric, mais relâchée peu après. Le Soběslav II est complément défait lors d'un combat dans les environs de Prague. Il se réfugie dans le château de Skála, et après un long siège, Frédéric le vainc de nouveau à la fin de 1179 et devient le nouveau souverain de Bohême[5]. Élisabeth et son époux partent en exil en Hongrie[6], où Soběslav II meurt le . Ils n'ont pas d'héritier.

Margravine de la Marche de LusaceModifier

Élisabeth ne revient pas en Pologne. Peu après la mort de son mari, fin janvier ou début , elle épouse Conrad, cinquième fils de Dedo III, margrave de Marche de Lusace. Ils ont trois enfants : un fils Conrad, et deux filles, Mathilde et Agnès[7].

Le , le margrave Dedo III meurt et ses domaines sont partagés entre ses deux fils survivants : l'aîné, Dietrich, hérite des comtés de Sommerschenburg et Groitzsch comme héritier aîné de s amère et le second, Conrad, reçoit la Marche de Lusace le domaine principal de son père et le comté d'Eilenbourg. En conséquence, Élisabeth devint margravine consort de Lusace et comtesses consort d'Eilenbourg. Il ne demeure aucune trace de son rôle à la cour de Lusace.

Mort et descendanceModifier

Au début de 1209, Conrad II de Lusace défait les armées du demi-frère d'Élisabeth, Ladislas III de Pologne, lors de la bataille de Lubusz (pl). Il a été avancé que cette affaire avait contribué à la mort d'Élisabeth en [8]. Un an plus tard le , Conrad II meurt à son tour.

Élisabeth est inhumée dans l'abbaye de Dobrilugk (pl)[9]. Son fils unique, Conrad, meurt en enfance; Agnes, sa fille cadette épouse Henri V du Palatinat, mais ils n'ont pas d'enfant. Les seuls descendants d'Élisabeth sont issus de sa fille aînée Mathilde et de son époux Albert II de Brandebourg[10].

Notes et référencesModifier

  1. (pl) K. Jasiński, Rodowód pierwszych Piastów, second édition, Poznań, 2004, p. 236-238. L'origine hongroise de la première épouse de Mieszko III n'est pas contestée par les chroniqueurs et les historiens; toutefois sa parenté précise demeure controversée.
  2. (pl) K. Jasiński, Rodowód pierwszych Piastów, 2e édition, Poznań, 2004, p.  240.
  3. (pl) K. Pieradzka, "Elżbieta", Polski słownik biograficzny, vol. VI, 1948, p.  259.
  4. (pl) O. Balzer, Genealogia Piastów, Cracovie, 1895, p. 199. Cette date est avancée par le sources anciennes dont W. Dworzaczek, Genealogia, Varsovie, 1959, arr. 81.
  5. (cs) F. Palacký, Dějiny nation českého v Čechách and v Moravě, Prague 1998, p. 123-124.
  6. (pl) K. Ożóg, Elżbieta [in:] Piastowie. Leksykon biograficzny, Cracovie, 1999, p. 119. L'historiographie tchèque ne mentionne pas le lieu de l'exil du couple ducal.
  7. Selon certaines sources elle serait morte de nouveau sans enfant. K. Pieradzka, Elżbieta, [in:] Polski Słownik Biograficzny, vol. VI, 1948, p.  259.
  8. (pl) B. Zientara, Henryk Brodaty i jego czasy, Varsovie, 1997, p.  183.
  9. (en) Projects/MedLands/POLAND.
  10. (en) Projects.Medalnds/BRANDENBURG Albrecht II Died1220