Élections législatives slovaques de 2002

Élections législatives slovaques de 2002
150 sièges du Conseil national
(Majorité absolue : 76 sièges)
et
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 4 157 802
Votants 2 913 267
70,07 % en diminution 14,2

Votes exprimés 2 875 081
Votes blancs et nuls 38 186
Vladimir Meciar.jpg HZDS – Vladimír Mečiar
Voix 560 691
19,50 %
en diminution 7,5
Sièges obtenus 36 en diminution 7
DzurindaMik2.jpg SDKÚ – Mikuláš Dzurinda
Voix 433 953
15,09 %
Sièges obtenus 28 en augmentation 28
Robert Fico crop.jpg SMER – Robert Fico
Voix 387 100
13,46 %
Sièges obtenus 25 en augmentation 25
Béla Bugár.jpg SMK-MKP – Béla Bugár
Voix 321 069
11,16 %
en augmentation 2
Sièges obtenus 20 en augmentation 5
Pavol Hrušovský 2011.jpg KDH – Pavol Hrušovský
Voix 237 202
8,25 %
Sièges obtenus 15 en augmentation 15
Pavol Rusko 2003.jpg ANO – Pavol Rusko
Voix 230 309
8,01 %
Sièges obtenus 15 en augmentation 15
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Président du gouvernement
Sortant Élu
Mikuláš Dzurinda
SDK
Mikuláš Dzurinda
SDKÚ

Les élections législatives slovaques de 2002 (en slovaque : Voľby do Národnej rady Slovenskej republiky v roku 2002) se tiennent le vendredi et le samedi , afin d'élire les 150 députés de la IIIe législature du Conseil national de la République slovaque, pour un mandat de quatre ans.

Contexte : l'alliance contre Vladimír MečiarModifier

Aux élections législatives des 25 et 26 septembre 1998, le Mouvement pour une Slovaquie démocratique (HZDS) de Vladimír Mečiar, au pouvoir depuis 1992, à l'exception de quelques mois en 1994, était de nouveau arrivé en tête avec 27 % des voix, mais sa coalition avait perdu sa majorité au Conseil national avec 36 % des suffrages.

La Coalition démocratique slovaque (SDK), rassemblant des personnalités issues de plusieurs partis de centre droit et de centre gauche, emmenée par l'ancien ministre des Transports Mikuláš Dzurinda, était parvenue à talonner le HZDS avec 26,3 % des voix. En vue d'empêcher le maintien au pouvoir du président du gouvernement sortant, la SDK avait formé une large alliance avec le Parti de la gauche démocratique (SDĽ), le Parti de la coalition hongroise (SMK-MKP) et le Parti de l'entente civique (SOP), forte de 93 sièges.

En 2000, une partie des membres de la SDK, sous la direction du président du gouvernement, ont fondé l'Union démocrate et chrétienne slovaque (SDKÚ), parti à la fois conservateur et libéral, tandis que l'année précédente, Robert Fico, figure la plus populaire du SDĽ, avait fait scission afin de créer Direction (SMER), nouveau parti d'idéologie social-démocrate.

Mode de scrutinModifier

Le Conseil national de la République slovaque se compose de cent cinquante députés, élus pour quatre ans au suffrage universel direct. Ils sont désignés selon un mode de scrutin proportionnel plurinominal utilisant la répartition au plus fort reste, dans une circonscription unique correspondant au territoire national. Pour pouvoir siéger à l'assemblée, une liste doit recueillir au moins 5 % des suffrages exprimés.

Principaux partis et chefs de fileModifier

Parti Chef de file Idéologie Résultat en 1998
Mouvement pour une Slovaquie démocratique
Hnutie za demokratické Slovensko
Vladimír Mečiar Droite
Conservatisme, populisme
27,0 % des voix
43 députés
Parti de la gauche démocratique
Strana demokratickej ľavice
Jozef Migaš Centre gauche
Social-démocratie
14,7 % des voix
23 députés
Parti de la coalition hongroise
Strana maďarskej koalícieMagyar Koalíció Pártja
Béla Bugár Centre droit
Conservatisme
9,1 % des voix
15 députés
Parti national slovaque
Slovenská národná strana
Ján Slota Extrême droite
Nationalisme, populisme, euroscepticisme
9,1 % des voix
14 députés
Mouvement chrétien-démocrate
Kresťanskodemokratické hnutie
Ján Čarnogurský
(Ministre de la Justice)
Centre droit
Démocratie chrétienne, conservatisme
Absent
Direction
SMER
Robert Fico Centre gauche
Social-démocratie
Inexistante
Union démocrate et chrétienne slovaque
Slovenská Demokratická a Krestanská Únia
Mikuláš Dzurinda
(Président du gouvernement)
Centre droit
Démocratie chrétienne, libéralisme
Inexistante

RésultatsModifier

ScoresModifier

Résultats des élections législatives slovaques de 2002
 
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Mouvement pour une Slovaquie democratique (HZDS) 569 691 19,50   7,50 36   7
Union démocrate et chrétienne slovaque (SDKÚ) 433 953 15,09 Nv 28   28
Direction (SMER) 387 100 13,46 Nv 25   25
Parti de la coalition hongroise (SMK-MKP) 321 069 11,16   2,04 20   5
Mouvement chrétien-démocrate (KDH) 237 202 8,25 Abs 15   15
Alliance du nouveau citoyen (ANO) 230 309 8,01 Nv 15   15
Parti communiste slovaque (KSS) 181 872 6,32   3,53 11   11
Vrai Parti national slovaque (PSNS) 105 084 3,65 Nv 0  
Parti national slovaque (SNS) 95 633 3,32   5,75 0   14
Mouvement pour la démocratie (HZD) 94 324 3,28 Nv 0  
Alternative sociale-démocrate (SDA) 51 649 1,79 Nv 0  
Parti de la gauche démocratique (SDĽ) 39 163 1,36   13,30 0   23
Autres partis[a] 128 032 4,81 0   55[b]
Suffrages exprimés 2 875 081 98,69
Votes blancs et invalides 38 186 1,31
Total 2 913 267 100 - 150  
Abstentions 1 244 535 29,93
Inscrits / participation 4 157 802 70,07

AnalyseModifier

En remportant 42 % des voix et 78 députés, les forces de centre droit sortent vainqueur du scrutin, l'Union démocrate et chrétienne slovaque de Mikuláš Dzurinda arrivant directement en deuxième position, derrière le Mouvement pour une Slovaquie démocratique, qui poursuit son recul mais reste tout de même le premier parti du pays. Classée troisième, Direction prend la place du Parti de la gauche démocratique comme principal parti de centre gauche, sa progression étant identique à la chute du (SDĽ). Le scrutin voit également l'émergence de l'Alliance du nouveau citoyen, formation libérale dirigée par le président de la première chaîne télévisée privée de Slovaquie, et l'entrée au Parlement du Parti communiste slovaque, dont il était exclu depuis 1990.

ConséquencesModifier

À la vue des résultats, le président de la République, Rudolf Schuster, appelle le président du gouvernement sortant, Mikuláš Dzurinda, à constituer le nouveau gouvernement. Celui-ci passe alors un accord de coalition avec le SMK-MKP, le KDH et l'ANO, étant reconduit dans ses fonctions le 16 octobre, environ trois semaines après les élections.

NotesModifier

  1. 13 partis, moins de 1 % chacun.
  2. 43 députés de la SDK (dissoute) et 12 députés du SOP (sk) (absent de ce scrutin).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier