Élections parlementaires chiliennes de 2021

Élections parlementaires chiliennes de 2021
155 sièges de la Chambre des députés
(Majorité absolue : 78 sièges)
27 des 50 sièges du Sénat
Corps électoral et résultats
Inscrits 15 030 963
Votants 6 327 996
47,3 % en diminution 6,2

Votes blancs et nuls 744 232
Chile Podemos +.svg Chili on peut plus
Voix 1 609 482
25,43 %
en diminution 13,4
Députés élus 53 en diminution 16
Sénateurs élus 22 en augmentation 3
Apruebo Dignidad logo.svg Approbation dignité
Voix 1 325 232
20,94 %
en augmentation 4,5
Députés élus 37 en augmentation 10
Sénateurs élus 5 en augmentation 4
Nuevo Pacto Social corto.png Nouveau pacte social
Voix 1 085 978
17,16 %
en diminution 15,6
Députés élus 37 en diminution 9
Sénateurs élus 17 en diminution 3
Frente Social Cristiano.svg Front social chrétien
Voix 707 286
11,18 %
en augmentation 11,2
Députés élus 15 en augmentation 12
Sénateurs élus 1 en augmentation 1
Partido de la Gente.svg Parti des gens
Voix 534 881
8,45 %
en augmentation 8,5
Députés élus 6 en augmentation 6
Sénateurs élus 0 en stagnation

Les élections parlementaires chiliennes de 2021 se déroulent le . Elles visent au renouvellement simultané des deux chambres du Congrès national, le parlement chilien. Le premier tour de l'élection présidentielle ainsi que des élections régionales sont organisées le même jour.

ContexteModifier

 
Manifestants chiliens en octobre 2019.

Les élections de novembre 2017 aboutissent à un parlement sans majorité. L'alliance Chili Allons, coalition de partis d'opposition de centre droit et de droite, obtient la majorité relative des sièges dans les deux chambres. La coalition de centre gauche Nouvelle Majorité de la présidente sortante Michelle Bachelet arrive deuxième, suivie de celle de gauche du Front large qui créé la surprise avec un résultat plus élevé qu'attendu.

Le pays connait des manifestations massives en 2019 et 2020 pour contester un système économique jugé très inégalitaire. Une trentaine de manifestants sont tués et des milliers blessés ou arrêtés. La Constitution alors en vigueur concentre rapidement les critiques en raison de son contenu néolibéral fortement inégalitaire ainsi que de ses origines, celle ci ayant été rédigée en 1980 sous la dictature militaire d'Augusto Pinochet, bien qu'elle ait été depuis amendée à plusieurs reprises notamment pour mettre fin à la présence de sénateur à vie[1],[2]. Elle établit un modèle économique fondé sur la privatisation d'une large part des biens publics, y compris l'éducation, la santé, les retraites et l'accès à l'eau[3],[4]. Devant l'ampleur du mouvement de contestation populaire, les dirigeants de la majorité des partis chiliens signent l'« Accord pour la paix sociale et la nouvelle Constitution » le . Celui ci prévoit l'amendement de plusieurs articles du chapitre XV de la Constitution permettant la rédaction d'un nouveau texte fondamental via la convocation d'une assemblée constituante, une procédure que la Constitution de 1980 ne permettait pas auparavant[5].

L'élection présidentielle est ainsi précédée par l'élection d'une assemblée constituante les 15 et à la suite du référendum organisé le où les électeurs se sont prononcés pour un changement de Constitution ainsi que sur le principe d'une assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale.

Système électoralModifier

 
Bâtiment du Congrès à Valparaíso.

Le Congrès national est composé d'une chambre basse, la Chambre des députés, et d'une chambre haute, le Sénat. Toutes deux sont renouvelées tous les quatre ans, la Chambre des députés est renouvelée intégralement, tandis que le Sénat n'est renouvelé qu'à moitié.

La Chambre des députés du Chili est composée de 155 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans 28 circonscriptions de trois à huit sièges, répartis après décompte des suffrages selon la méthode d'Hondt, sans seuil électoral.

Le Sénat du Chili est composé de 50 sénateurs élus pour huit ans et renouvelable par moitié au scrutin proportionnel plurinominal dans 15 circonscriptions de deux à cinq sénateurs correspondants en partie aux régions du Chili, selon la même méthode. Il s'agit des deuxièmes élections sénatoriales depuis une récente réforme visant à faire passer le total des sénateurs de 38 à 50, les précédentes en 2017 ayant permis un premier élargissement à 43 sénateurs. Ce sont par conséquent 27 sénateurs qui sont élus au cours des élections de 2021, le renouvellement s'effectuant toujours par moitié environ[6].

RésultatsModifier

Chambre des députésModifier

Résultats des législatives chiliennes de 2021[7]
 
Alliance et partis Voix % +/- Sièges +/-
Rénovation nationale 10,96   6,84 25
Union démocrate indépendante 10,61   5,35 23
Évolution politique 3,50   0,76 4
Parti régionaliste indépendant 0,37   0,29 1
Total Chile Vamos 25,43   13,25

53

Parti socialiste 5,43   4,33 13
Parti pour la démocratie 3,84   2,26 7
Parti démocrate-chrétien 4,19 8
Parti radical 1,76 4
Citoyens 0,43 1
Parti libéral 1,52 4
Total Nouveau Pacte Social 17,16 37
Parti des gens 8,45 Nv 6
Révolution démocratique
Convergence sociale
Parti communiste
Communs
Fédération sociale verte régionaliste
Total Approbation dignité
Parti républicain
Parti conservateur chrétien
Total Front Social Chrétien
Union patriotique
Parti des travailleurs révolutionnaires
Indépendants
Votes valides
Votes blancs
Votes nuls
Total 100 155  
Abstentions
Inscrits / participation

SénatModifier

Résultats des sénatoriales chiliennes de 2021[8]
 
Alliance et partis Voix % Sièges +/-
Total
avant
Élus Total
après
Rénovation nationale
Union démocrate indépendante
Évolution politique
Total Chile Vamos
Parti pour la démocratie
Parti socialiste du Chili
Parti radical social-démocrate du Chili
Parti communiste
Total La force de la majorité
Parti démocrate-chrétien du Chili
Région MAS
Total Convergence démocratique
Parti progressiste
País
Total Pour tout le Chili
Front large
Indépendants
Votes valides
Votes blancs
Votes invalides
Total 100 43 27 50   7

Notes et référencesModifier

  1. « Au Chili, le pouvoir annonce un référendum attendu sur la Constitution », Courrier international, (consulté le ).
  2. « Chili : après la crise, un référendum pour une nouvelle Constitution », Le Point, (consulté le ).
  3. « Chili: vers une nouvelle Constitution », sur rfi.fr, (consulté le ).
  4. « Vote historique au Chili pour une assemblée constituante », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. (es) « LEY NÚM. 21.200 MODIFICA EL CAPÍTULO XV DE LA CONSTITUCIÓN POLÍTICA DE LA REPÚBLICA », Diario Oficial de la República de Chile, (consulté le ).
  6. (es) Biblioteca del Congreso Nacional de Chile, « Nuevo sistema electoral para elecciones parlamentarias (Fin del sistema binominal) », sur Ley Fácil - Biblioteca del Congreso Nacional de Chile - BCN, (consulté le ).
  7. (da) « Elección de Diputados 2021 », sur www.servelelecciones.cl (consulté le ).
  8. (da) « Elección de Senadores 2021 », sur www.servelelecciones.cl (consulté le ).

Articles connexesModifier