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Élections présidentielles sous la Cinquième République à Wallis-et-Futuna

Depuis l'adoption de la Constitution de la Cinquième République française, dix élections présidentielles ont eu lieu afin d'élire le président de la République. Cette page présente les résultats de ces élections à Wallis et Futuna.

Sommaire

Analyse globaleModifier

Jusqu'en 1988, Wallis-et-Futuna vote de manière très marquée à droite dans des proportions bien plus élevées que la France. Charles de Gaulle (99,59 %) fait presque 100 % en 1965. Georges Pompidou en 1969 (76,02 %), Valéry Giscard d'Estaing en 1974 (94,87 %) et en 1981 (97,69 %) sont également très près des 100 %. La tendance se réduit en 1988 avec Jacques Chirac (73,48 %) et s'inverse en 1995, puisque Lionel Jospin (55,30 %) arrive en tête du second tour. En 2012, François Hollande (56,06 %) obtient près de 5 points de plus qu'au niveau national. En 2017, Emmanuel Macron (79,14 %) obtient 13 points de plus qu'au niveau national.

Résultats détaillés par scrutinModifier

2017Modifier

Le premier tour de l'élection présidentielle de 2017 voit s'affronter onze candidats. Emmanuel Macron arrive en tête devant Marine Le Pen et tous deux se qualifient pour le second tour. Néanmoins, avec François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, les scores des quatre candidats ayant recueilli le plus de voix sont serrés (4,43 points entre le 1er et le 4e). Pour la première fois, aucun des candidats des deux partis politiques pourvoyeurs jusque-là des présidents de la Ve République, n'est présent au second tour. Celui-ci se tient le dimanche et se solde par la victoire d'Emmanuel Macron, avec un total de 20 753 798 bulletins de vote en sa faveur, soit 66,10 % des suffrages exprimés, face à la candidate du Front national, qui recueille 33,90 %. Le scrutin est néanmoins marqué par une forte abstention et par un record de votes blancs ou nuls[1].

En Wallis et Futuna, Emmanuel Macron arrive en tête du premier tour avec 30,48 % des exprimés, suivi de François Fillon (28,53 %), Benoît Hamon (25,22 %), Marine Le Pen (7,11 %) et Jean-Luc Mélenchon (3,59 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 79,14 % pour Emmanuel Macron contre 20,86 % pour Marine Le Pen avec un taux de participation de 72,01 % des inscrits[2].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  EM Emmanuel Macron 1 630 30,48 % 4 715 79,14 %
  LR François Fillon 1 526 28,53 %
  PS Benoît Hamon 1 349 25,22 %
  FN Marine Le Pen 380 7,11 % 1 243 20,86 %
  LFi Jean-Luc Mélenchon 192 3,59 %
  DlF Nicolas Dupont-Aignan 79 1,48 %
  LO Nathalie Arthaud 54 1,01 %
  UPR François Asselineau 50 0,93 %
  NPA Philippe Poutou 41 0,77 %
  R Jean Lassalle 29 0,54 %
  SeP Jacques Cheminade 18 0,34 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 8 464 8 464
Abstentions 3 053 36,07 % 2 369 27,99 %
Votants[N 2] 5 411 63,93 % 6 095 72,01 %
% votants % votants
Blancs 35 0,41 % 76 0,9 %
Nuls 28 0,33 % 61 0,72 %
Exprimés 5 348 63,19 % 5 958 70,39 %

2012Modifier

Hollande, désigné par le PS à la suite d'une primaire ouverte, devance Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2012 : c'est la première fois qu'un président sortant est ainsi devancé. Au second tour, Sarkozy est battu mais par un écart plus faible qu'attendu.

En Wallis et Futuna, François Hollande arrive en tête du premier tour avec 48,28 % des exprimés, suivi de Nicolas Sarkozy (37,68 %), François Asselineau (6,4 %), Marine Le Pen (2,37 %) et Éva Joly (1,56 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 56,06 % pour François Hollande contre 43,94 % pour Nicolas Sarkozy avec un taux de participation de 76,47 % des inscrits[3].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  PS[N 3] François Hollande 3 093 48,28 % 3 795 56,06 %
  UMP[N 4] Nicolas Sarkozy 2 414 37,68 % 2 974 43,94 %
  MoDem[N 5] François Bayrou 410 6,4 %
  FN Marine Le Pen 152 2,37 %
  EELV[N 6] Éva Joly 100 1,56 %
  FG[N 7] Jean-Luc Mélenchon 76 1,19 %
  LO Nathalie Arthaud 48 0,75 %
  DLF[N 8] Nicolas Dupont-Aignan 43 0,67 %
  NPA Philippe Poutou 42 0,66 %
  S&P Jacques Cheminade 29 0,45 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 8 940 8 942
Abstentions 2 494 27,9 % 2 104 23,53 %
Votants[N 2] 6 446 72,1 % 6 838 76,47 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 39 0,61 % 69 1,01 %
Exprimés 6 407 99,39 % 6 769 99,39 %

1995Modifier

Après une nouvelle cohabitation et alors que la droite est particulièrement divisée entre Chirac et le Premier ministre Balladur, Jospin réussit à arriver en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 1995, malgré la très lourde défaite de la gauche aux législatives de 1993. Au second tour, il est battu par Chirac.

En Wallis et Futuna, Jacques Chirac arrive en tête du premier tour avec 43,53 % des exprimés, suivi de Lionel Jospin (29,88 %), Edouard Balladur (21,8 %), Jean-Marie Le Pen (1,21 %) et Arlette Laguiller (0,87 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 55,30 % pour Lionel Jospin contre 44,70 % pour Jacques Chirac avec un taux de participation de 79,54 % des inscrits[4].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  RPR Jacques Chirac 2 306 43,53 % 2 494 44,70 %
  PS[N 9] Lionel Jospin 1 583 29,88 % 3 086 55,30 %
  RPR[N 10] Edouard Balladur 1 155 21,8 %
  FN Jean-Marie Le Pen 64 1,21 %
  LO Arlette Laguiller 46 0,87 %
  S&P Jacques Cheminade 46 0,87 %
  Les Verts Dominique Voynet 37 0,7 %
  PC Robert Hue 32 0,6 %
  MPF Philippe de Villiers 29 0,55 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 7 063 7 058
Abstentions 1 744 24,69 % 1 444 20,46 %
Votants[N 2] 5 319 75,31 % 5 614 79,54 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 21 0,39 % 34 0,61 %
Exprimés 5 298 99,61 % 5 580 99,39 %

1988Modifier

Après deux ans de cohabitation, Mitterrand affronte le Premier ministre Chirac lors de l'élection présidentielle de 1988. Le Pen obtient au premier tour un score jusque-là sans précédent pour un parti d'extrême droite. Au second tour, Mitterrand est facilement réélu.

En Wallis et Futuna, Jacques Chirac arrive en tête du premier tour avec 52,27 % des exprimés, suivi de Raymond Barre (39,31 %), François Mitterrand (7,22 %), Jean-Marie Le Pen (0,62 %) et Antoine Waechter (0,2 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 73,48 % pour Jacques Chirac contre 26,52 % pour François Mitterrand avec un taux de participation de 77,11 % des inscrits[5].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  RPR Jacques Chirac 3 143 52,27 % 4 693 73,48 %
  SE[N 11] Raymond Barre 2 364 39,31 %
  PS François Mitterrand 434 7,22 % 1 694 26,52 %
  FN Jean-Marie Le Pen 37 0,62 %
  Les Verts Antoine Waechter 12 0,2 %
  LO Arlette Laguiller 10 0,17 %
  MPT Pierre Boussel 7 0,12 %
  Communiste rénovateur[N 12] Pierre Juquin 4 0,07 %
  PC André Lajoinie 2 0,03 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 8 316 8 315
Abstentions 2 296 27,61 % 1 903 22,89 %
Votants[N 2] 6 020 72,39 % 6 412 77,11 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 7 0,12 % 25 0,39 %
Exprimés 6 013 99,88 % 6 387 99,61 %

1981Modifier

Lors de l'élection présidentielle de 1981, Giscard d'Estaing arrive en tête au premier tour et affronte, comme la fois précédente, Mitterrand. Pour la première fois, un président sortant est battu : Mitterrand devient le premier président de gauche de la Ve République.

En Wallis et Futuna, Valéry Giscard d'Estaing arrive en tête du premier tour avec 60,22 % des exprimés, suivi de Jacques Chirac (38,64 %), François Mitterrand (0,54 %), Michel Debré (0,17 %) et Georges Marchais (0,12 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 94,87 % pour Valéry Giscard d'Estaing contre 2,31 % pour François Mitterrand avec un taux de participation de 75,3 % des inscrits[6].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  UDF Valéry Giscard d'Estaing 2 911 60,22 % 4 776 97,69 %
  RPR[N 13] Jacques Chirac 1 868 38,64 %
  PS François Mitterrand 26 0,54 % 113 2,31 %
  Divers droite[N 14] Michel Debré
8 0,17 %
  PC Georges Marchais 6 0,12 %
  Divers droite[N 15] Marie-France Garaud 5 0,1 %
  MEP Brice Lalonde 4 0,08 %
  PSU Huguette Bouchardeau 3 0,06 %
  LO Arlette Laguiller 2 0,04 %
  MRG Michel Crépeau 1 0,02 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 6 606 6 515
Abstentions 1 761 26,66 % 1 609 24,7 %
Votants[N 2] 4 845 73,34 % 4 906 75,3 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 11 0,23 % 17 0,35 %
Exprimés 4 834 99,77 % 4 889 99,65 %

1974Modifier

L'élection présidentielle de 1974 est une élection anticipée à la suite de la mort de Pompidou. Mitterrand, candidat unique de la gauche, est largement en tête au premier tour devant Giscard d'Estaing, qui distance lui-même Chaban-Delmas. Au terme d'une campagne animée, marquée par un débat télévisé tendu, Giscard d'Estaing l'emporte avec une très courte avance.

En Wallis et Futuna, Huguette Bouchardeau arrive en tête du premier tour avec 57,14 % des exprimés, suivi de Valéry Giscard d'Estaing (39,75 %), François Mitterrand (1,71 %), René Dumont (0,74 %) et Alain Krivine (0,13 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 94,87 % pour Valéry Giscard d'Estaing contre 5,13 % pour François Mitterrand avec un taux de participation de 81,51 % des inscrits[7].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  UDR[N 16] Jacques Chaban-Delmas 1 705 57,14 %
  RI[N 17] Valéry Giscard d'Estaing 1 186 39,75 % 2 869 94,87 %
  PS[N 18] François Mitterrand 51 1,71 % 155 5,13 %
  SE, écologiste René Dumont 22 0,74 %
  FCR Alain Krivine 4 0,13 %
  LO Arlette Laguiller 3 0,1 %
  MDSF Émile Muller 3 0,1 %
  NAR Bertrand Renouvin 3 0,1 %
  SE[N 19] Jean Royer 3 0,1 %
  FE Guy Héraud 2 0,07 %
  FN Jean-Marie Le Pen 1 0,03 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 3 716 3 721
Abstentions 728 19,59 % 688 18,49 %
Votants[N 2] 2 988 80,41 % 3 033 81,51 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 4 0,13 % 9 0,3 %
Exprimés 2 984 99,87 % 3 024 99,7 %

1969Modifier

L'élection présidentielle de 1969 est une lection anticipée à la suite de la démission de De Gaulle. La gauche se lance désunie dans la course et, bien que Duclos (PCF) manque de le devancer, c'est le président par intérim Poher qui accède au second tour face à l'ex-Premier ministre Pompidou. Alors que Duclos refuse d'appeler à voter au second tour pour « bonnet blanc ou blanc bonnet », Pompidou est finalement largement élu.

En Wallis et Futuna, Georges Pompidou arrive en tête du premier tour avec 77,43 % des exprimés, suivi de Alain Poher (21,47 %), Gaston Defferre (0,57 %), Louis Ducatel (0,16 %) et Jacques Duclos (0,16 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 76,02 % pour Georges Pompidou contre 23,98 % pour Alain Poher avec un taux de participation de 86,35 % des inscrits[8].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  UDR[N 20] Georges Pompidou 2 460 77,43 % 2 365 76,02 %
  CD Alain Poher 682 21,47 % 746 23,98 %
  SFIO Gaston Defferre 18 0,57 %
  SE[N 21] Louis Ducatel 5 0,16 %
  PC Jacques Duclos 5 0,16 %
  PSU Michel Rocard 5 0,16 %
  LC Alain Krivine 2 0,06 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 3 611 3 611
Abstentions 425 11,77 % 493 13,65 %
Votants[N 2] 3 186 88,23 % 3 118 86,35 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 9 0,28 % 7 0,22 %
Exprimés 3 177 99,72 % 3 111 99,78 %

1965Modifier

L'élection présidentielle de 1965 est la première élection au suffrage universel direct à la suite du référendum d'octobre 1962. De Gaulle est mis en ballottage, à la surprise générale, par Mitterrand, candidat unique de la gauche. La campagne du second tour est axée sur l'Europe et les relations internationales ainsi que sur l'armement nucléaire. De Gaulle est finalement réélu avec une large avance.

En Wallis et Futuna, Charles de Gaulle arrive en tête du premier tour avec 99,56 % des exprimés, suivi de François Mitterrand (0,2 %), Marcel Barbu (0,09 %), Jean-Louis Tixier-Vignancour (0,09 %) et Jean Lecanuet (0,03 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 99,59 % pour Charles de Gaulle contre 0,41 % pour François Mitterrand avec un taux de participation de 99,05 % des inscrits[9].

Parti Candidat Premier tour Second tour
Voix % exprimés Voix % exprimés
  UNR Charles de Gaulle 3 423 99,56 % 3 433 99,59 %
  CIR[N 22] François Mitterrand 7 0,2 % 14 0,41 %
  SE [N 23] Marcel Barbu 3 0,09 %
  SE [N 24] Jean-Louis Tixier-Vignancour 3 0,09 %
  MRP[N 25] Jean Lecanuet 1 0,03 %
  PLE Pierre Marcilhacy 1 0,03 %
Nombre % inscrits Nombre % inscrits
Inscrits[N 1] 3 490 3 490
Abstentions 43 1,23 % 33 0,95 %
Votants[N 2] 3 447 98,77 % 3 457 99,05 %
% votants % votants
Blancs ou nuls 9 0,26 % 10 0,29 %
Exprimés 3 438 99,74 % 3 447 99,71 %

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b c d e f g et h Inscrits=votants + abstentions
  2. a b c d e f g et h Votants=exprimés + blancs ou nuls
  3. Candidat du Parti socialiste, également soutenu par : Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie, Mouvement unitaire progressiste, Homosexualités et socialisme, Cap21, Nouvel espace progressiste.
  4. Candidat de l'Union pour un mouvement populaire, également soutenu par : Chasse, pêche, nature et traditions, Nouveau Centre, Parti chrétien-démocrate, Parti radical, La Gauche moderne, Les Progressistes, Le Chêne, Convention démocrate.
  5. Candidat du Mouvement démocrate, également soutenu par : Alliance centriste, Parti libéral démocrate.
  6. Candidate d'Europe Écologie Les Verts, également soutenue par : Mouvement écologiste indépendant, Régions et peuples solidaires.
  7. Composé des partis suivants : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme, Convergences et alternative, Parti communiste des ouvriers de France, Fédération pour une alternative sociale et écologique.
  8. Candidat de Debout la République, également soutenu par : France bonapartiste, Démocratie et République, Porinetia Ora, Nouvelle Action royaliste.
  9. PS soutenu par le Parti radical de gauche
  10. RPR soutenu par l'Union pour la démocratie française |
  11. soutenu par l'Union pour la démocratie française
  12. soutenu par le Parti socialiste unifié et la Ligue communiste révolutionnaire
  13. soutenu par le Centre national des indépendants et paysans
  14. gaulliste
  15. gaulliste
  16. soutenu par le Centre démocratie et progrès
  17. soutenu par le Centre démocrate et le Centre républicain
  18. soutenu par le Parti communiste et le Mouvement des radicaux de gauche
  19. dit de la « droite conservatrice »
  20. soutenu par les Républicains indépendants
  21. dit « radical-socialiste indépendant »
  22. investi par la SFIO, soutenu par le PCF, le Parti radical et le PSU
  23. gauche
  24. extrême droite
  25. soutenu par le Centre national des indépendants et paysans

RéférencesModifier